LES LIVRES APOCRYPHES DE L´ANCIEN TESTAMENT

La Bible comprend l'Ancien et le Nouveau Testament. Dieu a révélé le premier aux Juifs et le second aux Chrétiens, l'ensemble constitue la révélation de Dieu à l'homme.
L'ANCIEN TESTAMENT comprend 39 livres (initialement on en comptait 22 ou 24 mais il s'agit toujours des mêmes écrits qui étaient regroupés de façon différente. Par exemple les 12 "petits prophètes" ne comptaient que pour un livre dans les anciennes éditions)
LE NOUVEAU TESTAMENT comprend 27 livres.
Si toutes les traductions françaises de la Bible contiennent 27 livres dans le Nouveau Testament, nous devons signaler que certaines traductions comportent 46 livres dans l'Ancien Testament au lieu de 39. Pourquoi?

1. LE CANON JUIF DE LA BIBLE
Un écrivain inspiré tel que l'apôtre Paul reconnait que les oracles de l'Ancien Testament ont été confiés aux Juifs (Romains 3.2), c'est donc vers eux que nous devons nous tourner pour connaitre les Ecrits révélés par Dieu à son peuple.
Une simple consultation des récensions hébraïques ou des versions juives (par exemple celle du Rabbinat français) nous montre que les juifs acceptent 39 livres comme inspirés.
La position de la communauté Juive n'a jamais changé et nous prendront à témoin l'historien Josèphe qui affirme que le nombre de livres tenus pour divins par les Juifs sont au nombre de 22 (voir note précédente) et qui repousse les autres livres, écrits depuis Artaxercès, comme n'ayant qu'une autorité humaine. Or c'est le cas de ces livres qui ont été ajoutés à l'Ancien Testament, après que le dernier prophète, Malachie, ait écrit son livre.

2. D'OU VIENNENT LES LIVRES APOCRYPHES ?

On a appelé Apocryphes, c'est à dire, cachés, douteux, ces livres dont les Juifs ont toujours nié l'inspiration et qui se trouvent actuellement dans certaines versions de la Bible. Quoique compris sous un même nom ils n'ont presque rien de commun entre eux : ils différent non seulement par le sujet et par la forme mais encore par le pays d'où ils proviennent (Palestine, Egypte) et par la langue originale (Hébreu, Araméen, Grec).
Au 3 eme siècle avant notre ère la langue grecque était la plus répandue. Ptolémée Philadelphe, pour garnir son impressionnante bibliothèque, demanda la traduction des écrits religieux juifs. C'est ainsi qu'apparut la "Septante", traduction grecque des écrits inspirés juifs, auquels furent ajoutés diverses narrations profanes.
Le Nouveau Testament, écrit en grec, se réfère souvent aux écrits de l'Ancien Testament, et cite celui-ci dans la traduction grecque de la "Septante", mais jamais les "apocryphes" ne sont cités ni par notre Seigneur Jésus Christ, ni par aucun des auteurs inspirés.
Au 4eme siècle la langue commune est le latin. C'est ainsi que Jérome, secrétaire du pape, est chargé de traduire la Bible dans "la langue de Virgile". Après avoir traduit le Nouveau Testament, il essaye, selon les ordres reçus, de traduire l'Ancien à partir de la "Septante": il doit y renoncer et se perfectionne en Hébreu pour nous donner la célèbre traduction de la "Vulgate" qui contient précisément les apocryphes. Jérôme est un homme de grand savoir, un "Père de l'Eglise", aussi son avis sur la question des apocryphes est-il fondamental. Il confesse que s'il a traduit ces fables ce n'est que pour se préter aux préjugés du peuple ; mais qu'il les a marqués d'un style "afin, en quelque sorte, de les égorger".
C'est finalement Augustin qui fit admettre les apocryphes aux conciles d'Hippone et de Carthage mais seulement comme livres qui pourraient être lus et cités.) et beaucoup d'autres évêques et docteurs qui affirment que les apocryphes ne sont pas les oracles de Dieu.
Au seizième siècle, la Renaissance d'une part et la Réforme de l'autre influence les mentalités:
En 1534, Luther, dans son édition de la bible, extrait les livres apocryphes de leur place traditionnelle et les groupe à la fin de l'Ancien Testament sous l'entête:
"Apocryphes: livres à ne pas considérer à l'égal des Ecritures Saintes, mais utiles et bons à lire."
En 1546 débute le concile de Trente, les autorités ecclésiastiques réunies ratifient l'exclusivité de la Vulgate comme version officielle de l'Eglise romaine. En partie par réaction aux réformateurs le Concile:
- supprime le prologue de Jérôme, traducteur de la Vulgate: "tout ouvrage qui ne figue pas parmi les 24 livres (renvoi à la première note) de la Bible Hébraïque doit être considéré comme apocryphe c'est à dire non canonique".
- écarte certains livres apocryphes tels que le Troisième et le Quatrième livre d'Esdras
- porte les autres au bénéfice d'une prétendue inspiration divine: ils devinrent alors les livres "deutérocanoniques" (deuxième canon).
Jusqu'au 20 eme siècle (Crampon 1905) toutes les traductions catholiques ont été faites sur la Vulgate ce qui explique que ces traductions contiennent 46 livres dans l'Ancien Testament, à la place de 39. La Traduction Oecuménique de la Bible (TOB:1975) effectuée conjointement par des catholiques, des protestants et des orthodoxes, replace les "Deutérocanoniques" en fin de l'Ancien Testament avec une introduction intéressante:
Les Juifs ne les considèrent pas comme inspirés
Le concile de Trente les confirme comme canoniques pour les catholiques
Les protestants ne les acceptent pas comme des livres inspirés par Dieu
Les orthodoxes n'ont pas pris de décision tranchée


3. LISTE DES LIVRES APOCRYPHES SE TROUVANT DANS CERTAINES EDITIONS
Le concile de Trente n'a pas pu accepter la totalité des apocryphes de la Septante, il en a fait une sélection dont voici la liste :
1 * LE LIVRE DE TOBIE (ou TOBIT)
2 * LE LIVRE DE JUDITH
3 * LE LIVRE DE LA SAGESSE
4 * LE LIVRE DU SIRACIDE (ou L'ECCLESIASTIQUE)
5 * LE LIVRE DE BARUCH (y compris LA LETTRE DE JEREMIE)
6 * LE PREMIER LIVRE DES MACCHABEES
7 * LE SECOND LIVRE DES MACCHABEES
* LES SUPPLEMENTS GRECS D'ESTHER
* LES SUPPLEMENTS GRECS DE DANIEL:
- Le cantique des 3 jeunes Hébreux
- L'histoire de Suzanne
- L'histoire de Bel et le Dragon

4. LES APOCRYPHES SONT INACCEPTABLES

Voici quelques raisons qui montrent que les apocryphes ne peuvent être acceptés comme la Parole de Dieu:
1) Les Juifs, dépositaires des oracles divins, ne les ont jamais acceptés.
2) Ni Jésus Christ ni ses apôtres ne s'y sont jamais référés.
3) Ils n'ont jamais été acceptés par l'Eglise primitive
4) Jérôme, le traducteur de la vulgate, a eu soin de mettre en garde contre ces écrits non inspirés qui figurent dans sa traduction. Il écrit: "J'ai cédé à votre demande, ou plutot à votre persécution, traduisant plutot d'après le sens que mot à mot".
5) Il faut attendre 1546 donc environ 1700 ans après leur rédaction, pour que ces livres soient reconnus comme inspirés.
6) Malachie, le dernier prophète de l'Ancien Testament nous renvoie directement à Jean-Baptiste pour la suite de la révélation (Malachie 4.4-6; Matthieu 11.13-16) ce qui est d'ailleurs confirmé par les apocryphes eux mêmes. (1 Macc 9.27)
7) Les écrivains des apocryphes ne se présentent pas comme inspirés mais comme des écrivains ordinaires (1 Macc 4.46; 2 Macc 2.19-32; 15.37-39)
8) Ces livres contiennent des doctrines qui sont opposées à celles des livres inspirés:
* l'efficacité des prières pour le salut des morts (2 Macc 12.43-46 cp Luc 16.17-31)
* La justification par des oeuvres de la loi (Tob.12.9; Ecclés.35.2-4 cp Galates 2.16; Ephésiens 2.8-10; Romains 3.20,24)
* la perfection sans péché (Sag 8.19-20; cp Psaume 51.5; Romains 5.12)
* le suicide est justifié et raconté avec des détails fabuleux (2 Macc 14.41-46; Exode 20.13)
9) Ces livres contiennent des fables et des faits contraires au sobre bon sens (2 Macc 1.19-22; 2.4-7)
10) Ces livres contiennent de très nombreuses contradictions historiques:
* Alexandre partage de son vivant son royaume à ses généraux (1 Macc 1.6 cp Daniel 8.21-22)
* Le même roi meurt de 3 manières différentes (1 Macc 6.16; 2 Macc 1.16; 9.28)
* Daniel est une nuit dans la fosse aux lions (Daniel 6.18-23) ou 6 jours d'après le supplément grec ( Daniel 14.31)
* Mardochée est présenté comme ayant été transporté à Babylone par Nébucanetstar (Esther grec 11.4) ce qui implique que sa cousine Esther avait environ 100 ans quand elle fut sélectionée comme la plus belle jeune fille du royaume...
CONCLUSION SUR LES APOCRYPHES
Les fausses doctrines et les contradictions contenues dans les livres apocryphes prouvent à l'évidence que ces livres ne peuvent être la langage de l'Esprit de vérité: savoir la Parole même de Dieu!
Si votre Bible possède ces textes, ce n'est pas pour autant qu'il faut la rejeter. Lisez d'abord tous les textes inspirés et vous serez alors en mesure de discerner par vous même la non inspiration de ces additions dont certaines, comme le premier livre des Macchabées, présentent un intérêt historique non négligeable.

Le Service

Lecture proposée: 1 Th 1.1-10
La conversion à Dieu doit normalement produire dans le coeur du croyant le désir de servir son Sauveur. Servir Dieu signifie en premier lieu reconnaître son autorité et chercher à l'honorer en tout temps et dans tous les domaines (Col 3.17,23-24; 1 Co 10.31).
1. Les domaines du service
Il s'agit de différents aspects du témoignage chrétien. Le croyant est appelé à servir Dieu par:
son comportement dans sa famille (Col 3.20; 1 Tm 5.4,11)
son comportement dans la société (1 P 2.12-14; 1 Th 4.12) et dans l'Eglise (Rm 12.9-11; 1P 4.10-11)
sa façon de parler (Ep 4.25,29; Ep 5.4)
sa façon de travailler (Col 3.22-23)
l'annonce de l'Evangile (1 P 3.15; Rm 1.9)
la prière, la louange et le chant (Ep 5.19-20; Ps 92.1-5)
la libéralité (2 Co 8.12-15; 2 Co 9.7)
l'aide au prochain, croyants et incroyants (Ga 6.10; Tt 3.13-14; 1 Co 16.15)
2. Les raisons du service
glorifier Dieu (1 Co 10.31; 1 Pi 4.11)
exprimer sa reconnaissance envers Celui qui l'a sauvé (Hb 12.28; Hb 13.16)
être utile à son Maître (2 Tm 2.21; 3.17)
partager avec d'autres, croyants et incroyants, ce qu'il a découvert en Christ (Mc 5.18-20; Ac 4.20)
appeler les perdus à se tourner vers Christ (1 Tm 2.3-4; 2 Co 5.20; Rm 10.1)
accomplir les oeuvres que Dieu a préparées (Ep 2.10; Tt 2.14)
3. Les conditions du service
Pour être un bon serviteur, il faut que le croyant:
manifeste de l'amour envers Dieu et envers les hommes (Mt 22.37-40; Jn 13.34-35)
marche d'une manière digne du Seigneur (Ph 1.27; 1 Th 2.9-12)
obéisse à l'ordre de Christ de prêcher l'Evangile (Mc 16.15; Ac 1.8)
soit fidèle en tout (Lc 16.10; 1 Co 4.1-2)
manifeste un esprit de soumission et d'humilité (1 Pi 5.5; Ep 5.21)
L'engagement dans le service dépend d'un libre choix et d'une décision toujours renouvelée (Rm 12.1).
4. Les conséquences du service pour le croyant
donner un but à sa vie (2 Co 5.14-15; Ga 2.20)
communiquer la joie (Jc 1.25; Jn 15.5,8,11)
apporter l'approbation et la bénédiction de Dieu (Es 3.10; Hb 6.10-12; 1 Co 15.58).
5. Le moment du service
Dès sa conversion, le croyant est appelé à entrer dans le service (1 Th 1.9; Ga 1.16; Ac 9.18-22)
SERVIR LE DIEU VIVANT ET VRAI
1 TH 1.9

TOM AMOUR, TA PUISSANCE

MA RECHERCHE DE DIEU

Tout croyant aimerait glorifier Dieu par une marche selon Sa volonté (Ps 40.8; Ps 143.10). Dans la pratique, la volonté divine n'est pas toujours explicite et les directives surnaturelles (cf Act 22.10; Ac 9.10 etc.) ne sont pas la règle, mais l'exception. Dieu fixe plutôt un cadre dans lequel il laisse le chrétien libre de son choix.
1. Dieu veut le bien de ses enfants
Dieu recherche le bien de ceux qui lui appartiennent et désirent le suivre (Rm 8.28)et a pour eux des projets de paix et de bonheur (Jr 29.11; Jn 17.13), ce qui n'exclut pas les épreuves (Jc 1.2-3).
Dieu ne cherche pas à contrecarrer les désirs légitimes de ses enfants qui marchent avec intégrité, au contraire, il leur accorde ce que "leur coeur désire" (Ps 37.3-4; Ps 84.11) ce qui n'exclut pas qu'il puisse lui demander de renoncer à un avantage immédiat. Dieu n'est ni dur, ni capricieux.
2. Dieu révèle sa volonté morale dans la Bible
L'Ecriture donne des principes et des commandements qui servent d'indications générales pour le comportement du croyant (1 Th 4.3-12; 1 Th 5.11-22; Ph 2.5; 1 Pi 1.15-16; 2 Ti 2.22; etc.). Dans les domaines où la Bible impose une attitude, les croyants doivent obéir (Deut 10.12-13; Rm 12.9-21).
3. Dieu accorde la liberté de choix
Dieu n'a pas fixe d'avance tous les détails de la vie du croyant. Il lui laisse une liberté d'action, donc de choix. Cette liberté joue sur deux plans:
le choix entre ce qui est bien et ce qui est mal selon la volonté révelée de Dieu (obéissance)
dans le domaine de ce qui est bien, le choix entre différentes possibilités (discernement) (1 Th 3.1-2; Ph 2.25-26; Ac 6.1-6; Ac 15.19,22,25,28; 1 Co 16.3-4).
4. Dieu accorde la sagesse
Le croyant est responsable de la rechercher et de la demander à Dieu (Pr 2.1-9; Pr 8.17; Jc 1.5-8) et de la mettre en oeuvre. Pour agir avec sagesse, il convient:
de prier pour exposer son problème à Dieu (Ph 4.6; 1 Pi 5.7);
de méditer l'Ecriture (Ps 119.97-100,105) afin que le Saint-Esprit puisse nous conduire
d'examiner les circonstances (cf. Act 16.1-3; Jos 2.1,24; 1 Ti 3.1);
de consulter des conseillers sages et expérimentés (Pr 13.10b,20; Pr 15.22)
de se laisser instruire par l'expérience de la vie avec bon sens et réalisme (Pr 6.6-11; Lc 14.28-32)
de considérer les sentiments intérieurs: paix(1 Jn 3.21; Ph 4.7; Ep 4.30) ou trouble (Rm 14.5,23)
Dieu accordant à ses enfants une réelle possibilité de choix, il reste souvent une zone d'incertitude. Les uns s'engageront, d'autres attendront. Dans tous les cas ils ne faut pas agir avec impulsion. (Pr 20.25)
5. Dieu est souverain
Le libre choix que Dieu accorde aux siens ne saurait entraver Sa souveraineté (Ps 115.3; Ps 135.6). Ainsi Dieu peut intervenir de façon contraignante pour le croyant qui doit donc, par avance, se soumettre humblement à Sa volonté (cf. 1 Co 16.7; 1Co 4.19; Act 18.21; Ps 25.9)et être prêt à renoncer éventuellement à son projet.
En soumettant à Dieu le choix qu'il a fait librement, le croyant sait que Dieu le préservera des fausses voies. Il fait ainsi un acte de foi que Dieu honore (Ps 55.23) et il se sait protégé face a la décision qu'il a prise. (Ac 16.6-8; 2 Sam 7.1-13)
PERE ...QUE CE NE SOIT PAS MA VOLONTE MAIS LA TIENNE QUI SOIT FAITE
LUC 22.42

DIEU PUISSANT



CAR DIEU EST UN DIEU PUISSANT


La Foi

1. Définition
Lecture proposée: Ps 71.1-6
La foi est l'attitude de l'homme qui accepte et tient pour vraies des réalités qui sont maintenant invisibles, ou incontrôlables (Hb 11.1). Elle est un acte par lequel l'homme s'en remet volontairement à Dieu, le reconnaissant comme fidèle et capable de tenir ses promesses (Rm 4.21; cf. Hb 11.11; Rm 10.11).
2. La source de la foi
La foi procède de la révélation que Dieu donne de lui-même à l'homme (Rm 10.17; Hb 1.1-2).
Pour susciter la foi, Dieu se sert d'instruments humains qui collaborent avec l'Esprit et la Parole de Dieu (Rm 10.14-17; Jn 17.20).
Dieu ne demande pas de croire sans discernement et sans réflexion. La foi repose sur une connaissance (Rm 10.14b), elle est une réponse aux affirmations de l'Evangile (Eph 1.13; 1 Co 15.1-4).
3. L'objet de la foi
La foi a un contenu (2 Tm 1.12-14); elle n'est pas un mysticisme sans objet, elle n'est pas même une conviction sur l'existence de Dieu, ou une adhésion à une doctrine.
L'objet de la foi est une Personne: Dieu lui-même, révélé en Jésus-Christ (Mc 11.22; Jn 14.1).
La foi porte aussi sur les paroles et les actes de Dieu (Jn 5.24; Jn 12.46-48).
4. La réalité de la foi
La vraie foi, la foi obéissante, se démontre par des actes visibles qui en manifestent la réalité (Jc 1.22-25; Jc 2.14-17; 1 Th 1.8-9)
5. La nécessité de la foi
La foi est indispensable et suffisante pour obtenir le salut mais aussi pour progresser dans la vie chrétienne (Ep 2.8; Hb 11.6; Hb 6.11-12; Col 2.6-7).
6. Les bénédictions de la foi
C'est par la foi que l'homme reçoit de nombreuses bénédictions:
il est mis au bénéfice de l'oeuvre de Jésus-Christ et des promesses de Dieu (Ga 3.6-8; 2 Co 1.20)
il est justifié (Ga 2.16; Ac 13.38-39) et reçoit la vie éternelle (Jn 3.16; Jn 5.24)
il reçoit le Saint-Esprit (Ga 3.2; Ep 1.13)
il a la liberté de s'approcher de Dieu et d'entrer en communion avec Lui (Ep 3.12; Hb 10.22; 1 Jn 1.3)
il reçoit l'exaucement de ses prières (Mt 21.21-22)
il peut résister au diable et devenir victorieux du péché (1 Pi 5.8-9; Ep 6.16)
il est gardé par la puissance de Dieu (1 Pi 1.5).
7. L'épreuve de la foi
Dieu permet la tentation pour épurer la foi, pour en faire ressortir ce qui est réellement authentique.
L'épreuve de la foi est destinée à perfectionner et fortifier le croyant (1 Pi 1.6-7; Jc 1.2-4).
LA FOI EST LA CONVICTION DES CHOSES QU'ON NE VOIT PAS
HÉBREUX 10.38

La VIE par la FOI

Lecture proposée: Hébreux 11.1-19
L'affirmation "Le juste vivra par sa foi" (Ha 2.4) exprime une double vérité en rapport
avec le salut initial: "Vous êtes sauvés... par la foi" (Ep 2.8)
avec la marche du croyant: "Or le juste vivra de foi" (Hb 10.38).
Hébreux 11 démontre que la foi conduit à l'action. Il met en évidence les effets de la foi. Ces situations particulières illustrent des situations plus générales propres aux croyants de tous les temps. Celui qui vit par la foi réagit en fonction des réalités invisibles, sans s'arrêter aux données visibles, même si elles semblent en contradiction avec les promesses de Dieu (cf. Hb 11.1,27). Les effets de la foi sont des actes de Dieu en faveur du croyant, des actes que le croyant peut accomplir parce qu'il regarde à Dieu et non à lui-même ou aux circonstances.
Les principaux effets de la foi sont:
1. La justification - Abel (Hb 11.4)
Conscient que l'homme pécheur ne peut s'approcher de Dieu que sur la base d'un sacrifice, Abel accède ainsi à la grâce. Acceptant la sanction divine il "découvre" le moyen de retrouver Dieu. De même, aujourd'hui, le pécheur est justifié lorsqu'il reconnaît son péché et met sa confiance (sa foi) en l'efficacité du sacrifice de Christ (Rm 3.23-25a; Ac 13.39).
2. Le service et le témoignage - Noé (Hb 11.7)
Noé a cru à la réalité du jugement annoncé et a témoigné de sa foi en construisant l'arche, et cela malgré l'insouciance ou les moqueries.(cf. Mt 24.37-39) Les croyants d'aujourd'hui ressentent dans la venue prochaine du jugement un appel au service, au témoignage, à la sanctification et à l'action (2 Pi 3.10-14; 1 Pi 4.7).
3. L'obéissance - Abraham (Hb 11.8,17-19)
Convaincu que Dieu avait un plan précis pour sa vie, Abraham lui a fait confiance et a obéi à des ordres difficiles (quitter Ur, offrir Isaac). Il a accepté de laisser une situation connue (une patrie, une postérité en Isaac) pour aller au devant de l'inconnu, en acceptant toutes les conséqueces. L'obéissance du croyant découle de sa foi en l'amour et en la sagesse de Dieu. La foi étant par essence l'acte de s'en remettre à Dieu, elle implique nécessairement l'obéissance à ses directives (Rm 1.5, 1 Jn 5.3-5)
OR LE JUSTE VIVRA DE FOI
HÉBREUX 10.38

La VIE par la FOI II

Hébreux 11.20-40
4. La persévérance - Abraham et Sara (Hb 11.11-12)
Comment obtenir une postérité nombreuse d'une femme en incapacité d'enfanter ? Abraham et Sara sont néanmoins restés dans l'attente de la réalisation de cette promesse car ils regardaient à la fidélité et à la puissance de Dieu (Rm 4.17-21). Leur foi leur donna la persévérance pour attendre le moment de Dieu. Tous les croyants sont appelés à persévérer en comptant par la foi sur la fidélité et la puissance de Dieu (Hb 6.11-12; Hb 10.36-38; Ac 14.22).
5. Le renoncement et l'engagement - Moïse (Hb 11.24-26)
Moïse renonça à des avantages personnels et temporels (rang social élevé, richesses) et préféra une situation difficile et la communion avec Dieu, à une situation facile mais sans cette communion. Le croyant est appelé à renoncer à tout ce qui s'acquiert au prix du reniement de Dieu, à tout ce qui prend la place de Dieu et à ce qui met des obstacles à sa disponibilité pour Dieu (Mt 6.24; Ph 3.7-8). Il regarde à l'avenir plutot qu'au présent. (Mc 10.28-30; 2 Co 4.17-18; Rm 8.18)
6. La fermeté - Moïse (Hb 11.27)
Face à l'opposition et la puissance visible de Pharaon, qui voulait empêcher la sortie du peuple d'Israël, Moïse resta ferme et refusa tout compromis; il plaça sa confiance (sa foi) dans la suprématie du Dieu invisible. Le Nouveau Testament contient de très nombreux appels à la fermeté:
au sein de l'opposition (1 Th 3.1-3);
face aux attaques du diable (1 Pi 5.8-9; Ep 6.11-13);
dans l'attachement aux enseignements bibliques (2 Th 2.15);
dans le témoignage (Ph 1.27).
Cette fermeté a pour base la foi (1 Co 16.13) qui s'appuie sur Dieu seul.
7. La délivrance - Moïse (Hb 11.29)
Bloqué entre la Mer Rouge et l'armée égyptienne, le peuple d'Israël se trouvait dans une situation sans issue. La foi de Moïse dans la toute puissance de Dieu ranima la foi chancelante du peuple et le fit accéder à la délivrance. Dieu, qui est tout puissant, peut intervenir lorsque le croyant se trouve dans une situation sans issue; il le fait en réponse à l'appel du croyant et à la foi qu'il manifeste (Ps 34.18-20; 2 Pi 2.9a; cf. Dan 3.17; Ac 28.36).
8. La victoire - Josué (Hb 11.30)
Dans une situation de guerre et devant l'obstacle des murailles de Jéricho, Josué et le peuple d'Israël attendaient par la foi l'intervention de Dieu en leur faveur (cf. Dt 1.29-31). Ils persévérèrent sept jours jusqu'à la victoire. Tout croyant est engagé dans un combat (Rm 15.30; Ep 6.12); pour être victorieux, il doit avant tout garder la foi (1 Tim 1.19; 1 Tim 6.11-12) et s'attendre à l'intervention de Dieu en sa faveur.
SANS LA FOI IL EST IMPOSSIBLE DE PLAIRE A DIEU
HÉBREUX 11.6