SAUVÉS POUR QUOI?

Les Thessaloniciens avaient répondu à la pensée de Dieu pour eux. Ils vivaient pleinement le propos de Dieu de sorte que l’apôtre pouvait leur dire : «Vous êtes devenus nos imitateurs et ceux du Seigneur, ayant reçu la parole, accompagnée de grandes tribulations avec la joie de l’Esprit Saint, de sorte que vous êtes devenus des modèles pour tous ceux qui croient dans la Macédoine et dans l’Achaïe... en tous lieux, votre foi envers Dieu s’est répandue, de sorte que nous n’avons pas besoin d’en rien dire» (1 Thes. 1:6-8).
Après avoir été convertis ils avaient vu et écouté son serviteur Paul ; ils avaient reçu le même salut que l’apôtre, il n’était pas difficile pour eux d’imiter celui qui avait été imitateur de Jésus-Christ. Les Thessaloniciens étaient différents de leurs contemporains ; c’étaient des hommes mis à part, sanctifiés pour servir le Dieu vivant et vrai, en contraste avec les faux dieux et les idoles qu’ils adoraient auparavant. Le changement était total et l’on ne pouvait que le constater. Il n’y avait pas de mélange et ils ne pouvaient être que des modèles pour les autres croyants. Ils servaient librement le Dieu qui les avait délivrés et entraient dans sa présence sans aucune crainte parce qu’ils avaient réalisé la richesse du sacrifice de Jésus dont ils étaient les bénéficiaires. Ils avaient aussi la connaissance du Père, nom que Jésus révèle après sa résurrection lorsqu’Il dit à Marie de Magdala «Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu» (Jean 20:17). Ils connaissaient donc le cœur du Père qui les aimait et qui avait tout mis en œuvre en vue de leur salut.
Ils avaient pleinement conscience qu’ils avaient été convertis à Dieu en se tournant «des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient» (1 Thes. 1:9-10). Le salut qui avait été révélé aux Thessaloniciens est le même que le nôtre et le résultat doit être le même. Nous sommes sauvés pour servir le Dieu vivant et vrai. L’inactivité ne fait pas du tout partie de la vie chrétienne, on est pas passif lorsque l’Esprit Saint est en nous.
L’apôtre Jacques, avec le regard du commun des mortels dit : «Comme le corps sans esprit est mort, ainsi aussi la foi sans les œuvres est morte» (Jac. 2:26). En effet, comment moi en tant qu’homme, pourrais-je savoir si tu as la foi, si tes œuvres ne démontrent pas la réalité de celle-ci ? Dieu seul sonde les cœurs, mais nous, nous ne pouvons que dire avec Jacques «quel profit y a-t-il si quelqu’un dit qu’il a la foi, et qu’il n’ait pas d’œuvres ?» (Jac. 2:14). Nous sommes sauvés pour servir parce que l’Esprit Saint en nous, nous conduit à découvrir les bonnes choses que Dieu a préparées pour ceux qu’il aime afin que nous les pratiquions. La foi produit des œuvres à la gloire du Père.
Un second caractère brillait aussi dans la vie des Thessaloniciens ; ils attendaient chaque jour des cieux Jésus que Dieu avait ressuscité d’entre les morts. Le croyant doit réaliser que Jésus revient pour enlever les siens «car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement, puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur» (1 Thes. 4:16-17). Cette attente des premiers chrétiens doit caractériser notre christianisme aujourd’hui. On peut étudier le retour de Jésus en bien des manières ; mais la vie journalière des Thessaloniciens montre que le retour de Jésus fait partie intégrante de la vie chrétienne. Les choses de la terre n’ont plus d’attrait et nous ne plaçons plus notre confiance en ce qui est admiré du monde. Attendre chaque jour le Seigneur est un puissant stimulant qui nous entraîne vers le but que Dieu s’est fixé en nous sauvant.

PROTESTANTS, CATHOLIQUES QUELLES DIFFERENCES ?

QUI EST JESUS CHRIST?

1. Ce que pensent les hommes de Jésus Christ
Jésus Christ naquit il y a 2000 ans d'une manière étrange. Il vécut dans la pauvreté et grandit dans l'effacement. On n'a de lui ni image, ni portrait. Il n'eut ni richesses ni influence particulière: il travailla de ses mains, il fut charpentier, fils de charpentier.
Nouveau-né, il fit trembler un roi; enfant, il embarrassa les érudits; homme mûr, il commanda aux forces de la nature, ouvrit les yeux des aveugles et ressuscita des morts. Il ne fit jamais payer ses services.
Jamais il n'écrivit de livre, et cependant aucune bibliothèque ne pourrait contenir tous les livres qui ont été écrits à son sujet.
Jamais il ne composa de chant, et pourtant il a été le thème d'innombrables cantiques pour des milliers de compositeurs illustres ou ignorés.
Jamais il ne fonda de collège, et pourtant ceux qui ont été à son école ne sauraient tenir sur les bancs de toutes les écoles du monde.
Jamais il ne commanda une armée, ni ne recruta un seul soldat, et cependant aucun chef n'a jamais rassemblé autant de volontaires qui aient amené autant de rebelles à déposer les armes.
Les noms de grands hommes sont apparus, puis ont disparu; mais le nom de cet homme est connu depuis des millénaires par des milliards de personnes.
A trente-trois ans il fut trahi par un de ses disciples; un autre le renia, tous l'abandonnèrent. Son peuple demanda sa mort, un gouverneur romain l'accorda. Mais la tombe n'a pu le retenir, le ciel s'est ouvert pour le recevoir, il est établi par Dieu juge des vivants et de morts, son nom est Jésus.

2. Ce que pensent les hommes de Jésus Christ
2.1 Témoignage des non chrétiens
Les témoignages sur le Christ laissés par les historiographes antiques non chrétiens sont maigres. Le texte le plus notable - dont l'authenticité, jadis contestée, est aujourd'hui pratiquement prouvée - se trouve dans les Antiquités Judaïques de Flavius Josèphe datant de 95 environ. Il mentionne Jésus, un "homme sage" condamné à la crucifixion par Pilate et reconnu comme le Messie par ses disciples qui proclament sa résurrection. Les auteurs latins Tacite (Annales 15, 43, 3), Suétone (Vie de Claude 25, 4) et Pline le Jeune (Lettre à Trajan, en 110) évoquent le Christ, fondateur de la secte des chrétiens, qui "fut exécuté sous Tibère, par le procurateur Ponce Pilate". Les historiens actuels ne doutent généralement plus de l'historicité de Jésus ... (Encyclopédie Bordas1990)

2.2 Témoignage des anti-chrétiens
Il y a aussi des témoignages indirects d'ennemis du christianisme tels que Celse ou Porphyre qui, au 2 eme siècle, ajoutèrent aux récits évangéliques des détails imaginaires, sans jamais pour autant nier l'existence historique de Jésus Christ.

2.3 Témoignage des chrétiens
Ils sont très nombreux et fiables par leur ancienneté, par leur cohérence, et par leurs origines géographiques diverses. Peu de personnes savent que sur le plan de la critique textuelle les faits concernant Jésus Christ sont beaucoup mieux attestés que n'importe quelle information remontant à cette époque. L'argument qui suppose que le témoignage des chrétiens ne peut pas être pris en compte est fallacieux: de la même façon on pourrait réfuter tout élément historique: par exemple nous ne pourrions retenir aucun élément historique concernant la France dans la mesure où l'information procéderait d'un français ....
Au delà des témoignages contenus dans les écrits inspirés du Nouveau Testament il y a en de nombreux, très anciens, venant de personnes qui ont accepté le martyre plutôt que de renier leurs affirmations. Or, si un homme est capable de mourir pour une cause qu'il pense être vraie, personne n'est capable de mourir pour ce qu'il sait être un mensonge.

2.4 Témoignage de quelques "grands hommes"
Napoléon Bonaparte: Je connais les hommes et je vous affirme que Jésus n'était pas un homme. Des esprits superficiels ont fait des rapprochements entre Christ et certains fondateurs d'empires ou même avec les dieux des autres pays. Cette ressemblance n'existe pas.
Blaise Pascal: Non seulement nous ne connaissons Dieu que par Jésus Christ, mais nous ne nous connaissons nous-mêmes que par Jésus Christ. Nous ne connaissons la vie, la mort que par Jésus Christ.
Jean-Jacques Rousseau: Si la vie et la mort de Socrate sont d'un sage, la vie et la mort de Jésus sont d'un Dieu.

3. Vie et œuvre de Jésus Christ

3.1 L'incarnation de Jésus Christ (Philippiens 2:5-11)
C'est l'acte par lequel le Fils de Dieu a revêtu volontairement un corps humain (Jean 1:1 et 14). Annoncé par de nombreuses prophéties, Jésus est venu "au temps convenable" c'est à dire au moment et au lieu fixés par Dieu lui-même (Romains 5:6; Daniel 9:24-26; Michée 5:1). Il naquit sous l'empereur romain Auguste (Luc 2:1).
Son incarnation suppose sa préexistence (Jean 16:27-30); elle s'est faite d'une façon miraculeuse par l'intermédiaire de Marie (Luc 1:35). Ainsi Jésus devint le seul homme sans péché (1 Pierre 2:22; 2 Corinthiens 5:21; 1 Jean 3:5).
Cette incarnation était nécessaire pour achever la révélation de Dieu à l'homme (Jean 1:18), mais aussi pour accomplir l'œuvre de notre salut (2 Corinthiens 5:21).

3.2 L'expiation (Luc 23:33-49)

C'est l'acte par lequel on paye, par la peine qu'on subit, un crime ou une faute.
Non seulement les iniquités de l'homme font séparation entre Dieu et lui (Esaïe 59:2) mais l'homme est incapable de se racheter lui-même. (Psaume 49:7-8).
L'expiation accomplie par Jésus Christ était donc indispensable pour le salut de l'homme. On peut la considérer sous différents aspects:
La Substitution (Esaïe 53:5): Christ prend notre place devant Dieu.
La Réconciliation (2 Corinthiens 5:19-20): Il rétablit notre relation avec Dieu.
La Rédemption (Jean 8:36) : Christ nous rachète pour Dieu.

3.3 La résurrection de Jésus Christ (Matthieu 27:57 à 28.20)

Annoncée plusieurs fois par le Seigneur (Matthieu 12:38-40) elle eut lieu le troisième jour après sa mort et cela malgré de multiples obstacles: le corps de Jésus était enveloppé de bandelettes, le sépulcre fermé par une lourde pierre, la garde romaine était mobilisée et le tombeau scellé.
La résurrection de Christ est un fait capital: Paul écrira aux Corinthiens: "Si Christ n'a pas été ressuscité votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés"(1 Corinthiens 15:17).
La résurrection a des conséquences glorieuses: elle montre que Dieu est satisfait par l'œuvre de Christ; le croyant peut donc être justifié (Romains 4:24-25). Il est libéré de l'esclavage de Satan et de la crainte de la mort (2 Timothée 1:10; Hébreux 2:15).

3.4 L'ascension de Jésus Christ (Actes 1:9-11)

Si la mission de Christ sur la terre a commencé par son incarnation, elle se termine par son ascension. Celui qui, étant Dieu s'est fait homme, remonte auprès du Père en tant qu'homme. (Jean 16:28; Jean 17:5) Cet événement avait été prédit plusieurs fois (Cp. Psaume 110:1 et Actes 2:33-36; Jean 14:28; Jean 16:4-7)
Ainsi Jésus Christ occupe une nouvelle place dans le ciel: il est Souverain Sacrificateur (Hébreux 5), Intercesseur (Romains 8:34), Avocat (1 Jean 2:1-2), Roi et Seigneur (Apocalypse 19:16), il a toute autorité (Matthieu 28:18) et il est établi juge des vivants et des morts (Actes 17:31).

3.5 Le retour de Jésus Christ (1Thessaloniciens 4 :13-18)

De nombreux passages nous parlent du retour de Jésus Christ (Jean 14; 1 Corinthiens 15:51-58; Philippiens 3:20-21); dans cette attente les croyants le servent et sont ses témoins (1 Thessaloniciens 1:9-10; Actes 1:6-11).

QUI EST L´HOMME?

1. Qui suis-je ?
Question des questions!
Venant du fond des temps elle se transmet, intacte, de génération en génération. Cette lancinante question est en elle-même un aveu:
l'homme vit, l'homme pense, l'homme cherche, l'homme meurt,
l'homme ne connaît ni son origine, ni sa destinée, ni sa raison d'être.
Au delà de ses indéniables exploits techniques, l'homme transmet ainsi son incertitude, son angoisse et son désespoir: face à cette question importante la seule chose qu'il sache c'est qu'il ne sait pas.
Quelqu'un a défini par une boutade la croyance athée: "L'homme a pour père le singe, pour guide le hasard et pour fin le néant".
Un journal scientifique récent confirme: "Malgré les efforts des scientifiques de toutes disciplines - physico-chimistes, microbiologistes, généticiens, cosmologistes, océanographes -, nous ne pouvons toujours pas affirmer où, quand et comment est apparue la vie sur Terre."
1.1 Qui suis-je ?
Un simple agglomérat de 30 milliards de milliards de particules inanimées qui se sont judicieusement regroupées par hasard en dépit des lois fondamentales de la thermodynamique et en faisant exploser les calculs de probabilité? Un lointain descendant de protozoaire et un arrière petit fils de singe? ou... Une créature de Dieu, conçue d'une étrange et merveilleuse manière, faisant partie d'un plan précis, et ayant devant elle un choix capital pouvant déboucher sur une relation avec son Créateur, sur la découverte de la joie, de la paix et du bonheur?
Il vaut la peine de s'y arrêter un moment!
2. Ce qu'en pensent les hommes
Au travers des siècles les érudits ont toujours essayé de cerner l'être extraordinaire qu'est l'homme. Les pensées suivantes ont retenu notre attention:
2.1 L'homme, un être exceptionnel
Il est bien des merveilles en ce monde, il n'en est pas de plus grande que l'homme. Sophocle v. 495-406 av. J.-C.
L'homme est Dieu par la pensée. Alphonse de Lamartine, 1790-1869
L'homme étouffe dans l'homme. Jean Rostand, 1894-1977

2.2 L'homme, un être limité

Chacun de nous a un jour, plus ou moins triste, plus ou moins lointain, où il doit enfin accepter d'être un homme. Jean Anouilh, 1910-1987
2.3 La chute et la conscience du mal
Chute: Borné dans sa nature, infini dans ses voeux, l'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux. Alphonse de Lamartine, 1790-1869
Méchanceté: L'homme est un loup pour l'homme. Plaute 254-184 av. J.-C
Egoïsme: Homme! Il est d'autres hommes. Robert Desnos, 1900-1945
Orgueil: L'Homme non plus seulement "un être qui sait" mais un être "qui sait qu'il sait" Teilhard de Chardin, 1881-1955
Perte de la liberté: Ils ne sont pas tous libres ceux qui se moquent de leurs chaînes. G.E. Lessing, 1729-1781
Conscience du mal: Je ne sais pas ce que peut être la conscience d'une canaille, mais je sais ce qu'est la conscience d'un honnête homme: c'est effrayant. Hermant, 1862-1950
2.4 Essai de définition de l'homme
L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser: une vapeur, une goutte d'eau suffit pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien. Blaise Pascal,1623-1662
Dire que l'homme est un composé de force et de faiblesse, de lumière et d'aveuglement, de petitesse et de grandeur, ce n'est pas lui faire son procès, c'est le définir. Denis Diderot, 1713-1784
2.5 Homme et perfection
On raconte que Socrate (470-399)se promenait en plein jour une lanterne à la main. "Que cherchez-vous?" lui demanda-t-on. Un homme! répondit-il.
Il n'y a point d'homme dans le monde. J'ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes; je sais même, grâce à Montesquieu, qu'on peut être Persan; mais quant à l'homme je déclare ne l'avoir rencontré de ma vie; s'il existe c'est bien à mon insu. Joseph de Maistre, 1753-1821
2.6 Homme et Dieu
Si l'homme était parfait, il serait Dieu. Voltaire 1694-1778

Voici l'Homme! (Jésus Christ). Ponce Pilate, Gouverneur romain de 26 à 36

3. Une triste histoire
Dans un sens la Bible, c'est l'histoire de l'homme. C'est là que nous trouvons et notre origine et notre destinée. A travers l'histoire d'autres hommes, il nous est possible de découvrir notre propre histoire.
3.1 La création à l'image de Dieu (Genèse chapitres 1 et 2)
Dieu a créé l'homme "à son image", d'une façon souveraine. Il souffla en lui une "respiration de vie" et l'homme devint ainsi une "âme vivante". Cette particularité distingue l'homme de toutes les autres créatures. L'homme possède une intelligence incomparable, une volonté individuelle, une capacité d'apprécier, de choisir, d'inventer, de communiquer, d'aimer...
Créé parfait, moralement et physiquement, Dieu a voulu pour l'homme ce qui était "très bon". Il le plaça dans un environnement agréable, lui confia des responsabilités importantes, et la possibilité de vivre dans sa communion ou de se détourner de lui. Ainsi nanti et instruit des conséquences de ses choix, l'homme était devenu une créature responsable.
3.2 La chute (Genèse 2 et 3)
Pourquoi l'être humain, ayant tout à satiété, a-t-il voulu la seule chose que Dieu ne lui avait pas permise, et dont il n'avait pas besoin?
La tactique de la tentation peut se résumer en 3 points:
Satan (l'Adversaire) jette le doute sur ce que Dieu a dit,
Il ment en ce qui concerne les conséquences de la désobéissance,
Il laisse entendre que Dieu le prive de quelque chose de bon.
Contre toute attente Adam et Eve firent confiance à Satan plutôt qu'à Dieu.
Ils se détournèrent ainsi de leur Créateur pour écouter une créature et eurent à supporter, ainsi que leur descendance, les lourdes conséquences de leur désobéissance.
3.3 Le péché
Le péché c'est la transgression de la loi de Dieu. C'est ne pas faire ce que Dieu commande et faire ce que Dieu interdit.
La Bible fait une différence entre le péché et "les péchés". On a parfois comparé le péché à un arbre et les péchés aux fruits que porte cet arbre.
Le péché est entré dans le monde par la désobéissance d'Adam et d'Eve, il est universel et héréditaire: la nature pécheresse des parents est transmise aux enfants et, dans ce domaine, tous les hommes sont égaux.
Les péchés sont liés à la responsabilité personnelle et là, tous les hommes sont différents. Néanmoins tout être humain manifeste son penchant au mal en violant le commandement d'amour envers Dieu et envers son prochain, et en cédant de diverses manières aux convoitises et tentations.
3.4 Conséquences de la chute
Sur le plan physique: fatigue, souffrance, maladie et mort corporelle.
Sur le plan spirituel: relation de l'homme avec Dieu coupée (mort spirituelle). L'homme devient esclave de Satan à qui il a obéi. Juste condamnation de Dieu.
Sur le plan moral: Connaissance du bien, sans pouvoir l'accomplir; connaissance du mal, sans pouvoir s'en libérer.
Malgré la chute l'homme garde sa liberté et sa capacité de choix si bien qu'il peut toujours, de façon responsable, écouter la voix de Dieu (par le moyen du message biblique) ou s'en détourner. (Hébreux 4:7; Apocalypse 22:17)

LE VRAI DIEU

1. Le Dieu de la Bible
Ou bien Dieu existe, ou bien Dieu est une invention des hommes.
Quoi que j'en pense, il s'agit d'un acte de foi de ma part:
Si Dieu existe: J'accepte que je ne peux ni le comprendre ni l'expliquer et que je ne peux le connaître que s'il veut se faire connaître à moi.
De grands hommes de science ont été convaincus:
En l'absence de toute autre preuve, la considération de mon pouce suffirait à me prouver l'existence de Dieu. Isaac Newton
Si Dieu n'existe pas: Je suis obligé de croire que j'existe par hasard, grâce à un processus évolutif qui, miraculeusement, ne partant de rien aboutit à un chef d'oeuvre, en violant constamment les lois fondamentales de la science et du simple bon sens. Avez-vous déjà constaté que les choses s'amélioraient par elles-mêmes lorsque vous les laissiez à l'abandon? Moi pas!
Voici le témoignage courageux d'un savant contemporain athée: Jean Rostand. En tant que biologiste et évolutionniste il donne ses conclusions:
On ne peut que croire en l'évolution, on ne peut jamais que croire, et toute la différence est entre les sages qui savent qu'ils croient et les téméraires qui croient qu'ils savent.
Voltaire lui-même , dans ses "Satires", est obligé de dire:
L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer
Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger.

2. Les dieux des religions
Ignorant la révélation biblique des hommes et des peuples ont élaboré des concepts de Dieu: des dieux bien souvent semblables à eux-mêmes. Ce qui a fait dire à Napoléon Bonaparte: entre le christianisme et n'importe quelle autre religion, il y a un abîme, la distance de l'infini.
La mythologie grecque vénère les forces de la nature. Les divinités grecques sont des êtres aux mœurs libres, trônant sur l'Olympe et dominant la vie des hommes, tout en leur étant physiquement et spirituellement semblables, y compris dans leurs faiblesses.
La mythologie romaine fut influencée par la mythologie grecque. Nous y retrouvons la divinisation des forces de la nature ou encore des matérialisations de vertus ou de maux.
Le panthéisme identifie Dieu à l'univers; il accepte une entité (appelée l'Absolu, le Tout, la Force Suprême) qui est infinie mais qui n'est pas une personne.
L'hindouisme (ou brahmanisme) Brahman, l'Absolu,est l'Esprit suprême universel; il n'est pas adoré mais est l'objet de la méditation des sages. Dans la triade Brahma-Vishnu-Civa, Brahma est la "cause première de tout être". L'hindouisme accepte l'existence de dieux innombrables.
Le bouddhisme est une philosophie plutôt qu'une religion. Il n'y a ni dieu, ni créateur, ni créature, ni "moi", ni ciel, ni enfer. Le bouddhiste aspire à atteindre le nirvâna (état de non-existence) pour échapper au cycle infernal des réincarnations et de la souffrance.
Le confucianisme s'intéresse principalement au bien-être de l'homme et à la vie pratique. Confucius s'est basé sur les anciennes pratiques chinoises: la vénération du ciel et le culte des ancêtres. Le ciel est considéré comme une puissance impersonnelle.
Le shintoïsme est fondé sur la déification des forces de la nature, le culte des ancêtres, la morale du confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Il vénère d'innombrables dieux personnels, mais qui ne sont pas infinis. De plus, il déifie la famille impériale japonaise.
L'animisme consiste à croire que les objets sont animés par des esprits dont il importe de gagner la faveur par des sacrifices et des pratiques magiques. Il s'accompagne toujours du fétichisme et du culte des ancêtres. L'animisme admet pourtant l'existence d'un être créateur, mais celui-ci est inaccessible.
L'islam mérite une place à part. Récent (6 ème siècle après JC), l'Islam est une religion monothéiste. Le Coran reconnaît l'inspiration de la Bible et se propose de "confirmer les livres sacrés" (Sourate 2.91) mais le lecteur de la Bible et du Coran se trouvera vite dans une impasse: il y a une contradiction fondamentale quant à la personne de Jésus Christ, quant à son œuvre et quant au moyen d'être réconcilié avec Dieu. Le Dieu du Coran est le Dieu de l'arbitraire, indifférent à ce qui se passe ici bas. Les musulmans sont donc fatalistes. Les 5 piliers de l'Islam sont: la confession d'Allah et de Mahomet, la prière, l'aumône, le jeûne du Ramadan et le pèlerinage à la Mecque.
Dans le respect de chaque croyance souvenons-nous que la sincérité n'est pas la vérité
3. Le Dieu de la Bible
Dieu est unique
Le Dieu de la Bible se présente comme l'unique et seul vrai Dieu:
Moi, je suis l'Éternel, et il n'y en a point d'autre; il n'y a point de Dieu si ce n'est moi. (Esaïe 45.5), balayant d'un seul coup toutes les conceptions humaines.
Contrairement à notre logique, le Dieu de la Bible se révèle à nous en trois "Personnes" divines distinctes. Si le terme "trinité" n'est jamais employé, la vérité qu'il essaye de définir est omniprésente.

Dieu est le Créateur
Si vous ouvrez votre Bible à la première page vous pourrez lire:
Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.(Genèse 1.1)
Au commencement Dieu: c'est son existence éternelle, il est.
Au commencement Dieu créa: c'est son activité première, il fait.

Ainsi la révélation de Dieu nous amène immédiatement à une double constatation: Il est grand et infini, nous sommes petits et limités.

Dieu est une personne
Si "Dieu est esprit" (Jean 4.24) il se révèle comme étant "doué de personnalité": il pense, a une intelligence et une volonté, choisit, agit selon un plan. Il a la capacité de communiquer et de parler avec les hommes. Il a des sentiments car il aime.

Dieu a-t-il un nom?
Dans l'Ancien Testament - écrit en hébreu - Dieu se présente sous plusieurs noms différents. Celui qui est le plus employé est un ensemble de 4 consonnes (YHWH) qui est imprononçable actuellement. Ce "Tétragramme" contenant la racine du verbe ETRE peut être traduit par "IL EST" ou par "L'ETERNEL". Certains le rendent par YAHWEH ou par SEIGNEUR.
Dans le Nouveau Testament - écrit en grec - le "Tétragramme" n'est jamais employé. Il est rendu par "SEIGNEUR". Jésus est venu révéler le PERE et ainsi placer ceux qui croient dans une relation filiale avec Dieu.

Les attributs divins
Ils s'appliquent indifféremment aux trois "Personnes" de la Déité. Dieu est Eternel, Omniscient (sait tout), Omnipotent (tout-puissant), Omniprésent (présent en tout lieu), Infini, (il ne connaît aucune limitation), Immuable (il ne change pas), Saint, Juste, Amour.

Dieu est Sauveur
Le Père a pourvu à notre salut en envoyant son Fils (Jean 3.16).
Le Fils a accompli l'œuvre de notre rachat (Matthieu 1.21).
Le Saint-Esprit opère la régénération dans nos cœurs. (Tite 3.5). Découvrez le Dieu de la Bible!

LA BIBLE: PAROLE DE DIEU


La Bible ? Quel Livre !
Introduction
Si Dieu est le CREATEUR, il n'est pas sage de demander à la CREATURE de l'expliquer! C'est un peu demander à une montre de raconter ce qu'elle sait de l'horloger! Ainsi Dieu ne peut être connu que s'il se révèle à nous et la question se pose: Dieu s'est-il révélé ?
Au delà de la CREATION qui témoigne d'une façon extraordinaire de sa puissance et de sa sagesse, la Bible est la révélation de Dieu à l'homme. Elle est une "lettre" du Créateur à sa créature, une lettre où toutes les questions fondamentales quant à l'origine, la destinée et le sens de la vie trouvent des réponses convaincantes. Le problème de la relation de l'homme avec Dieu y est traité et résolu, de façon définitive, à la pleine satisfaction de Dieu et des hommes qui acceptent son message.
1. La Bible
Du grec "ta biblia" (les livres), la Bible constitue à elle seule une véritable "bibliothèque". Croyants et non croyants sont unanimes pour saluer un ouvrage exceptionnel, détenteur invaincu du record annuel des ventes mondiales.
Ce qu'en pensent les "grands hommes"
Faraday:
Un jour, un de ses amis le trouve en pleurs, la tête appuyée sur la Bible; il lui demande s'il est malade: "Non, répond Faraday, ce qui m'afflige c'est de voir que les hommes s'égarent alors qu' ils ont ce livre béni pour les guider."
Kant:
L'existence de la Bible en tant que livre destiné au peuple est le plus grand bienfait que la race humaine ait expérimenté. Tout effort pour minimiser ce fait est un crime contre l'humanité.
Victor Hugo:
Il y a un livre qui contient toute la sagesse humaine éclairée par toute la sagesse divine, un livre que la vénération du peuple appelle Le Livre, la Bible.... Ensemencez les villages d'Evangiles: une Bible par cabane.
Napoléon 1er:
L'Evangile possède une vertu secrète, je ne sais quoi d'efficace et de chaleureux qui agit sur l'entendement et qui charme le coeur ... l'Evangile n'est pas un livre: c'est un être vivant.
2. Son origine
Les premiers livres de la Bible ont été écrits par Moïse, vers 1500 avant Jésus Christ, les derniers par les disciples du Seigneur Jésus, vers la fin du premier siècle de l'ère chrétienne. Ecrits d'abord sur des papyrus puis sur des parchemins, l'ensemble de la Bible fut rédigé en trois langues. Certaines copies fort anciennes sont parvenues jusqu'à nous et sont exposées dans les musées.
2.1 Sa composition
Formée au cours des siècles sa composition a évolué, jusqu'à ce que la révélation soit complète. La Bible comprend 2 grandes parties:
L'Ancien Testament (ou "Ancienne Alliance") relate l'histoire des origines, la formation et l'histoire du peuple juif, il annonce la venue du Messie (le roi qui doit gouverner le monde). Il comprend 39 parties appelées "livres".(Depuis 1546, l'Eglise romaine admet quelques livres supplémentaires dans l'Ancien Testament; ils sont appelés "Deutérocanoniques" ou "Apocryphes".
Le Nouveau Testament (ou "Nouvelle Alliance") relate la venue du Messie, Jésus Christ (sa naissance, son ministère, sa mort et sa résurrection). Il contient aussi l'histoire de l'Eglise naissante et diverses lettres (épîtres) adressées à des communautés ou des individus. Il comprend 27 livres.
2.2 Sa transmission
Transmis oralement pendant des siècles le texte fut fixé par écrit dès la découverte de l'alphabet, au 16 eme siècle avant Jésus Christ. La considérant comme parole de Dieu, des hommes ont consacré leur vie à recopier et traduire les textes sacrés avec une précision qui étonne les spécialistes contemporains. La découverte récente des manuscrits de la Mer Morte (1947) - exposés au Musée du Livre à Jérusalem - met un terme à la prétendue évolution ou modification du texte au cours des siècles. Ces manuscrits, vieux de plus de 2000 ans, contiennent le même texte que celui que nous pouvons lire dans les traductions actuelles.
2.3 Ses traductions
Il n'y a pas plusieurs Bibles, il y a plusieurs traductions de la Bible. Hormis la traduction des "Témoins de Jéhovah" qui est faite à partir d'une traduction anglaise, toutes les traductions françaises sont faites d'après les originaux hébreu, araméen et grec. Toutes les langues évoluant (Il nous est très difficile de comprendre le français du 17 eme siècle!) il est indispensable de refaire de temps en temps une traduction pour que le message initial reste toujours compréhensible. C'est le seul livre au monde traduit en plus de 300 langues.
2.4 Son unité
Ecrite sur 16 siècles, par 40 auteurs vivant dans des périodes, conditions et lieux totalement différents, le message de la Bible manifeste une unité extraordinaire. Tous les grands thèmes se développent progressivement, se complètent harmonieusement et trouvent leur solution et leur apothéose en Jésus Christ.
2.5 Son autorité
Son incontestable valeur lui donne son autorité. D'une précision extraordinaire dans des faits vérifiables, elle est le guide sûr des archéologues. Des nations entières peuvent rendre témoignage des bienfaits reçus par elle. Sur le plan moral "la déclaration universelle des droits de l'homme" reconnaît implicitement son autorité par nombre d'articles fondés sur l'enseignement du Nouveau Testament.
2.6 Son caractère prophétique
La prophétie c'est l'histoire de l'avenir. Dieu seul connaît l'avenir. Ainsi, dans la Bible nous trouvons de très nombreuses prédictions qui se sont réalisées. La venue de Jésus Christ sur terre est l'accomplissement de plus de 300 prophéties dont certaines ont été faites des siècles avant. Puisque la Bible a dit vrai dans tous ces cas vérifiables, pourquoi ne lui ferions-nous pas confiance quant elle nous parle de choses que nous ne pouvons pas encore vérifier mais que pourtant elle affirme?
2.7 Son inspiration
La Bible se présente comme étant la révélation de Dieu à l'homme, sa parole inspirée. Un peu de la même manière qu'un directeur dicte une lettre à sa secrétaire, Dieu a utilisé des hommes pour nous communiquer son message. Qui, 1500 ans avant Jésus Christ, aurait pu aligner du premier coup dans le bon ordre 23 faits scientifiques concernant la création du monde? C'est pourtant ce que Moïse a fait en écrivant le premier chapitre de la Genèse. Il était inspiré par Dieu.
2.8 Son message
Bouleversant de simplicité il transforme quiconque le reçoit:
L’homme s’est détourné volontairement de son Créateur, mais Dieu continue à l’aimer. Coupé de Dieu l’homme est malheureux; il fuit ou essaye de s’améliorer et de se racheter par ses propres efforts: il n’y parvient pas. Alors Dieu voit sa détresse et dans un grandiose acte d’amour il donne son Fils pour qu’il endure la punition à la place des coupables. Ainsi Jésus paye la dette de nos péchés devant Dieu et meurt sur une croix. Dieu accepte son sacrifice et le ressuscite; il fait alors proclamer à tous les hommes qu’il offre gratuitement son salut à quiconque se repent et croit en son fils Jésus Christ
3. Conclusion
La Bible ne peut être que ce qu'elle dit être: la vérité absolue, la Parole même de Dieu. La Bible est un fondement fiable pour la foi. Nous allons donc maintenant, et dans les leçons suivantes, écouter son témoignage quant à elle même, quant à Dieu, quant à l'homme, quant à Jésus Christ, quant au salut.

THAIS, MASSENET


UN CHRÉTIEN FAIT CE QUI ESTE JUSTE PARECE QU´IL EST CHRÉTIN, JAMAIS POUR DEVENIR CHRÉTIEN.

Au cours des premières semaines que je passai dans une nouvelle paroisse, je me fixai pour but de rendre visite à toutes les familles de l`église afin de faire leur connaissance. Mais il est facile de se contenter de propos superficiels. « C`est la photo de tante Marie, là sur la cheminé ? »
- Oui ».
J`imaginai alors une astuce : poser une question, la même question, dans chaque foyer. « Quelle est votre définition du chrétien ? » Et je notai soigneusement toutes les réponses.
« Un chrétien, c´est quelqu`un qui vit selon da règle d`or ».
« Un chrétien est honnête ».
« Un chrétien est une personne bienveillante e aimante ».
« Un chrétien entretient de bons rapports avec son prochain ».
J`entendis des réponses bien différentes, ainsi toutes avaient un point commun. Chaque réponse avait trait au comportement. Le nom de Jésus en était remarquablement absent.
Vous pouvez lire les rapports de journalistes interrogeant les passants dans la rue e postant des questions similaires. Ils obtiennent le même genre de réponse.
« Un chrétien fait ceci, et fait cela. Un chrétien ne fait pas cela ». Combien de fois entendez-vous la réponse : «Un chrétien est une personne qui connaît et aime Christ » ?
Qu`est-ce le christianisme? Est-il surtout fondé sur la conduite ? ou s`agit-il avant tout d`une relation ? Tel este l`élément essentiel de la compréhension et de l`expérience du salut para la foi en Christ. Le christianisme, c`est connaître Christ. Et le comportement qui différencie le chrétien du non-chrétien est le résultat des liens de foi avec Jésus – il n`est jamais la cause.
Exprimons cette thèse un peu différemment. Um pommier donne des pommes parce que c`est un pommier, non pas pour devenir un pommier. Jésus a fait la même comparaison : « Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits ». Matthieu 7 :17,18.
Si vous voulez obtenir de bons fruits, vous commencez para vous procurer un bon arbre. Votre tache consiste alors à arroser l`arbre, peut-être à lui donner un peu d`engrais, et à laisser agir le soleil et la pluie. Il n`est pas nécessaire de faire de gros efforts pour obtenir des fruits. Si vous avez un arbre sain, il produira du fruit tout naturellement.
Il en est de même dans la vie chrétienne. Celui qui tente d vivre la vie chrétienne en faisant des efforts pour changer de conduite s`engage dans une impasse. Cette pensée est exprimée ainsi dans Les paraboles de Jésus : «La grâce divine renouvelle de cœur et transforme la vie. Un changement purement extérieur n`est pas suffisant pour nous mettre en harmonie avec Dieu. Nombreux sont ceux qui essaient de se corriger en renonçant à telle ou telle mauvaise habitude, espérant ainsi devenir chrétiens, mais ils font fausse route. C´est en effet para le cœur qu`il faut commencer ». p. 97.
Si droite que soit votre vie, quel que soit le nombre de bonnes actions que vous accomplissiez, si religieux que vous paraissiez, vous n`êtes pas un vrai chrétien tant que vous ne connaissez para Jésus-Christ personnellement, intimement. Bien agir ne fera jamais de vous un chrétien, mais seulement une personne de bonne moralité.
Les membres de l`Église primitive fixaient leur attention sur le Seigneur Jésus-Christ au point qu`il était le sujet de leurs pensées et de leur conversations : « Christ a fait ceci ; Christ a dit cela ». Finalement, quelqu`un eut l´idée de les appeler chrétiens.
Comment vous appellerait-on si on vous nommait d`après ce dont vous parlez le plus souvent et ce à quoi vous pensez le plus fréquemment ? Êtes-vous une bonne personne ? ou êtes-vous vraiment un chrétien ? Réfléchissez !

JESUS CHRIST: PREUVES DE SON EXISTENCE HISTORIQUE

Preuves de l'existence historique de Jésus-Christ. Jésus-Christ a-t-il vraiment existé? Jésus est il un personnage historique? Que dit l'histoire de Jésus?
_________________________________
I. Documents chrétiens sur Jésus
1. Le Nouveau Testament
Les documents du Nouveau Testament sont les textes les plus anciens que nous ayons sur Jésus. Ils présentent tous Jésus comme ayant réellement existé.
2. Les Pères apostoliques, les Pères de l'Eglise
Après le Nouveau Testament, les écrits des Pères apostoliques sont les plus anciens. Ils ont écrit par exemple l'Epître de Clément de Rome (fin du 1er), celles d'Ignace d'Antioche (début du IIème), l'Epître de Polycarpe (avant l'an 170), etc. Pour eux il ne fait aucun doute que Jésus est un personnage historique. Il en est de même des Pères de l'Eglise. On peut citer par exemple :
a. Justin Martyr (100 - 165)
Philosophe qui est devenu chrétien, et qui est mort martyr décapité. Il écrit à l'empereur Antonin le Pieux vers 150 :
A propos de la crucifixion de Jésus :
"Vous pourrez vous assurer que les faits sont véridiques en consultant les actes qui furent enregistrés sous Ponce Pilate... " (Apologie I, 35.7-9)
A propos des miracles de Jésus :
"Vous pourrez facilement vérifier qu'il a réellement accompli ces miracles en lisant les actes de Ponce Pilate" (Apologies I, 48.3)
b. Tertullien (env 155 – env 225)
A la fois juriste et théologien, il a écrit son apologie du christianisme à Carthage en 197, à l'intention des autorités romaines en Afrique :
" Tibère, sous le règne de qui le nom de chrétien a fait son entrée dans le monde, soumit au sénat les faits qu'on lui avait annoncés de Syrie-Palestine, faits qui avaient révélé là bas la vérité sur la divinité du Christ, et il manifesta son avis favorable. Le sénat, n'ayant pas lui-même vérifié ces faits vota contre. [Tibère] persista dans son sentiment et menaça de mort les accusateurs des chrétiens."
(Tertullien : Apologétique V।2)

II Documents non chrétiens sur Jésus
1. Thallus
Historien païen dont les écrits qui datent de 52 sont perdus ; seuls quelques fragments cités par d'autres auteurs nous sont parvenus. Ainsi, Jules l'Africain, auteur chrétien des années 220 cite Thallus, à propos de l'obscurité qui a eu lieu lors de la crucifixion de Jésus :
"Thallus, au troisième livre de son Histoire explique cette obscurité par une éclipse, ce qui me parait inacceptable!".
Il s'agit ici d'une preuve "indirecte" de l'existence de Jésus : le fait que cet auteur parle de "l'éclipse" qui a eu lieu lors de la crucifixion de Jésus, implique qu'il considère comme acquis l'existence de Jésus.
2. Josèphe (37 - 97)
Prêtre, pharisien, il était chef militaire Juif pendant la guerre contre Rome. Il s'est rendu au général romain Vespasien, pendant le siège de Jotapa, alors que beaucoup de ses compagnons se sont suicidés plutôt que de se rendre. Sa collaboration avec les romains l'a fait haïr par ses compatriotes juifs. Historien juif, il a écrit "Guerre des juifs" (75-79), et "Antiquités Juives" (93).
"...Jésus, qui était un homme sage, si toutefois on doit le considérer comme un homme, tant ses œuvres étaient admirables... Des chefs de notre nation l'ayant accusé devant Pilate, celui-ci le fit crucifier... Il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour..." (Antiquités 18.3.3)
"Anan le jeune, qui avait reçu le grand-pontificat, ... réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ, et certains autres, en les accusant d'avoir transgressé la loi, et les fit lapider."
(Antiquités 20.8.1)
Remarque : Des critiques (qui ne remettaient cependant pas en cause que Josèphe ait parlé de Jésus) ont été émises quant à l'historicité totale du passage de Antiquités 18.3.3. A ce jour, l'authenticité globale de ce passage n'est plus mise en doute, même s'il contient peut-être quelques interpolations ("si on doit le considérer comme un homme", "il leur apparut vivant et ressuscité le troisième jour").
3. Manuscrit Syriaque n° 14658 du British Muséum (date de 73 environ)
Lettre envoyée par un Syrien nommé Mara Bar-Serapion, à son fils Serapion. Alors qu'il est en prison, il encourage son fils à poursuivre la sagesse, soulignant que ceux qui ont persécuté les sages ont eu des problèmes. Il prend comme exemple les morts de Socrates, Pythagore et Christ. A propos de Christ il dit :
"... quel avantage les Juifs ont-ils gagné à exécuter leur roi sage ? Leur royaume fut anéanti peu après..."
4. Suétone (69 - 125)
Archiviste à la cour de l'empereur Hadrien. Disgracié en 122, il se consacra à des ouvrages historiques.
"Comme les juifs ne cessaient de troubler la cité sur l'instigation d'un certain Christus, il (Claude) les chassa de Rome" (Vie de Claude, XXV.11)
"Il livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable" (Vie de Néron, XVI.3).
Ce passage n'est pas une preuve directe de l'existence de Christ ; mais il prouve qu'au temps de Néron, c'est à dire une trentaine d'années après la mort de Christ, il y avait des personnes qui se réclamaient de Christ : difficile de croire alors que Christ n'ai pas réellement existé !
5. Cornélius Tacite (55 - 118)
Il est considéré comme le plus grand historien de la Rome impériale.
Il décrit l'incendie de Rome en 64, et explique que les chrétiens sont devenus les boucs émissaires de Néron qui les accuse d'avoir provoqué le feu ; vers 116 il écrit :
"le nom de chrétien leur vient du nom de Christ, qui fut condamné sous le règne de Tibère, par le procureur Ponce Pilate, ..." (Annales, 15.44)
6. Pline le Jeune (61 - 114)
Ecrivain latin. Il était gouverneur de la Bithynie (au nord-ouest de la Turquie) en 112. Dans une lettre adressée à l'empereur Trajan il lui demande conseil sur la façon de traiter les chrétiens :
"Ceux qui niaient être chrétiens ou l'avoir été, s'ils invoquaient des dieux selon la formule que je leur dictais et sacrifiaient par l'encens et le vin devant ton image que j'avais fait apporter à cette intention avec les statues des divinités, si en outre ils blasphémaient le Christ - toutes choses qu'il est, dit-on, impossible d'obtenir de ceux qui sont vraiment chrétiens -, j'ai pensé qu'il fallait les relâcher... [Ceux qui disaient qu'ils étaient chrétiens] affirmaient que toute leur faute, ou leur erreur, s'était bornée à avoir l'habitude de se réunir à jour fixe, avant le lever du soleil, de chanter entre eux alternativement un hymne au Christ comme à un dieu, ..." (Lettres et Panégyrique de Trajan : X/96/5-7)
Ce texte n'affirme pas l'existence de Jésus Christ, mais la confirme de façon indirecte : il prouve en effet qu'au début du IIème, des hommes et des femmes croyaient fermement à son existence. 7. Lucien de Samosate (125 - 192)
Ecrivain grec satirique. Il parle de Christ comme :
"Celui qui est honoré en Palestine, où il fut mis en croix pour avoir introduit ce nouveau culte parmi les hommes... Le premier législateur [des chrétiens] les a encore persuadés qu'ils sont tous frères. Dès qu'ils ont une fois changé de culte, ils renoncent aux dieux des Grecs, et adorent le sophiste crucifié dont ils suivent les lois." (Mort de Pérégrinus, paragraphe 11-13)
8. Celse (IIème ap J.C.)
Philosophe platonicien. Il est romain et auteur du "Discours véritable ", virulente attaque contre le christianisme. Il écrit :
"Vous nous donnez pour Dieu un personnage qui termina par une mort misérable une vie infâme".
Remarque : On ne connaît ses écrits que par la réfutation qu'en fit Origène dans son livre "Contre Celse" (7,53).
9. Le Talmud
Le Talmud est composé de la Mishna (recueil de lois et traditions juives mises par écrit vers le IIème) et des Gemaras (commentaires de la Mishna). Le Talmud Babylonien qui a été achevé d'écrire vers la fin du IVème siècle :
ne met pas en doute la réalité historique de Jésus-Christ,
dit que Jésus était transgresseur de la loi, pratiquant la magie, faisant fi des sentences des sages,
dit que ses disciples guérissent les malades en son nom.
Il est important de noter que le Talmud est à priori hostile à Jésus : on ne peut donc taxer ses textes de partisans. Ainsi, le Talmud atteste fortement l'historicité de Jésus, mais aussi le fait que Jésus accomplissait des miracles puisqu'il considère que Jésus pratiquait la magie ! Et il en est de même pour les miracles accomplis par les disciples puisqu'il reconnaît que ses disciples guérissaient des malades en son nom …
III. Remarques
1. Que penser du fait qu'il n'y ait pas plus de traces extérieures à la Bible ?

Il faut tout d'abord souligner que peu de documents historiques du 1er siècle ont été retrouvés. E.M. Blaiklock a catalogué les écrits de l'empire romain datant du premier siècle qu'on a retrouvés et qui ne mentionnent pas Jésus : cela représente moins de 20 auteurs différents.
Il faut de plus noter que pour plusieurs des documents retrouvés, les sujets abordés font qu'il n'y a aucune raison qu'ils parlent de Jésus.
Du point de vue de l'histoire romaine du 1er siècle, Jésus était insignifiant :
- Sans standing social, il a agit dans une province éloignée peu aimée, comme prédicateur et faiseur de miracles, et a été exécuté sur les ordres d'un petit gouverneur.
- En lisant les écrits des "journalistes" du 1er siècle, on s'aperçoit qu'ils s'intéressaient surtout aux événements politiques majeurs de leur époque ; quand il s'agissait d'événements religieux, seuls ceux qui avaient des répercussions sur les affaires nationales et internationales les plus importantes étaient mentionnés. Or tel n'était pas le cas de ce qui se passait en Palestine.
- Une autre raison explique le peu d'intérêt de la part des romains pour Jésus : il s'est surtout opposé aux religieux juifs de son époque, et non aux romains.
Les débuts des mouvements religieux sont souvent mis par écrit des générations plus tard. Dans le cas de Jésus, "nous avons une meilleure documentation historique ... que pour les fondateurs de n'importe qu'elle autre religion de l'antiquité ... La situation de Jésus est donc unique en son genre, et assez impressionnante quand on considère tout ce qu'on peut apprendre de lui en dehors du Nouveau Testament". Voici quelques exemples qui illustrent cette affirmation :
 Le Gathas de Zoroastre, daté d'environ 1000 av. JC, est jugé authentique bien que la plupart des écrits zoroastriens aient été rédigés après le IIIème ap. JC.
 Les écrits de Bouddha, qui vivait au VIème av. JC n'ont été rédigés qu'après l'ère chrétienne et la 1ère biographie de Bouddha au 1er ap. JC.
 La biographie de Mahomet (570 – 632 ap. JC) n'a pas été écrite avant 767 soit plus de 130 ans après sa mort.
2. Quelques citations
a. Encyclopédie Britannica, 15ème édition
A propos des témoignages indépendants concernant Jésus :
"Ces témoignages indépendants prouvent que dans les siècles passés, même les opposants au christianisme n'ont jamais douté de l'historicité de Jésus. Celle-ci a été remise en question pour la première fois, sur des bases inadéquates, par plusieurs auteurs à la fin du 18ème, durant le 19ème et au début du 20ème."
b. La Grande Encyclopédie Larousse
"Les historiens sérieux sont unanimes à affirmer sans hésitation que Jésus a bien existé." (Tome 11, p 6699)
IV. Bibliographie
Green, M., La mort en deuil, Fontenay-sous-bois, Farel, 1985, pp. 17-40.
Green, M., Le grand dérapage, Fontenay-sous-Bois, Farel, 1988, pp. 26-36.
Mc Dowell, Josh, Christianity, a ready defense, San Bernardino, Here's Life Publishers, 1991, 492 p.
Mc Dowell, J. & Muller, P., Qui dites-vous que je suis ?, Cergy-Pontoise, Sator, 1986, pp. 5-16.
Shallis, R., Jésus : qui en fait est Jésus-Christ ?, Marne-la-Vallée, Farel, 1983, pp. 7-12.
Rhoton, D., La logique de la foi, Fontenay-sous-Bois, Farel, 19874è, pp. 11-16.
Encyclopédie Larousse, tome 11, p 6699 - 6705 (1974).
Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, pp. 81-101.