RÉFLÉXION: LA CROISSANCE

ON NE GRADIT PAS EN FAISANT DES EFFORTS POUR GRANDIR.
Mon objectif était de mesurer un mètre quatre-vingts. Mais mes progrès étaient lents, je n`atteignais qu`un mètre trente ! Quand je des me tenir au premier rang, avec les filles, pour la photo scolaire, je crus que ne pourrais pas en supporter davantage ! il me sembla que le moment était venu de prendre vraiment les choses en main.
J`allai à la cuisine, je m`adossai contre la porte avec une règle sur la tête, et je fis une marque. Puis je sortis dans la cour et je me suspendis aux fils de fer de l`étendage aussi longtemps que je pus le supporter. Je retournai alors en vitesse dans la cuisine et me mesurai de nouveau. Quelle déception ! Mon effort avait été totalement inutile !
Jésus a dit : « Qui d`entre vous peut ajouter par son souci une coudée à sa taille ? » Matthieu 6 :27. On ne grandi pas en faisant des efforts pour grandir. En fait, plus vous vous efforcez de grandir, moins vous grandissez. Si j`avais passé tout mon temps suspendu à l`étendage, non seulement je n`aurais jamais mesuré un mètre quatre-vingts, mais il n´aurait pas fallu longtemps pour que je me retrouve six pieds sous terre !
Voici bien longtemps, Ellen White écrivit ces lignes : « Ce n`est ni à leurs soucis, ni à leurs préoccupations, ni `a leurs efforts que les plates et les fleurs doivent leur croissance, mais au fait qu`elles reçoivent ce que Dieu a pourvu pour leur substance. Par ses efforts ou ses soucis, l`enfant ne peut rien ajouter à sa taille. Votre zèle et vos labeurs sont tout aussi inutiles en ce qui concerne la croissance spirituelle ». Vers Jésus, p.68.
Même de petits enfants peuvent comprendre le principe de la croissance. Vous pouvez leurs demander : « A quoi préférez-vous consacrer vos efforts, à grandir ou à manger ? »
Voulez-vous grandir spirituellement ? Ce n`est pas en concentrant votre attention sur la croissance que vous grandirez. Il n`y a probablement rien de plus néfaste à la croissance spirituelle que d`être constamment en train de se demander si l`on porte des fruits. Si l`on veut grandir il faut manger le Pain et boire l`Eau de la vie. Celui qui détourne les regards de sa propre personne et les concentre sur le Soleil de justice est celui qui grandit le plus rapidement. Celui qui passe le plus claire de son temps à faire des efforts pour grandir reste un nain.
Beaucoup ont pensé que la naissance spirituelle dépend de Dieu mais que c`est à eux qu`il appartient de développer leur vie spirituelle. « Bien des gens s`imaginent devoir accomplir eux-mêmes une partie au moins de cette œuvre. Ils ont eu confiance en Jésus-Christ pour le pardon de leurs péchés ; mais ensuite, ils veulent faire le bien par leurs propres efforts. Toute tentative de cette espèce est condamnée à un échec. Jésus dit : « Sans moi vous ne pouvez rien faire. » Notre croissance ne grâce, notre joie, notre utilité, tout dépende de notre union avec le Sauveur. C`est en étant en communion avec luit chaque jour et à chaque heure, c`est en demeurant en lui que nous pourrons croître en grâce. Il est non seulement l`Auteur, mais aussi le Consommateur de notre foi ». Vers Jésus p. 69.
Votre but est-il d`atteindre « la mesure de la stature parfaite du Christ » ? Ephésiens 4 :13. Vous n`y parviendrez pas en vous suspendant à un je ne sais quel « fil de fer » de l`étendage spirituel. Il n`est pas possible de croître en grâce par nos faibles efforts. La croissance est un don. On la reçoit en s`unissant à Christ, en cultivant nos relatons avec lui. Les humains ne pourront jamais acquérir par eux-mêmes ce que Dieu a promis de leur donner.
Vous demandez-vous parfois si vous grandissez ? Il existe un moyen infaillible de le savoir. Réfléchissez à ce que vous mangez ! La croissance dépend toujours de ce que l`on mange.

NOUS NE POURRONS JAMAIS ÊTRE COMME JÉSUS, MAIS NOUS POUVONS AGIR COMME LUI.

Est-il possible d`être comme Jésus ? Ou c`est une uttopie ? Pouvons-nous être comme Jésus sur certains points et non sur d`autres ?
D`abord, nous savons que sur un point au moins nous ne pourrons jamais être comme Jésus – car il est Dieu et nous ne le sommes pas. Il est notre Créateur, et nous ne sommes que des créatures. Nous pouvons devenir participants de sa nature divine para sa présence dans notre vie, mais nous ne serons jamais que des êtres humains. Donc, sur ce point-là, nous ne pouvons pas être comme Jésus.
« L`incarnation du Christ a toujours été, et restera toujours un mystère. Les choses révélées sont pour nous et nos enfansts ; mais que tout homme prenne garde de présenter le Christ comme étant entièrement humain, comme l`un de nous, car il ne peut en être. » Commentaires d` Ellen G. White, S.D.A. Bible Commentary, vol. 5, p. 1129.
Même en limitant notre comparaison à l`aspect humani de la nature de Jésus, nous découvrons que nous ne pouvons pas être exactement comme lui. Il est né « saint enfant », sans péché para nature et de naissance, comme nous. Nous sommes nés séparés de Dieu, pécheurs par nature et de naissance. Aussi longtemps que nous vivrons en ce monde, nous aurons cette différence de nature.
Notre passé coupable est une autre raison pour laquelle nous nous pourrons jamais être comme Jésus. Nous avons commis des fautes. Pendant l`étérnité entière, nous aurons toujous besoin de la grâce du Christ qui justifie et pardone afin de couvrir nos péchés passés. Jésus n`ayant jamais péché, il n`a jamais eu de passé coupable.
Cependant, il est possible d`être comme Jésus. Nous pouvons vivre comme Jésus a vécu et travailler commi il a traveillé. Nous pouvons remporter la victoire sur la tentation comme il l`a remportée, en comptant sur la force d`en haut au lieu de la nôtre. Nous pouvons vivre unis à Dieu comme Christ a vécu uni à son Père et découvrir ainsi que ce qui nous différencie ne change rien !
Jésus a vécu en homme. Pendant toute sa vie sur la terre, il ne s`est jamais srvi de son pouvor divin, jusqu`au matin de la réssurrection.
Jésus a vécu en homme. Pendant toute sa vie sur la terra, il ne s`est jamais servi de son pouvoir divin, jusqu`au matin de la réssurrection.
Tous les miracles que Jésus a accomplis – ressusciter les morts, guérir les malades, purifier les lépreux, chasser les démons, marcher sur l`eau, lire les pensées des cœurs – furent aussi accmplis par ses disciples. Les oeurvres de Jésus furent accomplies para son Père. Jésus le dit dans Jean 14 :10 : « Le Père, que demeure en moi, accomplit ses oeuvres».
Dans le livre Jésus-Christ, il est dit à plusieurs reprises que la divinité du Christ transparaissait à travers son humanité. Ce fut d`abord à l`occasion de la première purification du temple, quand il sembla que le voile de son humanité avait été momentanément écarté, et que les hommes eurent un aperçu da sa divinité cachée. Une expression comme « à travers » montre que c`était Dieu, qui se révélait par l`intérmédiaire de son Fils.
Mais la victoire qui lui fut donnée dans sa lutte contre l`ennemi est plus importante encore que les miracles accomplis para Jésus. Par la communion avec son Père, il remporta la victoire. Et sa victoire peut être la nôtre. De même que les œuvres du Père étaient manifestées dans la vie de Jésus, Dieu peut opérer en nous « le vouloir et le faire, selon son dessein bienveillant. » Philippiens 2 :13.

Réflexion JÉSUS- 6

LE PROBLÈME DU PÉCHÉ, C`EST UN RELATION ROMPUE ENTRE DIEU ET L´HOMME. LE BUT DU SALUT EST DE RÉTABLIR LA RELATION ENTRE DIEU ET L´HOMME.

Jésus veut se marier! Apocalypse 19 :6-9 le dit : « Et j´entendis comme la voix d`une foule nombreuse, comme la voix de grandes eaux, et comme la voix de forts tonnerres, disant ; Alléluia ! Car le Seigneur Dieu, te Tout- Puissant, a établis son règne. Réjouissez-nous, soyons dans l´allégresse et donnons-lui gloire, car les noces de l`Agneau sont venues, et son épouse s`est préparée. Il lui a été donné de se vêtir de fin lin, éclatant et pur. Le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints. L`ange me dit : Écris : Heureux ceux qui sont appelés au festin de noces de l`Agneau ! »
Les liens entre l`humanité et Dieu furent brisés en Eden. Après avoir péché, Adam et Eve se cachèrent au lieu de s`approcher avec empressement de leur Créateur ; dès lors, ils ne pourraient plus parcourir avec lui le jardin à la fraîcheur du soir.
Adam et Eve avaient décidé de ne plus faire confiance à celui qui n`avait pas cessé d`être digne de confiance, et c`est ainsi que les liens entre eux et le Créateur furent rompus.
Mais Dieu ne voulut pas que l`histoire se termine là. Les relations avec ses créatures avaient tant de prix à ses yeux qu`il consentit à aller jusqu`à la croix afin de rétablir ces relations brisées. Il est venu en personne, a marché au milieu des humains, ayant revêtu le costume de l`humanité, afin de combler l`abîme creusé para le péché.
« Dés lors que Jésus est venu habiter parmi nous, nous savons que Dieu connaît nos épreuves et compatit à nos souffrances. Tout fils, toute fille d`Adam est à même de comprendre que notre Créateur est l`ami des pécheurs. Car en toute doctrine de grâce, en toute promesse de joie, et tout acte d`amour, dans tout ce qui nous attire quand nous méditons sur la vie terrestre du Sauveur, nous voyons ´Dieu ave nous´ » Jésus-Christ, p. 14.
Et maintenant, Jésus veut se marier. Que signifie « se marier » ? Cela veut dire s`unir en personne et pour toujours.
Il y a de cela quelques années, un des mes frères en retournant d`Angola il passe chez nous, mais en vérité il n´attendait que se rencontrer avec sa fiancée qu`il n`avait jamais vu. Il avait beaucoup communiqué avec elle par des lettres. Mais ce s`étaient jamais vus. Il était compréhensible q`il soit si désireux de la rencontrer. Il attendait impatiemment de voir sa fiancée en personne et d`unir sa vie à la sienne.
Par la prière et l`étude de sa Parole, nous avons été en correspondance avec Jésus. Nous avons appris à l´aimer, parce qu`il nous a aimés le premier. Nous pouvons nous unir à lui et attendre avec joie le mariage, le moment où nous le rencontrerons face à face, pour ne plus le quitter.
On craint parfois qu`une relation quotidienne avec Christ ne devienne un autre œuvre à accomplir. Mas cette relation n`est pas simplement un moyen pour atteindre um but. C`est le but lui-même ! Nous n`avons pas une relation avec Christ afin d`être sauvés. Nous sommes sauvés afin de pouvoir jouir d`une relation avec Christ.
« Dès que nous entrons dans le repos de Jésus, le ciel commence ici-bas. Il nous invite : Venez, apprenez de moi ; nous répondons, nous allons à lui, et pour nous commence la vie éternelle. S`approcher constamment de Dieu par le Christ, c`est le ciel. Et plus nous demeurons dans ce bonheur céleste, plus nous voyons la gloire s`ouvrir devant nous ; plus nous apprenons à connaître Dieu, plus intense est notre bonheur. Aussi longtemps que nous marchons avec Jésus, nous sommes comblés par son amour, rassasiés para sa présence. Nous pouvons obtenir ici même tout ce que notre nature est capable de recevoir. Mais qu`est-ce que ceci en comparaison de l`au-delà » ?
Jésus-Christ, p. 323.
Jésus veut se marier ! Et vous, le voulez-vous ?

GOGH

DAVID LIVINGSTONE

A la fin de l`année 1870, des gros titres paraissent dans tous les journaux: “Où est Livingstone ? Est-il vivant ou est-il mort ? » Depuis longtemps, l`explorateur ne donne plus de ses nouvelles. Aussi, en 1871, le New York Herald confie à l`un de ses reporters, Henri Morton Stanley, le soin de retrouver sa trace. Arrivé à Zanzibar le 26 janvier, Stanley pénètre aussitôt à l`intérieur du continent. Il mène des recherches pendant des mois et des mois. Finalement, il attient le petit village de Ouidjidji sur la rive orientale du lac Tanganyka, le 28 octobre. Il voit un homme blanc qui vient à sa rencontre : il est entouré de quelques Arabes. Bouleversé, le timide et impressionnable Stanley ne peut que murmurer :
« Vous êtes sans doute le Docteur Livingstone ?
- Ou », lui est-il répondu, tandis que le Blanc soulève son chapeau.

Stanley apportait au vieux docteur malade et fatigué des vivres, des médicaments et des nouvelles de l`extérieur. Sa conversation, sa gaieté et son amitié fortifièrent Livingstone. Devenus intimes, les deux hommes voyagèrent ensemble jusqu`au printemps suivant. Quand l`heure de la séparation sonna, le 14 mars 1872 à 11 heures du matin, l`Écossais Livingstone devint tout pâle et l`Américain ne put retenir ses larmes. Nul Blanc ne devait plus revoir Livingstone vivant. Mais qui était donc Livingstone ?

David Livingstone est né à Blanthyre en Écosse, le 19 mars 1813, d`une famille très modeste. Son père était un petit négociant dans le commerce du thé. Dès l`âge de dix ans, David est envoyé dans une filature. Cependant il ne se résigne pas à abandonner ses études : avec ses premières économies, il achète une grammaire latine et suit des cours du soir. A seize ans, voyant que ses efforts sont couronnés de succès, il prend la plus grave décision de sa vie : il veut être missionnaire, pour faire connaître le Christ dans les pays les plus lointains et il veut devenir médecin afin de soulager les souffrances humaines. Il finance lui-même ses études (ses parents étant trop pauvres) en travaillant dur chaque été à la filature.

Un diplôme de médecine ajouté à sa consécration pastorale lui permet de partir bien armé pour la mission. Il avait d`abord pensé aller en Chine mais celle-ci lui était fermée à cause de la guerre de l`opium. Le 31 juillet 1841 Livingstone arrivera à Kourouman, village d`Afrique du Sud. Non seulement il ouvre une école et un dispensaire pour les indigènes, mais il commence à explorer des régions d`Afrique encore ignorées. Bientôt, il va faire les découvertes qui feront de lui un des plus grands explorateurs. Ce sera d`abord le cours supérieur du Zambèze, ce fleuve qui, à l`époque, ne figure sur aucune carte de géographie à sa vraie place. En 1855, longeant le cours du Zambèze, il arrive soudain à un endroit que les indigènes appellent « la fumée tonnante » ou encore « l`endroit de l`arc-en-ciel ». il s`agissait d`une cascade de plus de 120 mètres ! Avant Livingstone nul Européen n`avait eu la chance d`admirer une si grande merveille de la nature. Il l`appelle « chute Victoire » en l`honneur de la reine d`Angleterre alors régente.

En 1858 il retourne en Afrique : cette fois, il y reste six anas sans interruption. Il découvre l`embouchure du Zambèze, la vallée du Chiré, les lacs Chiroua et Nyassa, la chaîne du Kwai et du Kirk, ainsi que ne nouvelles peuplades indigènes chez lesquelles les missionnaires pourront plus tard exercer leur ministère. « J`irai n`importe où, disait-il, pourvu que ce soit devant moi ! » C`est quelque temps après que se situe l`épisode de la rencontre avec Stanley. En 1872, Stanley est reparti. Livingstone est exténué par trente années de vie africaine mais il veut à tour prix continuer et chercher les sources du Nil. Le 25 août, il quitte le Tanganyka et marche vers le nord, convaincu qu`elles doivent se trouver dans la région du lac Banguéole. Il y arrive mais ses forces l`abandonnent. Quelques jour plus tard, le premier mai 1873 à Chitambe, ses serviteurs Susi et Chuma entrent dans sa hutte et le trouvent agenouillé près de son lit. Intrigués, ils s`approchent : Livingstone est mort, pendant sa prière. Son cœur sera enterré au pied d`un arbre en terre africaine comme le grand homme l`eût souhaité, et son corps, après bien des difficultés, sera ramené jusqu`en Angleterre où une grande cérémonie a lieu dans l`abbaye de Westminster. L`épitaphe sur sa tombe dit : Ramené par des mains fidèles, par la terre et la mer, ci-gît David Livingstone, missionnaire, voyageur, philanthrope.

On s`est beaucoup interrogé et étonné sur ce Livingstone… Comment a-t-il pénétrer dans cette terre d`Afrique où d`autres mouraient très rapidement ? Une chose est sûre : ce qui a aidé Livingstone, c`était son extraordinaire volonté et son courage. Il s`était également composé certains médicaments pour lutter contre le paludisme. Il triomphera en effet de vingt-sept crises de paludisme en deux ans et demi. D`autre part, il savait être courtois et plein d`amour envers les indigènes qu`il rencontrait. Il lutta aussi contre le trafic de esclavage, qui l`horrifiait. Il travaillait avec les autochtones. Il les aidait à creuser des canaux d`irrigation, à construire des barrages, à élever du bétail et à bâtir des maisons. Pendant qu`il édifiait de ses propres mains ses trois centres missionnaires, il soignait ses malades sous un toit de fortune tendu entre deux arbres.

Mais le grand secret de Livingstone, sa mort l`illustrera parfaitement. Comme tant d`autres qui ont servi Dieu et le Christ, Livingstone avait trouvé le secret d`une vie forte, courageuse, d`une vie de vainqueur : ce secret, c`étai la prière. Ce n`est pas pour rien qu`il est mort à genoux. La vie lui avait appris à prier. Dès son jeune âge les difficultés financières et plus tard les innombrables obstacles l`avaient aidé à découvrir ce que d`autres peut-être ne découvrent jamais, à savoir que la force de l`homme n`est que faiblesse mais que Dieu peut tout, que le Saint-Esprit donne par Jésus fait toutes choses nouvelles dans une vie. David Livingstone pouvait dire, comme l`apôtre Paul : « Je puis tout par celui qui me fortifie (Philippiens, 4 :13…
Et vous ?

PAUL DUKAS

Paul Dukas, un des grands musiciens français, compositeur et professeur, est né à Paris en 1865 et décédé en 1935. On a vu surtout en lui un des maîtres de l`orchestration. Sa mère était une pianiste très douée ; son père, un homme d`un grand savoir, lui inculqua l`amour de l`étude et le goût de ça recherche historique. A cinq ans on le met au piano, mais ce n`est qu`à l`âge de quatorze ans qu`il ressentira vraiment sa vocation de musicien. En 1881 il entre au Conservatoire de Paris. Quelques pages inédites datent de cette époque : Air de Clytemnestre (1885) le premier second grand prix de Rome lui est décerné pour sa Cantate Velleda. En 1896 il achève la « symphonie en UT ». Il sera l`ami de Debussy, de Fauré et de d`Indy, qui auront beaucoup d`admiration pour lui. Sa vaste culture, son intransigeance loyauté artistique le mettent, par ailleurs, au premier rang des critiques musicaux parisiens de l`époque. On remarquera encore qu`il ne cessera de produire même dans la vieillesse, mais aura soin de tout détruire avant sa mort.

Parmi les morceaux de musique qu`il composa, l`œuvre sans doute la plus connue s`intitule « l`Apprenti sorcier » qui fut présentée la première fois le 18 mai 1897 à Paris lors d`u concert de la Société Nationale de Musique. Paul Dukas y met en musique une célèbre ballade de Goethe. Il s`agit de l`histoire d`un jeune apprenti qui, profitant de l`absence de son maître, le vieil enchanteur, essaye d`employer certaines formules magiques pour commander au balai de laver seul la maison. Seulement voilà : il a su mettre en route le balai qui commence à laver et même à verser de l`eau, mais il a oublié le mot capable d`arrêter ce fameux balai et d`endiguer les cataractes qui submergent bientôt le logis et ne s`arrêteront qu`au moment où l`enchanteur, enfin revenu, prononce une incantation mystérieuse qui ramène tout au calme.

Ce qu`il y a de frappant dans cette ballade et ce morceau de musique décrivant les catastrophes de plus en plus terribles qui arrivent à cause du balai, l`angoisse et la crainte du jeune apprenti et finalement le calme revenu lorsque le maître est là et prononce l`incantation magique, c`est qu`ils renferment une vérité profonde. En effet, ne s`agit-il pas ici de l`histoire de l`Homme, l`homme en général, mais aussi l`homme dans sa vie personnelle ? La Bible nous dit que, profitant de l`absence de Dieu, l`homme s`est emparé de pouvoirs qui ne lui étaient pas encore destinés. L`homme s`est emparé de la création, cette création dont Dieu aurait bien voulu qu`il en devienne un jour le maître dans l`obéissance, sachant qu`il n`était pas encore mûr pour la diriger.

Mais l`homme s`est arrogé ce droit ; il a pris en mains le monde, il a mis Dieu dehors, proclamant bien haut : « Je n`ai pas besoin de Dieu, je me débrouillerai tout seul, je saurai le faire. » Et, au début, tout semblait aller très bien : le balai a bien fonctionné. Mais voilà que, petit à petit, des calamités viennent obscurcir la joie de l`homme. Non seulement ces lendemains qui chantent, ce paradis qui devait se réaliser sur la terre ne viennent pas, mais de plus en plus de catastrophes s`abattent sur la terre. Est-il nécessaire de rappeler tous les problèmes qui secouent le monde actuel ? Est-il nécessaire de parler de ces milliers des jeunes qui, passent devant les tribunaux dans le monde dit civilisé. Des ces milliers des personnes qui essayent d`échapper à ce monde par le suicide ? De ce spectre inquiétant de la guerre généralisé ? Du spectre qui nous touche de plus près, celui de la pollution ? Tous les jours on nous avertit, tous les jours, on nous en parle.

Un des grands penseurs de notre époque, Jean Rostand, dit dans un de ces livres : « Le drame, c`est que la science a fait de nous des dieux avant que nous le soyons. » Effectivement, il semble que ce monde se transforme de plus en plus en un enfer. Des chrétiens élèvent la voix mais de moins en moins, para peur de passer pour des fanatiques ou des rêveurs : ce sont aujourd`hui des scientifiques qui avertissent, des politiciens qui nous disent que, si l`homme ne change pas et ne fait pas un effort, il finira para détruire ce monde merveilleux dans lequel il a vécu jusqu`à présent.

Comment ne pas penser à ces paroles de Jésus disant à ses disciples avant de les quitter : « Avant que je revienne, la détresse sera si grande qu`il n`y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu`à présent, et qu`il n`y en aura jamais. Si ces jours n`étaient abrégés, personne ne serai sauvé » (Matthieu 24 :21-22). N`est-ce pas extraordinaire – et vous pouvez le vérifier dans votre Bible - qu`il y a deux mille ans Jésus envisageait déjà cette possibilité à laquelle personne ne pouvait croire : la possibilité que la vie disparaisse entièrement de la surface de la terre et par la faute de l`homme ? Or, aujourd`hui, nous le savons : ce n`est que trop vari. Mais Jésus ajoute aussi quelques chose de réconfortant : « A cause des élus, ces jours seront abrégés. » Dieu interviendra : comme dans la ballade de Goethe, le maître revient, in extremis, pour sauver l`apprenti de la catastrophe. Là aussi, Dieu ne permettra pas que l`homme détruise entièrement cette merveilleuse création. La Bible dit que Jésus, déjà venu une fois sur terre, où il a souffert, où il a été rejeté, reviendra.

Je vous invite à lire dans votre Bible :
Jean 14 :1-3
Révélation 21 : 1-5.

ALBRECHT DÜRER

Mon père mena une vie chrétienne digne de respect. Il étai un homme patient et doux. Paisible à l`égard de chacun. Il était très reconnaissant à l`égard de Dieu, il n`avait pas besoin de beaucoup de compagnie ni de beaucoup de joies de ce monde, il était un homme qui parlait peu et qui craignait Dieu. Il se donna beaucoup de peine pour élever ses enfants à la gloire de Dieu, car son plus grand désir était d`élever ses enfants dans la discipline afin qu`ils soient agréables à Dieu et aux hommes.
Ces paroles ont été écrites par celui que, déjà de son vivant, l`Allemagne saluait comme son plus grand peintre : Albrecht Durer. Né et mort à Nuremberg. Albrecht Durer était le troisième des dix-huit enfants de l`un de ces artisans qui faisaient la renommée de Nuremberg. A quinze ans il fut placé dans l`atelier du peintre nurembergeois le plus célèbre d`alors : Michel Welgemuth. Il en sortit quelques années plus tard avec suffisamment de connaissances pour que son père l`autorisât à partir pour un voyage qui dura quatre ans, et qui le mena à Colmar, Bâle, Strasbourg et lui fit parcourir pour la première fois la Vénétie. Parmi les œuvres que Durer peignit durant ses pérégrinations, la plus importante est un autoportrait sur parchemin, daté de 1493. en 1494, Durer était de nouveau à Nuremberg. Il se marie alors avec Agnès Frey, qui sera pour lui une aide et un soutien dans les moments difficiles de sa vie. Elle n`hésitera pas à aller sur les grands marchés pour vendre les œuvres de son mari et arrondir ainsi les fins de mois, qui, au début de leur mariage, furent assez dures.
Durer se mit à la gravure sur bois, e réalisa ainsi l`apocalypse, la Vie de Marie ; et sur cuivre il grava la Sainte Famille au Papillon, l`Enfant prodigue, etc. ces estampes eurent un tel succès qu`elles furent rapidement copiées par les Italiens. Durer entreprit un voyage à Venise. Il fut tellement émerveillé par cette ville, par ses couleurs et son ciel sans nuage qu`il y resta bien plus longtemps que prévu.
La renommé de Durer s`accrut rapidement. Mais vers 1510, découragé par le peu de rapport de ses tableaux, surtout compte tenu du temps qu`il y passait, le peintre décida de renoncer à la peinture. En 1513 et 1514 il grava sur cuivre trois de ses plus grands chefs-d`œuvre : Le Chevalier, La Mort et le Diable, La Mélancolie, Saint-Jérôme dans sa cellule. A cette époque Durer fut employé par l`empereur Maximilien jusqu`á la mort de celui-ci en 1519. en 1520-1521, Durer entreprit un voyage aux Pays-Bas qui fut un triomphe pour lui. Il y subit de nombreuses influences et la fin de sa vie fut marquée par ce qu`il y avait vu.
De retour à Nuremberg il peignit encore quelques portraits. C`est là qu`il donnera enfin le chef-d`œuvre qui est son testament spirituel, sur lequel nous reviendrons : les Quatre Apôtres ou les Quatre Tempéraments. Il mourut en 1528.
Albrecht Durer ne fut pas seulement un très grand, sinon le plus grand peintre allemand, il fut
aussi un authentique croyant et un homme de prière. Une de ses œuvres les plus populaires et qui orne des milliers de maisons de chrétiens représente les mains qui prient. Ces mains, destinées à l`origine à un tableau d`apôtres montrent, à elles seules, le sérieux avec lequel le peintre aborda la question de la prière. Elles sont devenues un symbole d`Albrecht Durer qui, toute sa vie, a été un homme de prière.
Cette foi, cette confiance en Dieu, cette crainte de Dieu s`expriment dans beaucoup de tableaux de Durer, comme par exemple l`adoration des Mages ou alors les Quatre Cavaliers de l`Apocalypse et encore plus dans les trois grands chefs-d`œuvre de la gravure « die Meisterstiche » mentionnés plus haut. En particulier dans le Chevalier, la Morte et le Diable, où l`on voit un cavalier majestueux en route vers le but de sa vie, le but qu`il s`est fixé, et la Mort qui essaye, en lui montrant un sablier, de l`arrêter ; le Diable lui aussi essaye de l`arrêter. Mais, les yeux fixés sur le bu, le chevalier avance. Et ainsi, Durer lui-même essayera toute sa vie d`avancer sur ce chemin qu`il a choisi, celui d`un chrétien craignant Dieu.
Longtemps Durer cherchera et s`interrogera sur le vrai Dieu, sur la vraie vie chrétienne. Vivant à une époque où le christianisme était en décadence, Durer aura beaucoup de mal à trouver son chemin ; mais la Réformation et en particulier les œuvres de Martin Luther lui feront découvrir la Parole de Dieu, qui seule peut montrer le chemin à une âme assoiffée. Luther impressionnera beaucoup Albrecht Durer.
Déjà en 1518, seulement quelques mois après que Luther ait affiché ses 95 thèses, Durer lui avait envoyé quelques esquisses et quelques gravures sur bois pou l´encourager etu lui témoigner son amitié. Par la suite Durer rencontrera souvent à Nuremberg un autre réformateur, Melanchton, ainsi que le savant Willibald Birckheimer. Ces trois hommes auront des discussions n`en plus finir sur la doctrine de Luther et sur la Parole de Dieu. Durer devient un fervent partisan de la Réforme. Lors d`un de ces entretiens, Birckheimer fait remarquer à Durer, qui défend avec véhémence la Réforme : « Ce que tu dis là tu peux le dire, mais on ne peut pas le prouver on ne peut pas le peindre ! »
Cette parole touche profondément Durer qui était déjà malade et sentait la mort assez proche ; cela le poussa à faire son testament de peintre et ce testament qu`il voulait laisser à la postérité devint le célèbre tableau : Les Quatre Apôtres. Pour bien montrer son opinion, Durer ajouta des textes annonçant clairement ceci : « Tous les régents de ce monde, dans notre période troublée, doivent veiller à ne pas prendre des erreurs humaines pour la Parole de Dieu. C`est pourquoi, écoutez ces hommes : Pierre, Jean, Paul et Marc. »
Au temps d`Albrecht Durer, beaucoup de confusion, de ténèbres s`étaient installées jusque dans l`Église ; on préférait écouter des hommes plutôt que d`écouter la Parole de Dieu.
Qu`en est-il aujourd`hui ? La Bible, la Parole de Dieu est-elle lue, écouté ? Chacun ne fait-il pas sa propre religion, selon son idée ou selon les goûts du jour ? Et le résultat ? L`homme n`a plus de paix, plus de joie profonde ; il ne sait plus où aller avec ses souffrances, ses problèmes, ses inquiétudes. Ce qu`a dit Jésus, il y a bientôt deux mille ans, est toujours vrai : « Celui qui entend ma Parole et qui ne la met pas en pratique est comme un homme qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, le vent a soufflé et la maison s`est effondrée. » (Matthieu 7 : 26-27).
Combien de vies et même de vies religieuses s`effondrent ainsi parce qu`elles n’étaient pas sur un fondement solide ! Combien de ténèbres jusque dans les églises, combien d`incertitudes ! Et pourtant Jésus a dit aussi : « Celui qui écoute ma Parole et qui la met en pratique est comme un homme sage qui a construit sa maison sur le rocher. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; elle n`est point tombée, car elle était fondé sur le roc » (Matthieu 7 : 24-25).
N`est-ce pas extraordinaire ? Encore aujourd`hui au XXI siècle, la Parole de Dieu, qui a été tellement attaquée, critiquée, ridiculisée, garde tout sa valeur ! encore aujourd`hui, l`homme ou la femme qui commence à prendre cette parole au sérieux fait la même expérience que David il y a presque trois mille ans : « Ta Parole est éprouvée ! (Psaume 18 :31). Dieu tient ses promesses, Dieu accomplit ce qu`Il dit !
Le ciel et la terre passeront – combien de philosophies, combien de théologies, combien de théories scientifiques se sont effondrées ces derniers temps ! – mais la Parole de Dieu reste vraiment un fondement sûr !
Dieu ne veut pas nous laisser toute notre vie dans l`incertitude ; Il ne veut pas que nous passions notre temps à nous poser des questions, Il veut nous donner des certitudes ! et ces certitudes nous les trouvons dans sa Parole. « Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5 :13). C`est pourquoi, comme l`écrivait Durer, il y a cinq cents ans : « Il faut écouter Jean, Pierre, Paul et Marc, il faut écouter la Parole de Dieu. »