LA JUSTIFICATION PAR LA FOI
1. Luther affectionnait particulièrement l'Épître aux Galates. Il l'appelait sa fiancée, sa Catherine de Bora. C'est en la méditant qu'il avait eu la révélation de la justification par la foi, doctrine qui devait jouer un si grand rôle dans la Réformation. C'est là aussi qu'il avait puisé le principe de la liberté chrétienne dont il devait être le héraut.
2. Les Galates occupaient en Asie Mineure un pays de montagne peu fréquenté et dans un rude climat. Ils étaient - assure-t-on - par leur origine, de race gauloise, dont ils avaient le caractère. Enthousiastes, sensibles, généreux, ils étaient aussi versatiles. C'est avec empressement qu'ils avaient reçu l'apôtre Paul « comme un ange de Dieu » (Gal. 4.14.), mais lors d'un second voyage, Paul avait constaté des signes inquiétants de recul (Gal. 6.7.). De faux docteurs juifs avaient voulu les persuader qu'ils avaient à se soumettre aux ordonnances de la loi de Moïse.
3. Paul leur adresse son épître pour pousser un cri d'alarme et pour exposer les vrais principes de la justification par la foi.
Ce que Paul combat, c'est la loi des cérémonies, l'observation des rites, « ces faibles et pauvres rudiments auxquels ils veulent de nouveau s'asservir : les jours, les mois, les temps, les années » (4.10.).
Ce qui sauve, ce qui justifie, ce n'est pas l'observation des préceptes et des coutumes. Ce ne sont pas davantage les oeuvres, ou l'observation de la loi morale. Ce qui assure la paix intérieure, ce qui procure la justification devant Dieu, c'est l'oeuvre de Christ. Car l'homme est justifié par la foi en Jésus-Christ (Gal. 2.17.). Tous ceux qui croient sont bénis avec Abraham, le croyant (3.9.). Car le juste vivra par la foi (3.11).
4. Toutefois, ce serait dénaturer la pensée de Paul que de voir dans l'épître aux Galates l'annulation de la loi morale. Il faut lire cette lettre à la lumière de Rom. 3.31. « Anéantissons-nous donc la loi par la foi ? Loin de là ! Au contraire, nous affermissons la loi. »
La violation de la loi morale demeure dramatique. Les oeuvres (le la chair sont manifestes. Ceux qui commettent de telles choses n'hériteront pas le royaume de Dieu (5.19-21.). Celui qui sème pour la chair, moissonnera de la chair la corruption (6.7-8.).
Ce que Paul tient à enseigner, c'est que :
- 1° Ce n'est Pas l'observation de la loi morale qui peut nous sauver.
- 2° Le salut est gratuit. Il s'obtient par la foi. La justification est un don de Dieu. Elle nous a été acquise par le Christ, sur la croix.
- 3° Le croyant justifié est désormais une nouvelle créature (6. 15). Il a crucifié la chair avec ses passions et ses désirs (5. 24).
- 4° Conduit par l'esprit (5.16.), il obéit à une loi de liberté (5.13.), la loi de l'amour. Comme le dit Luther : « Le chrétien est un seigneur entièrement libre. Il est maître de toutes choses. Il n'est assujetti à rien. Mais aussi : Le chrétien est un tout petit serviteur, obéissant en toutes choses et soumis à tous. »
- C'est ce que Paul résume en disant : « Frères, vous avez été appelés à la liberté. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre selon la chair » (Gal. 5.13).
hap. 1 et 2. Paul défend son apostolat.
hap. 3 et 4. Paul expose sa doctrine.
hap. 5 et 6. Paul expose les bases de la loi morale.
|
LES DONS SPIRITUELS - (A)
LE Christ étant monté au ciel, il a comblé les hommes de ses dons : Eph. 4 :8. il a ainsi accompli la promesse qu`il leur avait faite déjà avant sa mort (Jean 7 :39 ; 16 :7) et renouvelée après sa résurrection (Actes 1 :5,8).Ces dons spirituels sont réparties para l´Esprit de Dieu. Dans l´Église, qui est le corps du Christ, i y a pluralité de membres et diversité de services : Rom. 12 :3-6.
« Toutes ces variétés de dons ont un seul et même principe : l´Esprit qui les fait surgir en venant habiter dans les fidèles. » F. Godet.
On voit para 1 Corinthiens 1 :4-9 l´importance que Paul attachai aux dons de l´Esprit. Ces dons n´ont pas été donnés à l´Église seulement pou l´époque de sa fondation ; ils devaient se perpétuer jusqu’à la manifestation finale de Jésus-Christ.
Persistance des dons spirituels au II siècle : « L´on peut voir parmi nous des hommes et des femmes qui ont reçu des charismes de l´Esprit de Dieu. » Justin.
1- Le but des dons.
1 Corinthiens 12 :7
L´Église n´est pas simplement une société dont les membres poursuivent en commun un but identique, tout em gardant leur indépendance individuelle : c´est un organisme vivant, un corps dont le Christ est la tête – le principe directeur, la volonté – et dont les croyants sont les divers membres, chacun ayant sa place, sa fonction particulière, et tous étant solidaires les uns des autres.
Les dons sont accordés aux individus en vue de la collectivité : 1 Pierre 4 :10. Nous ne sommes que des administrateurs ou économes, des grâces reçues en dépôt.
« Comme l´Esprit est un, il résulte de là que tous les dons, quoique différents, doivent tendre à un but commun, le bien de l´ensemble, et non à la satisfaction égoïste de l´individu à qui ils sont accordés. » F.Godet.
« Dieu accorde ses dons de bon cœur et en abondance. Ses gérants doivent distribuer ces bienfaits dans le même esprit dans lequel ils ont été donnés. » the S.D.A. Bible Commentary, sur 1 Pierre 4 :10.
2- L´énumération des dons.
1 Corinthiens 12 :8-12
Paul nomme en s´rie les dons de l´Esprit comme suit :
a) La parole de sagesse.
b) La parole de connaissance : « Sapienta se distingue de scientia, la sagesse de la science, en ce qu´elle implique un savoir éminemment pratique qui englobe la totalité de l´existence humaine. La sagesse est le savoir qui nous permet de vivre en fait, dans la situation qui est la nôtre ; ellle unit la pratique à la théorie. » K.Barth.
« Les deus dons précédents s´exerçaient en raison d`une communication de lumière ; les cinq suivants procèdent d`une communication de force, en d`autres termes d`une action de l`Esprit, nom plus spécialement sur l´intelligence, mais sur la volonté. » F. Godet.
c) La foi : « Par la foi, l`apôtre nè entend certainement pas d`une manière générale la foi qui sauve ; car celle-ci n`est pas un don spécial, c`est l´apanage de tous les chrétiens. La foi est la racine de la vie chrétienne, non l´un de ses fruits. Nous voyons clairement para le passage 13 :2 que l`apôtre distingue entre la foi en général et la foi en tant que dons particulier. Comme telle, elle est la possession du salut prenant le caractère de l´assurance en Dieu, de la hardiesse héroïque, attaquant et surmontant résolument tous les obstacles qui s´opposent à l`œuvre de Dieu dans une situation donnée. Père, je sais que tu m´exauces toujours ! tel est le cri de cette foi qui transporte les montagnes, et dont l´histoire de l´Église présente tant d´exemples ; qu`on se rappelle un FRANKE, un WILBERFORCE, un G. MULLER et tant d`autres. C´est à ce don que se rapporte la parole de Jésus, Mat. 17 :20,21.
« La foi qui sauve est fruit de l´Esprit. Elle prépare pour le ciel. Mais la foi, don de l´Esprit, confère la puissance pour l`œuvre que Dieu nous confie maintenant. Ex. Actes 28 :1-6. » G. Stéveny.
d) Les dons de guérison, « qui se rattachent étroitement à la foi ainsi comprise, puisqu`ils ont pour base la confiance en la puissance de Dieu appliquée à la maladie. Ce n`est pas seulement ici une prière confiante ; c`est un ordre donné dans le sentiment de l`accord complet avec la volonté de Dieu, comme le : Lève-toi, et marche, de saint Pierre (Actes 3 :6).
e) Le pouvoir d`opérer des miracles, ou les efficacités miraculeuses : « Paul veut parler de la faculté d´opérer toutes sortes d`œuvre miraculeuses autres que les simples guérisons et destinées à répondre aux besoins des diverses situations où peut se trouver le serviteur de Christ : résurrections de morts, expulsions de démons, châtiments infligés aux chrétiens infidèles ou aux adversaires, comme Ananias ou Élymas, délivrances comme celle de Paul à Malte. » F. Godet.
LES DONS SPIRITUELS (B)
f) La prophétie: “Prophétiser, c´était parler sous impulsion directe, puissante, irrésistible du Saint-Esprit, soit pour proposer et développer la vérité chrétienne, soit pour annoncer les choses à venir (…) et qu´il lui accordait de précieuses révélations (…) C´est le miracle sous la forme de la parole (…) Elle provient d`une révélation sur l`état actuel, sur la marche et sur l`avenir du règne de Dieu. En transmettant cette révélation à l´Eglise, le prophète s´efforce de la stimuler et de l`élever à la hauteur de sa tâche. » É. Guers.g) Le discernement des esprits : ce don est en relation directe avec celui de prophétie. Il s´agit de contrôler les révélations communiquées à l´Église pour s`assurer de leur authenticité.
Viennent ensuite :
h) Le don de parler diverses langues.
i) L`interprétation de ces langues.
« Il y a deux sortes de dons de langues : a) la faculté de parler une ou des langues étrangères sans les avoir apprises. Le seul exemple que nous en ayons est celui de la Pentecôte ; b) le don de parler à Dieu en une sorte d`extase dans un langage incompréhensible aux autres hommes et même à sa propre intelligence, qui fait aux auditeurs l`effet de sons inarticulés. » R. Pache.
À ces dons, il faut encore en ajouter deux mentionnés plus loin (1Cor.12 :1-11) v.28 : « Et Dieu a établi dans l´Église premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des docteurs ; ensuite il y a (le don) des miracles, puis les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses sortes de langues. »
j) Le don de secourir : « Ce terme désigne les divers genres de soulagement que l´Église cherchait à procurer à toutes les personnes souffrantes, veuves, et orphelins, indigents, malades, étrangers, voyageurs, etc. »
k) Le don d´administrer : « Les directions ou administrations désignent sans doute les intendances diverses nécessaires au bon ordre extérieur des assemblées et du culte de l`église. » F. Godet.
« L´auteur tend à démontrer qu´il n´existait pas deus parlers en langues, - xénoglossie et glossolalie -, mais un seul, la xénoglossie ou parler en langues humaines étrangères. Sa démonstration est convaincante. » G. Stéveny.
3- À CHACUN SELON SA CAPACITÉ
Matthieu 25 :15
Si les dons de l`Esprit sont une grâce divine (Rom. 12 :6 ; Éph. 4 :7 ; 1 Pierre 4 :10), il en est d`eux comme des talents de la parabole : ils sont distribués à chacun selon sa capacité.
4- LES RESPONSABILITÉS INDIVIDUELLES
Matthieu 25 :27
Dieu demande à chacun en proportion de ce qu`il lui a donné. Par conséquent le chrétien doit s`examiner, découvrir son talent, et le consacrer tout entier et sans retard au service de Dieu.
« Mechanceté et paresse, tels son les deux vices que le maître voit dans le cœur et dans la conduite de son serviteur (…) Même s`il étai un homme dur et injuste, qui ne pût inspirer à son serviteur que de la crainte, celui-ci aurait dû, par cette crainte seule, faire valoir l´argent de son maître, soit directement, soit par des banquiers, et alors il aurait au moins réalisé cette justice à laquelle il en appelle. » L. Bonnet.
POURQUOI CROIRE EN DIEU, JÉSUS ET LA BÍBLIA
Vous-êtes vous déjà demandé si Dieu existe, si Jésus est vraiment le fils de Dieu ou si la Bible est authentique ? Sinon, vous êtes une personne hors norme. Tout le monde se pose ces questions parfois.
Le but de cette étude est d'examiner les preuves pour certaines des prétentions de base de la Bible। Pendant votre lecture, veuillez rechercher chacune des >>>ECRITURES EN MAJUSCULES<<<>>>Lire HEBREUX 11.6<<< *1* Pour plaire à Dieu, que devons-nous croire ? (a) Ce que nos parents nous ont enseigné, (b) Ce que dit notre prédicateur, (c) Que Dieu existe et récompense ceux qui le cherche avec diligence. "Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre" (Genèse 1.1). 2. La Bible prétend être la révélation infaillible de la volonté de Dieu. >>>Lire 2 TIMOTHEE 3.16,17<<< *2* Quelle est l'origine des Ecritures ? (a) Elles sont inspirées de Dieu, (b) Elles expriment les opinions des hommes, (c) Ce sont des légendes d'origine inconnue. "...ce que je vous écris est un commandement du Seigneur" (1 Corinthiens 14.37). [Voir également Ephésiens 3.3-5, 2 Pierre 1.21, 1 Thessaloniciens 2.13, Galatiens 1.11,12] 3. La Bible prétend que Jésus est le fils de Dieu. >>>Lire JEAN 20.26-31<<< *3 Qu'est-ce que Thomas a appelé Jésus ? (a) Un grand prédicateur et un homme bien, (b) Seigneur et Sauveur, (c) Un imposteur. *4* Que devons-nous croire pour avoir la vie éternelle ? (a) Que Jésus est le Christ, le fils de Dieu, (b) Que Mohammed est un prophète, (c) Peu importe. "...nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde" (Jean 4.42). [Voir également Jean 8.24, Luc 19.10, Matthieu 16.15-18, 10.37, Jean 1.1,14] Note : Ces prétentions n'admettent pas le compromis. Nous ne pouvons pas dire "La Bible n'est qu'un bon livre" ni "Jésus n'était qu'un homme bien." La Bible prétend être la parole de Dieu, et Jésus a prétendu être Dieu dans la chair. Si ces prétentions étaient fausses, Jésus serait un menteur et la Bible serait une fraude. Quelles sorte de preuves étudierons-nous ? Dieu le Père est invisible (1 Jean 4.12). Nous ne pouvons pas faire des expériences dans un laboratoire pour déterminer si Dieu existe, mais cela ne signifie pas que nous devons accepter son existence aveuglement et sans évidence. Jésus a prétendu être Dieu incarné. L'on peut examiner sa vie comme n'importe quel autre fait historique. De même, nombreuses autres déclarations de la Bible peuvent être examinées à l'aide des preuves logiques et historiques. Dans notre vie de tous les jours, nous déterminons nos croyances d'après ce genre d'évidence. Par exemple, un chasseur ne voit peut-être pas un animal, mais en voyant ses traces il sait que l'animal existe et il sait plusieurs choses sur sa nature. De la même manière, Dieu nous a laissé des "empreintes dans le sable du temps." Un juge et un jury n'observent pas physiquement un crime, mais en écoutant les témoignages des témoins oculaires, ils arrivent à un verdict sur ce qui s'est passé. De même, Dieu "n'ait cessé de rendre témoignage de ce qu'il est" (Actes 14.17). Appelons les "témoins" de Dieu et vous jugerez pour vous-même. Pesez le témoignage honnêtement, puis arrivez à un verdict (Romains 10.17). Mais rappelez-vous que vous ne déterminerez pas la culpabilité ou l'innocence de quelqu'un d'autre. Non, votre verdict déterminera votre propre destin éternel. Témoin # 1 : L'existence de l'UNIVERSE
Personne ne peut nier l'existence de l'univers। La question est : quelle en est l'origine ? Seules deux explications sont possibles. (1) : Il y a un Dieu omniscient et omnipotent qui l'a crée ; ou (2) la matière est éternelle, et à partir d'une forme de vie simple, tout ce qui vit a développé peu à peu pendant des millions d'années par le processus d'évolution. Considérez laquelle de ces deux visions des choses s'accorde le mieux avec les preuves. A. La vie vient uniquement de la vie. >>>Lire ACTES 17.24-28<<< *5* Qu'est-ce qui est l'origine de la vie selon ces versets ? (a) La vie terrestre a toujours existé, (b) Un accident naturel imprévu a produit la première vie primitive dans un ancien marécage par la génération spontanée, (c) La vie terrestre a été créée par un Dieu vivant, sage et puissant. Une des lois de science la plus fermement établie est celle de la biogenèse, qui affirme que la vie survient uniquement à partir des êtres vivants. Il n'y a aucune évidence que la matière morte puisse générer la vie de façon spontanée. La Bible s'accorde avec les faits de la science, car elle déclare que la vie est venue du Créateur vivant et éternel (cf. Actes 14.15). Or, l'évolution contredit les preuves scientifiques, puisqu'elle exige que la matière morte, à un moment donné, soit devenue vivante de manière spontanée. Quelle vision s'accorde le mieux avec les preuves ? B. Les êtres vivants se reproduisent selon leur espèce. >>>Lire GENESE 1.11,21,24,25<<< *6* Quel genre de progéniture les êtres vivants ont-ils ? (a) De la même espèce que leurs parents, (b) Avec assez de temps, des êtres entièrement différentes peuvent évoluer, (c) On ne sait jamais. Tous les ans, des millions d'êtres vivants se reproduisent, et leur progéniture est toujours de la même espèce que le parent. Ceci est exactement ce qu'affirme la Bible. La progéniture des chiens sera des chiens et non pas des poissons, des oiseaux, ni des humains. L'évolution, en revanche, enseigne que les espèces actuelles sont la descendance d'autres espèces précédentes, en remontant jusqu'à la forme de vie originale. Mais il n'y a pas d'évidence convaincante pour cette théorie. Les êtres vivants s'adaptent à leur environnement, mais où est la preuve qu'ils produisent des espèces vivantes entièrement différentes (poisson à reptile à oiseau, etc.) ? Si l'évolution était vraie, il devrait y avoir beaucoup de fossiles des espèces intermédiaires entre les espèces actuelles. Or, ces espèces "intermédiaires" manquent encore ! C. La race humaine est unique. >>>Lire GENESE 1.26-28<<< *7* Quelle est la place de l'homme dans l'univers ? (a) Il n'est qu'un autre animal, (b) Il est l'être le plus intelligent et le plus puissant qui existe, (c) Il est fait à l'image de Dieu et il est au-dessus des animaux. L'observation simple montre que l'homme est bien au-dessus des animaux. Seul l'homme a une intelligence rationnelle. Quel animal utilise des symboles abstraits (lettres et chiffres) pour parler, écrire, ou faire des calculs mathématiques ? Quel animal invente de nouveaux outils et de nouvelles machines, entraîne des animaux, utilise le feu, ou note de la sagesse pour la transmettre à des générations futures ? Parmi les animaux il y a beaucoup de nuances d'intelligence. Si l'homme a évolué des animaux, pourquoi n'existe-t-il pas d'animal avec une intelligence presque au même niveau que la nôtre ? Au lieu de cela, il y a un goufre entre nous. Seul l'homme crée de la nouvelle beauté dans la forme de la musique, de l'art, de la poésie, de l'humour, etc. rien que pour l'apprécier. Seul l'homme a une conscience et un sens des valeurs religieuses. Quel animal, par nature, ressent de la culpabilité ou cherche à trouver et à adorer la cause de son existence ? Si l'homme avait évolué des animaux, comment expliquer ces vastes différences ? Si nous développons de nouvelles caractéristiques selon "la survie du mieux adapté", comment l'appréciation de l'art, etc., nous rendent-ils plus apte à survivre ? La Bible, en revanche, explique facilement toutes ces différences. L'homme partage ces caractéristiques non pas avec les animaux, mais avec Dieu, à l'image de qui nous sommes créés. D. Un dessein doit venir d'un dessinateur. >>>Lire ROMAINS 1.20 et PSAUME 19.1<<< *8* Comment pouvons-nous voir la puissance et la divinité de Dieu ? (a) Par "pur hasard" et sans évidence, (b) Dans les choses que Dieu a créées, (c) Nous ne pouvons pas les voir. Un être intelligent peut reconnaître le travail d'un autre être intelligent. Lorsqu'un être intelligent invente quelque chose pour accomplir un objectif, cette chose-là porte les marques de l'intelligence-- il est intelligible. D'autres êtres intelligents peuvent étudier son fonctionnement, etc. Même si nous n'avons jamais rencontré le créateur de l'objet, nous savons que ce premier doit exister et nous pouvons apprécier le degré de son intelligence. Pour confirmer ce concept pour vous-même, regardez cet exercice. Essayez de citer un objet qui ait les caractéristiques suivantes : (1) il fait appel à votre intelligence - il est logique et raisonnable comme moyen d'accomplir un objectif quelconque, mais (2) vous savez qu'il n'a pas eu ses origines dans l'effort d'un être intelligent -- il est survenu par pur hasard. Pouvez-vous citer un tel objet ? Une voiture ? Une maison ? Un pont ? L'univers porte les marques innombrables de son dessein par un être intelligent. Des êtres intelligents ont conçu les appareils photos, mais aucun appareil photo ne peut rivaliser la performance totale de l'œil humain. D'où vos yeux sont-ils venus ? Des êtres intelligents ont créé les ordinateurs, mais le cerveau humain peut dépasser un ordinateur de nombreuses manières. D'où votre cerveau est-il venu ? Des êtres intelligents ont inventé les usines pour fabriquer un produit. Mais qui a créé le système de reproduction humain ? " Chaque maison est construite par quelqu'un, mais celui qui a construit toutes choses, c'est Dieu." (Hébreux 3.4). Lorsque vous considérez tous les organes du corps humain, puis tous les autres plantes et animaux, les corps célestes, et les lois complexes de la nature, est-il raisonnable de prétendre que tout cela est survenu sans aucune conception intelligente ? La science est fondée sur la conviction que l'univers est intelligible -- il est si systématique et ordonné que l'intelligence humaine arrive à comprendre une grande partie de son fonctionnement. Cela ne prouve-t-il pas qu'un être intelligent l'a inventé ? Et le fait qu'une autre grande partie de son fonctionnement dépasse notre capacité de le comprendre et de le dupliquer ne prouve-t-il pas que l'être intelligent que l'a créé est bien supérieur à nous ? Tout effet doit avoir une cause suffisante. L'évolution affirme que la vie a commencé par pur hasard et qu'ensuite des mutations aléatoires ont produit toutes les formes avancées de vie. La Bible, au contraire, déclare que le Dieu omniscient, omnipotent, et vivant a projeté et créé exprès l'univers et toutes les formes de vie qu'il contient. Pour arriver à votre verdict, il vous faut déterminer laquelle de ces deux explications est la plus raisonnable et s'accorde le mieux avec l'évidence. Témoin # 2 : L'exactitude de la Bible soit un texte religieux, elle touche parfois sur d'autres sujets comme l'histoire, la géographie ou la science. Elle a été écrite il y a 2000 - 3500 ans, lorsque l'erreur scientifique abondait. Des sceptiques l'ont fouillée sans merci pour la discréditer. Mais si malgré cela nous trouvons qu'elle ne contient aucune des erreurs courantes de l'époque -- si elle profère des vérités inconnues aux scientifiques jusqu'à des siècles plus tard -- ceci devrait fortifier notre assurance qu'elle ne vient pas des hommes mais de Dieu. Considérez les exemples suivants où la Bible a été prouvée exacte, même lorsque les "savants" n'étaient pas d'accord. A. L'histoire et la géographie 1. La nation des Héthiens La Bible fait souvent mention des Héthiens (2 Samuel 11.3 et suivant, Genèse 15.19-21, Nombres 13.29, Josué 3.10) mais pendant des années des sceptiques affirmaient que la Bible se trompait. Puis en 1906, Hugo Winckler a excavé Hattusa, la capitale héthienne. Nous savons maintenant qu'à son sommet la gloire de civilisation héthienne rivalisait celle d'Egypte ou d'Assyrie ! (Voir Biblical World, pp. 290ff) 2. Pithom et Raamses La Bible raconte que les esclaves ont bâti ces villes égyptiennes en utilisant des briques d'argile mélangé avec de la paille, puis de l'argile et du chaume, puis l'argile seul (Exode 1.11, 5.10-21). En 1883, Naville a examiné les ruines de Pithom et a trouvé ces trois sortes de briques. (Voir Biblical World, pp.458,459). 3. Le livre des Actes Sir William Ramsey était un sceptique qui cherchait à discréditer les Actes en traçant les voyages de Paul. A la fin de ses recherches, au lieu d'avoir réalisé cet objectif, il est venu à croire fermement à l'exactitude du livre ! Le moment décisif est venu lorsqu'il a prouvé que, contrairement aux opinions acceptées, la Bible avait raison lorsqu'elle a laissé entendre qu'Iconium était dans une région différente que Lystre et Derbe (Actes 14.6) (Voir Archaeology and Bible History, Free, p. 317). Considérez ces citations des archéologues importants : "...l'on peut déclarer catégoriquement qu'aucune découverte archéologique n'a jamais contredit une référence biblique. De nombreuses constatations archéologiques ont été faites qui confirment dans les grandes lignes ou dans le détail exact des constats historiques de la Bible. Et de même, l'évaluation appropriée des descriptions bibliques a souvent mené à des découvertes incroyables." -- Dr. Nelson Glueck (Rivers in the Desert, p. 31) "...l'archéologie a confirmé des passages innombrables qui avaient été rejetés par des critiques comme étant en contradiction avec les faits connus... Or, les découvertes archéologiques ont montré que ces charges critiques... sont fausses et que la Bible est digne de confiance dans ces mêmes déclarations que l'on avait mises de côté comme indigne de confiance... Nous ne connaissons aucun cas où l'on a prouvé que la Bible ait tort." --Dr. Joseph P. Free (Archaeology and Bible History, p. 1,2,134) B. La science >>>Lire ESAÏE 40.22<<< *9* Quelle forme la terre a-t-elle ? (a) C'est un sphère, (b) Elle est plate, (c) C'est un cylindre. Ésaïe a écrit ce verset lorsque les hommes croyaient que la terre était plate. ("cercle" = "un cercle, un sphère" - Gesenius). Aujourd'hui nous avons des photos prises de l'espace pour montrer la forme de la terre, mais comment Ésaïe savait-il de quelle forme était la terre ? >>>Lire JOB 26.7<<< *10* Comment la terre est-elle supportée ? (a) par quatre piliers énormes, (b) sur le dos de Atlas, (c) elle est suspendue par le néant. Les anciens croyaient beaucoup de choses en erreur. Comment Job a-t-il su la vérité? >>>Lire PSAUME 8.8<<< *11* Qu'est-ce qui se trouve dans la mer selon ce verset ? (a) des montagnes, (c) des sentiers, (c) des algues, (d) des poissons. Les hommes ne connaissaient aucun sentier dans la mer jusqu'à ce que Matthew Maury ait lu ce verset. Il a cherché jusqu'à ce qu'il ait découvert les courants des océans, et il est reconnu maintenant comme le père de l'océanographie (Impact, 9/91, p. 3,4). >>>Lire ECCLESIATES 1.7<<< *12* Qu'est-ce que ce verset nous apprend sur les fleuves ? (a) les fleuves vont à la mer, (b) la mer ne se remplit pas, (c) des fleuves retournent là où ils étaient auparavant, (d) toutes ces réponses. Aujourd'hui nous comprenons comment ces choses se passent, par le cycle d'eau et l'évaporation. Mais comment Salomon l'a-t-il su ? La Bible a contredit des théories non-prouvées, mais proprement lue, elle n'a jamais contredit un fait scientifique prouvé. Or, elle a souvent constaté des vérités scientifiques des siècles avant que les hommes ne les sachent. Alors que la Bible a été prouvée exacte à maintes reprises, ceux qui critiquent la Bible n'ont jamais pu la réfuter. Ceci devrait sûrement fortifier notre foi dans d'autres enseignements bibliques. Témoin # 3 : L'unité de la Bible -------------------------------------------------------------------------------- La Bible comprend 66 livres écrits par 40 hommes différents pendant une période de 1500 ans. Ces hommes venaient de générations, d'endroits géographiques, et de milieux très variés. Ils étaient rois, esclaves, pêcheurs, médecins, etc. Ils vivaient en Israël, Babylone ou à Rome, entre 1400 av. J-C et 100 ap. J-C. Mais leurs écrits rassemblés ne se contredisent pas. Paul n'est pas en désaccord avec Moïse, Jean ne se dispute pas avec David, etc., bien qu'ils aient écrit sur les sujets les plus controversés que l'homme connaisse. Au contraire, leurs enseignements se renforcent et se soutiennent mutuellement. Certains sceptiques prétendent qu'il y a des contradictions dans la Bible, mais demandez-leur d'en produire une ! La plupart d'entre eux n'essayeront même pas. D'habitude, ces gens-là n'ont pas vraiment étudié la Bible ; ils se fient à l'avis de quelqu'un d'autre. Une bonne étude peut réconcilier toute contradiction suggérée. La simple sagesse humaine ne pourrait jamais accomplir une telle unité. Considérez des instructeurs religieux qui écrivent par leur propre sagesse. Pouvez-vous en trouver deux qui soient complètement d'accord ? Souvent même un seul homme finit par se contredire ! Comment 40 hommes issus de milieux si différents pourraient-ils s'accorder si parfaitement ? La réponse doit être qu'ils n'écrivaient pas par leur propre sagesse ! Il est impossible que la Bible soit le produit de 40 esprits différents. Elle doit être le produit d'un esprit suprême, comme elle le prétend. Ce témoignage démontre que (1) Dieu doit exister, puisque seul un être suprême pourrait écrire un tel livre que la Bible, et (2) la Bible est un message de la part de cet être SUPRÊME
Témoin # 4 : Prophéties A. L'objectif de la prophétie La Bible utilise la prophétie pour prouver que Dieu existe. >>>Lire ÉSAÏE 41.21-23, 42.8-9<<< *13* Comment Dieu a-t-il prouvé qu'il est le vrai Dieu et que les images gravées sont fausses ? (a) Il a prédit des événements futurs, (b) Il nous a dit de l'accepter sans preuves, (c) Ce que les gens croient lui est égal. Des hommes "ne savent pas ce qui arrivera demain !" (Jacques 4.14). Il faut un être suprême pour prédire l'avenir avec exactitude. Si le Dieu de la Bible peut le faire, il doit exister et être le vrai Dieu. La Bible utilise la prophétie pour montrer quels hommes étaient des porte-parole pour Dieu. >>>Lire DEUTERONOME 18.20-22<<< *14* Si un homme essaie de prédire l'avenir et y échoue, qu'est-ce que nous pouvons savoir sur lui ? (a) Il est de Dieu, et nous devrions le croire, (b) Il n'est pas dirigé par Dieu, (c) Nous ne pouvons rien savoir à son sujet. Si les écrivains de la Bible pouvaient prédire l'avenir sans faille, cela indiquerait sûrement que Dieu travaillait à travers eux [voir également Jérémie 28.9]. La बिबले utilise la prophétie pour montrer que Jésus était le Fils de Dieu. >>>Lire LUC 24.25-27,44<<< *15* Qu'est-ce que Jésus a dit sur les Ecritures de l'Ancien Testament ? (a) Elles n'ont plus aucune valeur, (b) Il n'arrivait pas à les comprendre, (c) Elles parlaient de lui et il les accomplissait, (d) toutes ces réponses. Les disciples de Jésus ont souvent cité des prophéties de l'Ancien Testament pour prouver que Jésus était le Messie et que ses prétentions étaient vraies [cf. Jean 5.39, Actes 2.25-36, 3.18-26, 10.43, 13.27-39].
Bien qu'un homme puisse accomplir une ou deux de ces prophéties par coïncidence, les accomplir toutes serait impossible sauf par le dessein de Dieu.
De surcroît, la Bible a souvent prédit avec exactitude l'avenir des nations et des villes telles qu'Israël (Deutéronome 28.15-64), Tyre (Ezekiel 26.3-14), Nineve (Sophonie 2.13-15), et Babylone (Ésaïe 13.19-21, Jérémie 51.37-58).
De simples hommes écrivant par leur sagesse humaine n'auraient jamais pu prédire l'avenir de cette manière, mais les écrivains de la Bible l'ont fait encore et encore. Ce témoignage prouve que Dieu existe et qu'il a parlé à travers ces hommes. Puisque Jésus a accompli ces prophéties, il doit être le Messie, le Roi, le Prophète, le Dieu rédempteur envoyé au monde.
Témoin # 5 : Miracles
A. Exemples de miracles
Un miracle, selon la Bible, n'est pas n'importe quel événement hors du commun ; et un événement n'est pas un miracle simplement parce que Dieu l'a causé. Un miracle est un événement qui serait impossible selon la loi de nature mais qui est accompli par le pouvoir surnaturel de Dieu. Des exemples :
La resurrection des morts (Jean 11.17-44, Actes 9.36-42)
Marcher sur l'eau et calmer un orage (Matthieu 14.22-33, 8.23-27)
Nourrir des foules avec quelques pains et poissons, et à la fin du repas il en reste plus qu'au début (Mt. 14.13-21, 15.32-39)
La guérison spontanée et entière de toutes sortes de maladie comme le lèpre, la cécité, la surdité, la paralysie, la main desséchée, etc. (Jean 4.46-54, 5.1-9, 9.1-11, 30-38, Actes 3.1-20, 4.22, 14.8-10, 5.12-16, 19.11-12, 9.32-35, Marc 2.1-12, etc.)
B. L'objectif des miracles
>>>Lire JEAN 5.36<<< *16* Qu'est-ce que Jésus a dit que ses oeuvres prouvaient ? (a) Que le Père l'a envoyé, (b) Qu'il était un magicien talentueux, (c) Que quiconque aime Dieu peut recevoir des miracles. >>>Lire ACTES 14.3<<< *17* Quel était l'objectif des miracles faits par Paul ? (a) Ils ont rendu Paul riche, (b) Ils ont prouvé que le Seigneur parlait à travers Paul, (c) Ils ont prouvé que tout le monde peut faire des miracles, (d) Toutes ces réponses. Les gens ont besoin d'un moyen de distinguer entre les vrais porte-parole de Dieu et les imposteurs. Ceci était le but des miracles - ils "confirmaient la parole" (Marc 16.20). Si des hommes pouvaient faire des oeuvres qui ne pourraient se produire que par la puissance de Dieu, les gens sauraient que Dieu travaillait chez ces hommes et ils croiraient au message prêché (Hébreux 2.3-4, Actes 2.22, Jean 20.30-31, 4.48, 2 Corinthiens 12.12) C. Evidence que les miracles se sont produits Puisque Jésus et ses apôtres ne sont pas en notre présence personnellement, comment pouvons-nous décider aujourd'hui si oui ou non des miracles ont vraiment eu lieu ? Il faut appeler les témoins. 1. La Bible contient le témoignage de plusieurs témoins oculaires pour confirmer que des miracles ont eu lieu (Jean 20.30,31 - voir aussi les nombreux exemples déjà cités). Rappelez-vous que la Bible est fiable historiquement. 2. Même les ennemis de l'évangile ont témoigné que Jésus et ses apôtres ont fait des miracles. >>>Lire ACTES 4.16 et JEAN 11.47<<< *18* Qui s'est rendu compte que Jésus et ses apôtres faisaient des miracles ? (a) Les chefs juifs et tout le peuple de Jérusalem, (b) Seuls les disciples de Jésus, (c) Seuls des fanatiques crédules. Qu'il soit ami ou ennemi, personne qui a vu les oeuvres de Jésus et de ses apôtres ne pouvait nier que les miracles ont eu lieu. Leur témoignage devient une preuve sur laquelle nous pouvons baser notre foi (cf. Matthieu 12.22-24, Actes 8.5-13, 13.10-13, Exode 8.17-19, 1 Rois 18.17-39). Les miracles sont le sceau d'approbation de Dieu sur l'enseignement de Jésus et les écrivains bibliques. Ce témoignage prouve qu'il y a un Dieu qui possède des pouvoirs surnaturels. Puisque des écrivains de la Bible ont fait des miracles, ils ont dû être guidé par la puissance de Dieu. Et puisque Jésus a fait des miracles, ses prétentions doivent également être valables : il était le fils de Dieu. Témoin # 6 : La RessurectionJésus a été "déclaré Fils de Dieu avec puissance ...par sa résurrection d'entre les morts" (Romains 1.4). La Ressurection est la preuve de la part de Dieu que Jésus est bien son fils. C'est le plus grand de tous les miracles dans le sens que si nous l'acceptons, les autres miracles deviennent faciles à accepter. Mais si nous rejetons la Ressurection les autres miracles ne seront pas importants car nous ne pourrons pas êtres sauvés si nous rejetons la Ressurection (cf. Romains 10.9,10, Jean 20.28-31).
A. Les faits concernant la mort de Jésus
>>>Lire 1 CORINTHIENS 15.3-8<<< *19* Qu'est-ce que Paul a prêché concernant Jésus ? (a) Il est mort, (b) Il a été enseveli, (c) Il est ressuscité, (d) Il est apparu à plusieurs personnes, (e) Toutes ces réponses. Les quatre récits évangéliques confirment les faits suivants. Rappelez-vous que la Bible est historiquement fiable. Presque tout le monde admet la véracité de ces événements : 1. Jésus a été fouetté, cloué à la croix, et transpercé d'une lance. 2. Des soldats romains ont examiné son corps pour être sûrs qu'il était mort. 3. Ses disciples ont embaumé son corps et l'ont placé dans le tombeau de Joseph d'Arimathée. 4. Les Juifs ont scellé le tombeau et y ont placé des soldats pour le garder. 5. Au troisième jour, le corps n'était plus là. 6. Beaucoup de personnes ont prétendu avoir vu Jésus encore en vie. 7. Les disciples ont commencé à prêcher que sa Ressurection a prouvé qu'il était le Christ (Actes 1.3, 2.24-36, 3.15, etc.). N'importe quelle explication proposée pour ces événements doit expliquer tous ces faits sans exception. Il est surtout important d'expliquer le tombeau vide et les témoignages oculaires de ceux qui ont prétendu voir Jésus en vie après sa mort. (Lire les récits en Matthieu 27 & 28, Marc 15 & 16, Luc 23 & 24, Jean 18-21, et Actes 1.) B. Explications possibles pour l'évidence 1. La théorie que les disciples ont volé le corps. Les soldats ont été payés pour le dire (Matthieu 28.11-15), mais notez : -Il s'agit des hommes qui témoignent à ce qui s'est passé pendant qu'ils dormaient ! Devrions-nous accepter cela comme un témoignage valable ? -Comment les disciples ont-ils évités les gardes qui étaient là pour empêcher que le corps soit enlevé ? Note : la punition pour avoir perdu un prisonnier, surtout en dormant pendant son service, était la mort (cf. Actes 12.19, 16.27). Si cela s'est vraiment produit, les soldats l'admettraient-ils ? - Quelle motivation les disciples auraient-ils eu pour cela ? Ils ont été persécutés et la plupart sont morts pour avoir prêché la Resurrection. Aucun n'a gagné du pouvoir, de la richesse, ni du plaisir. Or, aucun n'a jamais renié son témoignage concernant la Ressurection. Pourquoi faire s'ils savaient que c'était un mensonge ? - Comment cela expliquerait-il les apparitions personnelles du corps, surtout aux ennemis et à ceux qui doutaient comme Saul de Tarse (Actes 9) et Thomas (Jean 20.26 et suivant) ? 2. La théorie que Jésus n'est pas vraiment mort mais s'est "évanoui" sur la croix et s'est rétabli plus tard dans le tombeau. - Comment expliquer le témoignage des soldats romains, du centurion, et des disciples qui ont embaumé Jésus, qui ont tous constaté sa mort (Jean 19.32-34, 38-42, Marc 15.44,45) ? - Jésus avait été fouetté, crucifié et transpercé d'une lance. Il est resté trois jours dans le tombeau sans nourriture, sans eau, et sans médicaments. Comment pourrait-il revenir à lui, pousser la grosse pierre, échapper aux gardes, traverser toute la Palestine à pied, et encore avoir assez bonne mine pour convaincre les disciples sceptiques qu'il était ressuscité ? Ceci serait un miracle presque aussi grand que la Ressurection ! - Le caractère de Jésus permettrait-il tout cela ? Rappelez-vous, cela ferait de lui un menteur et un blasphémateur. 3. La théorie que les disciples ont "halluciné" et n'ont fait qu'imaginer qu'ils ont vu Jésus en vie après la crucifixion. - Qu'est-ce qui est arrivé au corps ? Cette théorie impliquerait que le corps serait toujours dans le tombeau où les ennemis pourraient le produire pour réfuter l'idée d'une Ressurection. - Les disciples étaient-ils dans un état d'esprit apte à halluciner ? Des gens qui hallucinent voient ce qu'ils s'attendent à voir, mais les disciples ne s'attendaient pas à voir Jésus en vie de nouveau. Ils n'ont même pas cru quand ils l'ont vu (Marc 16.11-14, Luc 24.11). Thomas, qui doutait, et Saul le sceptique auraient-ils halluciné aussi ? - Comment cela explique-t-il le nombre et la nature des apparitions ? Comment est-il possible qu'autant de personnes aient eu la même hallucination, et plusieurs en même temps ? Le ton est historique. Les témoins ont vu, entendu et touché le corps (Luc 24.39, Jean 20.26-29). Aucune de ces théories ne s'accorde avec les faits. Le seul verdict raisonnable est que Jésus s'est présenté en vie "par plusieurs preuves..... " (Actes 1.3). Il a été véritablement ressuscité d'entre les morts. Donc, il est véritablement le fils divin de Dieu, comme il a prétendu. Conclusion :
Maintenant les témoins ont parlé, et vous devez arriver à votre verdict. Rappelez-vous que le verdict des autres vous importe peu. Ce qui importe est votre propre verdict. Votre destin éternel dépend de votre décision. Pour conclure honnêtement que Dieu n'existe pas, que la Bible n'est pas la parole de Dieu, et que Jésus n'est pas le fils de Dieu, voici ce qu'il faut faire :
1. Expliquer l'existence de l'univers sans Dieu pour le créer. Quelle explication raisonnable y a-t-il ?
2. Réfuter l'exactitude de la Bible. Des sceptiques ont essayé de le faire pendant des siècles sans succès.
3. Réfuter l'unité de la Bible. Encore, ceci a été tenté maintes fois sans succès.
4. Expliquer les prophéties accomplies. Quelle explication peut-il y avoir à part l'inspiration de Dieu ?
5. Réfuter les miracles. Même les ennemis de Jésus dans le premier siècle ne pouvaient pas le faire.
6. Réfuter la ressurection. Quelle explication pouvez-vous donner ?
Quel sera votre verdict ? Croyez-vous que Dieu existe, que la Bible est la parole de Dieu, et que Jésus Christ est le fils divin de Dieu ?
Ressources : Ces livres ont été d'une grande aide à la préparation de cette étude, et vous pourront être utile dans une étude plus approfondie.
ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY
- Bonjour, dit le marchand. C`était un marchand de pilules perfectionnées qui apasient la soif. On en avale une par semaine et l`on n`éprouve plus le besoin de boire.
- Pourquoi vends-tu ça ? dit le petit prince.
- C`est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes par semaine.
- Et que fait-on de ces cinquante-trois minutes ?
- On en fait ce que l`on veut…
- Moi, se dit le petit prince, si j`avais cinquante-trois minutes à dépenser je marcherais tout doucement ver une fontaine…
Vous avez sans doute reconnu cette belle page de Saint-Exupéry écrivit cet ouvrage en 1942, deux ans avant sa mort. Cette mort faucha sa jeune vie le 31 juillet 1944 au cours de sa huitième mission de reconnaissance au-dessus des Alpes françaises. Très jeune, Saint-Exupéry s`est intéressé à l`aviation qui, à l`époque, était à ses débuts. Devenu pilote à l`Aéropostale, il participe à la création des liaisons Toulouse-Dakar, puis France-Amérique. Parmi ses livres, dont l`inluence à été très profonde, on peut citer : Courrier-Sud, vol de nuit et un livre sur lequel j`aimerais m`arrêter : Terre des hommes.
Nous sommes en 1935, et Saint-Exupéry connaît son quatrième accident : un atterrissage forcé, 200 kiomètres avant Le Caire, en plein désert. Le premier jour, il fait 60 kilomètres dans le sable, puis revient auprès de l`avion où son camarade Prévot attendait, dans l`espoir d`être aperçu par un autre avion. En arrivant, il est l`object d`un mirage, croyant voir auprès de som ami des Arabes. Prévot devra le décevoir ; il n`y a point d`Arabes. Et Saint-Exupéry de dire :
- Sans doute, cette foi, je vai pleurer.
1- L`eau de la vie.
Les deux hommes trouveront encore une orange dans l`avion, et ils essayeront en vain de boire la rosée recueillie dans les toiles de parachute ; c`est une eau effroyable. Ils marchent encore, et le cinquième jour, enfin, des Arabes son aperçus sur une dune. L`un d`entre eux s`vance. Lisons le récit de cette rencontre sous la plume de saint-Exupéry :
« Nous avons attendu, le front dans le sable. Et maintenant nous buvons à plat ventre, la tête dans la bassine, comme des veaux. Le Bédouin s`en effraye et nous oblige, à chaque instant, à nous interrompre. Mais dès qu`il nous lâche, nous replongeons tout notre visage dans l`eau. L`eau ! Eau, tu n`as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n`es pas nécessaire à la vie : tu es la vie. Tu nous pénètres d`un plaisir qui ne s`explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncé. Par ta grâce, s`ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur. Tu es la plus grande richesse qui soit au monde, et tu es aussi la plus délicate, toi si pure au ventre de la terra. On peut mourir sur une source d`eau magnésienne. On peut mourir à dux pas d`un lac salé. On peut mourir malgré deux litres de rosée qui retiennent en suspens quelques sels. Tu n`acceptes point de mélange, tu ne supportes point d`altération, tu es une ombrageuse divinité…Mais tu répands en nous un bonheur infiniment simple. »
Si je me suis arrêté sur cette description remaquble, c`est qu`elle rejoint de nombreux textes de la Bible parlant de l`eau. La Bible a été écrite par des hommes vivant souvent dans des déserts, connaissant la soif, et appréciant la valeur de l`eau, la valeur d`une source. Le prophète Èlie, dans une période de grande sécheresse, apaisera dans le désert sa soif d`un torrent. Le peuple d`Israel, sortant d`Egypte, sera lui aussi bien souvent tourmenté par la soif. Et cette soif le poussera à murmurer contre Dieu. Cette soif sera la cause indirecte d`une désobéissance de Moise. Dieu lui a dit : « Frappe le rocher et il en sortira de l`eau. » Mais moise doute de Dieu. Pourtant l`eau peut jaillir même du rocher et désaltérer le peuple hébreu.
2- L`eau de l`Esprit.
Si la Bible connaît cette eau qui apaise notre soif, qui, comme le dit Saint-Exupéry, « ne donne pas seulement la vie mais est la vie », elle parle aussi d`une autre eau, bien plus extraordinaire, qui apaise la soif profonde de l`âme humaine. Une eau capable de bouleverser, de transformer l`homme. Cette eau, c`est le Saint-Esprit.
L`Ancient Testament dit ceci en parlant de Saul : « L`Esprit de l`Éternel te saisira et tu deviendras un autre homme. » (1 Samuel 10 :6) Samson sera à certains moments de sa vie saisi, rempli de l`Esprit de Dieu, et cet Esprit lui donnera une force extraordinnaire. Le prophète Ézékiel nous parle d`une façon étonnante de cette eau, une eau limpide et pure qu`il voit sortir du temple de Jérusalem, apportant la vie sur son passage (Ezekiel 47).
Mais le Nouveau Testament parle encore plus clairement de cette eau. Ecoutez Jésus s`adressant à la foule : « Si quelqu`un a soif qu`il vienne à moi et qu`il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d`eau vive couleront de son sein comme dit l`Écriture » (Jean 7 :37,38).
L`apôtre Jean nous explique cette déclaration : Jésus parlait ainsi du Saint-Esprit qui n`avait pas encore été donné puisque Jésus n`était pas encore mort, ressuscité et monté au ciel.
Dieu lui-même dans le livre de l`Apocalipse dit : « Je fais toutes choses nouvelles ! Et il ajoute comment il renovellera l`humanité, en ces mot : A celui qui a soif je donnerai gratuitement de l`eau de la vie. » Apocalypse 21 :6.
- Eau, tu n`as ni goût, ni couleur, no arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n`es pas nécessaire à la vie, tu es la vie. Tu nous pénètres d`un plaisir qui ne s`explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous tous les poouvoirs auxquels nous avions renoncé. Par ta grâce, s`ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur.
Combien cela est vari de l`œuvre du Saint-Esprit dans la vie d`un homme ! je pense aux premiers disciples ; ils étaient pleins de bonne volonté, leur cœur brûlait par moment d`amour pour Jésus-Christ. Ils auraient voulu le suivre et le servir, mais lorsque les difficultés sont venues, lorsqu`ils ont été confrontés avec les risques que comporte la marche avec le Christ, ils ont failli. Même l`apôtre Pierre a renié son maître ! bien sûr, il nous est dit qu`il pleura après l`avoir fait, mais ces larmes ne lui ont pas donné la force de retourner vers ceux devant lesquels il avait trahi Jésus pour lui dire : « Je suis un disciple de Jésus. » Ses larmes n´ont pas changé sa vie en profondeur. Combien cela est vrai ! ni nos larmes, ni nos bonnes intentions, ni nos bonnes résolutions ne peuvent changer notre vie. Pierre le savait.
Mais Jésus laissa à ses amis une promesse lorsqu`il prit congé d`eux : « Vous recevrez une puissance, vous recevrez une force de vie, une force de vraie vie spirituelle et cette force c`est le Saint-Esprit (Actes 1 :8).
Quelques jours plus tard, à la Pentecôte, cette eau merveilleuse a été dérversée sur eux et une vie nouvelle les a pénétrés. Quelle joie, quel bonheur, quelle vigueur ! Ces hommes qui se cachaient, qui avaient peur, sortent à présent dans la rue et proclament avec force, avec courage : « Jésus-Christ est ressuscité, il est vivant ! » Et ils l`attestent non seulement avec leurs paroles, mais tout leur être, leur visage, en rayonnent ! Les habitants de Jérusalem qui avaient cloué Jésus sur une croix en sont tellement bouleversés que ce jour-là, 3 000 d`entre eux plient les genoux devant Jésus-Christ. En qualques années, des centaines de milliers d`hommes et de femmes plieront les genoux devant Jésus. Et en moins d`un siècle, le monde romain sera conquis par l`Evangile.
Avez-vous déjà reçu cette eau ? Cette eau pure et sans altération que Jésus seul peut donner. Ne croyez pas qu`elle soit réservée à qualques élus, à quelques chanceux, à quelques hommes nés sous une bonne étoile. Non. L`apôtre Pierre dit à la foule de Jérusalém : « La promesse est pour vous et pour vos enfants » (Actes 2 :39).
Elle est pour vous aujourd`hui. Mais que faut-il faire ? La Bible le dit clairement : « Repentez-vous, reconnaissez votre faiblesse, vos péchés, déposez tous les mirages de votre vie aux pieds de Jésus, demandez-lui humblement pardon ; remettez votre vie entre ses mains et demandez-lui cette eau. Jésus l`a promis : Mon Père donnera le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent !
Dieu vous donnera son Esprit, et le désert de votre vie refleurira.
HISTOIRE ET VÉRITÉ
1. S'entendre sur les motsVérité : sera entendu ici au sens de vérité matérielle. Ce que Jules Lachelier appelle "accord de la pensée avec la chose" et Krzysztof Pomian "la vérité en tant qu'adéquation du savoir au réel". Du point de vue de l'historien, est considéré comme vrai ce qui correspond le plus possible au réel existant ou ayant existé. Cette référence à une réalité "objective" est consubstantielle à l'histoire :
- Langlois et Seignobos (Introduction aux études historiques, 1898) définissent l'histoire comme "représentation d'une réalité passée" et , tout en affirmant que l'histoire est nécessairement subjective, déclarent que "subjectif n'est pas synonyme d'irréel"
- Réfutant le "négationnisme", un groupe d'historiens lyonnais (Le Monde, 29/04/1993) affirment qu' "il existe des faits irréductibles à une quelconque subjectivité historique"
- Paul Ricoeur (Temps et récit, 1, 1983) :
"Même si le passé n'est plus et si, selon l'expression d'Augustin, il ne peut être atteint que dans le présent du passé, c'est à dire à travers les traces du passé devenues documents pour l'historien, il reste que le passé a eu lieu"
- Roger Chartier (Au bord de la falaise, 1998) :
"Cette référence à une réalité située hors et avant le texte historique et que celui-ci a pour fonction de restituer à sa manière, n'a été abdiquée par aucune des formes de la connaissance historique, mieux même, elle est ce qui constitue l'histoire dans sa différence maintenue avec la fable et la fiction"
Histoire : polysémique, le mot, en français, désigne à la fois la réalité passée et le savoir qu'on en construit. Or ces deux "histoires" sont, au sens propre, anachroniques, décalées : l'histoire est une écriture du passé construite dans le présent de l'historien. C'est dans cet écart temporel que réside, pour l'essentiel, le problème de la vérité de l'histoire. Et cet écart temporel est une des raisons qui rendent également problématique la scientificité de l'histoire.
On commencera par une approche "en creux" de la question de la vérité de l'histoire en situant celle-ci par rapport à la démarche scientifique et à la création littéraire.
2. L'histoire : une science ?
2.1. Deux objections sont souvent formulées :
- Sauf dans le cas de l'histoire "du temps présent" ou "immédiate", l'historien ne peut observer directement son objet : l'histoire est une connaissance par traces.
- On ne peut, en histoire, expérimenter, reproduire les phénomènes (comme au laboratoire), faire varier les paramètres (malgré les tentatives de la "New economic history" américaine)
2.2. Brève chronologie des rapports histoire/science- A la fin du 19e siècle une brève phase "scientiste" est illustrée, entre autres, par Numa Fustel de Coulanges (Préface de La monarchie franque, 1888) :
"L'histoire n'est pas un art, elle est une science pure […] elle consiste, comme toute science, à constater des faits, à les analyser, à les rapprocher, à en marquer le lien […] L'historien n'a, lui, d'autre ambition que de bien voir les faits et de les comprendre avec exactitude […] Il les cherche et les atteint par l'observation minutieuse des textes, comme le chimiste trouve les siens dans des expériences minutieusement conduites"
- Cette prétention à être une "science pure" est bien vite dénoncée par Langlois et Seignobos (op. cit.) qui affirment:
"La science est une connaissance objective fondée sur l'analyse, la synthèse, la comparaison réelles; la vue directe des objets guide le savant et lui dicte les questions à poser […] en histoire on ne voit rien de réel que du papier écrit […] L'"analyse historique" n'est pas plus réelle que la vue des faits historiques; elle n'est qu'un procédé abstrait".
qui écrivent encore :
"Des faits que nous n'avons pas vus, décrits dans des termes qui ne nous permettent pas de nous les représenter exactement, voilà les données de l'histoire".
et qui concluent
"Par la nature même de ses matériaux, l'histoire est forcément une science subjective. Il serait illégitime d'étendre à cette analyse intellectuelle d'impressions subjectives les règles de l'analyse réelle d'objets réels. L'histoire doit donc se défendre de la tentation d'imiter les sciences biologiques".
- Cette modestie des ambitions n'est pas jugée suffisante par les pionniers d'autres sciences humaines – sociologues comme Durkheim ou anthropologues comme Lévi-Strauss – qui récusent toute prétention de l'histoire à la scientificité pour cause d' "idiographie": l'histoire ne peut accéder qu'au factuel, au singulier. C'est ce qu'affirme encore Gilles-Gaston Granger (Pensée formelle et sciences de l'homme, 1967) :
"Si l'on définit la science : construction de modèles efficaces des phénomènes, on voit que l'histoire nous échappe dans la mesure où elle se propose, non d'élaborer des modèles pour une manipulation des réalités, mais de reconstituer ces réalités mêmes, nécessairement vécues comme individuelles […] L'individuel passé échappe à une connaissance conceptuelle, c'est à dire à la science"
- C'est pour répondre à cette accusation d'idiographie et faire admettre l'histoire dans le champ des sciences sociales (voire pour en être la fédératrice) que le groupe d'historiens réunis autour de la revue Annales prend ses distances avec l'événementiel (au profit de la longue durée, du "structurel") et avec le politique (au profit de l'étude des civilisations dans leurs aspects économiques, sociaux, démographiques qui, par ailleurs se prêtent bien à une étude quantitative, statistique, sérielle). Il s'agit aussi de se distancier de l'histoire-récit dont la construction chronologique induit l'idée d'une causalité linéaire implacable. Au début des années 1970, les trois volumes de Faire de l'histoire, publiés sous la direction de Jacques Le Goff et Pierre Nora, apparaissent comme le manifeste méthodologique de cette "nouvelle histoire".
- Cette "Ecole des Annales" acquiert une notoriété mondiale, sans pour autant convaincre nécessairement les autres disciplines de sa scientificité. De plus, depuis une vingtaine d'années surtout, des mises en garde s'élèvent, dans le milieu des historiens eux-mêmes, contre certaines démarches intellectuelles qui, pour "faire scientifique", risquent de tordre le cou à la réalité passée et donc à la vérité. Ainsi l'emprunt à d'autres disciplines de concepts ou de modèles peut conduire à des généralisations incertaines (ex : le totalitarisme) ou à des anachronismes (ex : la lutte des classes). De même la recherche des continuités risque de faire bon marché des phénomènes de rupture (ex : le débat Furet/Soboul sur la Révolution française) et l'analyse systémique peut conduire à l'oubli des sujets agissants et à la dilution des responsabilités (ex : le débat entre intentionnalistes et fonctionnalistes à propos du régime nazi et de la Solution finale). Sans parler de l'histoire enseignée où, à la fin des années 1970, l'opinion publique s'inquiète de l'ignorance des grands événements, des grands acteurs et de la chronologie dans laquelle sombreraient les élèves, privés ainsi des repères patrimoniaux indispensables à leur culture et à leur insertion dans la cité.
3. L'histoire : un genre littéraire ?- Depuis la fin du 19e siècle, les historiens universitaires en quête de scientificité mettent en garde chercheurs et enseignants d'histoire contre ce que Langlois et Seignobos qualifient d' "ornements littéraires", ajoutant qu'il faut "ne jamais s'endimancher" et reprochant à l'histoire romantique – et singulièrement à Michelet - d'avoir voulu "faire revivre le passé" et d'avoir, à cette fin, eu "la préoccupation de l'effet". Or, disent-ils "le but de l'histoire est, non de plaire ni de donner des recettes pratiques pour se conduire, ni d'émouvoir, mais simplement de savoir". Ce souci de l'écriture simple et directe reste dominant dans les conseils que les historiens universitaires donnent aux étudiants et aux chercheurs. Et c'est une des raisons pour lesquelles leurs collègues littéraires, refusant implicitement de reconnaître à la production historique après Michelet tout caractère de "littérarité", ne l'incluent pratiquement jamais dans leur enseignement et leurs travaux (une exception récente : l'ouvrage de Philippe Carrard, Poétique de la Nouvelle Histoire, 1998)
- A l'inverse, les tenants américains du "linguistic turn (dits encore "narrativistes") tels que Hayden White (Metahistory, 1973) et les participants du colloque de Cornell (1980) considèrent l'histoire comme un genre narratif comme un autre : l'histoire, selon eux, n'a ni plus ni moins de réalité que le roman et relève donc du même type d'analyse. Ces thèses trouvent un écho chez l'historien français Paul Veyne (Comment on écrit l'histoire, 1971)
- Face à ces thèses – que suit, il est vrai, de peu, le scandale causé par les prises de position révisionnistes et négationnistes (Faurisson) - s'affirme la recherche d'une voie moyenne entre réalité et fiction. Elle s'exprime, en particulier, chez Michel de Certeau (L'écriture de l'histoire, 1975), Paul Ricoeur (Temps et récit, 1983-1985), plus récemment chez Roger Chartier (op. cit.) ou K. Pomian ("Histoire et fiction, Le Débat, n° 54, 1989). Pour ces auteurs, l'histoire est un discours sur la réalité mais c'est aussi une narration qui utilise les ressorts de la fiction : elle met le passé "en intrigue" (Ricoeur), elle crée du continu entre les traces discontinues de ce passé, elle met en scène des acteurs fictifs (peuple, classe, nation), elle utilise la métaphore, elle joue sur les temps de la conjugaison, etc. De son côté, le roman, pour toucher son public, se doit d'être vraisemblable, d'être "comme si passé" (Ricoeur), il cherche à créer un "effet de réel" (Barthes), par exemple par l'usage du passé simple.
P. Ricoeur (Temps et récit, 3) :
"L'histoire est quasi fictive dès lors que la quasi-présence des événements placés "sous les yeux" du lecteur par un récit animé supplée, par son intuitivité, sa vivacité, au caractère élusif de la passéité du passé […]. Le récit de fiction est quasi historique dans la mesure où les événements irréels qu'il rapport sont des faits passés pour la voix narrative qui s'adresse au lecteur : c'est ainsi qu'ils ressemblent à des événements passés et que la fiction ressemble à l'histoire"
K. Pomian (art. cit.)
" Faire savoir, faire comprendre, faire sentir : intériorisées par les historiens, les exigences que leur public leur présente les conduisent à introduire dans leurs travaux des objets fictifs et à en parler comme s'ils étaient réels. A cela s'ajoutent certains effets de la narration elle-même. Tout ouvrage historique confère à son sujet une certaine individualité: il lui assigne un début et une fin, il trace autour de lui une frontière, il élimine tout ce qui ne s'y rapporte pas. Entre le début et la fin il ménage des transitions et crée donc un semblant de continuité dans une matière qui est toujours irrémédiablement lacunaire. A partir du moment où l'on fait plus que décrire les sources elles-mêmes, les procédés de reconstruction mis en œuvre et les référents intentionnels et implicites, où, autrement dit, on ne se contente pas de la prose ascétique des catalogues, inventaires, annales, dictionnaires, chronologies ou rapports de fouilles, on introduit certains éléments fictifs, simplement parce qu'on respecte l'autonomie de la narration"
4. L'histoire : une construction
L'histoire ne peut être une résurrection ou une reconstitution du réel passé, elle en est un "arrangement" (Jacques Le Goff). Pour être nécessairement subjective, toujours incomplète, jamais définitive, cette construction se doit, du moins, d' être honnête.
- La construction qu'est l'histoire concerne d'abord les sources. Il n'y a guère de "sources brutes", sinon les squelettes ou les cernes de croissance des arbres par exemple. Le plus modeste tesson de céramique est déjà un effet de l'art, une construction humaine, l'expression d'une intention, d'une subjectivité. Mais, surtout, parmi l'ensemble des traces du passé qui sont à sa disposition, le chercheur fait des choix : il constitue un "corpus" de sources, privilégiant tel ou tel type de traces selon ses possibilités, ses compétences, procédant par échantillons quand les documents à sa disposition sont innombrables. En outre, son choix peut être limité par les difficultés d'accès à certaines archives (loi de 1979). Même quand les traces de la période qu'il étudie sont rares, l'historien (travaillant seul ou en équipe) ne saurait être exhaustif dans leur utilisation.
- Cette sélectivité se retrouve dans le traitement des faits. Lucien Febvre écrivait : "Les faits : du donné ? non du construit". D'une part, dans la masse des actes humains dont il retrouve la trace, l'historien opère des choix : il retient, généralement, ceux qui lui paraissent porteurs de sens (par rapport à sa problématique initiale), soit par leur fréquence, soit par leur caractère novateur, soit par leur retentissement (notion d'"événement"). D'autre part, ces "faits vainqueurs" qu'il retient, il les ordonne temporellement : s'il les présente le plus souvent dans l'ordre où ils se sont produits (chrono-logique), il lui arrive de procéder autrement et, de toutes façons, il découpe le temps, introduit une périodisation faisant apparaître des phases, des étapes, des cycles, distinguant des temporalités multiples…
- Cette construction s'achève par la "mise en texte" (le livre, le cours, etc.) par laquelle l'historien unifie le discontinu et l'hétérogène en une "totalité signifiante" (Ricoeur), "bouchant les trous" (Veyne), utilisant, sinon pour plaire, du moins pour convaincre, les ressorts d'une rhétorique qu'on a évoquée en troisième partie et, là aussi, faisant des choix narratifs, stylistiques…
- Dans cette série de choix s'expriment d'autres enjeux que le souci de la recherche de la vérité : l'idéologie de l'historien, sa perméabilité à la "demande sociale", sa stratégie de carrière, etc… Ces choix sont plus ou moins conscients et, en tout cas, échappent le plus souvent à ceux qui le lisent ou l'écoutent. D'où l'intérêt d'un genre émergent, l'"ego-histoire" : l'historien propose – après coup - les clés de ses choix, retrace son itinéraire (cf. l'ouvrage collectif Essais d'ego-histoire où l'ouvrage de Georges Duby, L'histoire continue; cela devient aussi une habitude dans les soutenances d'habilitation à diriger des recherches)
- L'idée que l'histoire puisse être "objective" – au sens de restitution totale et impartiale du passé tel qu'il fût – est donc un non-sens. Mais il y a cependant, à défaut d'objectivité, des garanties contre la fantaisie de l'historien. D'abord son professionnalisme : depuis la fin du 19e siècle, la recherche et l'enseignement de l'histoire sont des métiers qui s'apprennent. Ensuite le fait que sa production s'effectue sous le regard critique de la communauté historienne (Karl Popper parle d'"intersubjectivité" et d'objectivité fondée sur "le caractère public et compétitif de l'entreprise scientifique"). Enfin le fait qu'une production historique digne de ce nom ne saurait être autoréférentielle : le "paratexte" (notes, inventaire des sources, bibliographie) fait que le texte historique est une construction vérifiable. Pour reprendre deux autres formules de Popper, on pourrait dire qu'une production historique, à défaut d'être "vraie", est capable de "vérisimilarité", tout en étant toujours "falsifiable".
On pourrait dire, avec Henri-Irénée Marrou (De la connaissance historique, 1954) :
"Ni objectivisme pur, ni subjectivisme radical; l'histoire est à la fois saisie de l'objet et aventure spirituelle du sujet connaissant : elle ce rapport h = P/p établi entre deux plans de la réalité humaine : celle du Passé, bien entendu, mais celle aussi du présent de l'historien, agissant et pensant dans sa perspective existentielle avec son orientation, ses antennes, ses aptitudes et ses limites, ses exclusives […] Que dans cette connaissance il y ait nécessairement du subjectif, quelque chose de relatif à ma situation d'être dans le monde, n'empêche pas qu'elle puisse être en même temps une saisie authentique du passé. En fait, lorsque l'histoire est vraie, sa vérité est double, étant faite à la fois de vérité sur le passé et de témoignage sur l'historien"
A l'historien incombe, pour reprendre une formule de Jacques Rancière "la tâche impossible d'articuler en un seul discours un triple contrat" : narratif, scientifique, politique. Il doit, à la fois, répondre au goût du récit historique assez répandu dans nos sociétés, dire aussi exactement que possible ce qu'il sait du passé et – les instructions officielles le prescrivent, en tout cas, aux enseignants – contribuer à la transmission d'un patrimoine culturel. Quand on ne lui demande pas aussi de dire "rien que la vérité, toute la vérité" dans les prétoires (procès Papon), d'être un "recteur de mémoire" (affaire Aubrac) ou d'apporter sa caution aux innombrables commémorations…
Jean Leduc.
LA FOI A ENCORE UN PRIX; LE SANG
La foi chrétienne se répand dans de nombreux pays. Mais cela engendre aussi une opposition de plus en plus forte contre les chrétiens. C'est ce que révèle le dernier index de persécution de Portes Ouvertes.Dans l'ensemble du monde musulman ainsi qu'en Asie, de plus en plus de personnes quittent la religion de leur pays et deviennent chrétiennes. Leur choix de suivre Jésus Christ a un prix élevé. En effet, beaucoup de ces nouveaux chrétiens sont maltraités, emprisonnés, torturés et même parfois tués.
La foi chrétienne se répand de plus en plus dans le monde. Mais là où l'Eglise grandit le plus, la persécution, elle aussi, s'intensifie. Et c'est effectivement ce que le nouvel Index de persécution publié par la mission Portes Ouvertes met en lumière. Cet Index, qui sort chaque année, classe les 50 pays où la persécution contre les chrétiens est la plus forte. Elle est établie selon des critères variés comme l'attitude du gouvernement, les violences antichrétiennes, la liberté d'expression…
L'Index nous révèle que la situation en Amérique du Sud s'est améliorée : moins de chrétiens emprisonnés au Pérou, moins de pasteurs tués en Colombie, et Cuba desserre son emprise sur les chrétiens. Mais ce n'est pas le cas partout. A cause de l'islamisation de l'Asie centrale, la persécution s'est accrue, notamment au Kirghizistan, qui apparaît pour la première fois dans l'Index.
L'année 2009 a été particulièrement été difficile pour l'Eglise en Somalie, qui se classe à la 4ème place dans l'Index. Le groupe terroriste islamiste Al Chabaab a mené une véritable chasse aux chrétiens, dans le but de détruire les églises clandestines. Les drames qui se sont déroulés en Mauritanie révèlent également une tentative pour détruire l'Eglise naissante composée de chrétiens locaux. Ce pays se classe désormais au 8ème rang des pays où les chrétiens sont le plus persécutés, soit 10 places de plus que l'année précédente.
Mais, chaque jour, nous voyons Dieu agir dans le monde : des veuves au Nigéria ont pu pardonner aux meurtriers de leurs maris. Les chrétiens en Irak apprennent à reconstruire leur vie après la tempête. Et alors que la Corée du Nord reste le plus grand persécuteur du monde, les chrétiens dans le pays prient pour avoir l'occasion d'évangéliser ! Rendons gloire à Dieu alors que Son royaume continue d'avancer sur terre et continuons à prier pour nos frères et sœurs persécutés.
Remercions Dieu pour l'avancée de l'Evangile dans tous ces pays fermés
La prière est la première chose que demandent nos frères et sœurs persécutés. Alors prions pour qu'ils soient encouragés et pour qu'ils tiennent ferme malgré les persécutions
Prions pour la protection de tous les équipiers et des actions de Portes Ouvertes sur le terrain