LA BIBLE - DES ORIGINES À JESUS CHRIST


Dieu a parlé à l'homme dès sa création (Gen 1.28) et, au cours des siècles, il s'est adressé directement à diverses personnes qu'il avait choisies. La valeur de ses paroles n'était pas limitée au seul moment où il les prononçait; c'est pourquoi il fallait les communiquer aux générations futures (cf. Deut 6.6-7; Mt 24.35). Il en était de même des actes de Dieu qui devaient aussi être gardés en mémoire (cf. Deut 4.9).

Cela conduisit à mettre par écrit dès que possible tout ce dont il fallait garder le souvenir (Ex 17.14; cf. Jos 10.13; 1 Rois 11.41; 1 Rois 14.19,29; etc). Un texte écrit permettait de fixer définitivement ce qu'une tradition orale aurait pu déformer. C'est là une des raisons d'être de la Bible en tant que livre.

Pourtant la Bible se distingue de tout autre livre historique par un fait fondamental: son contenu a été déterminé par Dieu lui-même (2 Pi 1.20-21).

Dieu a également veillé à ce que sa Parole soit transmise intacte (cf Mt 5.18; Es 40.8).

Le terme "Bible" vient du grec "biblia", pluriel de "biblion" (livre); ce mot est lui-même dérivé de "byblos" qui désignait tout document écrit, spécialement sur papyrus. La Bible est donc littéralement un "ensemble de livres" ou "les livres"; elle est "le livre par excellence" en contraste avec les textes profanes.

1. L'écriture et les matériaux utilisés
Au Proche-Orient, les civilisations de l'Antiquité développèrent très tôt différentes écritures. Les premières furent en caractères pictographiques, hiéroglyphiques et cunéiformes. La découverte des caractères alphabétiques dont l'usage se généralisa vers 1500 avant J.-C. apporta une simplification considérable et rendit l'écriture accessible à un beaucoup plus grand nombre de personnes.

Plusieurs supports pour l'écriture ont été employés:

Les pierres et les briques (Job 19.24; Ex 32.15-16; Deut 27.2-3),
Les papyrus d'origine végétale. Connus dès le deuxième millénaire avant J.-C., ils se présentaient sous forme de rouleaux (Esd 6.2; Ps 40.8; Ez 2.9; Za 5.1) sur lesquels les textes étaient écrits en colonnes successives (Jér 36.23).
Le parchemin (2 Ti 4.13), d'origine animale. Il fut mis au point au 2e siècle avant JC: Ce matériel était bien plus durable que le papyrus.
Ainsi, lorsque Moïse commença la rédaction de ses écrits, il avait à sa disposition les papyrus et les caractères alphabétiques.

2. La rédaction de l'Ancien Testament
La première mention du livre de la révélation de Dieu se trouve en Ex 17.14 lorsque Dieu ordonna à Moïse d'ajouter au livre déjà existant le compte rendu de la bataille contre Amalek

Il fut complété au fur et à mesure des évènements et des révélations (Jos 24.26) Le livre de l'alliance ou livre de la Loi est souvent mentionné (Ex 24.7; Dt 17.18; Dt 31.24-26; Jo 1.8; Né 8.1-3; Da 9.2)

Tous les écrits de l'AT furent terminés au 4 eme siècle avant JC. La plupart d'entre eux avaient été assemblés au 5 eme siècle, probablement par Esdras le scribe (cf Esd 7.6,12,21). Les 5 livres de Moïse furent admis comme canoniques aux environs de 444 avant notre ère; les livres des prophètes entre 300 et 200 et les "Saintes Ecritures" dès 165 avant JC. Dès lors le canon sacré ("règle à mesurer": ce qui est droit) fut séparé de tous les textes non inspirés, notamment des livres dits apocryphes.

Au cours de l'histoire plusieurs classements sont apparus mais, dans tous les cas on retrouve les 3 sections auxquelles le Seigneur se réfère en Luc 24.44.

La Thora: Les 5 livres de Moïse (Gn, Ex, Lv, Nb, Dt)
Les N'biim: Les prophètes (yc Josué, Juges, 1et 2 Samuel, 1 et 2 Rois)
Les Kethubim: Les Psaumes et autres écritures(Jb, Pr, Ct, Ec, La, Est, Da, Esd, Né,1&2 Ch)
3. La transmission du texte biblique
Pour être certain de pouvoir conserver le texte il fallait faire, manuellement, un grand nombre de copies. Ce sont principalement des scribes de Jérusalem et les Samaritains qui s'y adonnèrent.

Au 3 ème siècle le roi d'Egypte Ptolémée II Philadelphe ordonna la traduction de toute la littérature juive. C'est ainsi que naquit la "version des Septante" (LXX). Elle se répandit largement dans le bassin méditerrannéen et prépara ainsi la venue du Messie. (cf Jn 12.20-21; Mt 2.1-2)

Les LXX classent les livres par thèmes et de façon chronologique. C'est cette classification qui prévaut dans les traductions telles que Jérusalem, Segond, Darby, etc...

LE COMBAT SPIRITUEL

Lecture proposée: Ep 6.10-18
1. L'action de Satan contre les croyants
Ennemi irréductible de Dieu, il est l'ennemi de tous les croyants (1 Pi 5.8; Luc 22.31).
Il incite à la rébellion contre Dieu (Gen 3.1-6; cf. Job 2.9-10).
Il insinue le doute au sujet de la parole et de la bonté de Dieu (Gen 3.1,4-5).
Il tente (1 Th 3.5; 1 Ch 21.1).
Il accuse (Ap 12.10; Zach 3.1) en cherchant à remettre en cause le pardon de Dieu.
Il peut infliger la souffrance et la maladie, exciter la persécution (Jb 2.7; Ap 12.17; Ap 13.7).
2. La situation du croyant face à Satan
Dieu est le Maître, Christ est vainqueur
Dieu a toujours une pleine autorité sur Satan (Mt 8.31; Mc 1.32-34; Job 1.12; Jb 2.6).
Jésus Christ a vaincu Satan à la croix (Hb 2.14); il l'a jugé et destitué de son autorité. Il a fait de même pour les puissances qui dépendent du diable (Jn 12.31; Col 2.15; 1 Jn 3.8b).
Le croyant est sous la protection de Dieu qui reste toujours maître de la situation:
1. Même si c'est Satan qui intervient le croyant accepte l'épreuve de la main de Dieu (Jb 1 et 2; Jb 42.11).
2. Satan ne peut pas agir sans le consentement de Dieu qui, de plus, limite son action (Jb 1.12; Jb 2.6).
Le croyant est "en Jésus Christ"
Par l'oeuvre de Christ, le Père a délivré les croyants de la puissance des ténèbres (Col 1.13).
Il n'y a maintenant plus aucune condamnation pour ceux qui "sont dans le Christ Jésus" (Rm 8.1)
Les ressources du croyant
Ne pas vivre dans la crainte de Satan (Rom 8.31-34; cf. Es 51.12-14)
Connaître ses intentions et ses méthodes (2 Co 2.11) et être vigilant (Ep 4.27; Jc 4.7)
Résister au diable en manifestant une foi ferme en Jésus Christ (1 Pi 5.8-9; Jc 4.7).
Revêtir "l'armure complète de Dieu" (Ep 6.11-18) dont il a besoin:
1. La ceinture de la vérité,
2. La cuirasse de la justice,
3. Les pieds chaussés du zèle qui vient de l'Evangile,
4. Le bouclier de la foi qui éteindra tous les dards enflammés du Méchant
5. Le casque du salut,
6. L'épée de l'Esprit qui est la parole de Dieu
7. La prière par l'Esprit.
Se rappeler que la force vient de Jésus Christ, le vainqueur (Ep 6.10).
Ne jamais oublier que Satan ne peut pas séparer le croyant de l'amour de Dieu (Rm 8.38)
Les exemples bibliques
Les 12 et les LXX eurent l'autorité de marcher sur la puissance de l'ennemi (Lc 9.1; Lc 10.17-19)
Le Seigneur ressuscité donna aux croyants le pouvoir de chasser les démons (Mc 16.17)
Les apôtres et les disciples chassèrent les démons. (Ac 5.16; Ac 8.7; Ac 16.18; Ac 19.12)
Les croyants doivent "éprouver les esprits pour voir s'ils sont de Dieu" (Jn 4.1-3)
VA ARRIERE DE MOI SATAN
MATTHIEU 16.23

Histoire de la Bible

Du 17e siècle à nos jours
1. Découverte des codex
On appelle codex des manuscrits anciens sous forme de feuilles reliées en volume et non en rouleau. Les plus importants sont:
le Codex Alexandrinus du 5e siècle, donné en 1628 au roi d'Angleterre par le patriarche de Constantinople;
le Codex Vaticanus du 4e siècle, mis au jour vers 1850;
le Codex Sinaïticus du 4e siècle, examiné pour la première fois par Tischendorf en 1844 au monastère Ste Catherine dans le Sinaï.
2. Les sociétés bibliques
L'histoire de Mary Jones conduit à la fondation de la Société Biblique Britannique en 1804. Celle-ci sera la mère de toutes les sociétés bibliques. Leur but est d'imprimer la Parole de Dieu et de la diffuser largement a des conditions accessibles a tous. L'abondante diffusion des Ecritures qui s'ensuivit fut à la base de l'effort missionnaire du l9e siècle et des divers mouvements de réveil spirituel.
3. Diffusion actuelle des Ecritures
On estime qu'à l'heure actuelle (chiffres de 1985) 500 millions de portions de la Bible (dont 12 millions de Bibles complètes) sont répandues chaque année dans le monde. Des textes écrits de la Parole de Dieu existent dans plus de 1800 langues, parmi les 5500 qui sont parlées sur le globe. Des disques comportant des textes bibliques existent en 4200 langues.
4. Traductions modernes les plus répandues
Traductions Protestantes: (généralement sans commentaires)
Segond (1880, révisée en 1910, 1975 et 1978)
Darby (1885)
Synodale (1910)
Bible en français courant (1982)
NT "Bonne nouvelle aujourd'hui" (1971)
Traductions Catholiques et oecuméniques: (avec les apocryphes et des commentaires)
Crampon (1904)
Liénard (1950)
Maredsous (1952)
Jérusalem (1955) 33 collaborateurs de l'Ecole biblique catholique de Jérusalem
Osty (1961)
Oecuménique: Traduction oecuménique de la Bible, ou TOB (1975) 113 collaborateurs
Traductions Israélites:
Zadoc Kahn (1899) Ancien Testament
Chouraki (1977) Bible complète
Le traducteur se trouve constamment confronté à deux possibilités:
la précision formelle (correspondance des mots et des structures grammaticales)
la précision du contenu ("équivalence dynamique": le sens doit être exprimé le mieux possible dans la langue de traduction)
Bien que cherchant toujours un moyen terme entre ces deux extrêmes les traducteurs imprimeront à leur traduction une tendance plus ou moins marquée: La traduction Darby est un exemple du premier principe, la traduction en français courant est un exemple du second.
5. Preuves externes confirmant la Bible
Au cours des 18 et 19eme siècles apparaît la critique biblique. Les Ecritures sont contestées. Mais dès le 19eme siècle Dieu permet que se multiplient les confirmations de l'exactitude du texte:
Preuves archéologiques
Découvertes de vieux manuscrits
Réalisation des prophéties bibliques

LIRE LA BIBLE

Introduction
S'installer dans un lieu favorable. Respecter un moment de silence qui favorise l'atmosphère de recueillement propice à la lecture et à la méditation de la Bible.
Prier, même brièvement, pour demander à Dieu le secours de son Esprit. Pourquoi ne pas le faire avec une strophe du psaume 119 ?
Lire le passage du jour. Si on peut en prendre le temps, une seconde lecture dans une autre traduction sera souvent profitable. Méditer un texte biblique suppose une démarche interactive en quatre temps:
1. D'abord, il s'agit d'observer le texte. Tant de détails nécessaires à sa compréhension peuvent passer inaperçus!
2. Ensuite, il s'agit de le comprendre, c'est-à-dire de découvrir ce qu'il voulait dire à ses premiers destinataires.
3. Puis, une fois le sens dégagé, il s'agit de réfléchir à la manière dont le texte doit être appliqué: comment il peut devenir une parole pour moi aujourd'hui.
4. Enfin, il est impensable de ne pas répondre à la parole que Dieu nous a adressée, c'est pourquoi, méditer c'est aussi prier.
La revue trimestrielle EPI proposée par la Ligue pour la Lecture de la Bible (en Suisse, Le Lecteur de la Bible) vous propose un commentaire par jour, destiné à éclairer les textes difficiles et à proposer des pistes de réflexion.
Observation
1.
De qui ou de quoi me parle ce texte?
2. S'il s'agit d'un récit, ai-je bién identifié tous les personnages et observé le déroulement de l'action ?
3. S'il s'agit d'un écrit prophétique ou de sagesse, d'un psaume ou d'une épître, est-ce que je peux dire en une phrase de quel sujet il est question ?
4. Y a-t-il dans ce passage quelque chose que je n'ai trouvé nulle part ailleurs dans la Bible ?
Explication
5.
Quelle est la lecon principale qui se dégage de ce texte ?
6. Quel effet devait-il produire sur ses premiers destinataires ?
7. Ce passage m'enseigne-t-il quelque chose sur Dieu: Le Père, le Fils ou le Saint-Esprit ?
8. M'enseigne-t-il quelque chose sur l'être humain ?
9. Y a-t-il un autre texte biblique qui pourrait m'aider à comprendre celui-ci ?
Application
10.
M'aide-t-il à comprendre une situation que je vis ou qui se déroule dans mon entourage ?
11. Me donne-t-il un exemple à suivre ou à ne pas suivre ?
12. Comment vais je prier après l'avoir médité ?
13. Y a-t-il dans ce texte quelque chose qui me choque ou que j'ai de la peine à accepter?
14. Y a-t-il un ordre auquel je devrais obéir ou une invitation à changer ma façon de penser ou d'agir ?
15. Est-ce que je peux puiser dans ce passage un encouragement ou une promesse ?
16. Y a-t-il une parole dont je puisse faire un mot d'ordre pour aujourd'hui ?
Prier
C'est le moment de prier. Pourquoi ne pas le faire un crayon à la main ? Pour noter les conclusions qui m'engagent et qu'il faudra me rappeler régulièrement mais aussi les préoccupations qui viennent troubler ma méditation et que je ne veux pas oublier: promesses à tenir, tâches à accomplir; personnes à contacter.

Culte du 5 novembre 2011 - Richard Lehmann "Les promesses de l’Apocalypse"

Culte de 5 novembre 2011 - Richard Lehmann from Eglise Adventiste on Vimeo.

LE MARIAGE ET LE CÉLIBAT DANS LA BIBLE

Lecture proposée: Matthieu 19.3-12
1. L'INSTITUTION DU MARIAGE
Avant que la chute intervienne, Dieu dit: "Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide qui lui corresponde" (Gn 2.18). Selon les pensées de Dieu l'homme a besoin de complémentarité, d'un vis-à-vis pour communiquer et d'un collaborateur.
Dieu institue alors le mariage (Gn 2.24) comme moyen idéal pour réaliser cette complémentarité. Ainsi le mariage est le lien établi entre un homme et une femme qui se donnent entièrement l'un à l'autre sans restriction pour constituer une unité. L'aspiration au mariage est donc juste et saine.
2. LA NATURE DU MARIAGE
La doctrine biblique sur le mariage est condensée dans cette affirmation: "L'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair" (Gn 2.24; Mt 19.5; Ep 5.31) Il est une union totale sur les plans affectif, psychique et corporel.
L'union de Christ et de l'Eglise (Ep 5.21-33) est un modèle du mariage.
Le mariage est appelée à durer tant que vivent les deux conjoints. Le mariage est indissoluble.( Mt 19.6; 1 Co 7.10,39; Rm 7.2-3)
3. MARIAGE, FAMILLE, SOCIÉTÉ, ÉGLISE
Dans la Bible, le mariage est vu en relation avec la famille et la société. En effet, la cérémonie du mariage est une fête de famille dont les époux sont le centre.( Jn 2.1-10; Gn 29.21-22; Jr 16.8-9; Es 61.10; Ct 3.11; Jr 2.32).
Selon Rm 13.1-6 nous devons être soumis aux autorités. Ce sont elles qui établissent les lois qui régissent les devoirs des époux.( Rm 7.1-2; Lv 18.1-18).Le respect de l'institution du mariage permet la sauvegarde de la moralité dans la société (1 Co 7.2).
Lorsque les futurs conjoints sont des enfants de Dieu, l'assemblée manifeste de l'intérêt pour leur mariage puisqu'elle s'associe à leur joie (cf. Rm 12.15; 1 Co 12.26).
Dieu a institué le mariage pour tous les hommes, croyants ou incroyants. La cérémonie religieuse ne "marie pas les conjoints". Elle permet:
- A l'assemblée: D'invoquer la bénédiction divine sur l'union d'un couple de croyants et de rappeler les enseignements de la Parole de Dieu
- Aux mariés: d'affirmer leur désir de vivre leur union selon les normes bibliques, de se placer sous le regard de Dieu, de témoigner de leur foi.
4. LA SEXUALITÉ
L'ordre de procréer a été donné par Dieu avant l'apparition du péché (Gn 1.27-28), la sexualité n'est ni honteuse ni inavouable. L'instinct sexuel est bon; il est un don de Dieu dont le croyant doit apprendre à jouir en se soumettant aux directives de son Créateur (cf. Gn 1.31; 1 Ti 4.4).
l'acte sexuel n'est pas une fin en soi. Il est le sceau sur l'union de deux êtres qui s'aiment et ont résolu de construire ensemble un foyer sur une base bien définie, impliquant un engagement et une fidélité réciproques (Mt 19. 5-6). Il y a d'abord accord de sentiments (se marquant aussi par une attitude), de convictions, d'intentions et, finalement, union des corps dans le mariage.
La relation sexuelle a une dimension qui dépasse le simple domaine physique, elle engage l'être tout entier (1 Co 6.15-19 cf. Rm 12.1; Ph 1.20). Ainsi elle ne peut avoir lieu "à l'essai". Sans engagement réciproque elle sert des buts impropres car égoistes.
Sans restriction dans le cadre défini par Dieu (1 Co 7.4) elle est illicite en dehors (1 Co 6.13; 1 Th 4.3-5; cf. 1 Co 7.2).
5. LES RÔLES DE L'HOMME ET DE LA FEMME DANS LE COUPLE
L'homme et la femme sont égaux en dignité (1 Co 11.11-12 ; 1 Co 7.4; Ga 3.28), Pourtant l'homme et la femme ont des droits et des obligations bien précis au sein du couple. Aux chrétiens, la relation entre les conjoints est présentée comme le reflet de celle qui lie Jésus Christ (la tête) à son corps qu'est l'Eglise (cf. Ep 5.22-33).
L'homme est la tête ou le chef de la femme (1 Co 11.3); l'homme accomplit sa tâche s'il est soumis à Christ et s'il aime sa femme et recherche le bien de celle-ci (Col 3.19; Ep 5.25-29,33); selon la Bible, l'autorité s'exerce dans l'amour.
La femme remplit sa mission en se soumettant, par amour, à son mari (Ep 5.22-24; Col 3.18), c'est-à-dire en reconnaissant son autorité, mais sans servilité, tout en gardant sa personnalité et en la laissant s'épanouir (Pr 31.10-31).
6. CAMARADERIE ET AMITIÉ
Les revendications normales de la sexualité et ses manifestations corporelles ne doivent pas culpabiliser celui ou celle qui les ressent, mais elles nécessitent la vigilance.
Les contacts entre jeunes doivent être naturels et simples. Le flirt n'est pas de l'amitié. Une amitié profonde entre un garçon et une fille, peut difficilement en rester là, il faut le savoir.
Avant de manifester des sentiments à une personne il convient de maîtriser son impulsion (cf. 2 Pi 1.6; Ga 5.22; Rm 8.12) et de placer la question devant Dieu. Toute démarche aventureuse expose au danger et peut connaître des suites douloureuses.
7. LA PERSPECTIVE DU MARIAGE
Avant de s'engager dans une fréquentation, le croyant ou la croyante considérera l'influence que les éléments spirituels et humains ont sur le mariage. Un certain nombre de conditions sont a respecter pour que l'union envisagée puisse être réellement heureuse.
a) Conditions spirituelles
Il est essentiel de rechercher d'abord la volonté de Dieu (Ps 127.1; Rm 12.2) en lui faisant entièrement confiance (la foi entre en jeu dans ce domaine comme en tous les autres). Dieu a fait des promesses pour ceux et celles qui se confient en lui (Ps 37.3-6; etc.). Par la prière (Ph 4.6-7), par le conseil de chrétiens expérimentés, par les circonstances, le croyant sera amené à un choix conforme a la volonté de Dieu.
Le mariage d'un croyant avec un incrédule est interdit par Dieu.( Dt 7.3; 2 Co 6.14; 1 Co 7.39c) il ouvre la porte au relâchement spirituel et à bien des souffrances (Dt 7.4; Ex 34.15-16). Celui ou celle qui épouse une ou un inconverti connaît un arrêt dans sa marche avec Dieu (cf. 1 Rois 11.1-8).
L'unité dans le mariage ne peut être réellement profonde que s'il y a unité de pensée et d'objectif sur le plan spirituel.
b) Conditions personnelles
Entrer dans le mariage demande une certaine maturité. Pour pouvoir "quitter son père et sa mère" (Mt 19.5), l'exercice d'une vie indépendante devrait être acquis sur le plan matériel et sur celui du caractère. La maturité se démontre par la présence de trois éléments fondamentaux: la capacité d'endosser des responsabilités, une certaine stabilité émotionnelle, un amour capable de donner et de composer avec un partenaire.
Il faut avoir une vision réaliste du mariage: celui-ci ne doit être ni surestimé, ni sous-estimé. Un bon mariage apporte beaucoup de bonheur, mais il multiplie aussi le nombre des problèmes.
c) Conditions générales
D'autres éléments sont encore à considérer; il convient de
réfléchir (cf. Luc 14.28-30) et évaluer la portée de la décision en se rappelant que le mariage est indissoluble;
s'assurer que l'amour soit réellement réciproque: un amour bien défini doit exister avant le mariage (il faut aimer être ensemble);
connaître le caractère de l'autre; la personnalité et le tempérament doivent être compatibles;
prêter attention au milieu social, à l'éducation, aux points d'intérêts communs, a la différence d'âge, de langue maternelle ou de culture, ainsi qu'aux éventuels problèmes de santé ou d'hérédité;
s'assurer qu'il y ait conviction personnelle chez l'un et l'autre, sans pression de quiconque (cf. Gn 24.58; Rm 14.23);
parler ensemble de la façon dont chacun conçoit l'avenir (emploi du temps, engagement dans la vie de l'Eglise, enfants, vie sexuelle, emploi de l'argent, etc.).
8. LE CÉLIBAT
Le célibat n'est pas un état plus élevé ou plus saint que le mariage.Il n'est pas non plus un état inférieur. Le bonheur se trouve dans la confiance en Dieu et non dans le célibat ou le mariage qui a aussi son lot de douleur.(cf. Mt 6.10b; Rm 8.28; 1 Co 7.28) .
• Il peut être un choix, une grâce accordée, un état imposé (Mt 19.9-12; 1 Co 7.7). Dans ce dernier cas il constitue une souffrance.
• A l'évidence il permet plus de consécration au Seigneur (Mt 19.12; 1 Co 7.32-35)
NOTES
LE CONCUBINAGE - LE PACS
Au sens actuel, le concubinage est l'état d'un homme et d'une femme qui vivent ensemble sans être légalement mariés. Une telle association ne correspond pas aux normes bibliques.
L'ADULTÈRE ET LA FORNICATION
L'adultère est l'état ou l'acte d'une personne mariée qui a des relations sexuelles avec une autre personne consentante que son conjoint légal (cf. aussi Mc 10.11-12; Mt 5.28). L'adultère est formellement interdit par Dieu (Ex 20.14; Lv 20.10; Mt 5.27). Il détruit l'essence même du mariage.
La fornication caractérise toute relation sexuelle hors mariage.
LA POLYGAMIE
La polygamie est la pratique d'un homme qui consiste à avoir plusieurs épouses en même temps.
L'Ancien Testament ne condamne pas la polygamie mais en décrit ouvertement les effets néfastes: jalousie, rivalités, souffrances (cf. 1 Sa 1.2,5-7; Gn 30.1). Le texte de Gn 2.24 montre que, dès l'origine, c'est l'union monogamique qui est la norme.
Le Nouveau Testament exclue la pensée de la polygamie (cf. Ep 5.25,28; 1 Co 7.2; 1 Ti 3.2).
LE DIVORCE
Le mariage est indissoluble avant le décès de l'un des conjoints. Le Seigneur enseigne que seule la fornication autorise la répudiation (Mt 5.31-32; Mt 19.3-9).
Si un des conjoints d'un couple inconverti devient chrétien, le croyant ne doit pas rejeter son conjoint incrédule mais si l'incrédule s'en va le conjoint croyant retrouve sa liberté. (1Co 7.15; 2 Co 5.17)
LE REMARIAGE
Lorsqu'un conjoint est décédé, l'autre a pleinement le droit de se remarier (Rm 7.2), mais Paul précise, en ce qui concerne les chrétiens, que cette union doit avoir lieu "dans le Seigneur" (1 Co 7.39), c'est-à-dire avec quelqu'un qui appartient à Jésus Christ.
Une personne divorcée qui ne porte pas la responsabilité de la rupture semble avoir la possibilité de se remarier (Mt 19.9; 1 Co 7.15). Par contre le remariage de personnes divorcées à tort est interdit (Mt 19.9; Mt 5.32). Dans tous les cas il faudra agir avec prudence, sérieux, lenteur et crainte.

La Prière

Lecture proposée: Matthieu 6.5-15
Par la Bible Dieu parle aux hommes (Ex 24.3-4; Hb 1.1), par la prière les hommes peuvent parler à Dieu (Ps 5.1-3). Dieu veut que ses enfants prient (1 Th 5.17-18; Lc 21.36). Il lui est agréable que nous le priions (Mt 7.7-11; 1 Tm 2.1-3) même s'il connaît d'avance tous nos besoins.( Mt 6.8)
1. Généralités
L'Ecriture présente divers types de prières (Ph 4.6; 1 Tm 2.1)
Les requêtes: Demandes pour un besoin
Les supplications: prières instantes et persévérantes
Les intercessions: Prières pour d'autres
les actions de grâces: Remerciements, reconnaissance, louange, adoration.
La prière peut être formulée:
En particulier; (Mt 6.6; Da 6.10)
En commun (Mt 18.19-20; Ac 12.12)
En tout temps (Ep 6.18)
En tout lieu (1 Tm 2.8)
En toutes circonstances (Ph 4.6)
2. L'exemple de Jésus Christ
Pendant son ministère terrestre, Jésus prie:
en particulier (Mt 14.23; Lc 5.16);
en public (Jn 11.41-42; Mt 14.19);
en tout temps:
le matin (Mc 1.35),
pendant la journée (Jn 11.41-42);
le soir (Mt 14.22-23),
la nuit (Lc 6.12)
en toutes circonstances:
dans les moments d'intense activité (Lc 5.15-16),
avant tous les grands événements (Lc 6.12-13; Jn 16.32-17.1),
après la bénédiction (Mt 14.15-23),
dans l'angoisse (Mt 26.36-39),
dans l'épreuve extrême (Lc 23.46);
en divers lieux:
dans une maison (Lc 24.29-30),
sur une montagne (Lc 9.28),
sur la croix (Lc 23.34,46).
3. L'enseignement biblique sur la prière
La Bible nous enseigne à prier:
Dieu le Père (Jn 16.23-24; Ep 3.14-16)
Mais aussi le Fils: Ac 7.59; 1 Co 1.2 -
au nom de Jésus (Jn 14.13-14; Ep 5.20)
par l'Esprit (Jd 20; Ep 6.18).
avec foi (Mt 21.22; Jc 1.5-8)
avec persévérance (Lc 18.1; Rm 12.12)
avec sincérité (Ps 145.18; Rm 8.26-27)
Dieu exauce "au temps favorable", c'est-à-dire quand il veut et comme il veut (2 Co 6.2)
4. Les obstacles à l'exaucement.
le doute (Jc 1.6-7; Jn 11.39-40)
la recherche de l'intérêt personnel (Jc 4.3; Mt 20.20-21)
le manque de mise en pratique (Pr 28.9; Za 7.11-13)
une situation de péché non réglée (Mc 11.25; Es 59.1-2)
5.Sujets de prières
pour que Dieu soit glorifié (Mt 6.9-10)
pour exposer nos besoins (Ph 4.6)
les uns pour les autres (Jc 5.16; Rm 1.9-10)
pour les serviteurs de Dieu (Ep 6.19; Col 4.3)
pour les autorités (1 Tm 2.1-2)
en faveur de tous les hommes (1 Tm 2.1)
pour comprendre la Parole (Ps 119.18).
VEILLEZ ET PRIEZ
MARC 14.38

La Lecture de la Bible

1. Les raisons de lire la Bible
Elle n'est pas un livre humain mais la Parole de Dieu (1 Th 2.13 )
Elle est la vérité pour tous les hommes de tous les temps (Jn 17.17; Ps 119.142,151,160; Col 1.5)
Elle est immuable, elle ne passera pas (Mt 24.35; 1 P 1.25; Ps 119.89)
Elle est unique et différente de tous les autres livres (Dt 4.5-8)
Elle est le seul moyen pour connaitre Dieu, ses pensées, son salut (Jn 20.31)
2. Les effets de la lecture de la Bible
Toute écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne oeuvre.(2 Tm 3.16). D'autre part la Bible
Engendre la vie de Dieu (Jc 1.18; 1P 1.23)
Est une nourriture pour l'âme (Mt 4.4)
Conduit dans la vérité (Ps 119.105)
Communique des certitudes (1 Jn 5.13) ainsi que l'Espérance (Rm 15.4)
Convainc de péché et corrige nos conceptions ou attitudes fautives (Hb 4.12)
Nous prévient des dangers du péché et éclaire notre chemin (Ps 119.9,105)
Il y a une grande bénédiction personnelle à lire et à mettre en pratique la Parole de Dieu, celui qui le fait - outre les difficultés dont il n'est pas exempt est:
* Bienheureux dans son faire (Jc 1.25)
* Porte du fruit et tout ce qu'il fait prospère (Ps 1.1-3; Jo 1.8)
3. Les conditions favorables à une lecture fructueuse
Nous ne pouvons pas la Bible comme s'il s'agissait d'un quelconque livre. Il convient
D'être pénétré de son caractère sacré: c'est la révélation de Dieu (Ga 1.11-12)
De s'en approcher avec prière (Ps 119.18,27,33) car c'est Dieu seul qui peut ouvrir notre intelligence pour que nous la comprenions (Lc 24.45 Lc 8.15)
De s'en approcher avec ouverture de coeur, sincérité et humilité Ps 119.10
D'avoir le réel désir de mettre en pratique ce que l'on apprend (Jc 1.22-24; Mt 7.24)
4. La méditation personnelle de la Bible
C'est tout à la fois une responsabilité et un privilège que de lire, méditer et étudier la Bible (Ps 1.2; Jo 1.8; Dt 17.18-19; Ac 17.11).Il faut le faire avec intelligence, diligence, persévérance.
S'appliquer à bien comprendre le sens (Lois du contexte historique, biblique, culturel etc... A qui cela est-il écrit, à quel moment, pourquoi ?
Quel enseignement personnel puis-je en tirer ?
Suis-je prêt a faire un effort pour continuer la lecture ou est-ce que je m'arrête à la première difficulté ?
Suis-je prêt à mémoriser un verset .... et à le mettre en pratique ? (Ps 119.11)
SONDEZ LES ECRITURES
JEAN 5.39

La vie par la foi

Lecture proposée: Hébreux 11.20-40
1.La persévérance - Abraham et Sara (Hb 11.11-12)
Comment obtenir une postérité nombreuse d'une femme en incapacité d'enfanter ? Abraham et Sara sont néanmoins restés dans l'attente de la réalisation de cette promesse car ils regardaient à la fidélité et à la puissance de Dieu (Rm 4.17-21). Leur foi leur donna la persévérance pour attendre le moment de Dieu. Tous les croyants sont appelés à persévérer en comptant par la foi sur la fidélité et la puissance de Dieu (Hb 6.11-12; Hb 10.36-38; Ac 14.22).
2. Le renoncement et l'engagement - Moïse (Hb 11.24-26)
Moïse renonça à des avantages personnels et temporels (rang social élevé, richesses) et préféra une situation difficile et la communion avec Dieu, à une situation facile mais sans cette communion. Le croyant est appelé à renoncer à tout ce qui s'acquiert au prix du reniement de Dieu, à tout ce qui prend la place de Dieu et à ce qui met des obstacles à sa disponibilité pour Dieu (Mt 6.24; Ph 3.7-8). Il regarde à l'avenir plutot qu'au présent. (Mc 10.28-30; 2 Co 4.17-18; Rm 8.18)
3. La fermeté - Moïse (Hb 11.27)
Face à l'opposition et la puissance visible de Pharaon, qui voulait empêcher la sortie du peuple d'Israël, Moïse resta ferme et refusa tout compromis; il plaça sa confiance (sa foi) dans la suprématie du Dieu invisible. Le Nouveau Testament contient de très nombreux appels à la fermeté:
au sein de l'opposition (1 Th 3.1-3);
face aux attaques du diable (1 Pi 5.8-9; Ep 6.11-13);
dans l'attachement aux enseignements bibliques (2 Th 2.15);
dans le témoignage (Ph 1.27).
Cette fermeté a pour base la foi (1 Co 16.13) qui s'appuie sur Dieu seul.
4. La délivrance - Moïse (Hb 11.29)
Bloqué entre la Mer Rouge et l'armée égyptienne, le peuple d'Israël se trouvait dans une situation sans issue. La foi de Moïse dans la toute puissance de Dieu ranima la foi chancelante du peuple et le fit accéder à la délivrance. Dieu, qui est tout puissant, peut intervenir lorsque le croyant se trouve dans une situation sans issue; il le fait en réponse à l'appel du croyant et à la foi qu'il manifeste (Ps 34.18-20; 2 Pi 2.9a; cf. Dan 3.17; Ac 28.36).
5. La victoire - Josué (Hb 11.30)
Dans une situation de guerre et devant l'obstacle des murailles de Jéricho, Josué et le peuple d'Israël attendaient par la foi l'intervention de Dieu en leur faveur (cf. Dt 1.29-31). Ils persévérèrent sept jours jusqu'à la victoire. Tout croyant est engagé dans un combat (Rm 15.30; Ep 6.12); pour être victorieux, il doit avant tout garder la foi (1 Tim 1.19; 1 Tim 6.11-12) et s'attendre à l'intervention de Dieu en sa faveur.
SANS LA FOI IL EST IMPOSSIBLE DE PLAIRE A DIEU
HÉBREUX 11.6