Jésus = Horus et Mithra? (Zeitgeist)

Film Zeitgeist

Le film Zeitgeist est intéressant par son objet: la recherche de la Vérité et la dénonciation des manipulations auquelles nous serions continuellement soumis. Par contre il souffre d'un manque de rigueur dans sa première partie. Cela jette du doute sur l'ensemble du travail: c'est dommage, car des éléments "conspirationistes" des parties 2 et 3 du film Zeitgeist mériteraient d'être considérés. (Pour un examen critique des différentes rumeurs qui circulent concernant le Nouvel Ordre Mondial, les conspirations, le 11 septembre, les illuminati, les franc-maçons, les jésuites nous suggérons plutôt le site http://esaie.free.fr). L'introduction de cette première partie de Zeitgeist est alléchante: on suppose que c'est la religion organisée (Vatican, Jésuites, Opus Dei, inquisition,...) qui va être attaquée et on est curieux de découvrir ce qui va être révélé. En fait on est déçu de réaliser que toute cette partie cible uniquement le "Dieu de la Bible" et "Jésus-Christ" comme étant les ennemis à abattre.

Horus, Mithra et Jésus

En résumé: pour les auteurs de Zeitgeist, Jésus n'a pas existé, c'est un personnage mythique, un clone des Dieux solaires des mythes de l'antiquité (Horus, Mithra, ...)
Même sans rentrer dans le détail on peut se rendre compte rapidement que les comparaisons sont très souvent fantaisistes et non fondées. Elles démontrent tout au plus une ignorance totale de l'histoire, de la mythologie égyptienne et de la Bible. Exemples: Zeitgeit affirme que "Horus serait né d'une vierge". C'est complètement absurde. Dans la mythologie égyptienne Horus est le fils d'Isis et d'Osiris (avec des péripéties touchant son pénis perdu). Contrairement à ce qu'affirme Zeitgeist, le "dieu" égyptien Horus n'avait pas non plus 12 disciples, la naissance d'Horus n'a pas été annoncée par des anges, il n'est pas né dans une grotte (Jésus non plus d'ailleurs) mais dans un marais, il n'y avait pas non plus de bergers, Horus n'a pas marché sur l'eau (mais où les auteurs de Zeitgeist sont-ils allés imaginer ça!!?). Dans l'évangile rien ne dit le nombre de mages qui ont visité Jésus enfant (c'est une tradition tardive non biblique qui a introduit Gaspard, Balthazar, Melchior). Horus n'a pas été crucifié (aucune mention! On peut aussi remarquer que la croix est un supplice romain pas un supplice égyptien), Horus n'a pas été enterré dans une grotte, etc... Idem pour Mithra et les autres "dieux solaires" babyloniens, égyptiens, grecs, perses,...

Jésus du catholicisme romain et culte solaire

Le film Zeitgeist n'a cependant pas tout faux. Même si le Jésus de la Bible (le Jésus historique) n'a pas ou peu de points communs avec Horus et Mithra, on peut remarquer de troublantes similitudes entre les représentations de Jésus dans le catholicisme romain moyennageux (icones, tableaux, symboles, sculptures) et les Dieux solaires de Babylone et de l'Egypte (adoration de l'hostie ronde, ostensoir en forme de soleil, cercle solaire dans la croix, auréoles,...) Les même parallèles peuvent d'ailleurs être établis entre la vierge "Marie" du catholicisme romain et la déesse égyptienne Isis (mais aussi Vénus, Circé,..) Comment cela se fait-il?
Il faut se remémorer que l'empereur Constantin, fondateur de l'église "officielle" (catholicisme romain) a essayé de fusionner paganisme (ancien culte) et christianisme (nouveau culte). Les idoles ont été rebaptisées du nom de saints mais sont restées les mêmes. Idem pour de nombreuses pratiques ou objets de culte. Le solstice d'hiver associé aux culte solaire a été choisi (rien de biblique dans le 25 décembre) pour commémorer Noël (naissance de Jésus-Christ). Le culte solaire païen enveloppé d'une surcouche chrétienne a été imposé partout. Les anciens cultes de la fécondité et de la "reine des Cieux" ont eux aussi été "christianisés". Il faut savoir que le culte de la Vierge n'a absolument aucun fondement biblique. Qu'il y ait des aspects païens dans ce culte est donc absolument vrai. Un livre savant étudie toute cette problématique: Les deux Babylones d'Alexander Hislop. La conclusion de cette étude est la suivante:
"le Catholicisme (romain) se révéle être la religion solaire du Culte de Mythra sous un déguisement chrétien". Ce livre est disponible en ligne en texte intégral. Il faut savoir que même si la masse des chrétiens a rejoint l'église devenue "officielle" (la persécution des chrétiens ayant cessé), de nombreux chrétiens ont resisté à toutes les déviations de l'église "officielle" (catholique romaine) tout au long des siècles avant de se syndiquer au sein de l'église réformée (protestante). Attaquer la Bible, Dieu et Jésus-Christ pour la présence dans le christianisme tardif d'éléments païens est donc un mauvais procès.

Conclusion sur les thèses de Zeitgeist

Malheureusement, plutôt que d'étudier "académiquement" le sujet, Zeitgeist s'est contenté de réchauffer les thèses alambiquées de la théosophie (une secte qui a inspiré les nazis et divers autres mouvements occultes comme le Nouvel Age) pour établir ses comparaisons. On comprend mieux que les sources ne soient pas citées et qu'aucune référence n'appuie les révélations fracassantes de Zeitgeist sur Jésus-Christ. Les conclusions sont donc différentes de celles des 2 Babylones et sont à vrai dire assez navrantes. Au lieu d'attaquer des institutions religieuses manipulatrices on attaque la personne de Jésus-Christ qui n'aurait pas même existé!! On peut se demander quelles sont les motivations de Zeitgeist: même les athées reconnaissent en général la haute portée morale de l'enseignement révolutionnaire de Jésus-Christ (pas pro Nouvel Ordre Mondial en tous cas!!).
Aucun historien sérieux ne remet en jeu non plus l'existence historique de Jésus-Christ.

Pourquoi je ne suis pas témoin de Jéhovah ?

Un mouvement actif
Parmi les mouvements qui se réclament de la Bible, nul doute que, depuis plus d’un siècle, les témoins de Jéhovah figurent en bonne place. Cette position qu’ils occupent est telle que, dans les décennies passées, dès que j’évoquais le nom de la Bible, aussitôt mes interlocuteurs, la plupart catholiques, pensaient immédiatement que j’étais l’un d’eux. Le raccourci « Bible = témoins de Jéhovah » était si ancré dans leur esprit que, la plupart du temps, il me fallait préciser que, quoi que lisant la Bible, je n’étais pas membre de ce mouvement.
 
Une fausse manière de lire la Bible
Les témoins de Jéhovah ont cette force qu’ils paraissent bien connaître la Bible. Ceci, comme nous allons le voir, n’est qu’apparence ! En fait, leur force tient à l’ignorance de leurs interlocuteurs. Je suis convaincu pour ma part qu’aucun lecteur honnête, assidu, sérieux de la Bible ne peut longtemps être séduit par les témoins de Jéhovah. Car le fait de citer la Bible à tout bout de champ ne signifie pas pour autant que l’on est biblique dans ce que l’on dit. La lecture de la Bible, et surtout son interprétation, se doit, comme toute discipline, d’obéir à certaines règles.
Je vous en donne deux qui, parmi d’autres, mettent mal à l’aise les témoins de Jéhovah et vous aideront à déceler, la prochaine fois où vous les rencontrerez, leur stratégie de manipulation basée sur la citation de versets bibliques :
1. la 1ère est qu’un verset de la Bible doit toujours se lire et s’interpréter dans son contexte. Le principe est bien connu : un texte sorti de son contexte est un prétexte. Toute la façon de lire la Bible, et de l’utiliser, des témoins de Jéhovah repose sur la citation de versets hors de leur contexte. Pas étonnant dès lors qu’ils croient que Dieu a dit des choses qu’en fait il n’a jamais voulu dire. Ce n’est pas que la Bible se trompe, mais ce sont eux, et surtout leurs dirigeants, qui le font !
 
2. la seconde est qu’il faut, pour qu’un article de foi biblique soit reconnu comme tel, que toute la Bible en parle dans le même sens. Les témoins de Jéhovah ont l’art de choisir les versets qui leur plaisent pour soutenir leur manière de penser. Aussi vous montreront-ils toujours le même verset pour vous dire que ce qu’ils disent est ce que la Bible dit.
 
Prenons un exemple ! Pour soutenir le fait que, selon eux, Jésus ne serait pas Dieu, ils aiment citer cette parole du Christ : Mon Père est plus grand que moi : Jean 14,28. Ils ne vous diront jamais que, dans son prologue, le même Jean a écrit au sujet de Jésus, la Parole, qu’elle était Dieu : Jean 1,1, ou encore que Jésus a dit que « Lui et le Père sont un : Jean 10,30 » , et que « celui qui l’a vu a vu le Père : Jean 14,9. » Ne pouvant admettre l’idée d’une Tri-unité en Dieu, comme l’est l’espace avec sa longueur, sa largeur et sa hauteur, ils ne peuvent concevoir une diversité de rôles (le fait que l’homme soit le chef de famille signifie, d’un certain sens, qu’il est plus grand que la femme sans pour autant lui être supérieur dans leur nature d’humains).
 
4 raisons pour lesquelles je ne peux être témoin de Jéhovah
Le sujet mériterait bien des approfondissements. Mais, ne voulant pas lasser mes lecteurs, j’aimerais juste donner 4 raisons pour lesquelles, à la lumière de la Bible et de l’observation, je ne peux être témoin de Jéhovah !
 
1ère raison : leur traduction de la Bible (du Monde nouveau) est clairement tendancieuse, pour ne pas dire intentionnellement falsifiée. Il faut être un lecteur assidu pour repérer les passages tronqués, mais ils sont nombreux. J’ai eu l’occasion, un soir, de comparer leur traduction avec 5 ou 6 autres, en présence de deux responsables d'une de leur congrégation. La démonstration était irréfutable. Leurs conclusions étaient que, malgré l’évidence, leur traduction était malgré tout supérieure…
 
Un seul exemple : le 1er verset de l'évangile de Jean. La traduction du Monde nouveau est la seule à écrire que la Parole était dieu (minuscule). Toutes les autres sans exception écrivent Dieu (majuscule). L’idée est d’affirmer que jamais la Bible ne dit que Jésus est Dieu ! Pour qui désire plus, je me suis noté plusieurs dizaines de versets falsifiés touchant à la Divinité du Christ ou d’autres points fondamentaux. Avis aux amateurs !
 
2ème raison : les témoins de Jéhovah sont totalement liés aux interprétations de la Watchtower, la société qui édite le périodique  « Réveillez-vous » et leurs livres d’étude biblique. Alors que la Bible laisse une liberté d’opinion importante sur les sujets périphériques de la foi, tout chez les témoins de Jéhovah est défini et réglé. Partout, au même moment dans le monde, la même étude a lieu, et vous ne trouverez pas deux témoins de Jéhovah dans le monde qui, sur des sujets comme la fête de Noël, le service militaire ou le fait de donner son sang, auraient des avis contraires !
 
Je me suis rendu à l’une de leurs études pour voir. La méthode était pitoyable et infantile. Chacun avait son livre d’étude ouvert, avec, en bas des pages, les questions qui allaient être posées. Les réponses aux questions étaient toutes dans le texte. Celui qui dirigeait la réunion posait la question préparée et, comme en classe, le bon élève qui savait, répondait. Aucune réflexion personnelle, aucune recherche d’application pour soi : tout est préparé, prémâché, servi et emballé…
 
3ème raison : les responsables des témoins de Jéhovah se sont montrés depuis leur origine, de très nombreuses fois, de faux prophètes. Leurs prédictions pour 1914, 1925, 1975 sont effarantes.
 
4ème raison : Alors que Jésus a affirmé : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par Moi : Jean 14,6 », c’est la société Wachtower elle-même qui est présentée comme l’unique voie qui mène au salut. Si vous n’êtes pas témoins de Jéhovah, que vous ayez la foi en Jésus ou non, sachez-le : vous êtes voués à l’anéantissement ! Les témoins de Jéhovah ont répété l’erreur qu’ils aiment tant dénoncer dans l’Eglise catholique : leurs responsables sont infaillibles dans leur interprétation de l’Ecriture et « hors des témoins de Jéhovah, point de salut ! »

Je pourrais rallonger, mais j’arrête ici mon explication de texte. Un dernier conseil : si vous rencontrez un témoin de Jéhovah, restez poli, mais soyez fermes. N’essayez pas d’entrer en discussions polémiques avec lui. Si vous êtes chrétiens, témoignez-lui de l’assurance qui est la vôtre dans la foi quant au pardon de vos péchés. Si vous ne l’êtes, commencez vous-mêmes à lire la Bible (par les Evangiles, par exemple) en vous plaçant honnêtement devant Dieu. Il ne tardera pas à se révéler à vous au plus profond de votre conscience !

Le sentier des justes – Prov. 4:18

« Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi » (Prov. 4:18).
Le livre des Proverbes nous a été donné « pour connaître la sagesse et l’instruction, pour discerner les paroles d’intelligence » (1:2). Il nous fournit des enseignements pratiques sur la manière de marcher avec le Seigneur, à sa gloire et en communion avec lui. Il nous donne également des avertissements pour nous préserver de fautes.
Dieu désire que notre chemin soit un chemin de justice pratique, c’est-à-dire conforme à sa volonté et à sa pensée. Notre vie devrait être marquée par une croissance spirituelle et par un discernement qui progresse. C’est pourquoi Salomon compare le sentier des justes avec la lumière du matin qui paraît d’abord, et qui ensuite va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi.
Comment pouvons-nous réaliser un tel sentier ? C’est ce que nous expliquent les versets qui suivent.
L’importance de la parole de Dieu dans notre vie
« Mon fils, sois attentif à mes paroles, incline ton oreille à mes discours. Qu’ils ne s’éloignent point de tes

Idées préconçues sur la manière dont Dieu agira

  2 Rois 5:12-27
«Voici, je me disais...»
1. L’amère expérience de Naaman
Un homme se tient devant la porte du prophète Élisée. C’est un homme haut placé, venu de la Syrie voisine, accompagné d’une grande délégation. Pourtant, la mission de cet officier de haut rang (il est le chef de l’armée syrienne) n’est pas d’ordre politique ou diplomatique. Cet homme est confronté à une difficulté personnelle grave: il est atteint d’une maladie incurable. Tous ses succès militaires ne comptent plus, car c’est maintenant de sa vie qu’il s’agit. Les médecins qu’il a consultés ne peuvent pas l’aider. Il est atteint de la lèpre, maladie inguérissable et sans espoir.
Mais un trait de lumière est apparu à l’horizon. Une jeune fille du peuple d’Israël, une prisonnière de surcroît, a donné un conseil à sa femme : il devrait aller vers le prophète en Israël ; lui pourrait l’aider. L’homme s’est mis en chemin. Après quelques détours, il se tient finalement, sans doute anxieux et impatient, devant la porte de l’homme de Dieu.
Mais voici que Naaman, le Syrien, s’est aussi imaginé très concrètement de quelle manière il devait être guéri. Il y avait réfléchi et avait conclu que le prophète Élisée devait le recevoir avec les honneurs dus à son rang, invoquer solennellement son Dieu et enfin promener sa main sur la peau malade.
Mais quelle déception ! Il n’y a point de réception solennelle, point de marques de respect. Le prophète Élisée n’envoie à la porte que son serviteur. Et pire encore est le message transmis : le grand homme de Syrie devrait se baigner sept fois dans le Jourdain. Traite-t-on ainsi un homme qui est habitué à ce que tout lui obéisse ? Rempli de colère, il se détourne et se prépare à rentrer chez lui.
2. Les raisons de la déception
Arrêtons-nous un instant à ce point-là du récit. Chaque lecteur de la Bible connaît bien la fin heureuse de l’histoire de Naaman, mais ce n’est pas cela qui nous occupe maintenant. Demandons-nous pourquoi Naaman est devenu ainsi furieux ? Une des raisons est vraisemblablement que son moi a été blessé. Comment osait-on agir ainsi avec lui, comment pouvait-on lui demander de se baigner dans un cours d’eau d’Israël, alors que les fleuves de sa patrie lui semblaient bien meilleurs ? Qu’allaient penser les gens ?
Une autre raison est sûrement que l’invitation d’Élisée lui semblait trop facile. Il était prêt à faire quelque chose de grand, à dépenser une fortune. N’avait-il pas exprès emporté avec lui de l’argent et de nombreux cadeaux ? Ce que le prophète demandait était vraiment trop bon marché.
Mais une troisième raison nous apparaît. Naaman était venu avec des idées préconçues très précises, et les choses se déroulaient tout autrement. Il confesse : « Voici, je me disais... » C’est de là que vient toute sa déception. Ce que le prophète lui a fait transmettre était trop différent de ce qu’il s’était imaginé. Déçu et vexé, il s’en retourne furieux. Si ses serviteurs ne l’avaient pas ramené à la raison, il serait mort de sa maladie.
3. Idées humaines concernant le salut
Les quelques mots de Naaman : « Voici, je me disais... », illustrent l’état d’esprit de beaucoup aujourd’hui.
En premier lieu, nous pouvons les appliquer aux incroyants qui cherchent à résoudre le problème de leur culpabilité et de leurs péchés. La lèpre dont Naaman était atteint est en effet une image du péché qui sépare l’homme de Dieu. Il n’existe qu’une solution à ce problème : c’est celle que Dieu a donnée. Le seul moyen de salut est la mort de Jésus sur la croix. « Il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Act. 4:12). Il n’y a qu’un seul chemin, pas deux.
Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, ont de la peine à s’engager sur ce chemin. Ils ne veulent pas accepter simplement ce que Dieu dit. Comme Naaman, ils se sentent blessés dans leur moi. Comme lui, ils trouvent que ce chemin est beaucoup trop facile et ils ont leurs propres idées sur la façon dont ils peuvent être sauvés. Combien de fausses voies de salut existent aujourd’hui ! Elles sont à la mesure de la fantaisie et des pensées des hommes, mais elles ne mènent jamais au but.
C’est que le diable s’ingénie à donner aux hommes de nouveaux moyens imaginaires par lesquels ils pourraient trouver le salut. C’est toujours l’homme lui-même qui veut ou doit faire quelque chose pour cela. Mais devant Dieu, tous ces efforts sont vains. Peu importe ce que nous pensons, nous. Ce qu’il faut, c’est que nous nous engagions sur le chemin de salut que Dieu a donné. Avec un « Voici, je me disais... », on ne peut que se perdre. Nous devons accepter ce que Dieu dit, même si cela diffère complètement de ce que nous avons pu imaginer.
4. L’aide de Dieu — nos réflexions
Cependant, les paroles de Naaman constituent aussi un avertissement pour nous croyants. Comment nous comportons-nous quand nous avons une difficulté? Nous nous tournons peut-être vers Dieu, nous le prions, mais en même temps, n’avons-nous pas souvent des idées déjà faites sur la manière dont il devrait nous aider? Et alors nous sommes déçus quand Dieu répond de façon différente. Nous disons comme Naaman : « Voici, je me disais...  ».
Marie et Marthe, les deux sœurs de Béthanie, étaient en grand souci. Leur frère Lazare était malade. Pleines de confiance, elles se tournent vers leur Maître: « Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade » (Jean 11:3). Elles ne disent rien de plus, mais au fond de leur cœur — la suite du récit de Jean 11 nous le montre — elles s’étaient imaginé que le Seigneur viendrait tout de suite guérir Lazare. Elles avaient réfléchi et étaient arrivées à cette conclusion. Il ne leur était pas venu à l’esprit que le Seigneur pouvait agir tout autrement. Et à cause de cela, il y eut d’abord la déception et la tristesse, puis, lorsque le Seigneur intervint, un grand étonnement. Mais par cette résurrection, elles apprirent à connaître la gloire du Fils de Dieu d’une façon toute nouvelle.
Cela signifie-t-il que nous ne devons pas réfléchir? Très certainement pas. La capacité de penser sainement est un don du Créateur, pour lequel nous pouvons être reconnaissants. Mais nous ne devons pas devenir esclaves de nos pensées. En fait, elles n’évoluent que dans un cadre très limité. En tant qu’êtres humains, nous sommes liés au temps et à l’espace. Les expériences du passé nous amènent à tirer des conclusions pour le futur. Mais la logique humaine n’est pas la logique divine. Dieu n’est limité ni dans le temps ni dans l’espace, et ses possibilités ne se heurtent à aucune barrière. « Mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel : car comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (És. 55:8, 9). Souvent, nous cherchons désespérément toutes les solutions possibles et oublions que Dieu nous réserve peut-être une surprise. Sa manière d’intervenir sera peut-être complètement différente de tout ce que nous avons pu supposer.
N’avons-nous pas tendance à vouloir apporter nous-mêmes quelque chose à la solution de nos problèmes ? Nous demandons bien l’aide de Dieu, mais nous réfléchissons en même temps à toutes les initiatives que nous pourrions encore prendre. Et Dieu doit alors nous faire sentir notre incapacité.
Considérons un autre exemple : Le peuple d’Israël s’était rassemblé pour le combat contre les Philistins. Le géant Goliath avait enlevé au roi Saül et à ses troupes tout espoir de victoire. Ils tremblaient de peur. C’est alors que David, jeune berger, entre en scène, prêt à se présenter contre le géant. Et que fait le roi Saül ? Il n’a ni foi ni confiance en Dieu. Il calcule selon son raisonnement humain. Il réfléchit et arrive à la conclusion que ses armes ont une certaine utilité. David peut-il s’avancer au combat sans aucune aide de sa part ?
Mais peu de temps après, David donne à Goliath la bonne réponse. Il dit : « Toute cette congrégation saura que ce n’est ni par l’épée, ni par la lance, que l’Éternel sauve » (1 Sam. 17:47). L’épée et la lance étaient, selon le raisonnement humain, les seules armes par lesquelles Goliath pouvait être vaincu. Mais elles ne l’étaient pas pour Dieu. Il avait des possibilités bien différentes. David comptait avec cela, au contraire de Saül et du peuple.
« Voici, je me disais... » Avec cette disposition d’esprit, nous vivrons maintes déceptions. Faisons paisiblement confiance à notre Dieu, sans limiter ses possibilités d’intervention à nos capacités de réflexion. Nos situations extrêmes ne font que fournir à Dieu des occasions de manifester sa puissance. Cette pensée devrait toujours nous redonner du courage, et surtout quand nous ne voyons plus d’issue. Notre Dieu en a toujours une.

FRÉDÉRIC NIETZSCEH

“L´homme est quelque chose qui doit être sumonté : qu`avez-vous fait pour le surmonter ? …Qu´est-ce que le singe pour l´homme ? une dérision et une honte douloureuse. Et c´est ce que doit être l´homme aux yeux du Surhomme : un objet de risée ou une honte douloureuse… Voici : je vous enseigne le Surhomme ! est le sens de la terra. Que votre volonté dise : que le Surhomme soit le sens de la terre, je vous en coujure, me frères, restez fidèles à la terra, et ne croyez pas ceux qui vous parlent d´espoirs suraterrestres ! ce sont des empoisonneurs, qu´ils le sacent ou non… »

Vous avez sans doute reconnu ces paroles fermes ec convaincues de Fréderic Nietzsche. Elles sont tirées d´un de ses livres qu´il affectionnait particulièrement, le considérant comme le cinquième évangile : Ainsi parlait Zarathoustra.

Mais qui est doch ce Frédéric Nietzche, ce prophète qui a inspiré tant d´écrivains modernes ?

Frédéric Niezsche est né en 1844, près de leipzig, curieusemente, dans une famille de pasteur. Malgré la mort prématurée de son père, il a une enfance heureuse. C´est un étudiant modèle, sportif, mais déjà très sérieux. Il a deux passions : le musicien Wagner et le philosophe Schopenhauer. Son amitiée et son adimiraton pour Wagner cesseront d´ailleurs lorsque celui-ci composera des opéras d´inspiration religieuse, notamment Parsifal. Nietzsche devient professeur de philologie à Bâle, mais sa santé se détériore rapidement : il souffre de terribles maux de tête. Un amoru malheureux et le surmenage aggravent son état : à partir  de 1889 il sombre dans la folie. Il meurt en 1900.

Parmi ses oeurvres principales on peut citer : le gai savoir écrti en 1882, Ainsi parlait Zarathoustra en 1883, La généalogie de la morale en 1887, Ecce Homo en 1888, Par-delà le bien et le mal en 1886 et La volonté de puissance qui restera une œuvre posthume.

Nietzsche est bien sûr connu avant tout comme « le prophète de la mort de Dieu » et de la grandeus de l´homme. Nietzsche est un des chefs de file de l´humanisme athée. Il est certain qu´il a exercé un ascendant incotestable sur Gide, Sartre, Malraux, Camus et sur bien d´autres écrivais. Dans Ainsi parlait Zarathourtra, Nietzsche dira : « Tout les dieux son morts, nous voulons maintenant que le surhomme vive ! Que ceci soit un jour au grand midi, notre volonté suprême ! » Il écrira encore dans ce même livre des paroles qui devraint faire réfléchir les chrétiens : « Il faudrait qu´ils me chantent des chants meilleurs pour que j´aprenne à croire à leur Sauveur. Il faudrait que ses disciples aint un air plus délivré. »

Nous retrouvons des critiques analogues à l´égard du christianisme dans un livre ao tirtre significatif : L´Antichist. Nietzsche parlera d´une humanité régénérée. Il est le précurseu  des engénistes : il préconise une sélection artificielle des êtres humanis para croisement des sujets d´élite, la stérilisation des malades et des criminels, le cerficat prénuptial.

Ses idées ont trouvé un écho non seulement chez les philophes et les écrivains, mais malheureusement aussi chez certains potiticiens comme Adolf Hitler qui, en les aplliquant, ont montré à quel degré d´horreurs ils peuvent conduire.

Frédéric Nietzsche a été profondément influencé par Darwin et par sa théorie de l´évolution. L´homme, pour lui, n´est « qu´une corde tendue entre l´animal et le surhomme ». Ce surhomme caractérisé par sa liberté a remplacé Dieu, il est devenu Dieu lui-même. Il crée ses propres valeurs.

On ne peut s´empêcher d´admirer chez Nietzsche ce désir de se surmonter, ce désir de se vaicre.  Et l´on trouve chez lui un appel intrépide à la grandeur. « Refuse ostinément la médioreté, deviens ce que tu es. » Voilà ce qu`il  vous dira : mais Nietzsche prônera aussi des paroles terribles comme celles-ci : « Rien n`est vrai, tout est permis ! »

La dernière guerre a montré jusqu`où une parelle philosophie peut conduire des hommes. Pour être livre, pour pouvor faire ce qu`il veut, Nietzsche étai forcément obligé de tuer Dieu. Sartre reprendra cette idée en disant : « Si Dieu existe, je ne suis pas libre ; or, je veux être libre ! » et Nietzsche dira : « S´il existait des dieux, comment supporterais-je de n`être point dieu. »

Nietzsche dans ses livres se préoccupera beaucoup de la personne de Jésus. Les critiques remarquent dans ses écrits qu`il luttera toujors contre le Christ. Certains vont jusqu`à dire qu`il y a chez Niezsche une intime jalousie à l`égard du Christ. Il utilisera de vocabulaire biblique. Ecce Homo est le titre d´un des ses livres ;  Le Mont des Oliviers un autre. Il dira : « L´Hebreu Jésus…est mort trop tôt ; il aurait lui-même rétracté sa doctrine s´il avait atteint mon âge. Il était assez noble pour se rétracter. » Il est également intéressant de remarquer que Nietzsche signera sa toute dernière lettre lorqu`il est déjà atteint de folie : « Le Crucifié ». Niezsche lui-même découbre que malgré ses exceptionnelles aptitudes, il est malgré tout un être limité, arrêté, freiné. Il en fera la terrible expérience dans sa propre vie : défaite sentimentale, échec professoral, indifférence du public et folie. Dès 1883 il écrit : « Je ne te le cacherais pas, cela va très mal. La nuit m`entoure de plus en plus…Le canon d`un pistolet est maintenant pour moi une source de pensées relativement agréables. » Et finalement, Nietzsche sombrera dans la nuit.

Je voudrais m`arrêter quelques instants sur cette affirmation de Nietzsche, que « l`homme est destiné à se surmonter », et la question qu`elle pose : le peut-il ? Où trouver cetter force pour s`élever, pour devenir plus, pour devenir meilleru ? Nietzsche, comme beaucoup d`autres, l`a cherchée en lui-même. Mais il ne l`a pas trouvée ! le résultat a été un échec. Il est frappant de constater que Nietzsche ne sembre avoir connu qu`un dieu cruel, un dieu dur, un dieu gendarme imposant à l`homme une loi  qu`il  ne peut accomplir. Quel dommage que Nietzsche ne se soit pas arrêté un peu plus devant Jésus qui a dit : « Je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu`elles l`aient en abondance » Jean 10 :11 et encore : « Si vous venez à moi vous serez réellement livres » Jean 8 :36. Ce Jésus aidait les malheureux, les misérables qui l`entouraient, non en les éliminant comme semble l`avoir préconisé Nietzsce, mais en leur donnant une force nouvelle, une force extérieure à eux : la force du Saint-Esprit. Lorsque Jésus s`approche d`un paralysé, il lui dit : « Léve-toi » ; mais en même temps il lui donne la force de se lever. Losrque Jésus s`aprroche d`une femme pleurant son fils qu`on enterre, il lui dira : « Ne pleure pas ! » (Luc 7 :11-17). Mais en même temps il lui donne la force et des raixons de ne plus pleurer en ressuscitant son fils. Partout où Jésus passe, il élève l`homme. Plus simplement, il fait des hommes.

 Comment ne pas être en admiration devant un Étienne, simple homme du peuple qui ira jusqu`à  mourir pour som maître. Mais lorsque Étienne meurt, il ne dira pas comme Nietzscehe : « La nuit m`entoure, une nuit de plus en plus noire. » Au contraire levant les yeux vers l`invisible, il voit Jésus debout à da droite de Dieu le Père. C´est avec un visage rayonnant et heureux – ce visage rayonnant et heureux que Niezsche aurait tant aimé avoir, sans jamais le posséder – c`est en homme libre qu`il meurt (Actes 7 :54-59). Et que dire de Jésus lui-même affirmant : « On ne me prend pas ma vie, je la donne librement. » (Jean 10 :8).

La Bible dit : « celui qui est maître de soi vaut mieux que celui qui prend un ville » Ce que Niezsche aurait aimé être, ce que chacun voudrait être – maître de soi – Jésus l`a été, entièrement, jusque dans sa mort. Par sa rérrurrection il prouve qu`il est maître également de la souffrance et de la mort.

 

Jose Carlos Dacosta

FRANZ P. SCHUBERT - LA SYMPHONIE INACHEVÉE

A Vienne, dans le faubourg de Lichtentahal, vivait à la fin du XVIII siècle un maître d´école nommé Frans Schubert. Il eut diz-neuf enfants: quatorze d´un premier mariage et cinq d´un second. Le cinquième, un garçon né en 1797, reçut le même prénom que son père: Franz. Un homme dont on va beaucoup parler, dont la célébrité parviendra jusqu´à nous. Un homme que nous aimerion mieux connaître.
Le petit Franz est un enfant gentil et travailleur, toujours en tête de sa classe. De bonne heure, il manifeste de très grandes dispositions pour la musique. Son père, instituteur et bon viloncelliste, considère l´éducation musicale comme un simple complément à la profession d´instituteur. Il veut que son fils devinne comme lui instituteur, et il lui interdi toute ambition artistique. Le jour où il s´aperçoit que son fils, à quatorze ans, griffonne des essais de composition sur tous les morceaux de papier qui lui tombent sous la main, il le chasse de sa maison avec interdition formelle d`y reparaître. Le père despotique ira jusq´à refuser `s on enfant de revenir lorsque sa mère será mourante. Il ne pourra le faire que devant le cercueil de celle-ci.
Cette enfance brimée marquera beaucoup ce grand musicien; il restera malheureux jusque dans sa maturité. En effet, jusqu`á son dernier jour, Schubert demeure pauvre, passant d´une mansarde à une autre, menant un existence de bohême qu´il accepte avec becoup de philosophie. Son seul plaisir, sa seule joie, sa seule consolation, c´est la musique. Elle  le sera, jusqu`á sa mort, à trente et un ans!
Il a écrit neuf symphonies, sept ouvertures, dixsept ouvrages dramatiques, de nombreuses messes, de quatuors et surtout, ce qui lá rendu célebre, ses “lieder” au nombre de six cents. Parmi ses oeuvres les plus marquantes, La sympnhonie Incachevée. Une tradition très répandue veut que cette symphonie, la huitième, soit l´oeure ultime du compositeur emporté para la mort avant d´avoir pu l´achever. En réalité, l´Inachevée date de 1822. Schubert devait encore laisser de nombreux témoignages de sont génie avant de sisparaître six ans plus tard. Il composa même une neuvième symphonie.
Ce qui fait penser que cette symphonie merveilleuse est inachevée, c´est qu´elle n´a que deux mouvements: Allégro modérato et Andante con molto. Transporté par les deux premiers mouvements, on attend bien sûr désespérément le troisième puis le quatrième. Ils ne viennent pas. Ils ne viendront jamais. On peut rêver et imaginer tout ce qu`auraient pu être ces 3 emme et 4 emme mouvement.
En écoutant cette symphonie inachevée, comment ne pas penser à toutes ces vies humaines qui ont souvent merveilleusement commencé, toutes ces vies prometteuses, pleines d´espoir, qui se sont arrêtées brusquement, interrompues par la mort. Et en rapport avec Schubert, cette symphonie n´est-elle pas l´image de sa vie? Cette vie qui s´est arrêtée, elle aussi brusquement, à trente et un ans. Pensons aussi à Rimbaud, à Verlaine, à Pascal, au grand musiciens qu´était Mozart. Que seraient devenues toutes cês viés si elles n´étaient pás restées une “symphonie incachevée”?
Certains musicologues disent que cette symphonie intitulée Inachevée ne l´est que pour nous. En effet, l´un de ces critiques écrit: “Le premier mouvement mélange deux notes contradictoires et les oppose en un conflit personnel, plein d´anxiété et d´abandon; le second dénoue cette tension par une résignation mélancolique, tendrement pénétrante, et si humblement humaine, que l´on ne peut imaginer une autre péroraison que le puissant Tutti final de l´Andante. Il sonne comme une évasion, comme une porte ouverte sur les larges horizons spirituels. Acceptant sa nature et son sort avec simplicité, la pensée  de Schubert semble se detacher des amères contingences d´ici-bas pour accéder à on ne sait quelle participation de l´au-delà. Un troisième mouvement aurait ramené Schubert sur terre. C´est peut-être là se secret de l´Inachevée: le refus de revenir en arrière”!
En méditant sur cette mystérieuse symphonie inachevée au yeux des homes, mais achavée por le grand compositeur qu´étai Franz Schubert, je pense à une autre vie, qui elle aussi semblait inachevée. En effet, lorque couvert de sang, portant une lourde croix, Jésus gravit le Mont Golgotha, lorque les clous transpercent ses mains et ses pieds, et qu`après un dernier cri, il incline la tête et meurt, les spectateurs du drame et, en particulier ses amis, ont certainement l´impression d´une vie inachevée. Elle semblait tellement prometteuse! Ils avaient tant attendu de Jésus! Jusqu`au bout, ils avaient cru qu´il chasserait les Romains et instituerait le Royaume de Dieu sur la terre. Mais, Jésus est mort, et bien mort! Après avoir déposé le corps dans une tombe et roulé une lourde Pierre pour en obstruer l´entrée, les rares amis restés jusqu´au bout, ont dû penser: “une vie inachevée”. Et, pourtant, sur la croix, avant de mourir, Jésus avait pronouncé des paroles étonnantes, des paroles surprenantes, incomprises par la majorité des spectateurs du drame. Jésus avait dit: “Tout est accompli!” (Jean 19:30). Oui, tout est achevé. Aux yeux des homes sa vie semblait inachevée, mais aux yeux de Dieu, elle était pleinement achevée. Par sa mort innocente, lui qui avait toujours vécu sans péché avait payé pour le péché de l´humanité. Pour mon péché. Par sa mort, il avait donné à l´homme le Seul moyen possible de se réconcilier avec son Créateur. Il avait donné à l´homme la possibilite d´avoir une vie chrétienne achevée – une vie ne se terminant plus dans la mort, la décomposition, la destruction – pleine et entière. Il est la vraie vie, celle qui ne se terminera plus, étant dès à présent en communion avec le Dieu créateur, source de toute vie.
Quand trous jours aprés sa mort Jésus est ressuscité, les amis de Jésus, émerveillés, ont enfin compris. En effet, s avie n´a pás été une “symphonie inachevée”, malgré sa brièveté. Elle a été achevée, et elle se perpetue éternellement.
Posez-vous la question: “Ma vie ressemble-t-elle à une symphonie inachevée?” Tant de viés, même si elles atteignent 80, voire 90 ans, restent inachevées parce que la mort vient toujours les interrompre. Mais Jésus est venu apporter la “vie éternelle”: “Celui qui a Jésus, a la vie éternelle”, dit Jean 1:5-13.

Mort d’Étienne et Conversion de Saul / Paul

Actes 7:54 à 8:1
 
Le chapitre 7 des Actes nous dépeint en termes saisissants la mort du premier martyr de l’histoire de l’assemblée sur la terre. Étienne, homme rempli de l’Esprit Saint, y rend un témoignage puissant à la personne de son Seigneur. Ce témoignage était en même temps un dernier appel à la nation juive, qui avait rejeté son Messie et l’avait cloué à une croix. Dans sa prédication du chapitre 3, Pierre leur avait dit : « Repentez-vous donc et vous convertissez, pour que vos péchés soient effacés : en sorte que viennent des temps de rafraîchissement de devant la face du Seigneur, et qu’il envoie Jésus Christ, qui vous a été préordonné » (v. 19, 20). Au chapitre 7, Étienne s’adresse encore une fois aux chefs religieux de ce peuple. Mais dans leur colère aveugle et dans leur haine contre Christ, ils rejettent encore ce dernier témoignage et lapident le témoin du Seigneur Jésus.
 
Cette lapidation marque un tournant dans les voies de Dieu envers la terre. Le peuple terrestre de Dieu est maintenant définitivement mis de côté. À sa place, Dieu va tirer des nations « un peuple pour son nom » (15:14) — un peuple qui porte un caractère céleste, un peuple qui est lié avec un Seigneur glorifié dans le ciel.
À ce moment-là, l’assemblée de Dieu existait déjà. Quand il vivait sur la terre, le Seigneur avait parlé d’elle comme d’une chose future ; il avait annoncé qu’il la bâtirait (Matt. 16:18). Il était monté au ciel et le Saint Esprit était venu sur la terre (Act. 1 et 2). C’est ce dernier événement qui marque l’heure de la naissance de l’assemblée. En effet, c’est lorsque le Saint Esprit est venu sur la terre que les croyants ont été « baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps » (1 Cor. 12:13). Au moment du témoignage d’Étienne, l’assemblée de Dieu existait donc, mais son caractère céleste n’était pas encore connu. Le rejet du témoignage d’Étienne et la conversion de Saul de Tarse, peu après, mettent en lumière cette vérité.
1       Traits caractéristiques de l’économie chrétienne
Les derniers versets du chapitre 7 des Actes et le début du chapitre suivant placent devant nos yeux, de façon particulièrement claire, quelques-uns de ces traits.
2       Israël, en tant que nation, a été mis de côté.
Les Juifs n’ont pas seulement rejeté le Christ que Dieu leur avait envoyé, ils ont aussi rejeté ceux qui témoignent de lui. Par cela, la mesure de leur culpabilité est comble. Dieu doit se détourner pour un temps de ce peuple. Ce ne sera qu’après l’achèvement de l’économie chrétienne, c’est-à-dire après le temps actuel de la grâce, que Dieu s’occupera de nouveau de son peuple terrestre et l’introduira finalement dans la bénédiction du règne promis.
3       Le monde va rejeter ceux qui rendent témoignage de Christ, les condamner et les persécuter.
Les hommes d’alors n’ont pas eu de repos qu’Étienne ne soit mort. À ce moment a commencé une terrible période de persécution contre l’assemblée (8:1). Au cours des siècles, d’innombrables chrétiens ont laissé leur vie comme martyrs. Paul écrit à ce sujet à Timothée : « Tous ceux aussi qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus, seront persécutés » (2 Tim. 3:12). Quant au principe, c’est encore valable aujourd’hui, car le monde n’a pas changé. Il est ennemi de Christ et de ceux qui le suivent. Certes, dans bien des pays, le caractère de la persécution s’est modifié. Mais d’un autre côté, nous pouvons bien nous demander : vivons-nous pieusement ?
4       Le ciel est ouvert.
Nous pouvons lever nos yeux vers le ciel et y voir aussi bien la gloire de Dieu que l’Homme Christ Jésus glorifié à la droite de Dieu (7:55, 56). Une telle chose n’a jamais existé dans les précédentes dispensations. Les chrétiens connaissent un Homme glorifié dans le ciel. Ils peuvent diriger leurs yeux vers le haut. Ils peuvent voir la gloire du Seigneur à face découverte. Ce regard vers le haut est déterminant pour le maintien de leur caractère céleste. Paul exhorte les Colossiens : « Cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu » (Col. 3:1). Les chrétiens sont des hommes dont les intérêts et le but ne se trouvent pas sur la terre. Ils sont orientés vers le ciel.
5.       Le Saint Esprit, personne divine, habite sur la terre.
Il habite dans chaque croyant et agit en ceux qui se laissent remplir par lui (cf. v. 55). Ceci non plus n’avait jamais existé dans les époques précédentes, et n’existera plus sous cette forme dans les suivantes.
Seule l’économie chrétienne est caractérisée par le fait qu’un Homme glorifié est dans le ciel et que, simultanément, Dieu le Saint Esprit est sur la terre. Le Saint Esprit qui était sur cette terre aux jours d’Étienne y est encore aujourd’hui de la même manière. Il est en nous la puissance pour notre témoignage. Si ce témoignage est aujourd’hui si faible, ce n’est pas à cause du Saint Esprit, mais uniquement à cause de nous-mêmes. Nous ne lui donnons pas la place nécessaire dans nos vies.
6.       Le Saint Esprit non seulement donne la force de témoigner, il dirige aussi le regard du croyant vers le haut.
C’est ce que nous voyons en Étienne. En lui se sont accomplies les paroles que Paul — qui assistait à cette scène — a écrites des années plus tard aux Corinthiens : « Nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3:18). Étienne est rendu capable de prier pour ses ennemis, comme l’a fait son Maître. Entouré de ses meurtriers pleins de haine et de rage qui lancent des pierres contre lui pour le tuer, il crie à haute voix : « Seigneur, ne leur impute point ce péché ». Nous sommes confus quand nous pensons combien peu le Seigneur est visible dans nos vies.
7.       La relation des rachetés avec leur Seigneur dans le ciel
Nous pouvons remarquer combien est étroite la relation entre le serviteur du Seigneur sur cette terre et son Maître dans le ciel. Les disciples en Actes 1 avaient aussi les yeux fixés sur le ciel lorsque les anges leur ont demandé : « Hommes galiléens, pourquoi vous tenez-vous ici, regardant vers le ciel ? Ce Jésus, qui a été élevé d’avec vous dans le ciel, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en allant au ciel » (v. 11). Mais pour Étienne, c’était différent. C’est aussi là que nos regards doivent être dirigés. Notre attente est d’être un jour là où le Seigneur se trouve déjà maintenant. L’espérance chrétienne est céleste et non terrestre. Et s’il est vrai que le Seigneur va un jour établir son règne sur cette terre et que nous allons régner avec lui, n’oublions pas que notre part dans ce royaume sera céleste.
La lapidation d’Étienne — ce terrible événement — nous enseigne un fait de la plus grande importance : nous sommes liés à un Seigneur céleste. Un jeune homme nommé Saul a été témoin de cette scène. L’écrivain précise : « et Saul consentait à sa mort ». Mais Dieu avait ses plans envers cet homme, qui était l’instrument choisi pour présenter de façon particulière la vérité de l’unité de Christ avec son assemblée, et la position céleste de celle-ci.
L’histoire de la conversion de Saul nous est rapportée en Actes 9. Sur le chemin de Damas, une vive lumière a resplendi autour de lui et l’a fait tomber par terre. Et du ciel s’est fait entendre la question qui le sondait au plus profond : « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? » Il a su immédiatement que c’était le Seigneur qui lui parlait. Mais remarquons que la voix ne demandait pas « Saul ! Saul ! pourquoi persécutes-tu ceux qui m’appartiennent ? » ni même : « pourquoi nous persécutes-tu ? » Les deux auraient été justes, mais cela n’aurait pas été toute la vérité. Bien sûr, Saul avait persécuté ceux qui appartiennent au Seigneur, mais ce n’était pas simplement un groupe de croyants sur cette terre, ou un groupe de citoyens du ciel sur la terre. Non, Saul persécutait le Seigneur lui-même. Nous apprenons ici combien nous sommes liés étroitement — et de façon indissociable — avec Christ. Celui qui persécute l’un des siens le persécute lui- même ; et ceci bien qu’il soit dans le ciel et que nous soyons encore sur la terre. Ce fait met en évidence notre position céleste. Nous ne sommes pas seulement des hommes orientés vers le ciel, mais nous appartenons déjà, quant à notre position, au lieu où notre Seigneur se trouve.
Saul est devenu Paul. Et, bien des années plus tard, c’est justement lui qui enseignera par ses écrits la glorieuse vérité de Christ et de l’Assemblée. C’est à lui qu’il a été donné d’expliquer la merveilleuse unité du corps de Christ. Christ est la tête glorifiée dans le ciel et nous sommes ses membres sur la terre. Cette unité avec Christ est beaucoup plus que l’unité pratique des premiers chrétiens, aussi magnifique et exemplaire qu’elle ait été, lorsque « la multitude de ceux qui avaient cru étaient un cœur et une âme » (Act. 4:32). « Il y a un seul corps », nous dit Éphésiens 4:4. Pour toute l’éternité, nous sommes inséparablement liés à Christ.
En résumé, nous voyons que la mort d’Étienne met clairement en lumière le caractère de ce monde, ainsi que le lien qui nous unit à notre Seigneur dans le ciel. La conversion de Saul nous amène un pas plus loin. Elle révèle la position céleste que nous possédons déjà maintenant en Christ, le fait que nous sommes un avec lui, l’Homme glorifié à la droite de Dieu.

l’Épitre de Jude


1       Le contenu de l’épître de Jude
Cette épître a été considérée avec raison comme une sorte d’introduction à l’Apocalypse, parce qu’elle révèle les caractères du christianisme et les désordres moraux et religieux qui se développeront sur la terre avant le jugement définitif dont nous parle ce livre.
Jude ne décrit pas la dépravation du monde en général ; il parle de personnes qui professent le christianisme. Son thème n’est pas non plus les désordres ou le mal qui se manifestent dans une assemblée locale ; l’ordre dans l’assemblée de Dieu n’est pas son sujet. Il a une autre tâche. Conduit par le Saint Esprit, il décrit l’éloignement et la décadence dans la profession chrétienne. Dès le début de l’histoire du christianisme, il était bien visible que l’homme n’allait pas garder la vérité que Dieu avait confiée. Paul, aussi bien que Pierre et Jean, annoncent l’infidélité qui allait caractériser les chrétiens et mettent en garde contre la ruine imminente. Jude parle clairement de cet éloignement et montre dans quelle direction il se développera, jusqu’à ce qu’il se termine finalement dans l’apostasie.
L’épître ne parle pas de l’apostasie elle-même, mais montre que le chemin sur lequel la chrétienté se trouve aboutira à la mise de côté complète de tout ce qui est de Dieu. Dans la 2ième épître aux Thessaloniciens, Paul décrit l’apostasie finale du christianisme et nous apprend que celle-ci ne pourra se réaliser qu’au moment où les vrais chrétiens auront été enlevés au ciel. Mais le « mystère d’iniquité opère déjà », et ceci à l’intérieur de la profession chrétienne (2 Thess. 2:3, 4, 7). C’est de cela que Jude nous entretient.
Bien qu’il ait eu sous les yeux les premières déviations de la vérité, son message est essentiellement prophétique. À partir des premiers écarts qui étaient déjà visibles, il esquisse les grandes lignes de l’évolution qui allait s’ensuivre, jusqu’au moment où le Seigneur Jésus viendra en jugement et mettra un terme à la profession chrétienne sur la terre. C’est le sombre tableau d’une dégradation constante à l’intérieur de la chrétienté. Cette dégradation a commencé par l’entrée des « loups redoutables » dans le troupeau (Act. 20:29) et se poursuivra jusqu’à l’apparition du Seigneur en jugement.
Jude n’embellit rien. En termes clairs, il démasque les hommes qui se sont glissés parmi les fidèles. Il utilise pour cela des exemples tirés de la nature, comme aussi de l’Ancien Testament. Il décrit les traits de caractère des hommes impies qui font leur mauvais travail parmi les vrais chrétiens et parle à plus d’une reprise du jugement qui les attend. C’est ce qui rend cette lettre si sérieuse.
Jude adresse son épître à des croyants, à des « appelés » de Dieu, mais dans celle-ci, il parle d’hommes qui prétendent être chrétiens sans l’être réellement. Ils n’ont qu’une profession de christianisme, mais pas la vie divine. Il ne s’agit pas ici de croyants qui se sont égarés, mais de traîtres et de séducteurs qui n’ont jamais passé par la nouvelle naissance.
1.2       La structure de l’épître de Jude
L’épître peut se diviser en quatre parties :
1° Après quelques mots introductifs et un souhait de bénédiction, nous avons un encouragement à combattre pour la foi autrefois enseignée aux saints (v. 1-3). La courte introduction fait appel à notre responsabilité et nous dit quelles sont les ressources à notre disposition.
2° Dans la partie principale (v. 4-19), Jude décrit les traits de caractère des hommes méchants qui se sont introduits parmi les chrétiens et indique quel sera leur jugement.
3° Dans les versets 20 à 23, Jude s’adresse de nouveau directement aux destinataires de l’épître et leur montre comment ils ont à se comporter. Il parle à leur cœur et à leur conscience, d’une part afin qu’ils se réfugient dans les ressources qui sont à leur disposition, et d’autre part pour qu’ils se comportent de la bonne manière envers ceux qui ont été séduits.
4° L’épître se termine, dans les versets 24 et 25, par une louange d’un caractère tout particulier, qui dirige nos regards sur Celui qui seul est capable de nous garder dans un temps difficile et de nous présenter sans tache devant sa gloire.
1.3       Les destinataires de l’épître de Jude
Les destinataires initiaux de cette épître ne sont pas connus, mais il est vraisemblable que Jude écrit — comme Pierre — à des Juifs croyants. Ce n’est pas sans raison qu’ils ne sont pas mentionnés ; ainsi personne ne peut penser que le contenu de l’épître ne le concerne pas.
L’épître s’adresse aux « appelés ». Tous les croyants sont ainsi compris, car, par la grâce de Dieu, c’est bien là notre privilège. En même temps, la désignation « appelés » donne à l’épître une note personnelle. En effet, dans le Nouveau Testament, l’appel est toujours présenté comme une bénédiction personnelle, et non une bénédiction collective. Ainsi, à l’exception de la première épître de Jean, aucune épître du Nouveau Testament n’est à la fois aussi générale, parce qu’elle s’adresse à tous les croyants, et aussi personnelle, parce qu’elle concerne directement chacun d’eux. Personne ne peut donc se dérober à sa responsabilité en face de ce qui se développe dans la profession chrétienne. Cette épître est nécessaire pour stimuler notre vigilance.
La manière dont l’épître nous est adressée nous rappelle les mots « mais toi » par lesquels l’apôtre Paul interpelle personnellement plusieurs fois son compagnon d’œuvre Timothée (1 Tim. 6:11 ; 2 Tim. 3:10, 14 ; 4:5). Dans la deuxième épître particulièrement, cette interpellation personnelle est en relation avec le message sérieux de l’apôtre. Dans le même ordre d’idées, nous pouvons penser aux messages contenus dans les lettres adressées aux sept assemblées d’Apocalypse 2 et 3. Là aussi, des assemblées entières, ou les frères particulièrement responsables de ces assemblées, sont d’abord interpellés collectivement. Et à la fin de chaque lettre, on trouve le message très personnel : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées ! » La parole s’adresse aux assemblées, mais chacun est personnellement tenu d’écouter.
1.4       Le but de l’épître de Jude et son application à nous
Quel est le dessein de Dieu en nous donnant une telle épître ? Ce n’est sans doute pas simplement de décrire le déclin de la profession chrétienne. Comme tous les autres livres de l’Écriture, cette épître a été inspirée de Dieu et est « utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Tim. 3:16). Son but nous semble pouvoir être décrit en sept points. C’est :
1.4.1        Afin que nous ne soyons pas surpris par l’évolution de la chrétienté
Nous avons vu que le contenu de l’épître est principalement prophétique. Elle décrit une évolution qui, pour Jude, était encore largement à venir, mais qui, pour nous aujourd’hui, est déjà nettement devenue réalité. Devons-nous être surpris par l’état des choses à l’intérieur du témoignage chrétien ? Non. Dieu nous a averti à l’avance de ce qui allait se passer et de ce qui va encore arriver. Déjà dans l’Ancien Testament, Dieu faisait dire à son peuple qu’il est Celui qui déclare « dès le commencement ce qui sera à la fin, et d’ancienneté ce qui n’a pas été fait » (Es. 46:10).
1.4.2        Afin que nous soyons vigilants
L’évolution décrite dans l’épître de Jude devrait être pour nous une raison particulière de vigilance. Nous vivons dans la nuit du rejet de notre Seigneur, dans un temps où ses droits ne sont pas reconnus. Il est donc plus que nécessaire d’être éveillés spirituellement. Paul écrit aux Thessaloniciens : « Car vous êtes tous... des fils du jour; nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres. Ainsi donc ne dormons pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres » (1 Thess. 5:5, 6).
1.4.3        Afin que nous nous engagions pour la foi chrétienne
Au verset 3, nous sommes encouragés à « combattre pour la foi ». La vérité chrétienne est de plus en plus attaquée publiquement. Les normes bibliques sont progressivement contestées. Dans une telle situation, il est nécessaire de prendre une position claire en faveur de la vérité et de la défendre. Dieu ne veut pas que nous soyons des chrétiens passifs qui s’adaptent à l’esprit du temps, mais que nous nous engagions pour lui et que nous combattions pour la vérité.
 
1.4.4        Afin que nous vivions en sainte conduite et en piété (cf. 2 Pierre 3:11)
Le danger existe que, face au courant de mal qui caractérise les hommes impies qui nous entourent, nous ne portions plus très soigneusement garde à notre comportement. Or ce devrait être le contraire. Dieu veut que nous vivions dans la sainteté et la piété, que notre chemin soit à sa gloire et que nous trouvions en lui tout ce qui satisfait nos cœurs.
 
1.4.5        Afin que nous ne soyons pas entraînés par l’erreur des pervers (cf. 2 Pierre 3:17)
Le danger est non seulement que nous ne soyons plus très attentifs quant à notre marche, mais même que nous soyons contaminés par la façon de faire des hommes impies qui nous environnent. Nous pourrions alors « déchoir de notre propre fermeté », c’est-à-dire perdre le fondement qui est sous nos pieds. Mais Dieu désire bien autre chose pour nous. C’est aussi pour cela que l’épître de Jude nous a été donnée.
1.4.6        Afin que nous connaissions les ressources divines pour les jours difficiles
L’épître de Jude est pleine de telles ressources dans son introduction et dans sa conclusion. Dieu ne nous laisse pas seuls. Il nous apporte son secours. Nous avons des ressources qu’il nous faut saisir, et qui sont entièrement extérieures à nous. Si inquiétant que soit le développement des choses qui nous entourent, nous pouvons poursuivre notre chemin sans dommage.
1.4.7        Afin que nous nous reposions sur Celui qui seul est capable de nous garder
Les circonstances décrites dans l’épître de Jude devraient contribuer à nous rapprocher de notre Dieu. N’en restons pas à être occupés du mal ou de notre responsabilité. Levons les yeux vers Celui qui a le pouvoir de nous garder sans que nous bronchions et de nous placer irréprochables devant sa gloire (v. 24).

Mort d´Étienne et Conversion de Saul

Actes 7:54 à 8:1
Le chapitre 7 des Actes nous dépeint en termes saisissants la mort du premier martyr de l’histoire de l’assemblée sur la terre. Étienne, homme rempli de l’Esprit Saint, y rend un témoignage puissant à la personne de son Seigneur. Ce témoignage était en même temps un dernier appel à la nation juive, qui avait rejeté son Messie et l’avait cloué à une croix. Dans sa prédication du chapitre 3, Pierre leur avait dit : « Repentez-vous donc et vous convertissez, pour que vos péchés soient effacés : en sorte que viennent des temps de rafraîchissement de devant la face du Seigneur, et qu’il envoie Jésus Christ, qui vous a été préordonné » (v. 19, 20). Au chapitre 7, Étienne s’adresse encore une fois aux chefs religieux de ce peuple. Mais dans leur colère aveugle et dans leur haine contre Christ, ils rejettent encore ce dernier témoignage et lapident le témoin du Seigneur Jésus.
Cette lapidation marque un tournant dans les voies de Dieu envers la terre. Le peuple terrestre de Dieu est maintenant définitivement mis de côté. À sa place, Dieu va tirer des nations « un peuple pour son nom » (15:14) — un peuple qui porte un caractère céleste, un peuple qui est lié avec un Seigneur glorifié dans le ciel.
À ce moment-là, l’assemblée de Dieu existait déjà. Quand il vivait sur la terre, le Seigneur avait parlé d’elle comme d’une chose future ; il avait annoncé qu’il la bâtirait (Matt. 16:18). Il était monté au ciel et le Saint Esprit était venu sur la terre (Act. 1 et 2). C’est ce dernier événement qui marque l’heure de la naissance de l’assemblée. En effet, c’est lorsque le Saint Esprit est venu sur la terre que les croyants ont été « baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps » (1 Cor. 12:13). Au moment du témoignage d’Étienne, l’assemblée de Dieu existait donc, mais son caractère céleste n’était pas encore connu. Le rejet du témoignage d’Étienne et la conversion de Saul de Tarse, peu après, mettent en lumière cette vérité.
1       Traits caractéristiques de l’économie chrétienne
Les derniers versets du chapitre 7 des Actes et le début du chapitre suivant placent devant nos yeux, de façon particulièrement claire, quelques-uns de ces traits.
2       Israël, en tant que nation, a été mis de côté.
Les Juifs n’ont pas seulement rejeté le Christ que Dieu leur avait envoyé, ils ont aussi rejeté ceux qui témoignent de lui. Par cela, la mesure de leur culpabilité est comble. Dieu doit se détourner pour un temps de ce peuple. Ce ne sera qu’après l’achèvement de l’économie chrétienne, c’est-à-dire après le temps actuel de la grâce, que Dieu s’occupera de nouveau de son peuple terrestre et l’introduira finalement dans la bénédiction du règne promis.
3       Le monde va rejeter ceux qui rendent témoignage de Christ, les condamner et les persécuter.
Les hommes d’alors n’ont pas eu de repos qu’Étienne ne soit mort. À ce moment a commencé une terrible période de persécution contre l’assemblée (8:1). Au cours des siècles, d’innombrables chrétiens ont laissé leur vie comme martyrs. Paul écrit à ce sujet à Timothée : « Tous ceux aussi qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus, seront persécutés » (2 Tim. 3:12). Quant au principe, c’est encore valable aujourd’hui, car le monde n’a pas changé. Il est ennemi de Christ et de ceux qui le suivent. Certes, dans bien des pays, le caractère de la persécution s’est modifié. Mais d’un autre côté, nous pouvons bien nous demander : vivons-nous pieusement ?
4       Le ciel est ouvert.
Nous pouvons lever nos yeux vers le ciel et y voir aussi bien la gloire de Dieu que l’Homme Christ Jésus glorifié à la droite de Dieu (7:55, 56). Une telle chose n’a jamais existé dans les précédentes dispensations. Les chrétiens connaissent un Homme glorifié dans le ciel. Ils peuvent diriger leurs yeux vers le haut. Ils peuvent voir la gloire du Seigneur à face découverte. Ce regard vers le haut est déterminant pour le maintien de leur caractère céleste. Paul exhorte les Colossiens : « Cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu » (Col. 3:1). Les chrétiens sont des hommes dont les intérêts et le but ne se trouvent pas sur la terre. Ils sont orientés vers le ciel.
5       L’Homme glorifié dans le ciel est prêt à recevoir directement dans le ciel son esclave éprouvé.
Étienne a demandé au Seigneur : « Reçois mon esprit ». Et lorsqu’il s’est endormi, à l’instant même, il a été auprès de son Seigneur. Ceci constitue aussi une partie de notre espérance. Nos attentes ne sont pas focalisées vers la terre, mais vers le ciel. Si nous devons nous endormir — si jusque-là le Seigneur n’est pas encore revenu — alors nous serons instantanément auprès de lui, ce qui est « de beaucoup meilleur ».
 6       Le Saint Esprit, personne divine, habite sur la terre.
Il habite dans chaque croyant et agit en ceux qui se laissent remplir par lui (cf. v. 55). Ceci non plus n’avait jamais existé dans les époques précédentes, et n’existera plus sous cette forme dans les suivantes.
Seule l’économie chrétienne est caractérisée par le fait qu’un Homme glorifié est dans le ciel et que, simultanément, Dieu le Saint Esprit est sur la terre. Le Saint Esprit qui était sur cette terre aux jours d’Étienne y est encore aujourd’hui de la même manière. Il est en nous la puissance pour notre témoignage. Si ce témoignage est aujourd’hui si faible, ce n’est pas à cause du Saint Esprit, mais uniquement à cause de nous-mêmes. Nous ne lui donnons pas la place nécessaire dans nos vies.
7       Le Saint Esprit non seulement donne la force de témoigner, il dirige aussi le regard du croyant vers le haut.
C’est ce que nous voyons en Étienne. En lui se sont accomplies les paroles que Paul — qui assistait à cette scène — a écrites des années plus tard aux Corinthiens : « Nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3:18). Étienne est rendu capable de prier pour ses ennemis, comme l’a fait son Maître. Entouré de ses meurtriers pleins de haine et de rage qui lancent des pierres contre lui pour le tuer, il crie à haute voix : « Seigneur, ne leur impute point ce péché ». Nous sommes confus quand nous pensons combien peu le Seigneur est visible dans nos vies.
8       La relation des rachetés avec leur Seigneur dans le ciel
Nous pouvons remarquer combien est étroite la relation entre le serviteur du Seigneur sur cette terre et son Maître dans le ciel. Les disciples en Actes 1 avaient aussi les yeux fixés sur le ciel lorsque les anges leur ont demandé : « Hommes galiléens, pourquoi vous tenez-vous ici, regardant vers le ciel ? Ce Jésus, qui a été élevé d’avec vous dans le ciel, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en allant au ciel » (v. 11). Mais pour Étienne, c’était différent. Il avait les yeux levés vers le ciel et y voyait son Seigneur. Pour soutenir son témoin, le Seigneur ouvrait devant lui le ciel, où il allait bientôt le prendre auprès de lui. C’est aussi là que nos regards doivent être dirigés. Notre attente est d’être un jour là où le Seigneur se trouve déjà maintenant. L’espérance chrétienne est céleste et non terrestre. Et s’il est vrai que le Seigneur va un jour établir son règne sur cette terre et que nous allons régner avec lui, n’oublions pas que notre part dans ce royaume sera céleste.
La lapidation d’Étienne — ce terrible événement — nous enseigne un fait de la plus grande importance : nous sommes liés à un Seigneur céleste. Un jeune homme nommé Saul a été témoin de cette scène. L’écrivain précise : « et Saul consentait à sa mort ». Mais Dieu avait ses plans envers cet homme, qui était l’instrument choisi pour présenter de façon particulière la vérité de l’unité de Christ avec son assemblée, et la position céleste de celle-ci.
L’histoire de la conversion de Saul nous est rapportée en Actes 9. Sur le chemin de Damas, une vive lumière a resplendi autour de lui et l’a fait tomber par terre. Et du ciel s’est fait entendre la question qui le sondait au plus profond : « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? » Il a su immédiatement que c’était le Seigneur qui lui parlait. Mais remarquons que la voix ne demandait pas « Saul ! Saul ! pourquoi persécutes-tu ceux qui m’appartiennent ? » ni même : « pourquoi nous persécutes-tu ? » Les deux auraient été justes, mais cela n’aurait pas été toute la vérité. Bien sûr, Saul avait persécuté ceux qui appartiennent au Seigneur, mais ce n’était pas simplement un groupe de croyants sur cette terre, ou un groupe de citoyens du ciel sur la terre. Non, Saul persécutait le Seigneur lui-même. Nous apprenons ici combien nous sommes liés étroitement — et de façon indissociable — avec Christ. Celui qui persécute l’un des siens le persécute lui- même ; et ceci bien qu’il soit dans le ciel et que nous soyons encore sur la terre. Ce fait met en évidence notre position céleste. Nous ne sommes pas seulement des hommes orientés vers le ciel, mais nous appartenons déjà, quant à notre position, au lieu où notre Seigneur se trouve.
Saul est devenu Paul. Et, bien des années plus tard, c’est justement lui qui enseignera par ses écrits la glorieuse vérité de Christ et de l’Assemblée. C’est à lui qu’il a été donné d’expliquer la merveilleuse unité du corps de Christ. Christ est la tête glorifiée dans le ciel et nous sommes ses membres sur la terre. Cette unité avec Christ est beaucoup plus que l’unité pratique des premiers chrétiens, aussi magnifique et exemplaire qu’elle ait été, lorsque « la multitude de ceux qui avaient cru étaient un cœur et une âme » (Act. 4:32). « Il y a un seul corps », nous dit Éphésiens 4:4. Pour toute l’éternité, nous sommes inséparablement liés à Christ.
En résumé, nous voyons que la mort d’Étienne met clairement en lumière le caractère de ce monde, ainsi que le lien qui nous unit à notre Seigneur dans le ciel. La conversion de Saul nous amène un pas plus loin. Elle révèle la position céleste que nous possédons déjà maintenant en Christ, le fait que nous sommes un avec lui, l’Homme glorifié à la droite de Dieu.