Les difficultés dans la vie du croyant
1 Pierre
1.3-9
L'évangile
qui dit que lorsqu'on vient à Christ tous les problèmes se résolvent, qu'ils
soient d'ordre affectif, maladif ou financier est un faux évangile. Le
chrétien rencontre sur la terre des difficultés de tous ordres. Cela est du à
la chute, avec toutes ses terribles conséquences et en particulier la
souffrance et la mort (Rm 5.12; 1 Co 15.19). On peut les classer dans les 4
catégories suivantes:
1. Difficultés
relatives à des fautes volontaires (Jonas 1.12)
Si le croyant est invité à ne pas pécher, il est libre et
responsable de ses choix. (Jos 24.15) Quand il pèche il ne perd pas son salut
mais il rompt la communion avec Dieu.Tout péché a des conséquences. Ce qu'un
homme sème cela aussi il le moissonnera (Ga 6.7). Citons 2 exemples:
Adam et Eve
(Gn 3.6-19)
Acan (Jo
6.18-19; Jo 7.20-25)
Quoi qu'il
en soit le croyant n'est pas sans ressources (1 Jn 2.1) mais, même après avoir
été pardonné, les conséquences de son péché peuvent continuer (2 Sa 12.13-14)
2. Difficultés relatives à l'état présent du
monde (Ac 27.14-15)
Le croyant
n'est pas exempt des conséquences de la chute qui atteignent le monde physique.
La création soupire, lui soupire, l'Esprit soupire ; il sait que néanmoins tout
cela veut concourir à son bien spirituel.(Rm 8.22-28) Voici quelques exemples:
Accidents
(Ac 20.9)
Maladie (2
Tm 4.20)
Mort (Ac
9.36-37)
Famines (Ac 11.27-29)
Tempêtes (Ac 27.18)
etc...
3. Difficultés permises pour l'éducation du
croyant (Mt
8.24-27)
Hb 12.7
nous dit: "Vous endurez des peines comme discipline: Dieu agit envers vous
comme envers des fils": il s'agit donc d'une formation , d'une éducation
dont les buts sont divers:
Mettre en
évidence la disposition de coeur (Dt 8.2)
Epurer la
foi (1 P 1.6-7)
Rendre patient
(Jc 1.2-3)
Nous garder
de l'orgueil (2 Co 12.7)
Nous former
pour un ministère (2 Co 1.4)
Notre
perfectionnement (1P 5.10)
Notre
sainteté (Hb 12.10)
Porter du
fruit pour Dieu (Jn 15.2; Hb 12.11)
4. Difficultés résultant d'un témoignage fidèle (Dan 3.14-26)
Tout
croyant fidèle rencontre de l'opposition par le seul fait qu'il vit, agit et
témoigne dans un monde qui a crucifié son Maître (Jn 15.18-21; Mt 10.16-18; 2
Tm 3.12).
Cela peut être:
La moquerie (Ac 17.32)
La solitude
(2 Tm 4.14-16)
L'incompréhension
(Ac 17.7)
La
persécution (Hb 11.36-38; 2 Co 11.23-28)
L'emprisonnement
(Ac 16.19-40)
La
privation des biens (Hb 10.34)
La mort (Ac
7.59;Ac 12.1-2)
5. Encouragements face aux difficultés (Actes 23.11)
Le croyant ne doit pas être ébranlé par ces épreuves: il est
destiné à cela (1Th 3.2-3)
S'il souffre en faisant le bien qu'il en soit heureux car
c'est à cela qu'il est appelé (1P 2.20-21)
Dieu donne
des forces particulières aux croyants éprouvés (2Co 12.9-10; Ph 4.12-13)
Les souffrances
pour Christ sont une source de bénédictions présentes et éternelles (Jc 1.4;1Pi
1.7; 1Pi 5.10; 2 Co 4.16-18. Ap 7.13-17)
Le croyant
peut être plus que vainqueur par Jésus Christ (Rm 8.37-39)
NOUS
GEMISSONS ETANT CHARGES
2 Corinthiens 5.4
Mise en Lumière du Caractère de l´Église - Actes 7:54-81
Le chapitre
7 des Actes nous dépeint en termes saisissants la mort du premier martyr de
l’histoire de l’assemblée sur la terre. Étienne, homme rempli de l’Esprit
Saint, y rend un témoignage puissant à la personne de son Seigneur. Ce
témoignage était en même temps un dernier appel à la nation juive, qui avait
rejeté son Messie et l’avait cloué à une croix. Dans sa prédication du chapitre
3, Pierre leur avait dit : « Repentez-vous donc et vous convertissez, pour que
vos péchés soient effacés : en sorte que viennent des temps de rafraîchissement
de devant la face du Seigneur, et qu’il envoie Jésus Christ, qui vous a été
préordonné » (v. 19, 20). Au chapitre 7, Étienne s’adresse encore une
fois aux chefs religieux de ce peuple. Mais dans leur colère aveugle et dans leur haine contre Christ, ils
rejettent encore ce dernier témoignage et lapident le témoin du Seigneur Jésus.
Cette
lapidation marque un tournant dans les voies de Dieu envers la terre. Le peuple
terrestre de Dieu est maintenant définitivement mis de côté. À sa place, Dieu
va tirer des nations « un peuple pour son nom » (15:14) — un peuple qui porte
un caractère céleste, un peuple qui est lié avec un Seigneur glorifié dans le
ciel.
À ce moment-là, l’assemblée de Dieu existait déjà. Quand il vivait sur la terre, le
Seigneur avait parlé d’elle comme d’une chose future ; il avait annoncé qu’il
la bâtirait (Matt. 16:18). Il était monté au ciel et le Saint Esprit était venu
sur la terre (Act. 1 et 2). C’est ce dernier événement qui marque
l’heure de la naissance de l’assemblée. En effet, c’est lorsque le Saint Esprit est venu sur la terre que les
Ne Pas se LASSER
Dans le Nouveau Testament, plusieurs passages nous exhortent
à ne pas nous lasser. On peut se lasser — c’est-à-dire se décourager, se
relâcher, ne plus faire les choses de bon cœur — dans diverses activités qui
ont été accomplies un jour avec zèle.
Dieu nous appelle à aller notre chemin dans l’énergie de la
foi. Cependant il peut nous
arriver d’être comme Élie sous le genêt (1 Rois 19:4). L’avenir paraît sombre.
Le courage nous quitte. Les forces diminuent. Nous nous lassons et nous abandonnons.
Un tel état peut être passager, causé par des circonstances
extérieures. Mais il peut aussi s’établir et devenir durable. Plus d’un
chrétien a bien commencé, puis l’énergie spirituelle a faibli et un état de
lassitude s’est installé. Si c’est notre cas, que Dieu nous réveille et ranime
notre courage !
Nous désirons considérer les passages du Nouveau Testament
qui nous exhortent à ne pas nous lasser, dans lesquels le mot grec
caractéristique lui-même apparaît dans le texte original.
1 Ne pas se lasser dans la prière
« Et il leur dit aussi une parabole, pour montrer qu’ils
devaient toujours prier et ne pas se lasser » (Luc 18:1).
Le Seigneur Jésus a insisté plusieurs fois sur l’importance
de la prière. Ici il le fait au moyen d’une parabole, pour encourager ses
disciples à prier toujours, sans se lasser. « Toujours » ne veut pas dire que
nous ne devions rien faire d’autre que prier. Ce ne serait évidemment pas
possible. Cela signifie que nous avons à vivre continuellement dans une
attitude de dépendance de Dieu et qu’il nous faut aller à notre Dieu avec tous
les problèmes que nous pouvons rencontrer. La parabole que le Seigneur
L´ÉCRITURE SAINT ET LE "MONDE"
Lecture
proposée: 1 Jn 2.14-3.17
1. Définition
Dans l'Ecriture, le mot "monde" est employé dans divers sens:
le monde matériel, l'univers créé par Dieu (Ac 17.24; Rom 1.20);
la terre
avec ses habitants (Cf Hb 2.5 JND et Mt 24.14; Rm 10.18 pour autres versions)
l'humanité tout entière, le genre humain (Jn 3.16-17;2 Co 5.19);
l'état d'esprit, la façon de vivre et d'agir propre à ceux qui sont loin de Dieu. (1 Jn 2.15-17) mais aussi la société profane par contraste avec le "peuple de Dieu"; (Jc 4.4 ; 1 Jn 4.4-5)
2. La nature du monde
(Nous ne considèrerons dans cette leçon que le 4eme sens)
Le monde est l'organisation de l'humanité selon les principes de Satan, un système bâti sur l'orgueil, l'égoïsme...(Ep 2.1-3). De façon plus générale, tout ce qui transgresse la loi et la volonté de Dieu vient du monde (2 Ti 3.2-5; Rm 1.28-31).
Beaucoup de choses sont bonnes ou mauvaises suivant l'usage qu'on en fait. Le monde est tout
COEURS BRISÉS
1. Le cœur brisé
du pécheur (Luc 7:36-38)
La scène se passe dans la maison de Simon le pharisien. Un
homme qui se croyait juste avait invité Jésus à sa table. Or l’événement
central de cette scène n’est pas la rencontre du Seigneur Jésus avec son hôte,
mais celle qu’il a avec une femme qui n’était pas invitée, une pécheresse
notoire. Elle avait entendu parler du Seigneur Jésus et était venue là où il se
trouvait. Souffrant de sa culpabilité, elle saisit l’occasion qui s’offre à
elle d’être déchargée du poids qui est sur son cœur. Poussée par sa détresse
intérieure et attirée par la grâce du Seigneur, elle vient dans la maison du
pharisien. Elle se met aux pieds de Jésus et pleure.
Ses larmes
témoignent de son cœur brisé. Elle reconnaît qu’elle est une pécheresse. Elle
est sensible aux « richesses de la bonté de Dieu » et se laisse « pousser à la
repentance » par cette bonté qui s’est révélée en Jésus (cf. Rom. 2:4). Le
Sauveur ne laisse pas ce cœur brisé sans réponse. Qui vient à lui de cette
manière fait l’expérience que son cœur est guéri. La femme entend les paroles
bienfaisantes : « Tes péchés sont pardonnés... Ta foi t’a sauvée, va-t’en en
paix ».
C’est de ceci que tout pécheur a besoin : du pardon et de la
paix. Il l’obtient par la foi. Aujourd’hui encore, le Seigneur désire guérir le
cœur blessé de ceux qui vivent sans Dieu et sans perspective. Le chemin que
cette femme a pris est encore aujourd’hui le seul chemin par lequel on obtient
le pardon et la paix. Tous les autres sont des chemins d’erreur qui ne
conduisent pas au salut. Celui qui vient au Seigneur dans la conscience de sa
culpabilité et de ses péchés, et qui croit en lui et en son œuvre rédemptrice,
reçoit ses paroles : « Va en paix ».
2. Le cœur brisé
des croyants éprouvés (Luc 7:11-15)
Le cœur étreint par la tristesse, une veuve conduit son fils
unique au tombeau. Une
détresse inexprimable, et probablement de nombreuses questions sans réponse,
remplissent son cœur. Mais devant les murs de la ville de Naïn, la vie
vient à la rencontre de la mort. Le convoi funèbre doit s’arrêter lorsque le
prince de la vie s’approche.
Avec un regard plein d’amour, le Seigneur voit ce qu’il y a
dans le cœur brisé de cette mère, et il est ému d’une profonde sympathie. « Le Seigneur, la voyant, fut ému de
compassion envers elle. » La détresse de la femme ne le laisse pas
indifférent. « Ne pleure pas
», lui dit-il. Parole de consolation pour son cœur blessé.
Ensuite, Jésus se révèle comme étant le Seigneur de la vie
et de la mort. Il touche la bière, et ceux qui sont là peuvent entendre ses paroles
: « Jeune homme, je te dis, lève-toi ». La mort doit lâcher sa proie. Le cœur
brisé de la mère est guéri. Son fils lui est rendu.
Dans un monde où tout passe, l’ombre de la mort plane
au-dessus de chacun. Elle est inéluctable. Le
La Vie par la Foi
Hébreux 11.20-40
1.La persévérance -
Abraham et Sara (Hb 11.11-12)
Comment obtenir une postérité nombreuse d'une femme en
incapacité d'enfanter ? Abraham et Sara sont néanmoins restés dans l'attente de
la réalisation de cette promesse car ils regardaient à la fidélité et à la
puissance de Dieu (Rm 4.17-21). Leur foi leur donna la persévérance pour
attendre le moment de Dieu. Tous les croyants sont appelés à persévérer en
comptant par la foi sur la fidélité et la puissance de Dieu (Hb 6.11-12; Hb
10.36-38; Ac 14.22).
2. Le renoncement et l'engagement - Moïse (Hb
11.24-26)
Moïse
renonça à des avantages personnels et temporels (rang social élevé, richesses)
et préféra une situation difficile et la communion avec Dieu, à une situation
facile mais sans cette communion. Le croyant est appelé à renoncer à
tout ce qui s'acquiert au prix du reniement de Dieu, à tout ce qui prend la
place de Dieu et à ce qui met des obstacles à sa disponibilité pour Dieu (Mt
6.24; Ph 3.7-8). Il regarde à l'avenir plutot qu'au présent. (Mc 10.28-30;2 Co
4.17-18; Rm 8.18)
3. La fermeté - Moïse
(Hb 11.27)
Face à l'opposition et la puissance visible de Pharaon, qui
voulait empêcher la sortie du peuple d'Israël, Moïse resta ferme et refusa tout
compromis; il plaça sa confiance (sa foi) dans la suprématie du Dieu invisible.
Le Nouveau Testament contient de très nombreux appels à la fermeté:
au sein de
l'opposition (1 Th 3.1-3);
face aux
attaques du diable (1 Pi 5.8-9; Ep 6.11-13);
dans
l'attachement aux enseignements bibliques (2 Th 2.15);
dans le témoignage (Ph 1.27).
Cette fermeté a pour base la foi (1 Co 16.13) qui s'appuie
sur Dieu seul.
4. La délivrance -
Moïse (Hb 11.29)
Bloqué entre la Mer Rouge et l'armée égyptienne, le peuple
d'Israël se trouvait dans une situation sans issue. La foi de Moïse dans la
toute puissance de Dieu ranima la foi chancelante du peuple et le fit accéder à
la délivrance. Dieu, qui est tout puissant, peut intervenir lorsque le croyant
se trouve dans une situation sans issue; il le fait en réponse à l'appel du
croyant et à la foi qu'il manifeste (Ps 34.18-20; 2 Pi 2.9a; cf. Dan 3.17; Ac
28.36).
5. La victoire -
Josué (Hb 11.30)
Dans une situation de guerre et devant l'obstacle des
murailles de Jéricho, Josué et le peuple d'Israël attendaient par la foi
l'intervention de Dieu en leur faveur (cf. Dt 1.29-31). Ils persévérèrent sept jours jusqu'à la
victoire. Tout croyant est engagé dans un combat (Rm 15.30; Ep 6.12); pour être
victorieux, il doit avant tout garder la foi (1 Tim 1.19; 1 Tim 6.11-12) et
s'attendre à l'intervention de Dieu en sa faveur.
SANS LA FOI IL EST IMPOSSIBLE DE PLAIRE A DIEU
Hébreux 11.6
JUSTFICATION PAR LA FOI
1- La Bible enseigne-t-elle que
Jésus était Dieu ?
« Voici que la
vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils et on lui donnera le nom
d`Emmanuel, qui se traduit : Dieu avec nous. » Matthieu 1 :23.
« Au
commencement était la Parole ,
et la Parole
était avec Dieu, et la Parole
était Dieu. Elle étai au commencement avec Dieu. » Jean 1 :1,2.
2- Que dit le Père
au sujet de Jésus ?
« Et voici
qu`une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils
bien-aimé, en qui j`ai mis toute mon affection ». Matthieu 3 :17.
3- Jésus lui-même
déclara-t-il qu`il était Dieu ?
« Le souverain
sacrificateur l`interrogea de nouveau et lui dit : Es-tu le Christ, le
Fils du Dieu Béni ?
Cœurs Brisés
La scène se passe dans la maison de Simon le pharisien. Un
homme qui se croyait juste avait invité Jésus à sa table. Or l’événement
central de cette scène n’est pas la rencontre du Seigneur Jésus avec son hôte,
mais celle qu’il a avec une femme qui n’était pas invitée, une pécheresse
notoire. Elle avait entendu parler du Seigneur Jésus et était venue là où il se
trouvait. Souffrant de sa culpabilité, elle saisit l’occasion qui s’offre à
elle d’être déchargée du poids qui est sur son cœur. Poussée par sa détresse
intérieure et attirée par la grâce du Seigneur, elle vient dans la maison du
pharisien. Elle se met aux pieds de Jésus et pleure.
Ses larmes
témoignent de son cœur brisé. Elle reconnaît qu’elle est une pécheresse. Elle
est sensible aux « richesses de la bonté de Dieu » et se laisse « pousser à la
repentance » par cette bonté qui s’est révélée en Jésus (cf. Rom. 2:4). Le
Sauveur ne laisse pas ce cœur brisé sans réponse. Qui vient à lui de cette
manière fait l’expérience que son cœur est guéri. La femme entend les paroles
bienfaisantes : « Tes péchés sont pardonnés... Ta foi t’a sauvée, va-t’en en
paix ».
C’est de ceci que tout pécheur a besoin : du pardon et de la
paix. Il l’obtient par la foi. Aujourd’hui encore, le Seigneur désire guérir le
cœur blessé de ceux qui vivent sans Dieu et sans perspective. Le chemin que
cette femme a pris est encore aujourd’hui le seul chemin par lequel on obtient
le pardon et la paix. Tous les autres sont des chemins d’erreur qui ne
conduisent pas au salut. Celui qui vient au Seigneur dans la conscience de sa
culpabilité et de ses péchés, et qui croit en lui et en son œuvre rédemptrice,
reçoit ses paroles : « Va en paix ».
1.2 Le cœur
brisé des croyants éprouvés (Luc 7:11-15)
Le cœur étreint par la tristesse, une veuve conduit son fils
unique au tombeau. Une
détresse inexprimable, et probablement de nombreuses questions sans réponse,
remplissent son cœur. Mais devant les murs de la ville de Naïn, la vie
vient à la rencontre de la mort. Le convoi funèbre doit s’arrêter lorsque le
prince de la vie s’approche.
Avec un regard plein d’amour, le Seigneur voit ce qu’il y a
dans le cœur brisé de cette mère, et il est ému d’une profonde sympathie. « Le Seigneur, la voyant, fut ému de
compassion envers elle. » La détresse de la femme ne le laisse pas
indifférent. « Ne pleure pas
», lui dit-il. Parole de consolation pour son cœur blessé.
Ensuite, Jésus se révèle comme étant le Seigneur de la vie
et de la mort. Il touche la bière, et ceux qui sont là peuvent entendre ses paroles
: « Jeune homme, je te dis, lève-toi ». La mort doit lâcher sa proie. Le cœur
brisé de la mère est guéri. Son fils lui est rendu.
Dans un monde où tout passe, l’ombre de la mort plane
au-dessus de chacun. Elle est inéluctable. Le monde est « la vallée de l’ombre
de la mort ». Mais c’est précisément dans un tel monde que notre Seigneur et
Sauveur est venu. Il a lui-même expérimenté ce que c’est que d’y vivre. Il sait
ce que signifie la perte d’un être bien-aimé. Au tombeau de son ami Lazare, il
a aussi versé des larmes.
C’est pourquoi il nous comprend lorsque nous connaissons des
difficultés, lorsque nous sommes malades, lorsque nous sommes abattus et avons
le cœur lourd. C’est une grande chose de savoir que notre Seigneur a le pouvoir
de nous aider. Mais il n’y a pas seulement cela. Il nous fait goûter d’abord sa
sympathie. Il nous aime. Il entre dans nos circonstances et nous console : « Ne
pleure pas ». Il peut sécher les larmes et guérir les cœurs brisés.
Le Maître agit de manière divinement parfaite. Tout d’abord,
il sèche les larmes, ensuite il apporte la délivrance. Nous aurions peut-être
agi de manière inverse. Mais le Seigneur veut que nous apprenions d’abord à
connaître la douceur de ses compassions et ensuite sa puissance qui donne le
secours. Dans sa sagesse, il
décide lui-même quand et comment il nous aidera. Laissons-le agir. Une chose
est certaine : il guérit les cœurs brisés et bande les plaies. Il veut
que sa paix remplisse nos cœurs et nous soutienne dans nos circonstances
difficiles.
Aucun d’entre nous n’a la puissance de ramener des morts à
la vie, mais le Seigneur veut nous utiliser pour aider les autres. Lorsque nous
rencontrons des personnes qui ont le cœur brisé, cherchons à les aider dans le
même esprit que le Seigneur.
1.3 Le cœur brisé du croyant en chute (Luc
22:54-62)
C’est
maintenant une tout autre scène qui s’ouvre devant nous. Des hommes méchants,
ennemis du Seigneur Jésus, l’ont saisi et l’ont conduit au palais du souverain
sacrificateur. Pierre le suit de loin. Peu de temps auparavant, il avait
déclaré, très sûr de lui, être prêt à mourir pour son Maître. Mais maintenant, une distance s’établit entre
lui et le Seigneur. Il entre bien dans la cour de la maison où se trouve
Jésus. Mais il s’assied parmi les ennemis de son Maître et se chauffe à leur
feu. Qu’arrive-t-il ? La
tentation ne se fait pas attendre. Une servante lui adresse la parole et
la peur l’envahit. Avec insistance, il se dissocie de celui sur qui se
concentre la haine de tous. « Je ne le connais pas. »
Allons-nous nous placer au-dessus de Pierre ? Certainement pas. Ne nous est-il pas
arrivé de renier le Seigneur dans des situations beaucoup plus anodines ? À
l’école ? Au travail ? Parmi nos voisins ? Un peu de distance intérieure avec
le Seigneur suffit pour que nous tombions à la moindre tentation.
Et Jésus ? Avait-il le temps de penser à son disciple ? Ce qu’on lui faisait subir aurait pu
retenir toute son attention. Merveilleux Sauveur ! Son cœur était occupé de
Pierre. Il savait à l’avance ce qui allait arriver, et ce reniement l’affecte
profondément, mais il ne met pas son disciple de côté. « ET le Seigneur, se
tournant, regarda Pierre. » Ce regard attristé et en même temps plein d’amour
est comme une flèche qui atteint le cœur de Pierre et le brise. Cet homme
courageux et énergique sort et pleure amèrement sa faute.
Le Seigneur
ne nous abandonnera pas non plus. Par son regard d’amour, il s’emploie à nous
placer toujours dans la lumière pour atteindre nos cœurs. Son amour ne change
pas. Il ne veut pas seulement nous secouer et nous faire comprendre où nous
avons manqué. Il veut aussi nous soigner. Au matin de la résurrection,
il a trouvé Pierre et a parlé à son cœur. Peu après, il l’a réhabilité devant les autres disciples. C’est toujours
le but du Seigneur. Il veut nous ramener à une heureuse communion avec lui et
faire de nous des serviteurs utiles pour lui.
1.4 Le cœur brisé du Sauveur
Nous ne
pouvons terminer ces courtes considérations sur des cœurs humains brisés sans
penser au cœur de Celui qui, justement dans l’évangile de Luc, nous est
présenté comme le « Fils de l’homme ».
Ses
sentiments sont décrits prophétiquement dans les Psaumes : « L’opprobre m’a
brisé le cœur, et je suis accablé ; et j’ai attendu que quelqu’un eût compassion
de moi, mais il n’y a eu personne » (69:20). Il avait guéri les cœurs brisés.
Mais sur le chemin de la croix, il est seul avec ses propres souffrances. Il
avait toujours été là quand quelqu’un avait besoin d’aide. Il avait
témoigné sa sympathie à ceux qui étaient dans la douleur. Mais maintenant qu’il
est lui-même dans la plus grande détresse, le cœur des autres se ferme.
Il n’avait semé que l’amour, et le plus souvent, il ne
récoltait qu’une hostilité amère. On lui reprochait même sa confiance en son Dieu. Et ses disciples? Le
Seigneur n’attendait-il pas de la consolation de leur part? Maintenant ils
avaient fui. Jésus devait suivre ce chemin douloureux entièrement seul.
Le psaume
22 exprime ses sentiments lorsqu’il était suspendu à la croix : « Je suis
répandu comme de l’eau, et tous mes os se déjoignent ; mon cœur est comme de la
cire, il est fondu au-dedans de mes entrailles » (v. 14).
Lequel d’entre nous pourrait sonder la détresse qui a alors
été celle du Sauveur ? À lui soient éternellement la louange et la
reconnaissance !
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