Culte de 5 novembre 2011 - Richard Lehmann from Eglise Adventiste on Vimeo.
LE MARIAGE ET LE CÉLIBAT DANS LA BIBLE
Lecture proposée: Matthieu 19.3-121. L'INSTITUTION DU MARIAGE
Avant que la chute intervienne, Dieu dit: "Il n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide qui lui corresponde" (Gn 2.18). Selon les pensées de Dieu l'homme a besoin de complémentarité, d'un vis-à-vis pour communiquer et d'un collaborateur.
Dieu institue alors le mariage (Gn 2.24) comme moyen idéal pour réaliser cette complémentarité. Ainsi le mariage est le lien établi entre un homme et une femme qui se donnent entièrement l'un à l'autre sans restriction pour constituer une unité. L'aspiration au mariage est donc juste et saine.
2. LA NATURE DU MARIAGE
La doctrine biblique sur le mariage est condensée dans cette affirmation: "L'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair" (Gn 2.24; Mt 19.5; Ep 5.31) Il est une union totale sur les plans affectif, psychique et corporel.
L'union de Christ et de l'Eglise (Ep 5.21-33) est un modèle du mariage.
Le mariage est appelée à durer tant que vivent les deux conjoints. Le mariage est indissoluble.( Mt 19.6; 1 Co 7.10,39; Rm 7.2-3)
3. MARIAGE, FAMILLE, SOCIÉTÉ, ÉGLISE
Dans la Bible, le mariage est vu en relation avec la famille et la société. En effet, la cérémonie du mariage est une fête de famille dont les époux sont le centre.( Jn 2.1-10; Gn 29.21-22; Jr 16.8-9; Es 61.10; Ct 3.11; Jr 2.32).
Selon Rm 13.1-6 nous devons être soumis aux autorités. Ce sont elles qui établissent les lois qui régissent les devoirs des époux.( Rm 7.1-2; Lv 18.1-18).Le respect de l'institution du mariage permet la sauvegarde de la moralité dans la société (1 Co 7.2).
Lorsque les futurs conjoints sont des enfants de Dieu, l'assemblée manifeste de l'intérêt pour leur mariage puisqu'elle s'associe à leur joie (cf. Rm 12.15; 1 Co 12.26).
Dieu a institué le mariage pour tous les hommes, croyants ou incroyants. La cérémonie religieuse ne "marie pas les conjoints". Elle permet:
- A l'assemblée: D'invoquer la bénédiction divine sur l'union d'un couple de croyants et de rappeler les enseignements de la Parole de Dieu
- Aux mariés: d'affirmer leur désir de vivre leur union selon les normes bibliques, de se placer sous le regard de Dieu, de témoigner de leur foi.
4. LA SEXUALITÉ
L'ordre de procréer a été donné par Dieu avant l'apparition du péché (Gn 1.27-28), la sexualité n'est ni honteuse ni inavouable. L'instinct sexuel est bon; il est un don de Dieu dont le croyant doit apprendre à jouir en se soumettant aux directives de son Créateur (cf. Gn 1.31; 1 Ti 4.4).
l'acte sexuel n'est pas une fin en soi. Il est le sceau sur l'union de deux êtres qui s'aiment et ont résolu de construire ensemble un foyer sur une base bien définie, impliquant un engagement et une fidélité réciproques (Mt 19. 5-6). Il y a d'abord accord de sentiments (se marquant aussi par une attitude), de convictions, d'intentions et, finalement, union des corps dans le mariage.
La relation sexuelle a une dimension qui dépasse le simple domaine physique, elle engage l'être tout entier (1 Co 6.15-19 cf. Rm 12.1; Ph 1.20). Ainsi elle ne peut avoir lieu "à l'essai". Sans engagement réciproque elle sert des buts impropres car égoistes.
Sans restriction dans le cadre défini par Dieu (1 Co 7.4) elle est illicite en dehors (1 Co 6.13; 1 Th 4.3-5; cf. 1 Co 7.2).
5. LES RÔLES DE L'HOMME ET DE LA FEMME DANS LE COUPLE
L'homme et la femme sont égaux en dignité (1 Co 11.11-12 ; 1 Co 7.4; Ga 3.28), Pourtant l'homme et la femme ont des droits et des obligations bien précis au sein du couple. Aux chrétiens, la relation entre les conjoints est présentée comme le reflet de celle qui lie Jésus Christ (la tête) à son corps qu'est l'Eglise (cf. Ep 5.22-33).
L'homme est la tête ou le chef de la femme (1 Co 11.3); l'homme accomplit sa tâche s'il est soumis à Christ et s'il aime sa femme et recherche le bien de celle-ci (Col 3.19; Ep 5.25-29,33); selon la Bible, l'autorité s'exerce dans l'amour.
La femme remplit sa mission en se soumettant, par amour, à son mari (Ep 5.22-24; Col 3.18), c'est-à-dire en reconnaissant son autorité, mais sans servilité, tout en gardant sa personnalité et en la laissant s'épanouir (Pr 31.10-31).
6. CAMARADERIE ET AMITIÉ
Les revendications normales de la sexualité et ses manifestations corporelles ne doivent pas culpabiliser celui ou celle qui les ressent, mais elles nécessitent la vigilance.
Les contacts entre jeunes doivent être naturels et simples. Le flirt n'est pas de l'amitié. Une amitié profonde entre un garçon et une fille, peut difficilement en rester là, il faut le savoir.
Avant de manifester des sentiments à une personne il convient de maîtriser son impulsion (cf. 2 Pi 1.6; Ga 5.22; Rm 8.12) et de placer la question devant Dieu. Toute démarche aventureuse expose au danger et peut connaître des suites douloureuses.
7. LA PERSPECTIVE DU MARIAGE
Avant de s'engager dans une fréquentation, le croyant ou la croyante considérera l'influence que les éléments spirituels et humains ont sur le mariage. Un certain nombre de conditions sont a respecter pour que l'union envisagée puisse être réellement heureuse.
a) Conditions spirituelles
Il est essentiel de rechercher d'abord la volonté de Dieu (Ps 127.1; Rm 12.2) en lui faisant entièrement confiance (la foi entre en jeu dans ce domaine comme en tous les autres). Dieu a fait des promesses pour ceux et celles qui se confient en lui (Ps 37.3-6; etc.). Par la prière (Ph 4.6-7), par le conseil de chrétiens expérimentés, par les circonstances, le croyant sera amené à un choix conforme a la volonté de Dieu.
Le mariage d'un croyant avec un incrédule est interdit par Dieu.( Dt 7.3; 2 Co 6.14; 1 Co 7.39c) il ouvre la porte au relâchement spirituel et à bien des souffrances (Dt 7.4; Ex 34.15-16). Celui ou celle qui épouse une ou un inconverti connaît un arrêt dans sa marche avec Dieu (cf. 1 Rois 11.1-8).
L'unité dans le mariage ne peut être réellement profonde que s'il y a unité de pensée et d'objectif sur le plan spirituel.
b) Conditions personnelles
Entrer dans le mariage demande une certaine maturité. Pour pouvoir "quitter son père et sa mère" (Mt 19.5), l'exercice d'une vie indépendante devrait être acquis sur le plan matériel et sur celui du caractère. La maturité se démontre par la présence de trois éléments fondamentaux: la capacité d'endosser des responsabilités, une certaine stabilité émotionnelle, un amour capable de donner et de composer avec un partenaire.
Il faut avoir une vision réaliste du mariage: celui-ci ne doit être ni surestimé, ni sous-estimé. Un bon mariage apporte beaucoup de bonheur, mais il multiplie aussi le nombre des problèmes.
c) Conditions générales
D'autres éléments sont encore à considérer; il convient de
réfléchir (cf. Luc 14.28-30) et évaluer la portée de la décision en se rappelant que le mariage est indissoluble;
s'assurer que l'amour soit réellement réciproque: un amour bien défini doit exister avant le mariage (il faut aimer être ensemble);
connaître le caractère de l'autre; la personnalité et le tempérament doivent être compatibles;
prêter attention au milieu social, à l'éducation, aux points d'intérêts communs, a la différence d'âge, de langue maternelle ou de culture, ainsi qu'aux éventuels problèmes de santé ou d'hérédité;
s'assurer qu'il y ait conviction personnelle chez l'un et l'autre, sans pression de quiconque (cf. Gn 24.58; Rm 14.23);
parler ensemble de la façon dont chacun conçoit l'avenir (emploi du temps, engagement dans la vie de l'Eglise, enfants, vie sexuelle, emploi de l'argent, etc.).
8. LE CÉLIBAT
Le célibat n'est pas un état plus élevé ou plus saint que le mariage.Il n'est pas non plus un état inférieur. Le bonheur se trouve dans la confiance en Dieu et non dans le célibat ou le mariage qui a aussi son lot de douleur.(cf. Mt 6.10b; Rm 8.28; 1 Co 7.28) .
• Il peut être un choix, une grâce accordée, un état imposé (Mt 19.9-12; 1 Co 7.7). Dans ce dernier cas il constitue une souffrance.
• A l'évidence il permet plus de consécration au Seigneur (Mt 19.12; 1 Co 7.32-35)
NOTES
LE CONCUBINAGE - LE PACS
Au sens actuel, le concubinage est l'état d'un homme et d'une femme qui vivent ensemble sans être légalement mariés. Une telle association ne correspond pas aux normes bibliques.
L'ADULTÈRE ET LA FORNICATION
L'adultère est l'état ou l'acte d'une personne mariée qui a des relations sexuelles avec une autre personne consentante que son conjoint légal (cf. aussi Mc 10.11-12; Mt 5.28). L'adultère est formellement interdit par Dieu (Ex 20.14; Lv 20.10; Mt 5.27). Il détruit l'essence même du mariage.
La fornication caractérise toute relation sexuelle hors mariage.
LA POLYGAMIE
La polygamie est la pratique d'un homme qui consiste à avoir plusieurs épouses en même temps.
L'Ancien Testament ne condamne pas la polygamie mais en décrit ouvertement les effets néfastes: jalousie, rivalités, souffrances (cf. 1 Sa 1.2,5-7; Gn 30.1). Le texte de Gn 2.24 montre que, dès l'origine, c'est l'union monogamique qui est la norme.
Le Nouveau Testament exclue la pensée de la polygamie (cf. Ep 5.25,28; 1 Co 7.2; 1 Ti 3.2).
LE DIVORCE
Le mariage est indissoluble avant le décès de l'un des conjoints. Le Seigneur enseigne que seule la fornication autorise la répudiation (Mt 5.31-32; Mt 19.3-9).
Si un des conjoints d'un couple inconverti devient chrétien, le croyant ne doit pas rejeter son conjoint incrédule mais si l'incrédule s'en va le conjoint croyant retrouve sa liberté. (1Co 7.15; 2 Co 5.17)
LE REMARIAGE
Lorsqu'un conjoint est décédé, l'autre a pleinement le droit de se remarier (Rm 7.2), mais Paul précise, en ce qui concerne les chrétiens, que cette union doit avoir lieu "dans le Seigneur" (1 Co 7.39), c'est-à-dire avec quelqu'un qui appartient à Jésus Christ.
Une personne divorcée qui ne porte pas la responsabilité de la rupture semble avoir la possibilité de se remarier (Mt 19.9; 1 Co 7.15). Par contre le remariage de personnes divorcées à tort est interdit (Mt 19.9; Mt 5.32). Dans tous les cas il faudra agir avec prudence, sérieux, lenteur et crainte.
La Prière
Lecture proposée: Matthieu 6.5-15Par la Bible Dieu parle aux hommes (Ex 24.3-4; Hb 1.1), par la prière les hommes peuvent parler à Dieu (Ps 5.1-3). Dieu veut que ses enfants prient (1 Th 5.17-18; Lc 21.36). Il lui est agréable que nous le priions (Mt 7.7-11; 1 Tm 2.1-3) même s'il connaît d'avance tous nos besoins.( Mt 6.8)
1. Généralités
L'Ecriture présente divers types de prières (Ph 4.6; 1 Tm 2.1)
Les requêtes: Demandes pour un besoin
Les supplications: prières instantes et persévérantes
Les intercessions: Prières pour d'autres
les actions de grâces: Remerciements, reconnaissance, louange, adoration.
La prière peut être formulée:
En particulier; (Mt 6.6; Da 6.10)
En commun (Mt 18.19-20; Ac 12.12)
En tout temps (Ep 6.18)
En tout lieu (1 Tm 2.8)
En toutes circonstances (Ph 4.6)
2. L'exemple de Jésus Christ
Pendant son ministère terrestre, Jésus prie:
en particulier (Mt 14.23; Lc 5.16);
en public (Jn 11.41-42; Mt 14.19);
en tout temps:
le matin (Mc 1.35),
pendant la journée (Jn 11.41-42);
le soir (Mt 14.22-23),
la nuit (Lc 6.12)
en toutes circonstances:
dans les moments d'intense activité (Lc 5.15-16),
avant tous les grands événements (Lc 6.12-13; Jn 16.32-17.1),
après la bénédiction (Mt 14.15-23),
dans l'angoisse (Mt 26.36-39),
dans l'épreuve extrême (Lc 23.46);
en divers lieux:
dans une maison (Lc 24.29-30),
sur une montagne (Lc 9.28),
sur la croix (Lc 23.34,46).
3. L'enseignement biblique sur la prière
La Bible nous enseigne à prier:
Dieu le Père (Jn 16.23-24; Ep 3.14-16)
Mais aussi le Fils: Ac 7.59; 1 Co 1.2 -
au nom de Jésus (Jn 14.13-14; Ep 5.20)
par l'Esprit (Jd 20; Ep 6.18).
avec foi (Mt 21.22; Jc 1.5-8)
avec persévérance (Lc 18.1; Rm 12.12)
avec sincérité (Ps 145.18; Rm 8.26-27)
Dieu exauce "au temps favorable", c'est-à-dire quand il veut et comme il veut (2 Co 6.2)
4. Les obstacles à l'exaucement.
le doute (Jc 1.6-7; Jn 11.39-40)
la recherche de l'intérêt personnel (Jc 4.3; Mt 20.20-21)
le manque de mise en pratique (Pr 28.9; Za 7.11-13)
une situation de péché non réglée (Mc 11.25; Es 59.1-2)
5.Sujets de prières
pour que Dieu soit glorifié (Mt 6.9-10)
pour exposer nos besoins (Ph 4.6)
les uns pour les autres (Jc 5.16; Rm 1.9-10)
pour les serviteurs de Dieu (Ep 6.19; Col 4.3)
pour les autorités (1 Tm 2.1-2)
en faveur de tous les hommes (1 Tm 2.1)
pour comprendre la Parole (Ps 119.18).
VEILLEZ ET PRIEZ
MARC 14.38
La Lecture de la Bible
1. Les raisons de lire la BibleElle n'est pas un livre humain mais la Parole de Dieu (1 Th 2.13 )
Elle est la vérité pour tous les hommes de tous les temps (Jn 17.17; Ps 119.142,151,160; Col 1.5)
Elle est immuable, elle ne passera pas (Mt 24.35; 1 P 1.25; Ps 119.89)
Elle est unique et différente de tous les autres livres (Dt 4.5-8)
Elle est le seul moyen pour connaitre Dieu, ses pensées, son salut (Jn 20.31)
2. Les effets de la lecture de la Bible
Toute écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne oeuvre.(2 Tm 3.16). D'autre part la Bible
Engendre la vie de Dieu (Jc 1.18; 1P 1.23)
Est une nourriture pour l'âme (Mt 4.4)
Conduit dans la vérité (Ps 119.105)
Communique des certitudes (1 Jn 5.13) ainsi que l'Espérance (Rm 15.4)
Convainc de péché et corrige nos conceptions ou attitudes fautives (Hb 4.12)
Nous prévient des dangers du péché et éclaire notre chemin (Ps 119.9,105)
Il y a une grande bénédiction personnelle à lire et à mettre en pratique la Parole de Dieu, celui qui le fait - outre les difficultés dont il n'est pas exempt est:
* Bienheureux dans son faire (Jc 1.25)
* Porte du fruit et tout ce qu'il fait prospère (Ps 1.1-3; Jo 1.8)
3. Les conditions favorables à une lecture fructueuse
Nous ne pouvons pas la Bible comme s'il s'agissait d'un quelconque livre. Il convient
D'être pénétré de son caractère sacré: c'est la révélation de Dieu (Ga 1.11-12)
De s'en approcher avec prière (Ps 119.18,27,33) car c'est Dieu seul qui peut ouvrir notre intelligence pour que nous la comprenions (Lc 24.45 Lc 8.15)
De s'en approcher avec ouverture de coeur, sincérité et humilité Ps 119.10
D'avoir le réel désir de mettre en pratique ce que l'on apprend (Jc 1.22-24; Mt 7.24)
4. La méditation personnelle de la Bible
C'est tout à la fois une responsabilité et un privilège que de lire, méditer et étudier la Bible (Ps 1.2; Jo 1.8; Dt 17.18-19; Ac 17.11).Il faut le faire avec intelligence, diligence, persévérance.
S'appliquer à bien comprendre le sens (Lois du contexte historique, biblique, culturel etc... A qui cela est-il écrit, à quel moment, pourquoi ?
Quel enseignement personnel puis-je en tirer ?
Suis-je prêt a faire un effort pour continuer la lecture ou est-ce que je m'arrête à la première difficulté ?
Suis-je prêt à mémoriser un verset .... et à le mettre en pratique ? (Ps 119.11)
SONDEZ LES ECRITURES
JEAN 5.39
La vie par la foi
Lecture proposée: Hébreux 11.20-401.La persévérance - Abraham et Sara (Hb 11.11-12)
Comment obtenir une postérité nombreuse d'une femme en incapacité d'enfanter ? Abraham et Sara sont néanmoins restés dans l'attente de la réalisation de cette promesse car ils regardaient à la fidélité et à la puissance de Dieu (Rm 4.17-21). Leur foi leur donna la persévérance pour attendre le moment de Dieu. Tous les croyants sont appelés à persévérer en comptant par la foi sur la fidélité et la puissance de Dieu (Hb 6.11-12; Hb 10.36-38; Ac 14.22).
2. Le renoncement et l'engagement - Moïse (Hb 11.24-26)
Moïse renonça à des avantages personnels et temporels (rang social élevé, richesses) et préféra une situation difficile et la communion avec Dieu, à une situation facile mais sans cette communion. Le croyant est appelé à renoncer à tout ce qui s'acquiert au prix du reniement de Dieu, à tout ce qui prend la place de Dieu et à ce qui met des obstacles à sa disponibilité pour Dieu (Mt 6.24; Ph 3.7-8). Il regarde à l'avenir plutot qu'au présent. (Mc 10.28-30; 2 Co 4.17-18; Rm 8.18)
3. La fermeté - Moïse (Hb 11.27)
Face à l'opposition et la puissance visible de Pharaon, qui voulait empêcher la sortie du peuple d'Israël, Moïse resta ferme et refusa tout compromis; il plaça sa confiance (sa foi) dans la suprématie du Dieu invisible. Le Nouveau Testament contient de très nombreux appels à la fermeté:
au sein de l'opposition (1 Th 3.1-3);
face aux attaques du diable (1 Pi 5.8-9; Ep 6.11-13);
dans l'attachement aux enseignements bibliques (2 Th 2.15);
dans le témoignage (Ph 1.27).
Cette fermeté a pour base la foi (1 Co 16.13) qui s'appuie sur Dieu seul.
4. La délivrance - Moïse (Hb 11.29)
Bloqué entre la Mer Rouge et l'armée égyptienne, le peuple d'Israël se trouvait dans une situation sans issue. La foi de Moïse dans la toute puissance de Dieu ranima la foi chancelante du peuple et le fit accéder à la délivrance. Dieu, qui est tout puissant, peut intervenir lorsque le croyant se trouve dans une situation sans issue; il le fait en réponse à l'appel du croyant et à la foi qu'il manifeste (Ps 34.18-20; 2 Pi 2.9a; cf. Dan 3.17; Ac 28.36).
5. La victoire - Josué (Hb 11.30)
Dans une situation de guerre et devant l'obstacle des murailles de Jéricho, Josué et le peuple d'Israël attendaient par la foi l'intervention de Dieu en leur faveur (cf. Dt 1.29-31). Ils persévérèrent sept jours jusqu'à la victoire. Tout croyant est engagé dans un combat (Rm 15.30; Ep 6.12); pour être victorieux, il doit avant tout garder la foi (1 Tim 1.19; 1 Tim 6.11-12) et s'attendre à l'intervention de Dieu en sa faveur.
SANS LA FOI IL EST IMPOSSIBLE DE PLAIRE A DIEU
HÉBREUX 11.6
LA RECHERCHE DE LA VOLONTÉ DE DIEU
Lecture proposée: Pr 3.6; Rm 12.1-2
Tout croyant aimerait glorifier Dieu par une marche selon Sa volonté (Ps 40.8; Ps 143.10). Dans la pratique, la volonté divine n'est pas toujours explicite et les directives surnaturelles (cf Act 22.10; Ac 9.10 etc.) ne sont pas la règle, mais l'exception. Dieu fixe plutôt un cadre dans lequel il laisse le chrétien libre de son choix.
1. DIEU VEUT LE BIEN DE SES ENFANTS
Dieu recherche le bien de ceux qui lui appartiennent et désirent le suivre (Rm 8.28)et a pour eux des projets de paix et de bonheur (Jr 29.11; Jn 17.13), ce qui n'exclut pas les épreuves (Jc 1.2-3).
Dieu ne cherche pas à contrecarrer les désirs légitimes de ses enfants qui marchent avec intégrité, au contraire, il leur accorde ce que "leur coeur désire" (Ps 37.3-4; Ps 84.11) ce qui n'exclut pas qu'il puisse lui demander de renoncer à un avantage immédiat. Dieu n'est ni dur, ni capricieux.
2. DIEU RÉVÈLE SA VOLONTÉ MORALE DANS LA BIBLE
L'Ecriture donne des principes et des commandements qui servent d'indications générales pour le comportement du croyant (1 Th 4.3-12; 1 Th 5.11-22; Ph 2.5; 1 Pi 1.15-16; 2 Ti 2.22; etc.). Dans les domaines où la Bible impose une attitude, les croyants doivent obéir (Deut 10.12-13; Rm 12.9-21).
3. DIEU ACCORDE LA LIBERTÉ DE CHOIX
Dieu n'a pas fixe d'avance tous les détails de la vie du croyant. Il lui laisse une liberté d'action, donc de choix. Cette liberté joue sur deux plans:
le choix entre ce qui est bien et ce qui est mal selon la volonté révelée de Dieu (obéissance)
dans le domaine de ce qui est bien, le choix entre différentes possibilités (discernement) (1 Th 3.1-2; Ph 2.25-26; Ac 6.1-6; Ac 15.19,22,25,28; 1 Co 16.3-4).
4. DIEU ACCORDE LA SAGESSE
Le croyant est responsable de la rechercher et de la demander à Dieu (Pr 2.1-9; Pr 8.17; Jc 1.5-8) et de la mettre en oeuvre. Pour agir avec sagesse, il convient:
de prier pour exposer son problème à Dieu (Ph 4.6; 1 Pi 5.7);
de méditer l'Ecriture (Ps 119.97-100,105) afin que le Saint-Esprit puisse nous conduire
d'examiner les circonstances (cf. Act 16.1-3; Jos 2.1,24; 1 Ti 3.1);
de consulter des conseillers sages et expérimentés (Pr 13.10b,20; Pr 15.22)
de se laisser instruire par l'expérience de la vie avec bon sens et réalisme (Pr 6.6-11; Lc 14.28-32)
de considérer les sentiments intérieurs: paix(1 Jn 3.21; Ph 4.7; Ep 4.30) ou trouble (Rm 14.5,23)
Dieu accordant à ses enfants une réelle possibilité de choix, il reste souvent une zone d'incertitude. Les uns s'engageront, d'autres attendront. Dans tous les cas ils ne faut pas agir avec impulsion. (Pr 20.25)
5. DIEU EST SOUVERAIN
Le libre choix que Dieu accorde aux siens ne saurait entraver Sa souveraineté (Ps 115.3; Ps 135.6). Ainsi Dieu peut intervenir de façon contraignante pour le croyant qui doit donc, par avance, se soumettre humblement à Sa volonté (cf. 1 Co 16.7; 1Co 4.19; Act 18.21; Ps 25.9)et être prêt à renoncer éventuellement à son projet.
En soumettant à Dieu le choix qu'il a fait librement, le croyant sait que Dieu le préservera des fausses voies. Il fait ainsi un acte de foi que Dieu honore (Ps 55.23) et il se sait protégé face a la décision qu'il a prise. (Ac 16.6-8; 2 Sam 7.1-13)
PERE ...QUE CE NE SOIT PAS MA VOLONTE MAIS LA TIENNE QUI SOIT FAITE
LUC 22.42
LA LECTURE DE LA BIBLE
1. Les raisons de lire la BibleElle n'est pas un livre humain mais la Parole de Dieu (1 Th 2.13 )
Elle est la vérité pour tous les hommes de tous les temps (Jn 17.17; Ps 119.142,151,160; Col 1.5)
Elle est immuable, elle ne passera pas (Mt 24.35; 1 P 1.25; Ps 119.89)
Elle est unique et différente de tous les autres livres (Dt 4.5-8)
Elle est le seul moyen pour connaitre Dieu, ses pensées, son salut (Jn 20.31)
2. Les effets de la lecture de la Bible
Toute écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne oeuvre.( 2 Tm 3.16). D'autre part la Bible
Engendre la vie de Dieu (Jc 1.18; 1P 1.23)
Est une nourriture pour l'âme (Mt 4.4)
Conduit dans la vérité (Ps 119.105)
Communique des certitudes (1 Jn 5.13) ainsi que l'Espérance (Rm 15.4)
Convainc de péché et corrige nos conceptions ou attitudes fautives (Hb 4.12)
Nous prévient des dangers du péché et éclaire notre chemin (Ps 119.9,105)
Il y a une grande bénédiction personnelle à lire et à mettre en pratique la Parole de Dieu, celui qui le fait - outre les difficultés dont il n'est pas exempt est:
o Bienheureux dans son faire (Jc 1.25)
o Porte du fruit et tout ce qu'il fait prospère (Ps 1.1-3; Jo 1.8)
3. Les conditions favorables à une lecture fructueuse
Nous ne pouvons pas la Bible comme s'il s'agissait d'un quelconque livre. Il convient
D'être pénétré de son caractère sacré: c'est la révélation de Dieu (Ga 1.11-12)
De s'en approcher avec prière (Ps 119.18,27,33) car c'est Dieu seul qui peut ouvrir notre intelligence pour que nous la comprenions (Lc 24.45 Lc 8.15)
De s'en approcher avec ouverture de coeur, sincérité et humilité Ps 119.10
D'avoir le réel désir de mettre en pratique ce que l'on apprend (Jc 1.22-24; Mt 7.24)
4. La méditation personnelle de la Bible
C'est tout à la fois une responsabilité et un privilège que de lire, méditer et étudier la Bible (Ps 1.2; Jo 1.8; Dt 17.18-19; Ac 17.11).Il faut le faire avec intelligence, diligence, persévérance.
S'appliquer à bien comprendre le sens (Lois du contexte historique, biblique, culturel etc... A qui cela est-il écrit, à quel moment, pourquoi ?
Quel enseignement personnel puis-je en tirer ?
Suis-je prêt a faire un effort pour continuer la lecture ou est-ce que je m'arrête à la première difficulté ?
Suis-je prêt à mémoriser un verset .... et à le mettre en pratique ? (Ps 119.11)
SONDEZ LES ECRITURES
JEAN 5.39
L'inspiration de la Bible
1. Définition de l'inspiration
L'inspiration est l'action surnaturelle de l'Esprit de Dieu dans des hommes afin que leurs écrits correspondent exactement à la vérité qu'il veut communiquer. La Bible est ainsi non la parole des hommes mais la Parole de Dieu (2 Pi 1.20-21; 2 Ti 3.16).
2. La nécessité de l'inspiration
a) Pour que Dieu soit connu. L'homme peut discerner des caractères divins dans la création (Rm 1.19ss) mais il ne peut entrer dans la pensée de Dieu (Es 55.7-9; Ga 1.11-12; 1 Co 2.6-12) si celui-ci ne lui parle.( Gen 1.28)
b) Pour que des hommes puissent parler de la part de Dieu. Tous les croyants de l'histoire, ont pu parler avec autorité parce qu'ils ont cru a la Parole inspirée de Dieu (Ac 24.14; 1 Ti 1.15).
3. La nature de l'inspiration a) Rôle des écrivains: Toute l'Ecriture est "Inspirée de Dieu" (Litt: "exhalée (ou soufflée) par Dieu" (2 Ti 3.16). Les écrivains sacrés ont été "poussés" ( litt:"mus, emportés" cf Ac 27.17) à parler (2 Pi 1.21). Ils ne sont que des instruments conscients (2 Sam 23.1-3; Jér 7.1-3; Mal 1.1; Gal 1.6-12; 1 Th 2.13; 2 Pi 3.2; etc.) à la disposition de l'Esprit de Dieu (Act 1.16; Act 28.25; Héb 3.7).
b) Inspiration verbale: Dieu n'a pas simplement communiqué l'idée qu'Il voulait transmettre, mais aussi les termes précis que les auteurs devaient employer. (cf Jér 1.9 et * Jn 8.58 temps du verbe de Ex 3.14 * Ga 3.16, singulier de Gen 12.7; * Héb 2.11-12; Héb 4.7 ...)
L'inspiration verbale porte exclusivement sur les textes en langues originales
c) Perfection divine et personnalité des écrivains. Comment communiquer sans erreur la pensée divine tout en préservant la personnalité de l'écrivain? C'est le miracle de l'inspiration.(cf naissance miraculeuse de Jésus: Luc 1.35; He 7.26) Comme Jésus-Christ était à la fois vrai Dieu et vrai homme, de même la Bible est en même temps Parole vraiment divine et parole vraiment humaine.
En résumé: Dieu, qui est la Parole (Jn 1.1), prend l'initiative, choisit un homme et s'empare de lui; le Saint-Esprit contrôle son intelligence, sa raison et son caractère, l'inspire et, au travers de lui, s'adresse au monde.
d) Inerrance de l'Ecriture L'Ecriture est une révélation parfaite (cf Ps 19.8-9). Dieu, qui est parfait, l'a entièrement inspirée de façon à garantir son infaillibilité.
4. Le témoignage de Jésus-Christ à l'inspiration
Le Seigneur se réfère constamment aux Ecritures en leur reconnaissant une totale exactitude et une autorité incontestée: (Cf Luc 4.16-21; Mt 4.4,7,10);
il considère que les hommes et les évènements faisant l'objet des récits de l'Ancien Testament ont eu une existence historique (Création: Mt 19.4; Sacrifice d'Abel Lc 11.51; Noé et le déluge: Mt 24.37ss;Serpent d'airain: Jn 3.14; Jonas en Mt 12.40-41...)
il demande que les hommes croient la Parole écrite (Jn 5.39,46; Lc 10.26; Luc 16.29,31) et la place bien au-dessus de la tradition (Mc 7.8-9) car elle est la vérité.
Jésus atteste globalement l'Ancien Testament dans ses trois parties littéraires: Loi, Prophètes et Psaumes (Luc 24.44). Il sanctionne aussi par avance l'inspiration du NT: Jean 14,15 et 16 et Jean 16.13) . Ainsi le témoignage de Christ englobe toute l'Ecriture.
5. L'actualité du texte inspiré
La Bible est beaucoup plus qu'un document historique. Elle est le message que Dieu adresse à tous les hommes de tous les temps (Mt 24.35; 1 Pi 1.23,25)
TOUTE ECRITURE EST INSPIREE DE DIEU
2 TIMOTHÉE 3.16
La Croissance Spirituelle
1. Le principeTout, dans la création de Dieu, montre le principe de croissance: Gn 1.11-12
Il y a un parallèle autorisé avec les choses spirituelles: Ps 92.13-14
Le croyant, né de nouveau, doit croître dans la sanctification et progresser dans la manifestation des caractères divins en lui, de manière à être chaque jour plus semblable à notre Seigneur Jésus Christ.
2. Le développement
Cette croissance commence à la nouvelle naissance et se termine à la mort. (Ph 3.12)
Expressions soulignant le développement spirituel du chrétien:
hommes charnels, hommes spirituels (1 Co 3.1-2), hommes faits (Hb 5.12-14)
Petits enfants, enfants, jeunes gens, pères (1 Jn 2.1)
Perfectionnez-vous (2 Co 13.11)
Domaines dans lesquels nous devons spécialement croître:
La foi (2 Co 10.15; 2 Th 1.3)
L'amour (Col 3.14; 2 P 1.5-8)
La marche pratique (1 Th 4.1) dans la sainteté (2 Co 7.1)
La grâce et la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ (2 P 3.18)
3. L'origine
Plan de Dieu: Dieu veut nous rendre conformes à l'image de son Fils (Rm 8.29) et nous devons être en pratique ce que Dieu a fait de nous. (1 P 1.15-16)
Coté humain: Obéissance à la vérité (1 P 1.22) et amour pour Dieu: le croyant veut glorifier celui qui l'a tant aimé. (2 Co 5.14-15; Col 3.23-24)
4. Les moyens
La lecture et l'étude de la Parole (Jean 5.39; 1 Tm 4.13; 2 Tm 3.16; 1 P 2.2)
La prière (Jd 1.20; Ph 4.6-7)
La contemplation (2 Co 3.18), la connaissance de Dieu (Col 1.10 JND)
Le service chrétien (1 Tm 2.13; 1 Tm 4.12-16; Ac 9.20,22)
La vie d'Eglise (Ep 4.11-13; Hb 10.25)
5. Les bénéfices
Une vie réglée et équilibrée: (Ps 92.12-13; Jr 17.7-8; Ga 5.19-22)
La joie, la paix, la tranquillité, le repos, la sécurité ... (Jn 15.10-11; Ph 4.6-9)
Une vie remplie de fruits à la gloire du Seigneur (Jn 15.5,8; Ps 1.3)
Un discernement spirituel et une maturité de jugement (Hb 5.14)
La constitution d'un trésor dans le ciel (Mt 6.19-21)
QUE NOUS CROISSIONS EN TOUTES CHOSES JUSQU'A CHRIST
EPHÉSIENS 4.15
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