Le Service

Lecture proposée: 1 Th 1.1-10
La conversion à Dieu doit normalement produire dans le coeur du croyant le désir de servir son Sauveur. Servir Dieu signifie en premier lieu reconnaître son autorité et chercher à l'honorer en tout temps et dans tous les domaines (Col 3.17,23-24; 1 Co 10.31).
1. Les domaines du service
Il s'agit de différents aspects du témoignage chrétien. Le croyant est appelé à servir Dieu par:
son comportement dans sa famille (Col 3.20; 1 Tm 5.4,11)
son comportement dans la société (1 P 2.12-14; 1 Th 4.12) et dans l'Eglise (Rm 12.9-11; 1P 4.10-11)
sa façon de parler (Ep 4.25,29; Ep 5.4)
sa façon de travailler (Col 3.22-23)
l'annonce de l'Evangile (1 P 3.15; Rm 1.9)
la prière, la louange et le chant (Ep 5.19-20; Ps 92.1-5)
la libéralité (2 Co 8.12-15; 2 Co 9.7)
l'aide au prochain, croyants et incroyants (Ga 6.10; Tt 3.13-14; 1 Co 16.15)
2. Les raisons du service
glorifier Dieu (1 Co 10.31; 1 Pi 4.11)
exprimer sa reconnaissance envers Celui qui l'a sauvé (Hb 12.28; Hb 13.16)
être utile à son Maître (2 Tm 2.21; 3.17)
partager avec d'autres, croyants et incroyants, ce qu'il a découvert en Christ (Mc 5.18-20; Ac 4.20)
appeler les perdus à se tourner vers Christ (1 Tm 2.3-4; 2 Co 5.20; Rm 10.1)
accomplir les oeuvres que Dieu a préparées (Ep 2.10; Tt 2.14)
3. Les conditions du service
Pour être un bon serviteur, il faut que le croyant:
manifeste de l'amour envers Dieu et envers les hommes (Mt 22.37-40; Jn 13.34-35)
marche d'une manière digne du Seigneur (Ph 1.27; 1 Th 2.9-12)
obéisse à l'ordre de Christ de prêcher l'Evangile (Mc 16.15; Ac 1.8)
soit fidèle en tout (Lc 16.10; 1 Co 4.1-2)
manifeste un esprit de soumission et d'humilité (1 Pi 5.5; Ep 5.21)
L'engagement dans le service dépend d'un libre choix et d'une décision toujours renouvelée (Rm 12.1).
4. Les conséquences du service pour le croyant
donner un but à sa vie (2 Co 5.14-15; Ga 2.20)
communiquer la joie (Jc 1.25; Jn 15.5,8,11)
apporter l'approbation et la bénédiction de Dieu (Es 3.10; Hb 6.10-12; 1 Co 15.58).
5. Le moment du service
Dès sa conversion, le croyant est appelé à entrer dans le service (1 Th 1.9; Ga 1.16; Ac 9.18-22)
SERVIR LE DIEU VIVANT ET VRAI
1 TH 1.9

TOM AMOUR, TA PUISSANCE

MA RECHERCHE DE DIEU

Tout croyant aimerait glorifier Dieu par une marche selon Sa volonté (Ps 40.8; Ps 143.10). Dans la pratique, la volonté divine n'est pas toujours explicite et les directives surnaturelles (cf Act 22.10; Ac 9.10 etc.) ne sont pas la règle, mais l'exception. Dieu fixe plutôt un cadre dans lequel il laisse le chrétien libre de son choix.
1. Dieu veut le bien de ses enfants
Dieu recherche le bien de ceux qui lui appartiennent et désirent le suivre (Rm 8.28)et a pour eux des projets de paix et de bonheur (Jr 29.11; Jn 17.13), ce qui n'exclut pas les épreuves (Jc 1.2-3).
Dieu ne cherche pas à contrecarrer les désirs légitimes de ses enfants qui marchent avec intégrité, au contraire, il leur accorde ce que "leur coeur désire" (Ps 37.3-4; Ps 84.11) ce qui n'exclut pas qu'il puisse lui demander de renoncer à un avantage immédiat. Dieu n'est ni dur, ni capricieux.
2. Dieu révèle sa volonté morale dans la Bible
L'Ecriture donne des principes et des commandements qui servent d'indications générales pour le comportement du croyant (1 Th 4.3-12; 1 Th 5.11-22; Ph 2.5; 1 Pi 1.15-16; 2 Ti 2.22; etc.). Dans les domaines où la Bible impose une attitude, les croyants doivent obéir (Deut 10.12-13; Rm 12.9-21).
3. Dieu accorde la liberté de choix
Dieu n'a pas fixe d'avance tous les détails de la vie du croyant. Il lui laisse une liberté d'action, donc de choix. Cette liberté joue sur deux plans:
le choix entre ce qui est bien et ce qui est mal selon la volonté révelée de Dieu (obéissance)
dans le domaine de ce qui est bien, le choix entre différentes possibilités (discernement) (1 Th 3.1-2; Ph 2.25-26; Ac 6.1-6; Ac 15.19,22,25,28; 1 Co 16.3-4).
4. Dieu accorde la sagesse
Le croyant est responsable de la rechercher et de la demander à Dieu (Pr 2.1-9; Pr 8.17; Jc 1.5-8) et de la mettre en oeuvre. Pour agir avec sagesse, il convient:
de prier pour exposer son problème à Dieu (Ph 4.6; 1 Pi 5.7);
de méditer l'Ecriture (Ps 119.97-100,105) afin que le Saint-Esprit puisse nous conduire
d'examiner les circonstances (cf. Act 16.1-3; Jos 2.1,24; 1 Ti 3.1);
de consulter des conseillers sages et expérimentés (Pr 13.10b,20; Pr 15.22)
de se laisser instruire par l'expérience de la vie avec bon sens et réalisme (Pr 6.6-11; Lc 14.28-32)
de considérer les sentiments intérieurs: paix(1 Jn 3.21; Ph 4.7; Ep 4.30) ou trouble (Rm 14.5,23)
Dieu accordant à ses enfants une réelle possibilité de choix, il reste souvent une zone d'incertitude. Les uns s'engageront, d'autres attendront. Dans tous les cas ils ne faut pas agir avec impulsion. (Pr 20.25)
5. Dieu est souverain
Le libre choix que Dieu accorde aux siens ne saurait entraver Sa souveraineté (Ps 115.3; Ps 135.6). Ainsi Dieu peut intervenir de façon contraignante pour le croyant qui doit donc, par avance, se soumettre humblement à Sa volonté (cf. 1 Co 16.7; 1Co 4.19; Act 18.21; Ps 25.9)et être prêt à renoncer éventuellement à son projet.
En soumettant à Dieu le choix qu'il a fait librement, le croyant sait que Dieu le préservera des fausses voies. Il fait ainsi un acte de foi que Dieu honore (Ps 55.23) et il se sait protégé face a la décision qu'il a prise. (Ac 16.6-8; 2 Sam 7.1-13)
PERE ...QUE CE NE SOIT PAS MA VOLONTE MAIS LA TIENNE QUI SOIT FAITE
LUC 22.42

DIEU PUISSANT



CAR DIEU EST UN DIEU PUISSANT


La Foi

1. Définition
Lecture proposée: Ps 71.1-6
La foi est l'attitude de l'homme qui accepte et tient pour vraies des réalités qui sont maintenant invisibles, ou incontrôlables (Hb 11.1). Elle est un acte par lequel l'homme s'en remet volontairement à Dieu, le reconnaissant comme fidèle et capable de tenir ses promesses (Rm 4.21; cf. Hb 11.11; Rm 10.11).
2. La source de la foi
La foi procède de la révélation que Dieu donne de lui-même à l'homme (Rm 10.17; Hb 1.1-2).
Pour susciter la foi, Dieu se sert d'instruments humains qui collaborent avec l'Esprit et la Parole de Dieu (Rm 10.14-17; Jn 17.20).
Dieu ne demande pas de croire sans discernement et sans réflexion. La foi repose sur une connaissance (Rm 10.14b), elle est une réponse aux affirmations de l'Evangile (Eph 1.13; 1 Co 15.1-4).
3. L'objet de la foi
La foi a un contenu (2 Tm 1.12-14); elle n'est pas un mysticisme sans objet, elle n'est pas même une conviction sur l'existence de Dieu, ou une adhésion à une doctrine.
L'objet de la foi est une Personne: Dieu lui-même, révélé en Jésus-Christ (Mc 11.22; Jn 14.1).
La foi porte aussi sur les paroles et les actes de Dieu (Jn 5.24; Jn 12.46-48).
4. La réalité de la foi
La vraie foi, la foi obéissante, se démontre par des actes visibles qui en manifestent la réalité (Jc 1.22-25; Jc 2.14-17; 1 Th 1.8-9)
5. La nécessité de la foi
La foi est indispensable et suffisante pour obtenir le salut mais aussi pour progresser dans la vie chrétienne (Ep 2.8; Hb 11.6; Hb 6.11-12; Col 2.6-7).
6. Les bénédictions de la foi
C'est par la foi que l'homme reçoit de nombreuses bénédictions:
il est mis au bénéfice de l'oeuvre de Jésus-Christ et des promesses de Dieu (Ga 3.6-8; 2 Co 1.20)
il est justifié (Ga 2.16; Ac 13.38-39) et reçoit la vie éternelle (Jn 3.16; Jn 5.24)
il reçoit le Saint-Esprit (Ga 3.2; Ep 1.13)
il a la liberté de s'approcher de Dieu et d'entrer en communion avec Lui (Ep 3.12; Hb 10.22; 1 Jn 1.3)
il reçoit l'exaucement de ses prières (Mt 21.21-22)
il peut résister au diable et devenir victorieux du péché (1 Pi 5.8-9; Ep 6.16)
il est gardé par la puissance de Dieu (1 Pi 1.5).
7. L'épreuve de la foi
Dieu permet la tentation pour épurer la foi, pour en faire ressortir ce qui est réellement authentique.
L'épreuve de la foi est destinée à perfectionner et fortifier le croyant (1 Pi 1.6-7; Jc 1.2-4).
LA FOI EST LA CONVICTION DES CHOSES QU'ON NE VOIT PAS
HÉBREUX 10.38

La VIE par la FOI

Lecture proposée: Hébreux 11.1-19
L'affirmation "Le juste vivra par sa foi" (Ha 2.4) exprime une double vérité en rapport
avec le salut initial: "Vous êtes sauvés... par la foi" (Ep 2.8)
avec la marche du croyant: "Or le juste vivra de foi" (Hb 10.38).
Hébreux 11 démontre que la foi conduit à l'action. Il met en évidence les effets de la foi. Ces situations particulières illustrent des situations plus générales propres aux croyants de tous les temps. Celui qui vit par la foi réagit en fonction des réalités invisibles, sans s'arrêter aux données visibles, même si elles semblent en contradiction avec les promesses de Dieu (cf. Hb 11.1,27). Les effets de la foi sont des actes de Dieu en faveur du croyant, des actes que le croyant peut accomplir parce qu'il regarde à Dieu et non à lui-même ou aux circonstances.
Les principaux effets de la foi sont:
1. La justification - Abel (Hb 11.4)
Conscient que l'homme pécheur ne peut s'approcher de Dieu que sur la base d'un sacrifice, Abel accède ainsi à la grâce. Acceptant la sanction divine il "découvre" le moyen de retrouver Dieu. De même, aujourd'hui, le pécheur est justifié lorsqu'il reconnaît son péché et met sa confiance (sa foi) en l'efficacité du sacrifice de Christ (Rm 3.23-25a; Ac 13.39).
2. Le service et le témoignage - Noé (Hb 11.7)
Noé a cru à la réalité du jugement annoncé et a témoigné de sa foi en construisant l'arche, et cela malgré l'insouciance ou les moqueries.(cf. Mt 24.37-39) Les croyants d'aujourd'hui ressentent dans la venue prochaine du jugement un appel au service, au témoignage, à la sanctification et à l'action (2 Pi 3.10-14; 1 Pi 4.7).
3. L'obéissance - Abraham (Hb 11.8,17-19)
Convaincu que Dieu avait un plan précis pour sa vie, Abraham lui a fait confiance et a obéi à des ordres difficiles (quitter Ur, offrir Isaac). Il a accepté de laisser une situation connue (une patrie, une postérité en Isaac) pour aller au devant de l'inconnu, en acceptant toutes les conséqueces. L'obéissance du croyant découle de sa foi en l'amour et en la sagesse de Dieu. La foi étant par essence l'acte de s'en remettre à Dieu, elle implique nécessairement l'obéissance à ses directives (Rm 1.5, 1 Jn 5.3-5)
OR LE JUSTE VIVRA DE FOI
HÉBREUX 10.38

La VIE par la FOI II

Hébreux 11.20-40
4. La persévérance - Abraham et Sara (Hb 11.11-12)
Comment obtenir une postérité nombreuse d'une femme en incapacité d'enfanter ? Abraham et Sara sont néanmoins restés dans l'attente de la réalisation de cette promesse car ils regardaient à la fidélité et à la puissance de Dieu (Rm 4.17-21). Leur foi leur donna la persévérance pour attendre le moment de Dieu. Tous les croyants sont appelés à persévérer en comptant par la foi sur la fidélité et la puissance de Dieu (Hb 6.11-12; Hb 10.36-38; Ac 14.22).
5. Le renoncement et l'engagement - Moïse (Hb 11.24-26)
Moïse renonça à des avantages personnels et temporels (rang social élevé, richesses) et préféra une situation difficile et la communion avec Dieu, à une situation facile mais sans cette communion. Le croyant est appelé à renoncer à tout ce qui s'acquiert au prix du reniement de Dieu, à tout ce qui prend la place de Dieu et à ce qui met des obstacles à sa disponibilité pour Dieu (Mt 6.24; Ph 3.7-8). Il regarde à l'avenir plutot qu'au présent. (Mc 10.28-30; 2 Co 4.17-18; Rm 8.18)
6. La fermeté - Moïse (Hb 11.27)
Face à l'opposition et la puissance visible de Pharaon, qui voulait empêcher la sortie du peuple d'Israël, Moïse resta ferme et refusa tout compromis; il plaça sa confiance (sa foi) dans la suprématie du Dieu invisible. Le Nouveau Testament contient de très nombreux appels à la fermeté:
au sein de l'opposition (1 Th 3.1-3);
face aux attaques du diable (1 Pi 5.8-9; Ep 6.11-13);
dans l'attachement aux enseignements bibliques (2 Th 2.15);
dans le témoignage (Ph 1.27).
Cette fermeté a pour base la foi (1 Co 16.13) qui s'appuie sur Dieu seul.
7. La délivrance - Moïse (Hb 11.29)
Bloqué entre la Mer Rouge et l'armée égyptienne, le peuple d'Israël se trouvait dans une situation sans issue. La foi de Moïse dans la toute puissance de Dieu ranima la foi chancelante du peuple et le fit accéder à la délivrance. Dieu, qui est tout puissant, peut intervenir lorsque le croyant se trouve dans une situation sans issue; il le fait en réponse à l'appel du croyant et à la foi qu'il manifeste (Ps 34.18-20; 2 Pi 2.9a; cf. Dan 3.17; Ac 28.36).
8. La victoire - Josué (Hb 11.30)
Dans une situation de guerre et devant l'obstacle des murailles de Jéricho, Josué et le peuple d'Israël attendaient par la foi l'intervention de Dieu en leur faveur (cf. Dt 1.29-31). Ils persévérèrent sept jours jusqu'à la victoire. Tout croyant est engagé dans un combat (Rm 15.30; Ep 6.12); pour être victorieux, il doit avant tout garder la foi (1 Tim 1.19; 1 Tim 6.11-12) et s'attendre à l'intervention de Dieu en sa faveur.
SANS LA FOI IL EST IMPOSSIBLE DE PLAIRE A DIEU
HÉBREUX 11.6