GOGH

DAVID LIVINGSTONE

A la fin de l`année 1870, des gros titres paraissent dans tous les journaux: “Où est Livingstone ? Est-il vivant ou est-il mort ? » Depuis longtemps, l`explorateur ne donne plus de ses nouvelles. Aussi, en 1871, le New York Herald confie à l`un de ses reporters, Henri Morton Stanley, le soin de retrouver sa trace. Arrivé à Zanzibar le 26 janvier, Stanley pénètre aussitôt à l`intérieur du continent. Il mène des recherches pendant des mois et des mois. Finalement, il attient le petit village de Ouidjidji sur la rive orientale du lac Tanganyka, le 28 octobre. Il voit un homme blanc qui vient à sa rencontre : il est entouré de quelques Arabes. Bouleversé, le timide et impressionnable Stanley ne peut que murmurer :
« Vous êtes sans doute le Docteur Livingstone ?
- Ou », lui est-il répondu, tandis que le Blanc soulève son chapeau.

Stanley apportait au vieux docteur malade et fatigué des vivres, des médicaments et des nouvelles de l`extérieur. Sa conversation, sa gaieté et son amitié fortifièrent Livingstone. Devenus intimes, les deux hommes voyagèrent ensemble jusqu`au printemps suivant. Quand l`heure de la séparation sonna, le 14 mars 1872 à 11 heures du matin, l`Écossais Livingstone devint tout pâle et l`Américain ne put retenir ses larmes. Nul Blanc ne devait plus revoir Livingstone vivant. Mais qui était donc Livingstone ?

David Livingstone est né à Blanthyre en Écosse, le 19 mars 1813, d`une famille très modeste. Son père était un petit négociant dans le commerce du thé. Dès l`âge de dix ans, David est envoyé dans une filature. Cependant il ne se résigne pas à abandonner ses études : avec ses premières économies, il achète une grammaire latine et suit des cours du soir. A seize ans, voyant que ses efforts sont couronnés de succès, il prend la plus grave décision de sa vie : il veut être missionnaire, pour faire connaître le Christ dans les pays les plus lointains et il veut devenir médecin afin de soulager les souffrances humaines. Il finance lui-même ses études (ses parents étant trop pauvres) en travaillant dur chaque été à la filature.

Un diplôme de médecine ajouté à sa consécration pastorale lui permet de partir bien armé pour la mission. Il avait d`abord pensé aller en Chine mais celle-ci lui était fermée à cause de la guerre de l`opium. Le 31 juillet 1841 Livingstone arrivera à Kourouman, village d`Afrique du Sud. Non seulement il ouvre une école et un dispensaire pour les indigènes, mais il commence à explorer des régions d`Afrique encore ignorées. Bientôt, il va faire les découvertes qui feront de lui un des plus grands explorateurs. Ce sera d`abord le cours supérieur du Zambèze, ce fleuve qui, à l`époque, ne figure sur aucune carte de géographie à sa vraie place. En 1855, longeant le cours du Zambèze, il arrive soudain à un endroit que les indigènes appellent « la fumée tonnante » ou encore « l`endroit de l`arc-en-ciel ». il s`agissait d`une cascade de plus de 120 mètres ! Avant Livingstone nul Européen n`avait eu la chance d`admirer une si grande merveille de la nature. Il l`appelle « chute Victoire » en l`honneur de la reine d`Angleterre alors régente.

En 1858 il retourne en Afrique : cette fois, il y reste six anas sans interruption. Il découvre l`embouchure du Zambèze, la vallée du Chiré, les lacs Chiroua et Nyassa, la chaîne du Kwai et du Kirk, ainsi que ne nouvelles peuplades indigènes chez lesquelles les missionnaires pourront plus tard exercer leur ministère. « J`irai n`importe où, disait-il, pourvu que ce soit devant moi ! » C`est quelque temps après que se situe l`épisode de la rencontre avec Stanley. En 1872, Stanley est reparti. Livingstone est exténué par trente années de vie africaine mais il veut à tour prix continuer et chercher les sources du Nil. Le 25 août, il quitte le Tanganyka et marche vers le nord, convaincu qu`elles doivent se trouver dans la région du lac Banguéole. Il y arrive mais ses forces l`abandonnent. Quelques jour plus tard, le premier mai 1873 à Chitambe, ses serviteurs Susi et Chuma entrent dans sa hutte et le trouvent agenouillé près de son lit. Intrigués, ils s`approchent : Livingstone est mort, pendant sa prière. Son cœur sera enterré au pied d`un arbre en terre africaine comme le grand homme l`eût souhaité, et son corps, après bien des difficultés, sera ramené jusqu`en Angleterre où une grande cérémonie a lieu dans l`abbaye de Westminster. L`épitaphe sur sa tombe dit : Ramené par des mains fidèles, par la terre et la mer, ci-gît David Livingstone, missionnaire, voyageur, philanthrope.

On s`est beaucoup interrogé et étonné sur ce Livingstone… Comment a-t-il pénétrer dans cette terre d`Afrique où d`autres mouraient très rapidement ? Une chose est sûre : ce qui a aidé Livingstone, c`était son extraordinaire volonté et son courage. Il s`était également composé certains médicaments pour lutter contre le paludisme. Il triomphera en effet de vingt-sept crises de paludisme en deux ans et demi. D`autre part, il savait être courtois et plein d`amour envers les indigènes qu`il rencontrait. Il lutta aussi contre le trafic de esclavage, qui l`horrifiait. Il travaillait avec les autochtones. Il les aidait à creuser des canaux d`irrigation, à construire des barrages, à élever du bétail et à bâtir des maisons. Pendant qu`il édifiait de ses propres mains ses trois centres missionnaires, il soignait ses malades sous un toit de fortune tendu entre deux arbres.

Mais le grand secret de Livingstone, sa mort l`illustrera parfaitement. Comme tant d`autres qui ont servi Dieu et le Christ, Livingstone avait trouvé le secret d`une vie forte, courageuse, d`une vie de vainqueur : ce secret, c`étai la prière. Ce n`est pas pour rien qu`il est mort à genoux. La vie lui avait appris à prier. Dès son jeune âge les difficultés financières et plus tard les innombrables obstacles l`avaient aidé à découvrir ce que d`autres peut-être ne découvrent jamais, à savoir que la force de l`homme n`est que faiblesse mais que Dieu peut tout, que le Saint-Esprit donne par Jésus fait toutes choses nouvelles dans une vie. David Livingstone pouvait dire, comme l`apôtre Paul : « Je puis tout par celui qui me fortifie (Philippiens, 4 :13…
Et vous ?

PAUL DUKAS

Paul Dukas, un des grands musiciens français, compositeur et professeur, est né à Paris en 1865 et décédé en 1935. On a vu surtout en lui un des maîtres de l`orchestration. Sa mère était une pianiste très douée ; son père, un homme d`un grand savoir, lui inculqua l`amour de l`étude et le goût de ça recherche historique. A cinq ans on le met au piano, mais ce n`est qu`à l`âge de quatorze ans qu`il ressentira vraiment sa vocation de musicien. En 1881 il entre au Conservatoire de Paris. Quelques pages inédites datent de cette époque : Air de Clytemnestre (1885) le premier second grand prix de Rome lui est décerné pour sa Cantate Velleda. En 1896 il achève la « symphonie en UT ». Il sera l`ami de Debussy, de Fauré et de d`Indy, qui auront beaucoup d`admiration pour lui. Sa vaste culture, son intransigeance loyauté artistique le mettent, par ailleurs, au premier rang des critiques musicaux parisiens de l`époque. On remarquera encore qu`il ne cessera de produire même dans la vieillesse, mais aura soin de tout détruire avant sa mort.

Parmi les morceaux de musique qu`il composa, l`œuvre sans doute la plus connue s`intitule « l`Apprenti sorcier » qui fut présentée la première fois le 18 mai 1897 à Paris lors d`u concert de la Société Nationale de Musique. Paul Dukas y met en musique une célèbre ballade de Goethe. Il s`agit de l`histoire d`un jeune apprenti qui, profitant de l`absence de son maître, le vieil enchanteur, essaye d`employer certaines formules magiques pour commander au balai de laver seul la maison. Seulement voilà : il a su mettre en route le balai qui commence à laver et même à verser de l`eau, mais il a oublié le mot capable d`arrêter ce fameux balai et d`endiguer les cataractes qui submergent bientôt le logis et ne s`arrêteront qu`au moment où l`enchanteur, enfin revenu, prononce une incantation mystérieuse qui ramène tout au calme.

Ce qu`il y a de frappant dans cette ballade et ce morceau de musique décrivant les catastrophes de plus en plus terribles qui arrivent à cause du balai, l`angoisse et la crainte du jeune apprenti et finalement le calme revenu lorsque le maître est là et prononce l`incantation magique, c`est qu`ils renferment une vérité profonde. En effet, ne s`agit-il pas ici de l`histoire de l`Homme, l`homme en général, mais aussi l`homme dans sa vie personnelle ? La Bible nous dit que, profitant de l`absence de Dieu, l`homme s`est emparé de pouvoirs qui ne lui étaient pas encore destinés. L`homme s`est emparé de la création, cette création dont Dieu aurait bien voulu qu`il en devienne un jour le maître dans l`obéissance, sachant qu`il n`était pas encore mûr pour la diriger.

Mais l`homme s`est arrogé ce droit ; il a pris en mains le monde, il a mis Dieu dehors, proclamant bien haut : « Je n`ai pas besoin de Dieu, je me débrouillerai tout seul, je saurai le faire. » Et, au début, tout semblait aller très bien : le balai a bien fonctionné. Mais voilà que, petit à petit, des calamités viennent obscurcir la joie de l`homme. Non seulement ces lendemains qui chantent, ce paradis qui devait se réaliser sur la terre ne viennent pas, mais de plus en plus de catastrophes s`abattent sur la terre. Est-il nécessaire de rappeler tous les problèmes qui secouent le monde actuel ? Est-il nécessaire de parler de ces milliers des jeunes qui, passent devant les tribunaux dans le monde dit civilisé. Des ces milliers des personnes qui essayent d`échapper à ce monde par le suicide ? De ce spectre inquiétant de la guerre généralisé ? Du spectre qui nous touche de plus près, celui de la pollution ? Tous les jours on nous avertit, tous les jours, on nous en parle.

Un des grands penseurs de notre époque, Jean Rostand, dit dans un de ces livres : « Le drame, c`est que la science a fait de nous des dieux avant que nous le soyons. » Effectivement, il semble que ce monde se transforme de plus en plus en un enfer. Des chrétiens élèvent la voix mais de moins en moins, para peur de passer pour des fanatiques ou des rêveurs : ce sont aujourd`hui des scientifiques qui avertissent, des politiciens qui nous disent que, si l`homme ne change pas et ne fait pas un effort, il finira para détruire ce monde merveilleux dans lequel il a vécu jusqu`à présent.

Comment ne pas penser à ces paroles de Jésus disant à ses disciples avant de les quitter : « Avant que je revienne, la détresse sera si grande qu`il n`y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu`à présent, et qu`il n`y en aura jamais. Si ces jours n`étaient abrégés, personne ne serai sauvé » (Matthieu 24 :21-22). N`est-ce pas extraordinaire – et vous pouvez le vérifier dans votre Bible - qu`il y a deux mille ans Jésus envisageait déjà cette possibilité à laquelle personne ne pouvait croire : la possibilité que la vie disparaisse entièrement de la surface de la terre et par la faute de l`homme ? Or, aujourd`hui, nous le savons : ce n`est que trop vari. Mais Jésus ajoute aussi quelques chose de réconfortant : « A cause des élus, ces jours seront abrégés. » Dieu interviendra : comme dans la ballade de Goethe, le maître revient, in extremis, pour sauver l`apprenti de la catastrophe. Là aussi, Dieu ne permettra pas que l`homme détruise entièrement cette merveilleuse création. La Bible dit que Jésus, déjà venu une fois sur terre, où il a souffert, où il a été rejeté, reviendra.

Je vous invite à lire dans votre Bible :
Jean 14 :1-3
Révélation 21 : 1-5.

ALBRECHT DÜRER

Mon père mena une vie chrétienne digne de respect. Il étai un homme patient et doux. Paisible à l`égard de chacun. Il était très reconnaissant à l`égard de Dieu, il n`avait pas besoin de beaucoup de compagnie ni de beaucoup de joies de ce monde, il était un homme qui parlait peu et qui craignait Dieu. Il se donna beaucoup de peine pour élever ses enfants à la gloire de Dieu, car son plus grand désir était d`élever ses enfants dans la discipline afin qu`ils soient agréables à Dieu et aux hommes.
Ces paroles ont été écrites par celui que, déjà de son vivant, l`Allemagne saluait comme son plus grand peintre : Albrecht Durer. Né et mort à Nuremberg. Albrecht Durer était le troisième des dix-huit enfants de l`un de ces artisans qui faisaient la renommée de Nuremberg. A quinze ans il fut placé dans l`atelier du peintre nurembergeois le plus célèbre d`alors : Michel Welgemuth. Il en sortit quelques années plus tard avec suffisamment de connaissances pour que son père l`autorisât à partir pour un voyage qui dura quatre ans, et qui le mena à Colmar, Bâle, Strasbourg et lui fit parcourir pour la première fois la Vénétie. Parmi les œuvres que Durer peignit durant ses pérégrinations, la plus importante est un autoportrait sur parchemin, daté de 1493. en 1494, Durer était de nouveau à Nuremberg. Il se marie alors avec Agnès Frey, qui sera pour lui une aide et un soutien dans les moments difficiles de sa vie. Elle n`hésitera pas à aller sur les grands marchés pour vendre les œuvres de son mari et arrondir ainsi les fins de mois, qui, au début de leur mariage, furent assez dures.
Durer se mit à la gravure sur bois, e réalisa ainsi l`apocalypse, la Vie de Marie ; et sur cuivre il grava la Sainte Famille au Papillon, l`Enfant prodigue, etc. ces estampes eurent un tel succès qu`elles furent rapidement copiées par les Italiens. Durer entreprit un voyage à Venise. Il fut tellement émerveillé par cette ville, par ses couleurs et son ciel sans nuage qu`il y resta bien plus longtemps que prévu.
La renommé de Durer s`accrut rapidement. Mais vers 1510, découragé par le peu de rapport de ses tableaux, surtout compte tenu du temps qu`il y passait, le peintre décida de renoncer à la peinture. En 1513 et 1514 il grava sur cuivre trois de ses plus grands chefs-d`œuvre : Le Chevalier, La Mort et le Diable, La Mélancolie, Saint-Jérôme dans sa cellule. A cette époque Durer fut employé par l`empereur Maximilien jusqu`á la mort de celui-ci en 1519. en 1520-1521, Durer entreprit un voyage aux Pays-Bas qui fut un triomphe pour lui. Il y subit de nombreuses influences et la fin de sa vie fut marquée par ce qu`il y avait vu.
De retour à Nuremberg il peignit encore quelques portraits. C`est là qu`il donnera enfin le chef-d`œuvre qui est son testament spirituel, sur lequel nous reviendrons : les Quatre Apôtres ou les Quatre Tempéraments. Il mourut en 1528.
Albrecht Durer ne fut pas seulement un très grand, sinon le plus grand peintre allemand, il fut
aussi un authentique croyant et un homme de prière. Une de ses œuvres les plus populaires et qui orne des milliers de maisons de chrétiens représente les mains qui prient. Ces mains, destinées à l`origine à un tableau d`apôtres montrent, à elles seules, le sérieux avec lequel le peintre aborda la question de la prière. Elles sont devenues un symbole d`Albrecht Durer qui, toute sa vie, a été un homme de prière.
Cette foi, cette confiance en Dieu, cette crainte de Dieu s`expriment dans beaucoup de tableaux de Durer, comme par exemple l`adoration des Mages ou alors les Quatre Cavaliers de l`Apocalypse et encore plus dans les trois grands chefs-d`œuvre de la gravure « die Meisterstiche » mentionnés plus haut. En particulier dans le Chevalier, la Morte et le Diable, où l`on voit un cavalier majestueux en route vers le but de sa vie, le but qu`il s`est fixé, et la Mort qui essaye, en lui montrant un sablier, de l`arrêter ; le Diable lui aussi essaye de l`arrêter. Mais, les yeux fixés sur le bu, le chevalier avance. Et ainsi, Durer lui-même essayera toute sa vie d`avancer sur ce chemin qu`il a choisi, celui d`un chrétien craignant Dieu.
Longtemps Durer cherchera et s`interrogera sur le vrai Dieu, sur la vraie vie chrétienne. Vivant à une époque où le christianisme était en décadence, Durer aura beaucoup de mal à trouver son chemin ; mais la Réformation et en particulier les œuvres de Martin Luther lui feront découvrir la Parole de Dieu, qui seule peut montrer le chemin à une âme assoiffée. Luther impressionnera beaucoup Albrecht Durer.
Déjà en 1518, seulement quelques mois après que Luther ait affiché ses 95 thèses, Durer lui avait envoyé quelques esquisses et quelques gravures sur bois pou l´encourager etu lui témoigner son amitié. Par la suite Durer rencontrera souvent à Nuremberg un autre réformateur, Melanchton, ainsi que le savant Willibald Birckheimer. Ces trois hommes auront des discussions n`en plus finir sur la doctrine de Luther et sur la Parole de Dieu. Durer devient un fervent partisan de la Réforme. Lors d`un de ces entretiens, Birckheimer fait remarquer à Durer, qui défend avec véhémence la Réforme : « Ce que tu dis là tu peux le dire, mais on ne peut pas le prouver on ne peut pas le peindre ! »
Cette parole touche profondément Durer qui était déjà malade et sentait la mort assez proche ; cela le poussa à faire son testament de peintre et ce testament qu`il voulait laisser à la postérité devint le célèbre tableau : Les Quatre Apôtres. Pour bien montrer son opinion, Durer ajouta des textes annonçant clairement ceci : « Tous les régents de ce monde, dans notre période troublée, doivent veiller à ne pas prendre des erreurs humaines pour la Parole de Dieu. C`est pourquoi, écoutez ces hommes : Pierre, Jean, Paul et Marc. »
Au temps d`Albrecht Durer, beaucoup de confusion, de ténèbres s`étaient installées jusque dans l`Église ; on préférait écouter des hommes plutôt que d`écouter la Parole de Dieu.
Qu`en est-il aujourd`hui ? La Bible, la Parole de Dieu est-elle lue, écouté ? Chacun ne fait-il pas sa propre religion, selon son idée ou selon les goûts du jour ? Et le résultat ? L`homme n`a plus de paix, plus de joie profonde ; il ne sait plus où aller avec ses souffrances, ses problèmes, ses inquiétudes. Ce qu`a dit Jésus, il y a bientôt deux mille ans, est toujours vrai : « Celui qui entend ma Parole et qui ne la met pas en pratique est comme un homme qui a construit sa maison sur le sable. La pluie est tombée, le vent a soufflé et la maison s`est effondrée. » (Matthieu 7 : 26-27).
Combien de vies et même de vies religieuses s`effondrent ainsi parce qu`elles n’étaient pas sur un fondement solide ! Combien de ténèbres jusque dans les églises, combien d`incertitudes ! Et pourtant Jésus a dit aussi : « Celui qui écoute ma Parole et qui la met en pratique est comme un homme sage qui a construit sa maison sur le rocher. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; elle n`est point tombée, car elle était fondé sur le roc » (Matthieu 7 : 24-25).
N`est-ce pas extraordinaire ? Encore aujourd`hui au XXI siècle, la Parole de Dieu, qui a été tellement attaquée, critiquée, ridiculisée, garde tout sa valeur ! encore aujourd`hui, l`homme ou la femme qui commence à prendre cette parole au sérieux fait la même expérience que David il y a presque trois mille ans : « Ta Parole est éprouvée ! (Psaume 18 :31). Dieu tient ses promesses, Dieu accomplit ce qu`Il dit !
Le ciel et la terre passeront – combien de philosophies, combien de théologies, combien de théories scientifiques se sont effondrées ces derniers temps ! – mais la Parole de Dieu reste vraiment un fondement sûr !
Dieu ne veut pas nous laisser toute notre vie dans l`incertitude ; Il ne veut pas que nous passions notre temps à nous poser des questions, Il veut nous donner des certitudes ! et ces certitudes nous les trouvons dans sa Parole. « Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5 :13). C`est pourquoi, comme l`écrivait Durer, il y a cinq cents ans : « Il faut écouter Jean, Pierre, Paul et Marc, il faut écouter la Parole de Dieu. »

JEAN GIRAUDOUX

Jean Giraudoux est né le 29 octobre 1882 à Bellac, dans le Limousin ; son père, Léger Giraudoux, était conducteur aux Ponts-et-Chaussées. Ces deux faits importants nous fournissent deux clés pour comprendre l`écrivain : d`abord, la province française et ensuite le fonctionnaire. Après deux années à l`École Supérieure, il passe le concours des Chancelleries en 1910. Il est blessé deux fois pendant la guerre ; il devient en 1918 chef du Service des œuvres françaises à l`étranger, puis chef des Services de presse du quai d`Orsay.

Dès 1909, Giraudoux publie sa première œuvre intitulée Les Provinciales et, conjointement à sa carrière diplomatique, il se consacre à la création littéraire. C`est surtout là, bien sûr, qu`il se fera connaître. D`abord, par ses romans : Simon le Pathétique, Suzanne et le Pacifique, Siegfried et le Limousin, Combat avec l`Ange, Choix des Élues. Ensuite, le théâtre : Siegfried, Amphitryon, Judith, et un livre dont nous reparlerons : La Guerre des Troie n`aura pas lieu, l`Impromptu de Paris, Sodome et Gomorrhe, puis ses dernières œuvres ; La Folle de Chaillot, L`Apollon de Bellac, Pour Lucrèce.
Jean Giraudoux est mort à Paris en 1944.

Rêve de l`homme idéal.

Les critiques nous disent que l`univers giralducien ignore le devenir psychologique. Les créatures de Giraudoux ne sont pas faites d`une substance malléable, mais de nacre ; elles ne se transforment pas sous la pression des circonstances, elles se révèlent à leur lumière. La guerre, la rencontre de deux êtres, la mort, sont seulement des bains révélateurs faisant apparaître la vérité de ceux qui s`y trouvent plongés.
Dans les Cinq tentations de la Fontaine, Giraudoux écrit : « Il n`y a pas de grands hommes, il n`y a que de grands conflits. » La vraie nature de Giraudoux est une nature de moraliste, et ce qu`il propose à ses semblables, c`est un art de vivre, un traité de l`harmonie, une grammaire de bonheur.
Giraudoux semble avoir toujours rêvé de l`homme idéal, de l`homme avant la chute. Malheureusement, autour de lui, il découvre un monde livré au désordre, à la laideur, à la violence, à la mort. C`est ce qui explique que de plus en plus, dans ses derniers écrits, apparaissent la tristesse et le désespoir. Un pessimisme, qu`on a appelé lucide et prophétique dans Sodome et Gomorrhe, une pièce sans espoir. Il semble qu`il en soit de même pour une autre pièce : La Guerre de Troie n`aura pas lieu.
Hector et Ulysse tentent `tout prix de sauver la paix, d`empêcher que les Troyens et les Grecs s`entretuent, d`empêcher la mort de plusieurs êtres humains. Ils semblent, après de longs pourparlers, y parvenir. Les deux côtés désirent vraiment la paix. Mais voilà qu`u geste d`Ofax, un ivrogne, déclenche la catastrophe. Et la dernière parole d`Hector, navré, est celle-ci : « La guerre de Troie aura lieu. »

Les fusils partent tout seul !

Pour Giraudoux, la guerre est une affaire de fatalité ; elle ne dépend pas de la volonté des hommes. Elle pèse sur eux, elle les contraint.
Comment ne pas voir l`actualité de ce thème dans le monde d`aujourd`hui ? Et comment ne pas y retrouver ce que d`autres ont découvert comme le père de la psychanalyse, Jung, écrivant dans son livre Problèmes de l`âme moderne :
« Que l`on amasse seulement le matériel nécessaire, et la pensée diabolique s`emparera infailliblement de l`homme et le mettra en mouvement. On sait que les fusils partent tout seuls dès qu`il y en a un nombre suffisant. »
N`est-ce pas aussi ce que l`on voit sans cesse autour de nous dans le monde d`aujourd`hui ? On ne veut pas la guerre, et pourtant, elle existe. Après la terrible guerre de 14-18, qui a fait des millions de morts, une parole circulait partout : « Guerre à la guerre, plus jamais de guerre ! »
L`Europe meurtrie ne désirait plus une chose aussi horrible. Malheureusement est arrivée, encore plus meurtrière, une deuxième guerre mondiale ; et quand celle-là s`est terminée, la guerre n`a pas cessé. Toujours, de nouveaux conflits éclatent. On peut vraiment se demander : est-ce une fatalité ?
Si nous ouvrons la Bible, nous découvrons qu`il y a une autre raison, une raison bien plus profonde. Sur ses premières pages, on découvre l`homme dont rêvait Giraudoux, l`homme qui vivait dans la paix et dans l`ordre, l`homme intelligent, équilibré. Mais cet équilibre, cette paix avaient une raison, ils avaient leur origine dans la communion et l`obéissance de l`homme à Dieu.
Aussi longtemps que l`homme s`est souvenu de son créateur, aussi longtemps qu`il lui a obéi, il y a eu la paix. Mas des que l`homme a désobéi, la haine et la violence ont déferlé comme une fatalité, comme une tornade. La Bible le décrit d`une façon réaliste. L`enchaînement de la violence se traduit par le premier meurtre, Caïn tuant son frère Abel. Depuis, le sang n`a cessé de couler.

Les athées accusent Dieu !

Je suis souvent étonné qu`on puisse accuser Dieu. Et cela semble paradoxal, ce sont souvent des athées – ou se prétendant tels -, qui accusent Dieu d`être responsable de la guerre. Il suffit d`ouvrir la Bible pour voir le contraire. Là où l`homme obéit à Dieu, il y a la paix, l`harmonie ; là où Dieu règne, il y a le calme et l`équilibre. Seulement, l`homme a de tout temps voulu régler ses affaires tout seul. L`homme dans son orgueil a toujours voulu se passer de Dieu, même si au fond de son cœur sommeille la nostalgie du paradis. Comme l`a fait remarquer Lamartine : « L`homme est un dieu tombé, qui se souvient des cieux. » Effectivement, l`homme rêve de ce paradis.
Malheureusement, ce qui l`est moins, c`est qu`il voudrait ce paradis sans Dieu, il voudrait ce paradis sans Dieu, il voudrait dans son orgueil s`y installer de force, le construire lui-même. Alors, on assiste exactement au scénario de La Guerre de Troie n`aura pas lieu. Quand l`homme croit avoir tout à coup, c`est l`enfer qui se déchaine ; les fusils partent tout seuls et la haine triomphe. Et ce monde d`aujourd`hui, qu`on nous promettait si beau il y a quelques années, semble se transformer non pas en paradis, mais de plus en plus en enfer.
La vérité de la Bible s`impose à nous quand elle dit que sans Dieu, il est impossible d`avoir la paix, impossible d`avoir le bonheur.

Un espoir enfin.

Alors, faut-il s`abandonner au pessimisme, comme le fera plus au moins Giraudoux vers la fin de sa vie, et comme l`ont fait beaucoup d`autres écrivains comme Hemingway ou Romain Gary ? Faut-il en venir au suicide, solution que préconisent encore d`autres ? Je ne le pense pas ! Il existe une bonne nouvelle, une nouvelle merveilleuse, c`est celle que Jésus est venu nous apporter. Partout où Jésus passait, la paix, le calme et la joie s`installaient. Les hommes possédés par des esprits de destruction, par des esprits de mort, étaient libérés. Je pense à ce démoniaque, - les médecins aujourd`hui diraient qu`il était atteint d`un complexe de culpabilité, ce qui expliquerait qu`il dormait dans des tombes ; peut-être avait-il mauvaise conscience à l`égard d`un des ses proches, mort para sa faute ? Toujours est-il qu`il se comportait de façon profondément anormale, et que, même en le liant avec des chaînes, on n`avait pas pu le retenir. Et voilà que cet homme un jour se trouve face à Jésus. Jésus ordonne à tous les démons, à toutes les puissances de le quitter. Lorsque les gens du village reviennent, ils trouvent cet homme paisible, calme, dans son bon sens, aux pieds de Jésus (Marc 5 :1-15).
C`est encore là, et là seulement, qu`aujourd`hui encore l`homme peut trouver le calme et la paix – non avec des doses de calmants et de médicaments – mais aux pieds de Jésus.
Avez-vous trouvé cette paix ? Il est très facile souvent de critiquer les guerres alors qu`on a dans sa propre famille, la haine, la discorde. Mais Jésus est venu pour réconcilier d`abord l`homme avec Dieu, et quand l`homme est réconcilié avec Dieu, il peut se réconcilier avec son prochain.
Si Jésus devient aujourd`hui le maître de votre vie, il en chassera tout esprit de haine et de guerre, et la paix viendra. « La Guerre de Troie n`aura pas lieu. » Et vous connaîtrez cette paix profonde de celui qui se sait réconcilié avec Dieu, et par là même, avec tous les hommes, quelle que soit leur couleur.


CURZIO MALAPARTE

« Vous ne pouvez pas imaginer de quoi est capable un homme, de quels héroismes, de quelles infames il est capable, pour sauver sa peau. (Ce disant, je saisis avec deux doigts la peau du dos de ma main, et la tiraillai en tous sens). Jadis, on endurait la faim, la torture, les souffrances les plus terribles, on tuait et on mourait, on souffrait et on faisait souffrir ; on tuait et on mourait, pour sauver son âme et celle des autres. On était capable de toutes les grandeurs et de toutes les infamies, non pour sauver son âme, mais pour sauver sa peau, rien que pour sa peau. Tout le reste ne compte pas. C`est pour une bien pauvre chose qu`on devient un héros aujourd`hui ! La peau humaine est bien laide ! »

Ainsi s`exprime Curzio Malaparte dans son livre intitulé La peau. Curzio Malaparte est né en 1898 à Prato, près de Florence (Italie). Il abandonne ses études à seize ans pour s`engager dans la Légion garibaldienne et se bat sur le front français où il est blessé en 1918. membre du Parti Fasciste italien en 1919, il s`en désolidarise dès 1931 et sera condamné à cinq ans de déportation en 1933 pour son livre Technique du coup d`État. Correspondant de presse de 1940 à 1943, il participe ensuite aux combats pour la libération de son pays. Ses expériences de guerre lui inspirent Kapput en 1943 et Peau en 1949, qui le font connaître dans le monde entier. Il meurt en 1957.

LE CHRIST INTERDIT !
Ce n`est cependant pas un livre de Curzio Malaparte qui sera l`objet de cet article, mais un scénario de film dont il est l`auteur, Le Christ interdit.
Ce film est une histoire très proche de chacun de nous, une histoire profondément humaine. Il met en scène deux militaires qui reviennent après la dernière guerre dans leur village d`Italie. L`un, Bruno, a au fond du cœur une haine farouche : il sait que son frère a été tué par les Allemands à la suite d`une dénonciation para un gars du village.
A peine arrivé, il va essayer en mettant tout en branle, de retrouver celui qui a causé la mort de son frère. Les gars du village ont tellement souffert pendant la guerre, le sang a déjà tant coulé, qu`ils n`en veulent plus. Ils vont essayer d`empêcher Bruno de retrouver le coupable qu`ils connaissent d`ailleurs très bien car c`est un jeune du lieu. Mais Bruno, lui, ne trouve pas la paix. Il n`arrive pas à pardonner. On peut lui dire ce qu`on veut, on peut faire ce qu`on veut, il n`y parvient pas.
Et voilà qu`un homme – un charpentier magistralment interprété dans le film par Alain Cuny – va essayer d`aider Bruno. Les gens le considèrent comme un être un peu simplet, mais il a fait lui-même l`expérience douloureuse de ce que c`est que tuer. Il a lui-même une mort sur la conscience et depuis – comme il le dira dans le film – il a l`enfer dans le cœur et il voudrait éviter cela à Bruno.

MORT POUR UN AUTRE
Finalement, voyant qu`il ne trouve aucun autre moyen, il fait venir discrètement Bruno dans sa maison à l`écart du village. Il l`accueille, et là il lui dit : « C`est moi qui ai dénoncé ton frère. » Plein de rage et de haine, Bruno lui lance un couteau et le tue. Mais avant de mourir, l`autre a le temps de lui dire : « Vois-tu, comment as-tu pu penser que c`était moi ? Ce n`est pas moi. Mais le jour où tu trouveras celui qui a dénoncé ton frère, sache que je suis mort à sa place. De toute façon, je suis vieux, je suis un original et on croira que je me suis suicidé. » Et ainsi meurt l`ami qui aimait Bruno. Ainsi meurt celui qui voulait éviter la mort à l`autre, au vrai responsable. Peu de temps après, Bruno trouve le coupable. Toujours plein de haine, il l`entraîne en dehors du village, il veut le tuer avec son couteau, mais l`autre lui jette un fusil et lui dit : « Tire ! ». Et quand Bruno a le fusil à la main, il ne peut pas tirer, les paroles du charpentier lui reviennent : « Je suis mort à sa place…Je suis mort à sa place… » Il jette son fusil et s`enfuit en criant et en hurlant : « Pourquoi faut-il toujours que les innocents paient à la place des coupables ? »
Bien sûr, en voyant ce film au titre significatif, Le Christ interdit, comment ne pas penser à ce que le Christ a fait ? Il y a près de 2 000 ans, il est venu sur cette terre, lui, le Fils de Dieu. Il est né dans une humble étable, il a vécu pauvrement, jusqu`à l`âge de trente ans. Alors il a commencé son ministère, guérissant des malades, apportant la paix dans les cœurs troublés, désunis. Il est allé pardonner, sauver, réconcilier. Pour le remercier, déjà à l`époque, on s`est moqué de lui, on l`a bafoué, on l`a traîné dans la boue, et finalement, on l`a arrêté. Et lui, l`innocent dont on a reconnu la non-culpabilité, on l`a condamné à mort. Sans murmures, sans haine, Jésus est monté à Golgotha. On l`a jeté sur une croix rugueuse, on a transpercé ses mains et ses pieds avec d`horribles clous. Son visage ensanglanté par une couronne d`épines, il a prié simplement : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu`ils font » (Luc. 23 – 34).

TOUT EST ACCOMPLI !
Et là, sur cette croix, jaillissement des paroles de triomphe de la bouche exangue du condamné, Jésus meurt en s`écriant : « Tout est accompli ! » (Jean 19 :30). Oui tout est accompli ! La dette que nous avons tous à cause de nos péchés à l`égard de Dieu, toutes les fautes que nous avons commises, nos mensonges et nos hypocrisies, tout cela, Jésus l`a pris sur lui, tout cela, il l`a porté sur cette croix. L`innocent a été frappé, il est mort pour nous.
C`est extraordinaire comment un prophéte (Ésaie) presque 700 ans avant la mort de Jésus, a déjà vu, - parce que Dieu le lui a révélé -, cette fin atroce du Messie. C`est extraordinaire commet il a pu exprimer ce qui s`est réellement passé sur la croix. C`est lui qui nous dit : « C`est de nos douleurs qu`il s`est chargé, et nous l`avons considéré comme puni, frappé pour nos mauvaises actions, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui et à cause de ses blessures et de ses souffrances, nous sommes guéris » (Ésaie 53 :4, 5). Pourquoi les innocents doivent-ils mourir pour les coupables ? Un seul pouvait nous réconcilier avec Deiu ! Tout le message de la Bible porte l`idée qu`aucun homme ne peut payer pour un autre homme (Psaume 49 :8) – et c`est vrai – car nous avons tous des péchés, car nous sommes tous des pécheurs, et nous pourrions tout au plus mourir pour nous-mêmes, payer pour notre dette, et encore, « c`est impossible » dit la Bible, elle est bien trop grande.
Alors, commet mourir pour un autre ? Jésus, lui, l`a fait. L`innocent, celui qui était sans fautes, sans péchés, s`est chargé de notre culpabilité.
Et c`est pourquoi, si nous nous approchons de lui, si nous déposons nos péchés à ses pieds, il nous pardonne. L`avez-vous déjà fait ?
Alors, comme Bruno, une vie nouvelle pourra commencer pour vous, le cœur apaisé. Et non seulement vous serez pardonné, mais vous pourrez aussi pardonner aux autres, à ceux qui vous entourent. Combien de méchanceté règne dans ce monde parce qu`on ne peut pas pardonner ! Combien de visages durs !
Le monde a besoin de pardon, mais ce pardon ne se trouve qu`en Jésus ; lui seul pardonne et aide à pardonner.
Avez-vous expérimenté le pardon de Jésus, pouvez-vous pardonner en son nom à ceux qui sont autour de vous ? Le Christ est-il encore interdit dans votre vie ? Donnez-lui aujourd`hui le feu vert.

REMBRANDT

J`ai un livre avec les plus grands écrivains, peintres, musiciens, etc. dans ce livre un des personnages c`est Rembrandt, et quelques des ses peintures les plus célèbres, la qui prend mon regarde plus fréquemment c`est : La Ronde de Nuit, appelé encore La Compagnie du Capitaine Banning Cock ou encore Le Concours de Tir. Ce tableau a été commandé à Rembrandt en 1640 para la compagnie de arquebusiers. Lorsque après deux années de travail le peintre ouvrit les portes de son atelier, le tableau fit scandale. Très curieusement, ce tableau est connu surtout sous son titre Ra Ronde de Nuit bien que la lumière qui éclate ce tableau soit celle du soleil. Ce qui peut prêter à confusion, c`est le clair-obscur caractéristique de Rembrandt qui met certains personnages en lumière et d`autres dans un semi-obscurité. D`ailleurs cela contribua à l`échec momentané de ce tableau : les personnages mis dans l`ombre para Rembrandt n`apprécièrent pas du tout !Dans cette toile où l`on voit des hommes en armes faisant leur ronde, apparaît au milieu d`eux un personnage un peu tantomatique : une femme, dans un halo de lumière presque irréelle. Il s`agit de Saskia, la femme de Rembrandt qui, à l`époque, était très malade. Elle mourra d`ailleurs l`année où Rembrandt achève son tableau. C`est évident : Saskia n`a rien à voir ici…elle n`a rien à faire sur cette toile. Il n`y a qu`une seule explication : Rembrandt n`a pu s`empêcher de la mettre là, d`immortaliser une dernière fois cette femme qu`il aimait, cette femme avec laquelle il n`avait connu que quelques années de bonheur puisqu`elle est décédée après huit ans de mariage, à peine touchée par te temps : elle n`avait pas trente ans. On comprend que Rembrandt, la sachant malade et la voyant mourir sous ses yeux, ait voulu l`immortaliser en la plaçant dans ce tableau. Et l`on est frappé par le visage souriant de sa femme. Reflète-t-il l`espérance de la vie éternelle, de la résurrection ? On ne le sait pas. Ce qui est sûr, c`est que Rembrandt a toujours été préoccupé par l`au-delà, par Dieu. Certains critiques pensent même qu`après la mort de sa femme en 1642, après tous les deuils douloureux qui ont marqué sa vie, il s`est réellement approché de Dieu et a rencontré ce Christ qu`il a peint tant de fois et si merveilleusement. Quoi qu`il en soit – et bien que cela ait déplu à beaucoup – Saskia est là, présente dans cette œuvre.Cette reproduction me fait penser à une parole de l`apôtre Pierre devant le tribunal des juifs, le même qui avait condamné Jésus à mort, le sanhédrin. Ce tribunal lui interdit de parler de quelqu`un qu`il aime profondément, de quelqu`un qui a changé et bouleversé sa vie, plus que Saskia ne l`avait fait pour Rembrandt : le tribunal lui interdit de parler de Jésus ! Pierre répondit : « Jugez s`il est juste devant Dieu de vous obéir plutôt qu`à Dieu, car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu. » (Actes 4 :19-20). Pierre ne pouvait plus faire autrement que de mettre Jésus partout ! C`est d`autant plus bouleversant qu`il n`en a pas toujours été ainsi dans sa vie ! Nous savons que, lorsque Jésus a été arrêté dans le jardin de Gethsémani et conduit devant des juges, une femme, une servante s`est approchée de Pierre et lui dit : « Mais tu étais aussi avec Jésus ! Tu es aussi un de ces Galiléens, même ton accent te trahit !» Pierre, trois fois, renia Jésus ; il refusa de parler de lui et n`avoua pas qu`il le connaissait. Mais lorsque le Christ ressuscité lui apparut, et surtout lorsque le Saint-Esprit, à la Pentecôte, le remplit d`un nouvel amour pour son maître, il ne pouvait plus faire autrement que de parler de lui. Il mettait Jésus partout !Ce qui est arrivé à Pierre est arrivé à l`apôtre Paul, à cet homme qui d`abord détestait et haïssait Jésus, simplement parce qu`il ne le connaissait pas. Sur le chemin de Damas où il se rend pour persécuter ceux qui se réclament du nom de Jésus, il le rencontre lui-même : il est bouleversé, il est transformé, il ne sera plus le même homme. A la grand stupéfaction des chrétiens et de ses amis les pharisiens, voilà que Paul dira : « Malheur à moi si je n`évangélise ! » (1 Cor. 9 :16). Malheur à moi si je ne parle pas de Jésus. Lui aussi est obligé de mettre Jésus dans tous les tableaux, il est réellement heureux de ce qu`il a trouvé en Jésus ! Jésus lui a apporté ce que Saskia, malgré tout son amour, n`a pas pu apporter à Rembrandt : Jésus lui a apporté le pardon de ses péchés, la paix, la joie, la certitude de la vie éternelle. Ce Dieu dont il parlait déjà avant, mais qu`il ne connaissait pas, maintenant il le connaît personnellement : il l`a rencontré en Jésus-Christ. Et c`est pourquoi il ne peut plus se taire.Ou alors, c`est le vieil apôtre Jean ! a déjà beaucoup parlé de Jésus : comment pourrait-il ne pas parler de ce maître merveilleux dont il a été le disciple bien-aimé, celui qui amicalement reposait sur le cœur de Jésus lors du dernier repas ! Voilà que les Romains persécutent les chrétiens ! Voilà que beaucoup de ses frères chrétiens sont morts martyrs ! Alors on lui conseille de se taire, on lui parle des risques qu`il court en parlant de Jésus. Mais comment pourrait-il se taire ? Lui non plus ne peut pas.« Nous ne pouvons plus nos empêcher de parler de ce que nous avons vu, de ce que nous avons entendu. » Résultat : il se trouve exilé, banni, dans l`île de Pathmos. Et il nous dira : « J`étais dans l`île appelée de Pathmos à cause de la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus ! » (Apoc. 1 :9). Lui non plus n`a pu se taire et il le paye par bien des souffrances. Et dans cette île, Jean a les merveilleuses visions qui sont contenues dans le dernier livre de la Bible, l`Apocalypse, et qui ont réconforté tant de chrétiens dans les moments difficiles.Je pourrais continuer la liste de tous ces hommes, de toutes ces femmes qui ont préféré être jetés en prison, être ruinés, tout perdre (souvent même leur vie) plutôt que de se taire et de ne plus parler ce Celui qui avait changé leur existence : Jésus-Christ, le Seigneur vivant, ressuscité !Et vous ? Où en êtes-vous ? Dans le tableau de votre vie, y a-t-il Jésus ? Sans doute, comme dans toute vie, il y a dans la vôtre des clairs-obscurs, des point lumineux, des points sombres, des problèmes, des difficultés, des combats, des luttes. Combien il est merveilleux quand ces clairs-obscurs sont éclairés, illuminés para la présence de Jésus-Christ, de Celui qui est venu sur cette terre, a accepté l`humble condition humaine, a parcouru ce monde comme un pauvre, comme un rejeté, souvent comme un solitaire et finalement est mort sur la croix. Et cela il l`a fait par amour pour nous. Il s`est chargé de nos péchés, de nos désobéissances que Dieu doit punir parce qu`Il est juste : son Fils innocent a accepté de recevoir le châtiment que nous méritons. Mais sa vie ne s`est pas arrêtée là : trois jours après, à la stupéfaction de ses propres disciples, Jésus est ressuscité. Ce qu`ils n`avaient osé rêver s`est réalisé : Jésus est sorti du tombeau ! Son tombeau est vide ! Et depuis des siècles, Jésus se manifeste comme le vivant, ressuscité à ceux qui le cherchent d`un cœur sincère et qui humblement crient à Dieu en demandant de leur faire connaître Jésus-Christ…, à ceux qui lui font une place dans le tableau de leur vie !

JULES VERNE

Le premier jour de décembre était arrivé, jour fatal car, si le départ du projectile ne s`effectuait pas le soir même, à dix heures quarante-six minutes et quarante secondes du soir, plus de dix-huit ans s`écouleraient avant que la Lune se représentât dans ces mêmes conditions simultanées de zénith et en périgée. La Lune se leva alors sur l`horizon. Plusieurs millions de hourras saluèrent son apparition. A ce moment parurent les trois intrépides voyageurs. A leur aspect, les cris redoublèrent d`intensité. Dix heures sonnèrent. Le moment était venu de prendre place dans le projectile ; la manoeuvre nécessaire pour y descendre, la plaque de fermeture à visser exigeaient un certain temps. Quelques instants plus tard, les trois compagnons de route étaient installés dans le projectile. Il s`en peine de quarante secondes que l`instant du départ ne sonnât, et chacune d`elles durait un siècle. Trente-cinq, trente-six, trente-sept, trente-huit, trente-neuf, quarante ! Feu !!! Une détonation épouvantable, inoui, surhumaine, dont rien ne saurait donner une idée, ni les éclats de la foudre, ni le fracas de éruptions, se produisit instantanément. Une immense gerbe de feu jaillit des entrailles du sol comme d`un cratère. La terre se souleva et c`est à peine si quelques personnes purent un instant apercevoir le projectile fendant victorieusement l`air au milieu de vapeurs flamboyantes. Au moment où la gerbe incandescente s`éleva vers le ciel à une prodigieuse hauteur, cet épanouissement de flammes éclaira la Floride entière.

DE LA TERRA À LA LUNE…
DE LA LUNE AU PARADIS ?


Détrompez-vous, ce récit n`est pas celui d`un journaliste ayant assisté au départ des trois premiers astronautes pour la Lune au Cap Kennedy. Ces paroles, d`une surprenante actualité, sont extraites d`un livre de Jules Verne écrit il y plus d`une centaine d`années. En effet, vous pourrez les relire dans son roman De la Terre à la Lune. Jules Verne naquit en 1828 à Nantes et il passa une très grande partie de sa vie à Amiens. C`est là qu`il écrivit la plupart de ses romans et aventures de science-fiction, parmi lesquels ont peut noter : 20 000 lieus sous les mers, L`ile mystérieuse, Voyage au centre de la Terre – et bien sûr, ce livre extraordinaire : De la Terre à la Lune. Jules Verne, le père de la science-fiction, écrivit ses œuvres dans la seconde moitié du 19 siècle. Moins de cent ans plus tard plusieurs des machines extravagantes dont il équipa ses héros sont devenues des réalités. Les histoires étonnantes qu`il raconte sont une extraordinaire anticipation des grandes découvertes scientifiques du 20 siècle.
Après Jules Verne, apparaîtra tout une littérature faite de récits imaginaires sur des bases concrètes et appelés des romans de science-fiction. Les choses les plus extravagantes peuvent se trouver dans ces livres et si nous suivons les descriptions des auteurs les plus sérieux, l`Antarctique devient habitable, les déserts se transforment en jardins, les récoltes subissent des radiations bienfaisantes qui leur valent une croissance accélérée et démesurée. La pluie obéit à l`homme, la nuit n`existe plus et petit à petit apparaît un merveilleux paradis. Et tout cela grâce à la science des hommes. Il est frappant de constater chez tous ces écrivains du début du siècle ou de la fin du 19, comme chez Jules Verne, cet optimisme, cette confiance dans la science.
On a cru très longtemps que la science aiderait l`homme à faire de cette terre un paradis, un endroit merveilleux où l`homme vivrait heureux. Qu`en est-il devenu ?

DE LA FICTION À LA RÉALITÉ…

Écoutons maintenant un authentique savant, Georg Picht, Conseiller scientifique du Gouvernement allemand. Il a écrit un livre, dont le titre déjà est significatif : Réflexions au bord du gouffre. Dans un entretien accordé au Journal l`Express, Georg Picht dit :
« De plus en plus nombreux sont les chercheurs qui vous diront, comme moi : nous roulons sans feux de route à une vitesse infernale vers des catastrophes que l`analyse des problèmes mondiaux nous permet de prévoir dès maintenant. Si l`on ne commmence pas, dès à présent, à résoudre les problèmes de base avec lesquels l`humanité sera confrontée d`ici à trente ans, celle-ci sera très vite entrainée, en effet, dans des crises sociales et des secousses planétaires qui pourront, à la limite, mettre en question son existence même. Et il ne s`agit pas seulement des menaces qui pèsent sur notre environnement, sur notre biosphère. Vous savez que les travaux très complexes dirrigés par Carl Friedrich von Weizacker, et conscrés aux conditions de la paix dans le monde, viennent de s`achever en Allemagne fédérale. Leur conclusion est qu`une guerre atomique est fort possible, pour ne pas dire probable, dans les prochaines décennies, …Jamais l`histoire ne s`est trouvée à un pareil carrefour. » (ce livre a été édité en 1986). La question s`impose : Où sommes nous ?

DE JULES VERNE À JÉSUS-CHRIST

Jules Verne avait, avec une extraordinaire précision pour son temps, vu le départ pour la Lune et l`arrivée sur la Lune. Il avait imaginé bien d`autres réalisations scientifiques qui sont devenues réalité. Mais ce que Jules Verne ne semble pas avoir vu, c`est que ces découvertes, loin d`apporter à l`homme le bonheur espéré, loin de créer sur terre ce paradis tant attendu, tranformeraient petit à petit notre monde en enfer, en enfer invivable. Il y a bien plus de cent ans – il y a déjà presque 2 000 ans – Jésus a vu que ce monde, loin de se transformer en un paradis, se tranformerait petit à petit en un monde invivable. Voici ce qu`il a dit à ses disciples : « Il y aura alors en effet une grande détresse, telle qu`il n`y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu`à maintenant et qu`il n`y en aura jamais plus. Et si ces jours n`étaient abrégés, personne n`aurait la vie sauve, mais à cause des élus, ces jours-lá seront abrégés » (Matthieu 24). Avec quelle extraodinaire clairvoyance Jésus a vu l`orientation que prenait ce monde ! Avec qulle extraordinaire clairvoyance il a vu que les hommes finiraient par mettre ce monde dans un tel état de détresse qu`il deviendrait invivable, et que si Dieu n`intervenait pas, la vie disparaitrait entièrement sur cette terre. A cause de son orgueil, à cause de sa folie, l`homme conduit le monde à la catastrophe.
Heureusement Dieu, interviendra avant et il le fera à cause de ceux qui l`aiment. La Bible nous dit même que Dieu alors, viendra pour rétablir ce que l`homme a abîmé (Apocalypse 21).
Peut-être avez-vous aussi cru, que par vos forces, votre intelligence, vos possiblilités, vous conduiriez votre vie ver le bonheur, votre paradis, et le résultat a été catastrophique ? Souscrivez-vous aux paroles de Tchaikovski qui écrivait autour de 40 ans : « Ma vie est un enfer » ? Ce qui se passera un jour à l`échelon planétaire, se passe déjà dans bien des vies en microcosme. J`aimerais vous dire qu`il n`est pas trop tard pour vous approcher de Jésus qui vous aime ; de Jésus qui est venu sur terre pour aider l`homme car il savait qu`il en aurait besoin. Il veut vous aider car il sait que vous en avez besoin. Ne voulez-vous pas aujourd`hui, plier le genou devant lui et lui dire : « Seigneur, je viens t`apporter ma vie misérable, abîmée, sans lendemain, mais je te l`apporte poour que tu la prennes en main et pour que tu me sauves.