PABLO PICASSO

“Dans les arts, le peuple ne cherche plus ni consolation ni exaltatiion. Mais les raffinés, les riches, les oisifs, les distillateurs dde quintessence cherchent le nouveau, l`extraordinaire, l`original, l`extravagant, le scandaleux. Et moi, depuis le Cubisme et au-delà, j`ai contenté ces messieurs et ces critiques avec toures les multiples bizarreries qui me sont venues en tête, et moins ils les comprenaient, et plus ils les admiraient. A force de m`amuser à tous ces jeux, à toutes ces fariboles, à tous ces casse-têtes, rébus et arabesues, je suis devenu célèbre et très rapidement. Et la célébrité signifie pour un peintre, ventes, gains, fortune, richesse. »
Aussi surprenant que cela puisse paraître, ces paroles sont de Pablo Picasso qui, en 1971, venait de fêter ses 90 ans. Pablo Picasso, un des peintres les plus célèbres de notre époque ! Et pourtant, dans une confession parue il y a quelques années dans un livre de l`écrivain italien Giovanni Papini intitulé Libre Nero, Pablo Picasso qu`on pourrait croire un homme heureux, qui pourrait se prendre pour un grand peintre et un grand artiste, traduit son désenchantement. Il a derrière lui une œuvre immense puisqu`il a réalisé 13.000 peintures et dessins.
Dans cette confession, Pablo Picasso exprime son désarroi et sa tristesse : « Lorsque j`étais jeune, comme tous les jeunes j`ai eu la religion de l`art, du grand art ; mais avec les années, je me suis aperçu que l`art, comme on le concevait jusqu`à la fin do 19 siècle, est désormais fini, moribond, condamné, et que la prétendue activité artistique avec toute son abondance n`est que la manifestation multiforme de son agonie. » Et il poursuit :
« Aujourd`hui, comme vous le savez, je suis célèbre et je suis riche, mais quand je suis à seul avec moi-même, je n`ai pas le courage de me considérer comme un artiste dans le sens grand et antique du mot. Ce furent de grands peintres que Giotto, Le Titien, Rembrandt et Goya. Je suis seulement un amuseur public qui a compris son temps et apaisé le mieux qu`il a pu l`imbécillité, la vanité, la cupidité de ses contemporains. C`est une amère confession que la mienne, plus douloureuse qu`elle ne peut sembler, mais elle a le mérite d`être sincère. »

Guernica

Parmi les tableaux les plus cèlébres de Pablo Picasso, se détache une œuvre violente et symbolique intitulée Guernica. L`artiste l`a peint en 1937, sous le coup de l`émotion ressentie à la nouvelle du bombardement de la ville de Guernica en Espagne.
Ce qui frappe quand on regarde ce tableau, c`est le désespoir profond qui s`en dégage, c`est la tristesse et la douleur : un champ de mort ! A gauche, sous une tête menaçante de taureau (sans doute le symbole de l`Espagne), une femme crie désespérément en serrant dans ses bras le petit corps inerte d`un enfant. Au centre de la toile apparaît une silhouette qui ressemble à un cheval sous le corps duquel gît, écartelé, un soldat. Au bout du bras, détaché du corps, la main étreint encore une épée. A droite, une femme semble faire irrupption dans le tableau dans une attitude sauvage, brandissant une lampe ; une autre femme a l`air de se précipiter par une fenêtre en levant ses bras au ciel et en criant. Tous les personnages ont une bouche ouverte qui semble pousser des cris d`horreur et d`effroi.
Face à ce tableau, je ne peux m`empêcher d`y voir non seulement l`évocation du bombardement de la ville de Guernica le 26 avril 1937 – qui malheureusement a été suivi de bien d`autres – , mais aussi le reflet du monde d`aujourd`hui. Cette image, nous la retrouvons dans d`autres peintures d`artistes modernes. Un monde déchiré, désorganisé, désorienté, où l`homme lui-même est défiguré, désarticulé ; il ne siat plus à quoi se cramponner, il est profondément déséquilibré, désordonné. On retrouve ce chaos partout, dans tous les domaines, et comme toujours, les musiciens, les peintres et les poétes ont su mieux que personne en rendre compte.

Chaos ou paix

Pourtant, à l`origine, l´harmonie, la paix et l´épanouissement étaient de mise dans tous les domaines. Ouvrons la Bible, et lisons ce que l`apôtre Paul écrit aux Corinthiens, « Dieu n`est pas un Dieu de désordre mais de paix » (1 Corinthiens 14 :33). Et là où est Dieu, il y a l`harmonie. On la retrouve dans la peinture – voyez les classiques – et dans la musique – pensons à Bach. Là où est Dieu, il y a l`équilibre ; mais là où Dieu n`est pas, le désordre s`installe.
Dostoievski a écrit dans Les Frères Karamazov : « Si Dieu n`existe pas, tout est permis. Quand tout est permis, c`est vraiment le désordre. » Le monde d`aujourd`hui n`en donne-t-il pas une image terrible ? Combien de personnes n`osent même plus ouvrir leurs journaux à cause des événements effrayants qui se passent dans le monde et jusque devant leur porte ? Combien, face à ce désodre, sont eux-mêmes déséquilibrés dans leur vie intérieure ? Les psyschiatres en savent quelque chose ! Dernièrement, le directeur d`une clinique psychiatrique faisait remarquer que la plupart de ses clients étaient des jeunes entre 20 et 30 ans. Pas forcément des jeunes s`étant adonnés à la drogue, mais en raison de leur vie déséquilibrée, ils n`arrivaient plus à mettre de l`ordre dans leur existence.
Qu`en est-il de votre vie ? Ressemble-t-elle à un des tableaux de Picaso ?

Le Prince de paix

La Parole de Dieu nous raconte une histoire étonnante : les disciples de Jésus naviguaient un jour sur un lac quand, tout à coup, la tempête s`est déchaînée (Mathieu 14 :22-36). Les vagues déferlaient sur le bateau, essayant désespérément de se cramponner à quelques chose, ayant l`impression à chaque instant de sombrer, pensant leur mort venue. Quelle actualité ! Mais tandis qu`ils étaient apeurés, inquiets, anxieux, ils virent s`approcher, sur l`eau – oui, sur l`eau – quelqu`un qui ressemblait à un homme. Les disciples n`étaient pas plus naîfs que nous, la Bible nous dit : « Ils crurent que c`était un fantôme » ; ils crurent à une apparition. C`était invraisemblable, impossible que quelqu`un puisse marcher sur l`eau. Ils ne pouvaient le croire, et pourtant, à cause de leur désepoir peut-être, à cause de leur peur, de leur inquiétude, ils se sont dit : « Que risquons-nous à l`interpeller ? » et ils l`ont fait. Finalement, ils l`invitèrent à monter dans la barque. Quand Jésus – c`était bien lui ! – est monté dans le frêle esquif, tout à coup le calme, la paix, l`ordre, l`équilibre revinrent. Les disciples s`écrièrent : « Tu es véritablement le Fils de Dieu ! »
Votre vie ressemble-t-elle à une barque malmenée par la tempête ? Avez-vous chaque instant peur qu`elle ne s`enfonce dans les flots ? Vous ne savez plus à quoi vous raccrocher ? Approchez-vous de Jésus : « Le Fils de Dieu, entre dans ma vie et donne-moi le calme et la paix. » vous verrez, par la puissance de son Saint-Esprit, Jésus remplira votre vie. Sa présence en vous sera source d`équilibre, d`harmonie, d`épanouissement.
« Lorsque Jésus monta dans la barque le vent se calma et les flots s`apaisèrent. »
Cela peut être vrai pour vous aujourd`hui.

ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY

- Bonjour, dit le petit prince.
- Bonjour, dit le marchand. C`était un marchand de pilules perfectionnées qui apasient la soif. On en avale une par semaine et l`on n`éprouve plus le besoin de boire.
- Pourquoi vends-tu ça ? dit le petit prince.
- C`est une grosse économie de temps, dit le marchand. Les experts ont fait des calculs. On épargne cinquante-trois minutes par semaine.
- Et que fait-on de ces cinquante-trois minutes ?
- On en fait ce que l`on veut…
- Moi, se dit le petit prince, si j`avais cinquante-trois minutes à dépenser je marcherais tout doucement ver une fontaine…

Vous avez sans doute reconnu cette belle page de Saint-Exupéry écrivit cet ouvrage en 1942, deux ans avant sa mort. Cette mort faucha sa jeune vie le 31 juillet 1944 au cours de sa huitième mission de reconnaissance au-dessus des Alpes françaises. Très jeune, Saint-Exupéry s`est intéressé à l`aviation qui, à l`époque, était à ses débuts. Devenu pilote à l`Aéropostale, il participe à la création des liaisons Toulouse-Dakar, puis France-Amérique. Parmi ses livres, dont l`inluence à été très profonde, on peut citer : Courrier-Sud, vol de nuit et un livre sur lequel j`aimerais m`arrêter : Terre des hommes.
Nous sommes en 1935, et Saint-Exupéry connaît son quatrième accident : un atterrissage forcé, 200 kiomètres avant Le Caire, en plein désert. Le premier jour, il fait 60 kilomètres dans le sable, puis revient auprès de l`avion où son camarade Prévot attendait, dans l`espoir d`être aperçu par un autre avion. En arrivant, il est l`object d`un mirage, croyant voir auprès de som ami des Arabes. Prévot devra le décevoir ; il n`y a point d`Arabes. Et Saint-Exupéry de dire :
- Sans doute, cette foi, je vai pleurer.

1- L`eau de la vie.
Les deux hommes trouveront encore une orange dans l`avion, et ils essayeront en vain de boire la rosée recueillie dans les toiles de parachute ; c`est une eau effroyable. Ils marchent encore, et le cinquième jour, enfin, des Arabes son aperçus sur une dune. L`un d`entre eux s`vance. Lisons le récit de cette rencontre sous la plume de saint-Exupéry :
« Nous avons attendu, le front dans le sabe. Et maintenant nous buvons à plat ventre, la tête dans la bassine, comme des veaux. Le Bédouin s`en effraye et nous oblige, à chaque instant, à nous interrompre. Mais dès qu`il nous lâche, nous replongeons tout notre visage dans l`eau. L`eau ! Eau, tu n`as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n`es pas nécessaire à la vie : tu es la vie. Tu nous pénètres d`un plaisir qui ne s`explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous tous les pouvoirs auxquels nous avions renoncé. Par ta grâce, s`ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur. Tu es la plus grande richesse qui soit au monde, et tu es aussi la plus délicate, toi si pure au ventre de la terra. On peut mourir sur une source d`eau magnésienne. On peut mourir à dux pas d`un lac salé. On peut mourir malgré deux litres de rosée qui retiennent en suspens quelques sels. Tu n`acceptes point de mélange, tu ne supportes point d`altération, tu es une ombrageuse divinité…Mais tu répands en nous un bonheur infiniment simple. »
Si je me suis arrêté sur cette description remaquble, c`est qu`elle rejoint de nombreux textes de la Bible parlant de l`eau. La Bible a été écrite par des hommes vivant souvent dans des déserts, connaissant la soif, et appréciant la valeur de l`eau, la valeur d`une source. Le prophète Èlie, dans une période de grande sécheresse, apaisera dans le désert sa soif d`un torrent. Le peuple d`Israel, sortant d`Egypte, sera lui aussi bien souvent tourmenté par la soif. Et cette soif le poussera à murmurer contre Dieu. Cette soif sera la cause indirecte d`une désobéissance de Moise. Dieu lui a dit : « Frappe le rocher et il en sortira de l`eau. » Mais moise doute de Dieu. Pourtant l`eau peut jaillir même du rocher et désaltérer le peuple hébreu.

2- L`eau de l`Esprit.
Si la Bible connaît cette eau qui apaise notre soif, qui, comme le dit Saint-Exupéry, « ne donne pas seulement la vie mais est la vie », elle parle aussi d`une autre eau, bien plus extraordinaire, qui apaise la soif profonde de l`âme humaine. Une eau capable de bouleverser, de transformer l`homme. Cette eau, c`est le Saint-Esprit.
L`Ancient Testament dit ceci en parlant de Saul : « L`Esprit de l`Éternel te saisira et tu deviendras un autre homme. » (1 Samuel 10 :6) Samson sera à certains moments de sa vie saisi, rempli de l`Esprit de Dieu, et cet Esprit lui donnera une force extraordinnaire. Le prophète Ézékiel nous parle d`une façon étonnante de cette eau, une eau limpide et pure qu`il voit sortir du temple de Jérusalem, apportant la vie sur son passage (Ezekiel 47).
Mais le Nouveau Testament parle encore plus clairement de cette eau. Ecoutez Jésus s`adressant à la foule : « Si quelqu`un a soif qu`il vienne à moi et qu`il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d`eau vive couleront de son sein comme dit l`Écriture » (Jean 7 :37,38).
L`apôtre Jean nous explique cette déclaration : Jésus parlait ainsi du Saint-Esprit qui n`avait pas encore été donné puisque Jésus n`était pas encore mort, ressuscité et monté au ciel.
Dieu lui-même dans le livre de l`Apocalipse dit : « Je fais toutes choses nouvelles ! Et il ajoute comment il renovellera l`humanité, en ces mot : A celui qui a soif je donnerai gratuitement de l`eau de la vie. » Apocalypse 21 :6.
- Eau, tu n`as ni goût, ni couleur, no arôme, on ne peut pas te définir, on te goûte, sans te connaître. Tu n`es pas nécessaire à la vie, tu es la vie. Tu nous pénètres d`un plaisir qui ne s`explique point par les sens. Avec toi rentrent en nous tous les poouvoirs auxquels nous avions renoncé. Par ta grâce, s`ouvrent en nous toutes les sources taries de notre cœur.
Combien cela est vari de l`œuvre du Saint-Esprit dans la vie d`un homme ! je pense aux premiers disciples ; ils étaient pleins de bonne volonté, leur cœur brûlait par moment d`amour pour Jésus-Christ. Ils auraient voulu le suivre et le servir, mais lorsque les difficultés sont venues, lorsqu`ils ont été confrontés avec les risques que comporte la marche avec le Christ, ils ont failli. Même l`apôtre Pierre a renié son maître ! bien sûr, il nous est dit qu`il pleura après l`avoir fait, mais ces larmes ne lui ont pas donné la force de retourner vers ceux devant lesquels il avait trahi Jésus pour lui dire : « Je suis un disciple de Jésus. » Ses larmes n´ont pas changé sa vie en profondeur. Combien cela est vrai ! ni nos larmes, ni nos bonnes intentions, ni nos bonnes résolutions ne peuvent changer notre vie. Pierre le savait.
Mais Jésus laissa à ses amis une promesse lorsqu`il prit congé d`eux : « Vous recevrez une puissance, vous recevrez une force de vie, une force de vraie vie spirituelle et cette force c`est le Saint-Esprit (Actes 1 :8).
Quelques jours plus tard, à la Pentecôte, cette eau merveilleuse a été dérversée sur eux et une vie nouvelle les a pénétrés. Quelle joie, quel bonheur, quelle vigueur ! Ces hommes qui se cachaient, qui avaient peur, sortent à présent dans la rue et proclament avec force, avec courage : « Jésus-Christ est ressuscité, il est vivant ! » Et ils l`attestent non seulement avec leurs paroles, mais tout leur être, leur visage, en rayonnent ! Les habitants de Jérusalem qui avaient cloué Jésus sur une croix en sont tellement bouleversés que ce jour-là, 3 000 d`entre eux plient les genoux devant Jésus-Christ. En qualques années, des centaines de milliers d`hommes et de femmes plieront les genoux devant Jésus. Et en moins d`un siècle, le monde romain sera conquis par l`Evangile.
Avez-vous déjà reçu cette eau ? Cette eau pure et sans altération que Jésus seul peut donner. Ne croyez pas qu`elle soit réservée à qualques élus, à quelques chanceux, à quelques hommes nés sous une bonne étoile. Non. L`apôtre Pierre dit à la foule de Jérusalém : « La promesse est pour vous et pour vos enfants » (Actes 2 :39).
Elle est pour vous aujourd`hui. Mais que faut-il faire ? La Bible le dit clairement : « Repentez-vous, reconnaissez votre faiblesse, vos péchés, déposez tous les mirages de votre vie aux pieds de Jésus, demandez-lui humblement pardon ; remettez votre vie entre ses mains et demandez-lui cette eau. Jésus l`a promis : Mon Père donnera le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent !
Dieu vous donnera son Esprit, et le désert de votre vie refleurira.

VICTOR HUGO

Ce siècle avait deux ans! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l`empereur brisait le masque étroit.
Alors, dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l`air qui vole,
Naquit d`un sang breton et lorrain à la fois
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ;
Si débile qu`il fût, ainsi qu`une chimère,
Abandonné de tous, excepté de sa mère,
Et que son cou ployé comme un frêle roseau
Fit faire en même temps sa bière et son berceau.
Cet enfant que la vie effaçait de son livre,
Et qui n`avait pas même un lendemain à vivre,
C`est moi.

Ainsi se définit, dans un de ses très beaux poèmes tiré des Feuilles d`Automne, celui qui occupe une place exceptionnelle dans l`histoire des lettres françaises : Victor Hugo ; celui qui domine le XIX siècle para la durée de sa vie et de sa carrière, para la fécondité de son génie et la diversité de son œuvre.
Poésie lyrique, satirique, épique, drames en vers et en prose, romans : Victor Hugo aura contribué à développer tous les genres littéraires. Dans un autre de ses poèmes, Victor Hugo dira :
J`eus dans ma blonde enfance, hélas !
trop éphémère,
Trois maîtres : un jardin, un vieux prêtre et ma mère.
Le jardin était grand, profond, mystérieux,
Fermé para de hauts murs aux regards curieux,
Semé de fleurs s`ouvrant ainsi que des paupières,
Et d`insectes vermeils qui couraient sur les pierres,
Plein de bourdonnements et de confuses voix :
Au milieu, presque un champ, dans le fond,
presque un bois.
Le prêtre tout nourri de Tacite et d`Homère,
Etait un doux vieillard. Ma mère – était ma mère !
Cette existence mouvementée, passionnée, extraordinaire que Victor Hugo commença en 1802 le 26 février, il ne la terminera que le 22 mai 1885 après avoir goûté une heureuse vieillesse et parlé maintes fois de l`art d`être grand-père. Ses funérailles seront nationales et prendront l`aspect d`une célébration gigantesque ; elles paraissent être, en même temps, celles du romantisme et du siècle entier.
On appellera Victor Hugo le « rêveur sacré ». en 1840, dans Les rayons et les ombres, Victor Hugo écrira : « Peuples écoutez le poète, écoutez le rêveur sacré ! Dans votre nuit, sans lui complète, lui seul a le front éclairé. » A cette époque, Victor Hugo a trente-huit ans : il est alors le jeune chef de l`école romantique française. Il y définit le mode lyrique, la vocation du poète : témoin de la vérité, voyant de l`avenir, confident de Dieu, lumière de l`humanité.
Victor Hugo, durant plus de soixante ans, sera présent sur plusieurs fronts dans son pays. Non pas tour à tour mais en même temps, il sera poète, romancier, polémiste, pair de France et sénateur. Par surcroît, à ses heures de loisirs, il sera dessinateur brillant et grand voyageur épris d`art et d`archéologie. Fils d`un officier républicain et d`une jeune bourgeoise royaliste, Victor Hugo manifestera très jeune son goût pour les lettres et ses dons pour l`art des vers. C`est lui qui, à quatorze ans, décidera : « je veux être Chateaubriand ou rien. » A quinze ans, il est lauréat de l`Académie française et, à dix-sept ans, il reçoit le Lys d`or de l`Académie des Jeux floraux de Toulouse pour son poème sur le rétablissement de la statue d`Henri IV.
Victor Hugo écrira bien des vers extraordinaires et étonnants. Je pense à ceux-ci, intitulés « Écrits au bas d`un crucifix » :
Vous qui pleurez, venez à ce Dieu, car il pleure,
Vous qui souffrez, venez à lui, car il guérit,
Vous qui tremblez, venez à lui, car il sourit,
Vous qui passez, venez à lui, car il demeure.
Comme tout homme, Victor Hugo connaîtra des moments douloureux dans sa vie, comme la mort de Léopoldine, sa fille, mort qui affectera profondément Victor Hugo. Il doute un peu de sa mission et connaît la tentation de la révolte et du blasphème. Puis vient l`exil, et le poète connaît, après le sursaut de fureur qui lui a dicté les Châtiments, un redoublement de détresse. Mais finalement il remportera la victoire et cette expérience de la douleur le fait communier avec tous ceux qui souffrent.
J`aimerais m`arrêter sur le très beau poème intitulé « La Conscience » extrait d`une œuvre importante, « La Légende des siècles ». Dans ce poème, Victor Hugo s`inspire de la Bible, comme il le fera d`ailleurs souvent tout au long de sa vie. Il fait ici allusion à Caïn qui, après avoir tué son frère Abel, s`enfuit devant Yaveh et ne trouve plus la paix. Sa conscience l`accable toujours à nouveau… Lorsqu`il lève la tête, il voit tour au fond du ciel un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres, qui le regarde dans l`ombre, fixement. Cet œil, c`est Dieu. Et Caïn, qui a ce lourd péché sur la conscience, essayera de s`enfuir loin de Dieu. Caïn, à l`image de beaucoup d`hommes modernes, peut-être à votre image, essayera de trouver la paix, mais en vain. Finalement, après avoir tout essaye, il fait construire une ville, une ville immense :
« Ils donnèrent aux murs l`épaisseur des montagnes ;
Sur la porte, on grava : « Défense à Dieu d`entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l`aïeul au centre, en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard : « oh ! Mon père !
L`œil a-t-il disparu ? » die en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : « Non ! il est toujours là. »
Alors il dit : « Je veux habiter sous la terre,
Comme dans son sépulcre, un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse et Caïn dit : « C`est bien !
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l`ombre
Et qu`on eut sur son front fermé le souterrain,
L`œil était dans la tombe et regardait Caïn. »
Je crois que Victor Hugo, avant la lettre, a expérimenté et décrit de façon extraordinaire ce que les psychiatres modernes ont redécouvert et appelé plus communément le complexe de culpabilité : l`homme qui essaie vainement d`oublier, d`effacer son péché. Le grand psychiatre Jung dira : « Il n`y a aucune faute morale commise qui ne se venge un jour ou l`autre. » et combien sont malades, combien n`arrivent plus à vivre parce qu`ils ne peuvent pas oublier leurs péchés ! la seule chose qu`on pourrait éventuellement reprocher à Victor Hugo, c`est de voir dans cet œil de Dieu un œil vengeur. En effet, si nous ouvrons la Bible, nous y découvrons Jésus partant à la recherche de l`homme, courant après la brebis égarée qui a commis le mal. Cependant il ne le fait pas pour la condamner, pour la détruire, pour l`accabler mais pour lui pardonne. Et ce qui est encore plus étonnant c`est que Jésus dira : « Je donne ma vie pour mes brebis » Jean 10 :15.
C`est lui-même, Jésus, qui paiera le prix de nos péchés et de nos fautes : il paiera très cher en acceptant de mourir dans l`horribles souffrances, sur une croix à Golgotha. Et maintenant, le pardon et possible. Dieu peut dire, Dieu peut vous dire : « Je ne me souviendrai plus de vos péchés » (Ésaie 43 :25). « Je les ai jetés derrière moi » (Ésaie 38 :17). « Autant d`orient est éloigné de l`occident, autant j`éloigne de vous vos transgressions » (Psaume 103 :12). Celui qui s`est approché de Jésus et a reçu son pardon n`a plus besoin de se cacher ni d`essayer d`oublier ; il sait une chose : Dieu a pardonné. Nous pouvons le rencontrer et l`aimer parce qu`il nous a aimés le premier » (1 Jean 4 :19) .

MICHEL-ANGE

Je peux dire que j`ai vu Michel-Ange, à plus soixante ans, faire voler, en un quart d`heure, autant d`éclats de marbre très dur, que trois jeunes tailleurs de pierre en une heure. Il attaquait le marbre avec une telle ardeurs que je craignais de voir son œuvre entière se briser. En un seul coup se détachaient des morceaux aussi gros que trois ou quatre doigts, tout proches du dessin tracé, si bien que s`il avait fait sauter un peu plus de marbre il courait le risque de tout abîmer. Ainsi fut décrit, para un de ses contemporains, celui qu`on appelait le « terrible vieillard » : Michel- Ange.Et pourtant, Michel-Ange, né en 1475 en Toscane, était chétif et presque laid. Cet homme qui sut dominer le marbre possédait en fait une force intellectuelle et morale aussi intense que celle qui si reflète dans le visage d`une de ses statues les plus connues, celle de Moise : le pied gauche est posé en arrière, le mouvement du bras et l`inclinaison de la tête donnent l`impression qu`il va se lever majestueusement. A ce personnage, Michel-Ange donnera le visage du Pape Jules II.Michel-Ange était un extraordinaire sculpteur. A quatre-vingt-neuf ans, il taillait encore le marbre avec passion et travaillait sur une magnifique Pietà qui se trouve à Milan. Mais Michel-Ange n`est pas seulement un grand sculpteur. Sa vie est tout entière dominée para la passion de créer des œuvres gigantesques. Ils avait pensé extraire une statue d`une montagne des Alpes Apuanes… Il aurait voulu ériger sur la place San Lorenzo à Florence une statue aussi haute qu`un clocher dont la bouche aurait laissé échapper le son des cloches… C`est pourquoi l`architecture permettra à ce génie de donner libre cours à son pouvoir créateur. C`est à lui que l`on doit en effet le plus grand dôme qui fut jamais construit : celui de la basilique Saint-Pierre à Rome. Erigé au-dessus du maître-autel, il comprend seize croisées d`ogives. L`intérieur est orné de mosaïques représentant au centre le Dieu Créateur et, sur les parois, quelques-uns des papes et des évêques enterrés dans la basilique. Cette coupole, riche d`ombres et de lumières, d`éléments architecturaux majestueux, annonce, déjà le faste de l`époque baroque.Michel-Ange est aussi un très grand peintre. Mais comme l`ont fait remarquer les critiques, il restera sculpteur jusque dans sa manière de peindre. Il méprisait d`ailleurs l`art de peindre et le considérait comme très inférieurs à celui de la sculpture. Il acceptait toujours à contracoeur d`exécuter les tableaux qui lui étaient commandés. Pourtant il se jetait à corps perdu dans son travail – au détriment même de sa santé - et il réalisa de grandioses peintures. Le chef-d`œuvre qu`il n`avait pu exécuter en sculpture, il l`obtint en peignant la voûte et les murs de la chapelle Sixtine du Vatican. Les fresques de ces œuvres étonnantes comptent un grand nombre de figures humaines, trois cents au moins pour la voûte décorée sur le thème « préparation et attente de la Rédemption ». Quand aux peintures murales qui représentent « le Jugement dernier », elles son tellement riches de personnages qu`il semble impossible de les dénombrer. Ces fresques nous parlent : elles expriment la vie, da méditation, le sommeil, la fuite, la malice, le péché, la sagesse, l`innocence…Comme les grands artistes, Michel-Ange aura su traduire tous les sentiments humains, tous les problèmes humains. A ces nombreux talents, Michel-Ange joindra encore celui d`écrivain.Une remarque de Michel-Ange va nous retenir quelques instants. En effet, il affirmait : « La figure existe déjà dans le bloc de marbre : il suffit de savoir l`en détacher. » Cela semble impossible et pourtant, si l`on observe une œuvre inachevée de Michel-Ange, comme par exemple le Prisonnier Atlas (une sculpture en marbre qui se trouve à l`Académie de Beaux-Arts à Florence), on a vraiment l`impression qu`une silhouette humaine attend d`être arrachée au rocher qui l`emprisonne. Michel-Ange avait le don de voir une forme humaine, un personnage dans un bloc de marbre. Ses mains habiles et son génie extraordinaire faisaient sortir de ce bloc, petit à petit, un personnage comme Moise, Daniel, Marie ou David.En écoutant cette parole de Michel-Ange, « la figure existe déjà dans le marbre : il suffit de savoir l`en détacher », comment ne pas penser au récit de la création, aux premiers versets de la Bible ? « Au commencement régnait le chaos, le ´tohu-bohu´ sur la terre ; mais l`Esprit de Dieu planait au-dessus. » De ce chaos tumultueux, Dieu va faire sortir la magnifique création que nous connaissons, cette nature extraordinaire, le monde animal, le monde aquatique et cette merveilleuse créature qu`est l`homme. La Bible nous présente toujours Dieu comme celui qui crée, comme celui qui, merveilleusement, peut retirer du chaos une créature admirable. Et personne, mieux que Jésus, n`illustrera cela. Combien de fois Jésus, durant sa vie terrestre, n`a-t-il pas rencontré le chaos que le péché avait introduit dans une vie humaine !Je pense à Marie-Madeleine, dont Jésus chassa sept démons. On imagine facilement le chaos qu`il devait y avoir dans la vie de cette femme…Combien elle devait être dégradée, déshumanisée ! Combien elle devait ressembler à un bloc informe duquel personne n`attendait plus rien, qu`on rejetait, qu`on méprisait ! Et pourtant, quand Jésus passe, c`est la lumière qui jaillit dans le ténèbres. Et Jésus transformera cette femme, elle deviendra entre ses mains un être admirable.Je pense à cet homme qui, un jour, se précipite au-devant de Jésus en poussant des hurlements. Il vit dans les sépulcres ; il n`est même plus habillé ; il est sale…et il est devenu fou. Mais, de ce chaos, Jésus va retirer un vrai homme, un homme normal. Et lorsque les gens du village vont arriver, ils trouveront cet homme démoniaque, assis aux pieds de Jésus et dans son bon sens. Jésus lui a rendu sa dignité.« La figure existe déjà dans le bloc de marbre : il suffit de savoir l`en détacher. » Votre vie ressemble-t-elle au chaos ? Vous semble-t-elle inutile, insensée, déraisonnable ? Est-ce que la maladie, la souffrance morale vous a abîmé et détruit ? Ressemblez-vous à un bloc de marbre sans valeur, inutile ?Alors laissez-moi vous dire que quelqu`un est venu. Quelqu`un qui s`interesse à vous. Il est venu sur la terre parce qu`il vous aime, vous. C`est Jésus ! Et Jésus voit dans votre vie chaotique une vie nouvelle. Il y voit la forme de ce que vous pourriez être, une nouvelle créature, paisible, libre, heureuse de vivre. Il est venu pour cela. Ne voulez-vous pas vous approcher de lui aujourd`hui ?Dites à Jésus : « Seigneur, regarde ma vie chaotique. Ta parole, la Bible, me dit que tu peux en faire quelque chose de beau, et que, de ce chaos, par la puissance de ton Saint-Esprit, tu peux retirer une vraie vie, une vie nouvelle. Tu peux faire de moi un homme, une femme, une créature debout, heureuse de vivre. Alors, je me remets entre tes mains ; je te demande pardon pour toutes mes fautes, pour tous mes péchés qui m`ont conduit là où je suis et je te prie maintenant de faire de moi une nouvelle créature. »Comme Michel-Ange a su retirer de ces blocs de pierre de magnifiques statues, Dieu peut transformer votre vie chaotique et inutile en une vie belle, digne d`être vécue…éternellement.

BEETHOVEN

LA SYMPHONIE PASTORALE
Personne ne peut chérir la campagne autant que moi; j`aime un arbre plus que`un homme. ô Tout-Puissant, dans les bois je suis heureux où chaque arbre parle de toi, Dieu, quelle splendeur! Dans ces forêts, sur les collines, c`est le calme, le calme pour te servir.

Voilà ce qu`´ecrivait au XVIII siècle Ludwig van Beethoven et c`est de ces sentiments qu`est née la Sixième Symphonie, plus connue sous le titre: La Pastorale, que le musicen écrivit en 1807. Cette oeuvre merveilleuse illustre sans doute le mieux l`amour profond du musicien pour la nature. Elle laisse découvrir la paix, la joie, l`équilibre que Beethoven retrouvera au contact de la nature.

Dans cette sixième Symphonie, Beethoven va exprimer la joie et l`apaisement qu`il a trouvés et retrouvés das la nature. Lorsqu`il écrivit sa "Pastorale", il connaissait un genre musical très en vogue à l`époque qu`on appelait le "Tongemalde der Natur - Peinture sonore de la nature". Dans ces fameux "Tongemalde", on essayait de rendre para la musique les bruits, les rumeurs, les événements, les paysages qu`on rencontrai. Le programme classique de ces "Tongemalde" était le suivant: un beau paysage où le soleil brille, les zéphyrs soupirent, les ruisseaux mumurent dans les vallées, les oiseaux babillent, un torrent se précipite du haut d`une falaise, le pâtre siffle, les moutons gambadent et la bergère chante de sa douce voix. Le ciel commence à s`obscurcir; la population respire plus difficilement et s`épouvante, des nuages noirs s`amoncellent, les vents se mettent à souffler, l`orage gronde au loin et s`approche lentement. La tempête, accompagnée de vents sifflants et d`averses, éclate dans toute sa violence; les cimes de arbres fléchissent et les eaux de torrents se précipitent dans un fracas d`épouvante. Le calme revient peu à peu, les nuages se dissipent et le ciel redevient limpide. La nature, dans un élan d`allégresse, élève sa voix vers le ciel et rend grâce au Seigneur par des chants reconnaissants.

Beethoven recueille, avec un scrupule de naturaliste, les divers motifs que lui offrent les cadres champêtres; il les note méthodiquement: le murmure du ruisseau (plus de ruisseau est grand, plus le son sera grave), les cris des oiseaux (une flûte module un long trille imitant le chant du rossignol); le haut-bois par des notes sourdes et répétées évoque le cri monotone de la caille, enfin la clarinette reproduit l`appel caractéristique du coucou. Beethoven écrira à l`un de ses amis: "Les cailles, les rossignols et les coucous ont composé cette oeuvre avec moi."

Cepedant, en parcourant cette campagne des environs de Vienne, Beethoven cherchait peut-être plus qu`un apaisement passager, peut-être cherchait-il Dieu? Il l`écrira plus d`une fois; par exemple; "La forêt possède un enchantement , comme si chaque arbre me faisait entendre sa voix et me disait: Saint! Saint!"

Cette recherche de Dieu dans la nature, si caractéristique de Beethoven et de tous les Romantiques (musiciens, poètes, écrivains), m`amène néanmoins à me poser une question, d`ailleurs toute simple: que découvrons-nous de Dieu dans la nature? Est-ce que la nature nous aide véritablement, comme le pensent certains, à connaitre Dieu?

Aux chrétiens de Rome, l`apôtre Paul écrivait ceci: "Depuis la création du monde, les perfections du Dieu invisible, sa puissance éternelle et sa divinité sont visibles dans ses oeuvres pour l´intelligence. Les hommes sont donc inexcusables puisque, connaissant Dieu, ils ne lui ont rendu ni la gloire, ni l`action de grâce qui lui reviennent." Romains 1:20,21.

L`apôtre nous dit ainsi que la création nous montre la sagesse, la puissance et la grandeur de Dieu; mais cette nature seule nous permet-elle de connaître Dieu réellement? Si nous avions le temps d`étudier Dieu dans l`oeuvre de Beethoven, nous serions sans doute surpris de la maigreur de sa connaissance de Dieu, du vague et du flou qui se dégagent de ses paroles dans ce domaine. N`est-il pas frappant que dans l`oeuvre immense de Beethoven, il n`y ait finalment que trois oeuvres spirituelles marquantes: Le Christ au Mont de Oliviers, Une messe en ut majeur et la fameuse Missa solemnis, messe nº 2? Et l`on sait que, très souvent, le Dieu dont il parle est étrangement proche de Bacchus, le dieu du vin, et d`autres divinités paiennes. Alors?

J`essayerai de répondre à cette question avec une image toute simple: supposez qu`en vous promenant dans la forêt, vous trouviez une montre...Immédiatement, vous savez que quelqu`un est passé par là et qu`un être humain a perdu cette montre. En la prenant dans votre main, vous pourrez en déduire par sa forme, si elle a appartenu à un homme ou à une femme. Peut-être même selon sa valeur pourrez-vous deviner si le propriétaire était riche ou pauvre...Mais, finalemente, que savez-vous sur le porteur de cette montre? Peut-être cette montre qui semble féminine était-elle portée para un homme...ou l`inverse...Peut-être un pauvre avait-il une montre de riche! Évidemment, de cette façon, nous ne pouvons pas avoir grand-chose. Mais quelle différence si le propriétaire de la montre arrive sur les lieux et dit: "C`est moi qui l`ai perdue!" Maintenant, vous voyes cette personne, vous pouvez lui parler, l`interroger, donc vous la connaissez et l`image sera sans doute très différente de celle que vous aviez auparavant!

La nature a été créée para Dieu et elle nous montre beaucoup des choses sur l`intelligence, la sagesse, les "talents" artistiques de Dieu. Combien tout cela est merveilleux! "Le ciel et la terra, pouvait dire le psalmiste, chantent la louange, la gloire, la grandeur et la magnificence de Dieu" Cependant, pour connaître Dieu, il faut que lui-même vienne et nous rencontre. Il existe un livre extraordinaire qui nous parle justement d`hommes et de femmes qui ont rencontré Dieu, vers lesquels Dieu est venu, auxquels Dieu s`est manifesté: Moise, Ésaie, Jérémie, Paul, Pierre. Touts ces hommes ont écrit ce qu`ils ont vu et entendu. Ce livre, la Parole de Dieu, la Bible, nous parle de celui qui a été l`image la plus parfaite du Dieu créateur du ciel et la terre, du Dieu seul et unique: Jésus-Christ. Dieu fait homme. Et voilà pourquoi notre vision de Dieu restera imparfaite, vague et discutable tant que que nous n`aurons pas lu, médité et écouté la parole de Dieu. L`apôtre Paul, qui voyait dans la nature un reflect de la puissance de Dieu, nous dit: "la foi (la vraie connaissance de Dieu) vient de ce qu`on entend et ce qu`on entend vient de la Parole de Dieu." Romains 10:17. L`écoutons-nous?

JEAN-PAUL SARTRE

"L`athéisme est une entreprise cruelle et de longue haleine: je crois l`avoirmenée jusqu`au bout. Je vois clair, je suis désabusé, je connais mes vraies tâches, je mérite sûrement un prix de civisme; depuis à peu près dix ans je suis un homme qui s`éveill guéri d`une longue, amère et douce folie et qui n`en revient pas et qui ne peut se rappeler sans rire ses anciens errements et qui ne sai plus que faire de sa vie. Je suis redevenu le voyageur sans billet que j`étais à sept ans: le contrôleur est entré dans mon compartiment, il me regarde, moins sévère qu`autrefois: en fait, il ne demande qu`à s`en aller, qu`à me laisser finir le voyage en paix: je lui donne une excuse valable, n`importe laquelle, il s`en contentera. Malheureusement, je n`en trouve aucune et d`ailleurs, je n`ai même pas envie d`en chercher: nous resterons en tête à tête, dans le malaise, jusqu`à Dijon où je sais fort bien que personne ne m`attend."
Ainsi s`exprime un des pères de l`existentialisme athée: Jean-Paul Sartre.
Jean-Paul Sarte, né à Paris en 1905, entre à l`École Normale Supérieure en 1924 et est agrégé de philosophie en 1928. Il restera dans l`enseignement jusqu`en 1944 puis se consacrera aux lettres (romans, essais, manifestes, pièces de théâtre). Il dirige la revue "Les Temps Modernes" qu`il a fondée em 1946.
"Pouquoi sommes-nous au monde? Par hasard, puisqu`il n`y a pas de Dieu", affirme Sartre. L`existence est inutile, elle se surajoute à la nature inanimée, elle est de trop. Faut-il la supprimer? C`est une question que se pose Roquentin, un des personnages de Sartre dans "La Nausée": "Ma mort même eût été de trop, de trop mon cadavre, mon sang sur les cailloux, entre ces plantes." Cette impression de non-sens, d`inutilité de la vie se retrouvera à travers toute l`oeuvre de Sartre.
Mais le livre où peut-être il ser révèle le plus, c`est son autobiographie intitulée: Les mots. Dans ce livre, on apprend à son sujet des choses bien curieuses, notamment qu`il est apparenté à une famille bien connue mais non pas pour son athéisme, puisqu`il s`agit de la famille d`Albert Schweitzer, le fameux médecin de Lambaréné. D`ailleurs, Jean-Paul Sartre grandira dans un entourage dont il dira lui-même: "Tout le monde croyait chez nous, par discrétion. Dans notre milieu, dans ma famille, la foi n`était qu`un apparat pour la douce liberté française. Je pressentais la religion, je l`espérais, c`était le remède; me l`eût-on refusée, je l`eusse inventée moi-même. On ne me la refusait pas. Élevé dans la foi catholique, j`appris que le Tout-Puissant m`avait fait pour sa gloire, c`était plus que je n`osais rêver. Mais, par la suite, dans le Dieu fashionable qu`on m`enseigna, je ne reconnus pas celui qu`attendait mon âme: il me fallait un Créateurs, on me donnait un Grand Patron: les deux n`étaient qu`un, mais je l`ignorais: je servais sans chaleur l`Idole pharisienne et la doctrine officielle me dégoûtait de chercher ma propre foi. Pourtant, je croyais: en chemise, à genoux sur le lit, mains jointes, je faisais tous les jours ma prière mais je pensais au Bon Dieu de moins en moins souvent."
Jean-Paul Sartre nous dit encore dans ce livre: "J`avais besoins de Dieu, on me le donna, je le reçus sans comprendre que je le chechais. Faute de prendre recine en mon coeur, il a végété en moi quelque temps, puis il est mort. Aujourd`hui quand on me parle de lui, je dis avec l`amusement sans regret d`un vieux beau qui rencontre une ancinne belle: "Il y a 50 ans, sans ce malentendu, sans cette méprise, sans l`accident qui nous sépara, il aurait pu y avoir quelque chose entre nous."
Mais c`est sur une autre phrase de Jean-Paul Sartre lui-même, tirée du même livre, que je voudrais m`arrêter quelques instants: On m`enseignait l`Histoire Sainte, l`Évangile, le catéchisme, sans me donner les moyens de croire. Le résultat fut un désordre qui devint mon ordre particulier. Il y eut des plissements, un déplacement considérable prélevé sur le catholicisme; le sacré se déposa dans les belles lettres, l`homme de plume apparut "ersatz" du chrétien que je pouvais être. Sa seule affaire était le salut, son séjour ici-bas n`avait d`autre but que de lu faire mériter la béatitude posthume par des épreuves dignement supportées.
"On m`enseignait l`Évangile sans me donner le moyen de croire." Est-ce pour cela que Jean-Paul Sartre est resté un athée? Je ne le sais...Car, aussi curieux que cela paraisse, la Bible, la Parole de Dieu, nous dit que l`homme est naturellement séparé de Dieu: ce que beaucoup de personnes prennent pour quelque chose d`étrange, d`étonnat, est au fond tout á fait normal. L`homme ne peut pas croire; l`apôtre Paul nous dit dans une de ses lettres aux Corithiens: "L`homme naturel, biologique, tel qu`il est de par sa naissance, ne reçoit pas les choses de l`Esprit de Dieu (1 Corinthiens 2:14). C`est à cette difficulté, que Jean-Paul Sartre semble s`être heurté, comme beaucoup de personnes avant lui et aussi de nos jours.
En conclusion, voyons comment la Bible nous donne le moyen de croire. Parmi les disciples de Jésus, il y avait Thomas, l`incrédule. Mais ce surnom aurait pu être donné à tous les disciples: tous, nous dit le Nouveau Testament, lorsqu`ils entendirent que Jésus était ressuscité, crurent que c`étaient des fables. Il ne leur a pas suffi d`entendre que Jésus était ressuscité pour l`accepter, pour le croire, pour en avoir la certitude, pour que que leur vie en soit transformée. Quand ses amis lui ont dit: Jésus est ressuscité, Thomas a répondit: "Si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, je ne croirait pas." (Jean 20:25). Et il était profondément sincère; il cherchait vainement à savoir la vérité.
Quelque temps après, il s`est retrouvé au milieu des autres qui avaient rencontré Jésus et savaient donc qu`il était ressuscité. Jésus est venu et, après avoir dit: "La paix soit avec vous!", il s`est tourné vers Thomas. Jésus ne s`est pas tourné ver lui en disant: "Mon pauvre, il n`y a pas de place dans mon royaume pou les gens de ton espèce." In ne s`est pas tourné ver Thomas pour le repousser, le juger, le condamner; mais, avec amour, comme il le fait toujours, il lui a dit: "Thomas, approche-toi, regarde mes mains, mets ta main dans mon côté et crois." En d`autres mots: "Fais l`expérience de ma personne, mets-moi à l`épreuve." Et dès que Thomas l`a fait, il n`a pu que dire: "Mon Seigneur et mon Dieu!"
Quand il a mis Jésus à l`épreuve il s`est rendu compte: "Effectivement, Jésus est vraiment ressuscité." Il n`a pu que constater que Jésus était vraiment vivant; il ne pouvait pas l`expliquer, il ne pouvait pas le comprendre, c`était impossible. Mais cette rencontre avec le Christ ressuscité a bouleversé sa vie.
C`est là le secret de la vraie foi: elle est un certitude, une assurance, un don de Dieu, nous dit la Bible. Pour recevoir de don, if faut avoir l`humilité, sans peut-être même croire en Dieu mais en soupçonnant vaguement son existence, de s`agenouiller et de crier à Dieu: "Si tu existes, viens à mon secours, aie pitié de mon incrédulité, pardonne mon péché et fais-toi connaître à moi afin que je puisse aussi te servir et te suivre."
Que serait devenue la vie de Jean-Paul Sartre si on lui avait donné le moyen ou s`il avait saisi le moyen de croire? Je n`en sais rien, mais ce qui est important avant tout, c`est ce que deviendra votre vie si aujourd`hui vous dites à Jésus: "Je voudrais croire, aide-moi."

PIERRE TCHAIKOSVSKI

Tchaikovski né em 1840, mort en 1893, est sans doute un des plus grands, sinon le plus grand, compositeur russe. Un critique connu, Émile Vuilermoz, l`a défini comme un être si instable, si pétri de contraditions, si désaxé, si torturé, si flottant, si déséquilibré, qu`on ne sait sur quel socle installer solidement sa statue. L´enfant, l`adolescent, l`homme, l`artiste, l`amoureux, l`ami, le camarade, ne peuvent être dessinés d`un trait net. Tout en lui est vague, flou, nébuleux, trouble et indécis. Doué d`une sensibilité d`écorché vif, il a des ráctions qui nous décorncerten. On n`a pas le droit de juger ce malade comme les autres hommes.
Tchaikovski aborda tous les modes d`expresion musicale; il a composé dix opéras dont La Dame de pique, il a écrit trois concertos pour piano et orchestre; le plus connu est sans doute le Concerto nº 1 en si bémol mineur. Il a écrito trois ballets, de chefs-d`oeuvre du genre qui augmentent sa popularité, Le Lac des cygnes, La Belle au bois dormant et Casse-Noisette. Il écrira également six symphonies dont la plus connue est sans doute la dernière intitulée Pathétique. Il l`a commencée le 10 Février 1893 en s`enfermant dans sa maison de campagne de Klin. Il dira lui-même, à propos de cette oeuvre: "Elle sera une énigme pour tout le monde, et cependant ele sera à programme. Tandis que j`en cherchais les thèmes, j`ai versé plus d`une fois des larmes. Jamais je n`ai écrit une oeuvre meilleure. J`ai vraiment la conscience d`un travail bien fait. Ce qu`elle m`a coûté ne regarde que moi... Toute ma vie, toutes mes souffrances sont enfermées dans ces pages qui saignent... En construisant ma symphonie, j`avais l`impression de ne plus rien savoir, comme si j`avais tout oublié - sauf mon chagrin. Ma Pathétique, je la dédie à Bob..."

Bob Davidov, son neveu et mauvais génie, porte ainsi la gloire d`être l`inspirateur d`une oeuvre arrachée à Tchaikovski - comme une tranche de son coeur!

Mais d`où venait donc cette souffrance de Tchaikovski? Un compositeur comblé, honoré, riche. Il avait tout ce qui, normalement, rend l`homme heureux et le comble. Alors d`où venait cette soufrance?

Elle émanait d`une sexualité déréglée. Appelons les choses par leur nom: de son homosexualité. Ce n`est qu`à sont frère Modeste qu`il confia le secret de ses tendances anormales: "Je dois, par tous les moyens, lutter contre ma nature, car je ne puis supporter la terrible pensée que les personnes de mon entourage pourraient avoir honte de moi..." Pour éviter les bruits qui courent à son sujet - qui sont malheureusement fondés - il épousera Antonina Milioukova. Mais ce mariage tourne au désastre. Elle deviendra folle, et lui, ne sera pas guéri. Extérieurement, Tchaikovski mène une existence très régulière. Un de ses biographes, Édouard Lockspeiser, écrit: "Il se levait entre sept et huit heures, buvait du thé, lisait la Bible, puis étudiait l`anglais et allait faire une courte promenade. Il travaillait de neuf heures et demie à treize heures. Après le déjeuner, par tous les temps, il se promenait seul pendant deux heures. Au cours de ses promenades de l`après-midi, il se livrait à un travail de création très fructueux en prenant le thé et travaillait de cinq à sept heures; puis il allait faire une dernière promenade, généralement avec un compagnon, jusqu`à huit heures. Après le dîner, il lisait ou jouit aux cartes, ou encore jouait du piano jusqu`à onze heures. Ensuite il allait se coucher. Nul ne savait que ce bourgeois ponctuel s`abandonnait à des beuveries solitaires et à des débauches répugnantes. La crainte d`être découvert inspirera à l`artiste cent ruses singulières. Et vers sa quarantième année il notera cette parole terrible: "Ma vie est un enfer."

C`est en pleine gloire que P. Tchaikovski disparaîtra, à cinquante-trois ans, sur un geste puéril de défi. Pour braver le choléra qui ravageait Moscou, il but un grand verre d`eau non stérilisée au robinet de sa cuisine. Quatre jours aprés, il était mort, ce qui valut à sa Symphonie Pathétique, la denière qu`il a écrite, un regain de popularité.

Ma vie est un enfer! N`est-ce pas l`image de beaucoup de vies? Extérieurement tous les éléments du bonheur sont à portée de la main. Et pourtant, au fond du coeur, c`est l`enfer!

Conbien sont devenus esclaves de l`impureté, et combien de vies ont été brisées, tourmentées, par cette esclavage? Après l`euphorie du début, on constate qu`on est esclave.

Ma vie est un enfer. N`y a-t-il vraiment pas de moyen d`être libéré? N`y a-t-il pas moyen de sortir des esclavages?

Si, heureusement! Ce n`est pas pour rien que le Nouveau Testament a été appelé une "Bonne Nouvelle". Je pense à une rencontre qui se fit un jour dans une synagogue. Il y avait là un homme tourmenté - nous dit la Bible - para un esprit impur. Cet homme avait cherché la libération dans la religion et il ne l`avait jamais trouvée. Cet homme, à l`esprit impur, se trouve face à face avec Jésus, le Fils de Dieu venu pour sauver, venu, comme il le dira lui-même, pour liberér. Jésus voyant la souffrance, l`enfer de cet homme, commande à l`esprit impur de sortir de lui. Alors il y a une lutte, un combat terrible, en cet homme qui finalement s`effondre aux pieds de Jésus. Quand le Seigneur le relève, il est libre. L`esprit - nous est-il dit - est sorti de lui sans lui faire de mal (Luc. 4:31-37).

C`est cette expérience formidable qu`on peut faire avec Jésus-Christ. Cette expérience a boulervé la vie de millieers de jeunes qui ne souffraient pas forcément de l`esclavage d`une sexualité non contrôlée, mais pour la plupart de celui de la drogue, de l`alcool. En désespoir de cause ils se sont tournés ver Jésus, et ont fait cette découverte merveilleuse: Jésus libére!

Avez-vous fait cette expérience avec Jésus? Avez-vous déjà rencontré le Christ vivant?

La religion de cet homme à l`esprit impur ne lui avait servi à rien. Le fait d`être dans un temple ne l`avait pas libéré non plus. Ce n`est pas une morale ou des bons conseils qui auraient changé sa vie. Mais Jésus rend possible l`impossible! Et j`ajoute en toute simplicité que cela est vrai aussi pour vous; il suffit de vous mettre à genoux, de vous effondrer, comme cet homme, aux pieds de Jésus et de crier: "Jésus, si tu es vraiment le Fils de Dieu, alors pardonne mes fautes, mes péchés, et libère-moi."

Beaucoup de mes amis l`ont fait; ils se sont relevés libérés, sachant que le Christ est le Grand Libérateur.

FRÉDÉRIC NIETZSCE

“L´homme est quelque chose qui doit être sumonté : qu`avez-vous fait pour le surmonter ? …Qu´est-ce que le singe pour l´homme ? une dérision et une honte douloureuse. Et c´est ce que doit être l´homme aux yeux du Surhomme : un objet de risée ou une honte douloureuse… Voici : je vous enseigne le Surhomme ! est le sens de la terra. Que votre volonté dise : que le Surhomme soit le sens de la terre, je vous en coujure, me frères, restez fidèles à la terra, et ne croyez pas ceux qui vous parlent d´espoirs suraterrestres ! ce sont des empoisonneurs, qu´ils le sacent ou non… »
Vous avez sans doute reconnu ces paroles fermes ec convaincues de Fréderic Nietzsche. Elles sont tirées d´un de ses livres qu´il affectionnait particulièrement, le considérant comme le cinquième évangile : Ainsi parlait Zarathoustra.
Mais qui est doch ce Frédéric Nietzche, ce prophète qui a inspiré tant d´écrivains modernes ?
Frédéric Niezsche est né en 1844, près de leipzig, curieusemente, dans une famille de pasteur. Malgré la mort prématurée de son père, il a une enfance heureuse. C´est un étudiant modèle, sportif, mais déjà très sérieux. Il a deux passions : le musicien Wagner et le philosophe Schopenhauer. Son amitiée et son adimiraton pour Wagner cesseront d´ailleurs lorsque celui-ci composera des opéras d´inspiration religieuse, notamment Parsifal. Nietzsche devient professeur de philologie à Bâle, mais sa santé se détériore rapidement : il souffre de terribles maux de tête. Un amoru malheureux et le surmenage aggravent son état : à partir de 1889 il sombre dans la folie. Il meurt en 1900.
Parmi ses oeurvres principales on peut citer : le gai savoir écrti en 1882, Ainsi parlait Zarathoustra en 1883, La généalogie de la morale en 1887, Ecce Homo en 1888, Par-delà le bien et le mal en 1886 et La volonté de puissance qui restera une œuvre posthume.

Nietzsche est bien sûr connu avant tout comme « le prophète de la mort de Dieu » et de la grandeus de l´homme. Nietzsche est un des chefs de file de l´humanisme athée. Il est certain qu´il a exercé un ascendant incotestable sur Gide, Sartre, Malraux, Camus et sur bien d´autres écrivais. Dans Ainsi parlait Zarathourtra, Nietzsche dira : « Tout les dieux son morts, nous voulons maintenant que le surhomme vive ! Que ceci soit un jour au grand midi, notre volonté suprême ! » Il écrira encore dans ce même livre des paroles qui devraint faire réfléchir les chrétiens : « Il faudrait qu´ils me chantent des chants meilleurs pour que j´aprenne à croire à leur Sauveur. Il faudrait que ses disciples aint un air plus délivré. »
Nous retrouvons des critiques analogues à l´égard du christianisme dans un livre ao tirtre significatif : L´Antichist. Nietzsche parlera d´une humanité régénérée. Il est le précurseu des engénistes : il préconise une sélection artificielle des êtres humanis para croisement des sujets d´élite, la stérilisation des malades et des criminels, le cerficat prénuptial.
Ses idées ont trouvé un écho non seulement chez les philophes et les écrivains, mais malheureusement aussi chez certains potiticiens comme Adolf Hitler qui, en les aplliquant, ont montré à quel degré d´horreurs ils peuvent conduire.
Frédéric Nietzsche a été profondément influencé par Darwin et par sa théorie de l´évolution. L´homme, pour lui, n´est « qu´une corde tendue entre l´animal et le surhomme ». Ce surhomme caractérisé par sa liberté a remplacé Dieu, il est devenu Dieu lui-même. Il crée ses propres valeurs.
On ne peut s´empêcher d´admirer chez Nietzsche ce désir de se surmonter, ce désir de se vaicre. Et l´on trouve chez lui un appel intrépide à la grandeur. « Refuse ostinément la médioreté, deviens ce que tu es. » Voilà ce qu`il vous dira : mais Nietzsche prônera aussi des paroles terribles comme celles-ci : « Rien n`est vrai, tout est permis ! »
La dernière guerre a montré jusqu`où une parelle philosophie peut conduire des hommes. Pour être livre, pour pouvor faire ce qu`il veut, Nietzsche étai forcément obligé de tuer Dieu. Sartre reprendra cette idée en disant : « Si Dieu existe, je ne suis pas libre ; or, je veux être libre ! » et Nietzsche dira : « S´il existait des dieux, comment supporterais-je de n`être point dieu. »
Nietzsche dans ses livres se préoccupera beaucoup de la personne de Jésus. Les critiques remarquent dans ses écrits qu`il luttera toujors contre le Christ. Certains vont jusqu`à dire qu`il y a chez Niezsche une intime jalousie à l`égard du Christ. Il utilisera de vocabulaire biblique. Ecce Homo est le titre d´un des ses livres ; Le Mont des Oliviers un autre. Il dira : « L´Hebreu Jésus…est mort trop tôt ; il aurait lui-même rétracté sa doctrine s´il avait atteint mon âge. Il était assez noble pour se rétracter. » Il est également intéressant de remarquer que Nietzsche signera sa toute dernière lettre lorqu`il est déjà atteint de folie : « Le Crucifié ». Niezsche lui-même découbre que malgré ses exceptionnelles aptitudes, il est malgré tout un être limité, arrêté, freiné. Il en fera la terrible expérience dans sa propre vie : défaite sentimentale, échec professoral, indifférence du public et folie. Dès 1883 il écrit : « Je ne te le cacherais pas, cela va très mal. La nuit m`entoure de plus en plus…Le canon d`un pistolet est maintenant pour moi une source de pensées relativement agréables. » Et finalement, Nietzsche sombrera dans la nuit.

Je voudrais m`arrêter quelques instants sur cette affirmation de Nietzsche, que « l`homme est destiné à se surmonter », et la question qu`elle pose : le peut-il ? Où trouver cetter force pour s`élever, pour devenir plus, pour devenir meilleru ? Nietzsche, comme beaucoup d`autres, l`a cherchée en lui-même. Mais il ne l`a pas trouvée ! le résultat a été un échec. Il est frappant de constater que Nietzsche ne sembre avoir connu qu`un dieu cruel, un dieu dur, un dieu gendarme imposant à l`homme une loi qu`il ne peut accomplir. Quel dommage que Nietzsche ne se soit pas arrêté un peu plus devant Jésus qui a dit : « Je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu`elles l`aient en abondance » Jean 10 :11 et encore : « Si vous venez à moi vous serez réellement livres » Jean 8 :36. Ce Jésus aidait les malheureux, les misérables qui l`entouraient, non en les éliminant comme semble l`avoir préconisé Nietzsce, mais en leur donnant une force nouvelle, une force extérieure à eux : la force du Saint-Esprit. Lorsque Jésus s`approche d`un paralysé, il lui dit : « Léve-toi » ; mais en même temps il lui donne la force de se lever. Losrque Jésus s`aprroche d`une femme pleurant son fils qu`on enterre, il lui dira : « Ne pleure pas ! » (Luc 7 :11-17). Mais en même temps il lui donne la force et des raixons de ne plus pleurer en ressuscitant son fils. Partout où Jésus passe, il élève l`homme. Plus simplement, il fait des hommes.
Comment ne pas être en admiration devant un Étienne, simple homme du peuple qui ira jusqu`à mourir pour som maître. Mais lorsque Étienne meurt, il ne dira pas comme Nietzscehe : « La nuit m`entoure, une nuit de plus en plus noire. » Au contraire levant les yeux vers l`invisible, il voit Jésus debout à da droite de Dieu le Père. C´est avec un visage rayonnant et heureux – ce visage rayonnant et heureux que Niezsche aurait tant aimé avoir, sans jamais le posséder – c`est en homme libre qu`il meurt (Actes 7 :54-59). Et que dire de Jésus lui-même affirmant : « On ne me prend pas ma vie, je la donne librement. » (Jean 10 :8).
La Bible dit : « celui qui est maître de soi vaut mieux que celui qui prend un ville » Ce que Niezsche aurait aimé être, ce que chacun voudrait être – maître de soi – Jésus l`a été, entièrement, jusque dans sa mort. Par sa rérrurrection il prouve qu`il est maître également de la souffrance et de la mort.

FRANZ SCHUBERT

LA SYMPHONIE INACHEVÉE

A Vienne, dans le faubourg de Lichtentahal, vivait à la fin du XVIII siècle un maître d´école nommé Frans Schubert. Il eut diz-neuf enfants: quatorze d´un premier mariage et cinq d´un second. Le cinquième, un garçon né en 1797, reçut le même prénom que son père: Franz. Un homme dont on va beaucoup parler, dont la célébrité parviendra jusqu´à nous. Un homme que nous aimerion mieux connaître.
Le petit Franz est un enfant gentil et travailleur, toujours en tête de sa classe. De bonne heure, il manifeste de très grandes dispositions pour la musique. Son père, instituteur et bon viloncelliste, considère l´éducation musicale comme un simple complément à la profession d´instituteur. Il veut que son fils devinne comme lui instituteur, et il lui interdi toute ambition artistique. Le jour où il s´aperçoit que son fils, à quatorze ans, griffonne des essais de composition sur tous les morceaux de papier qui lui tombent sous la main, il le chasse de sa maison avec interdition formelle d`y reparaître. Le père despotique ira jusq´à refuser `s on enfant de revenir lorsque sa mère será mourante. Il ne pourra le faire que devant le cercueil de celle-ci.
Cette enfance brimée marquera beaucoup ce grand musicien; il restera malheureux jusque dans sa maturité. En effet, jusqu`á son dernier jour, Schubert demeure pauvre, passant d´une mansarde à une autre, menant un existence de bohême qu´il accepte avec becoup de philosophie. Son seul plaisir, sa seule joie, sa seule consolation, c´est la musique. Elle le sera, jusqu`á sa mort, à trente et un ans!
Il a écrit neuf symphonies, sept ouvertures, dixsept ouvrages dramatiques, de nombreuses messes, de quatuors et surtout, ce qui lá rendu célebre, ses “lieder” au nombre de six cents. Parmi ses oeuvres les plus marquantes, La sympnhonie Incachevée. Une tradition très répandue veut que cette symphonie, la huitième, soit l´oeure ultime du compositeur emporté para la mort avant d´avoir pu l´achever. En réalité, l´Inachevée date de 1822. Schubert devait encore laisser de nombreux témoignages de sont génie avant de sisparaître six ans plus tard. Il composa même une neuvième symphonie.
Ce qui fait penser que cette symphonie merveilleuse est inachevée, c´est qu´elle n´a que deux mouvements: Allégro modérato et Andante con molto. Transporté par les deux premiers mouvements, on attend bien sûr désespérément le troisième puis le quatrième. Ils ne viennent pas. Ils ne viendront jamais. On peut rêver et imaginer tout ce qu`auraient pu être ces 3 emme et 4 emme mouvement.
En écoutant cette symphonie inachevée, comment ne pas penser à toutes ces vies humaines qui ont souvent merveilleusement commencé, toutes ces vies prometteuses, pleines d´espoir, qui se sont arrêtées brusquement, interrompues par la mort. Et en rapport avec Schubert, cette symphonie n´est-elle pas l´image de sa vie? Cette vie qui s´est arrêtée, elle aussi brusquement, à trente et un ans. Pensons aussi à Rimbaud, à Verlaine, à Pascal, au grand musiciens qu´était Mozart. Que seraient devenues toutes cês viés si elles n´étaient pás restées une “symphonie incachevée”?
Certains musicologues disent que cette symphonie intitulée Inachevée ne l´est que pour nous. En effet, l´un de ces critiques écrit: “Le premier mouvement mélange deux notes contradictoires et les oppose en un conflit personnel, plein d´anxiété et d´abandon; le second dénoue cette tension par une résignation mélancolique, tendrement pénétrante, et si humblement humaine, que l´on ne peut imaginer une autre péroraison que le puissant Tutti final de l´Andante. Il sonne comme une évasion, comme une porte ouverte sur les larges horizons spirituels. Acceptant sa nature et son sort avec simplicité, la pensée de Schubert semble se detacher des amères contingences d´ici-bas pour accéder à on ne sait quelle participation de l´au-delà. Un troisième mouvement aurait ramené Schubert sur terre. C´est peut-être là se secret de l´Inachevée: le refus de revenir en arrière”!
En méditant sur cette mystérieuse symphonie inachevée au yeux des homes, mais achavée por le grand compositeur qu´étai Franz Schubert, je pense à une autre vie, qui elle aussi semblait inachevée. En effet, lorque couvert de sang, portant une lourde croix, Jésus gravit le Mont Golgotha, lorque les clous transpercent ses mains et ses pieds, et qu`après un dernier cri, il incline la tête et meurt, les spectateurs du drame et, en particulier ses amis, ont certainement l´impression d´une vie inachevée. Elle semblait tellement prometteuse! Ils avaient tant attendu de Jésus! Jusqu`au bout, ils avaient cru qu´il chasserait les Romains et instituerait le Royaume de Dieu sur la terre. Mais, Jésus est mort, et bien mort! Après avoir déposé le corps dans une tombe et roulé une lourde Pierre pour en obstruer l´entrée, les rares amis restés jusqu´au bout, ont dû penser: “une vie inachevée”. Et, pourtant, sur la croix, avant de mourir, Jésus avait pronouncé des paroles étonnantes, des paroles surprenantes, incomprises par la majorité des spectateurs du drame. Jésus avait dit: “Tout est accompli!” (Jean 19:30). Oui, tout est achevé. Aux yeux des homes sa vie semblait inachevée, mais aux yeux de Dieu, elle était pleinement achevée. Par sa mort innocente, lui qui avait toujours vécu sans péché avait payé pour le péché de l´humanité. Pour mon péché. Par sa mort, il avait donné à l´homme le Seul moyen possible de se réconcilier avec son Créateur. Il avait donné à l´homme la possibilite d´avoir une vie chrétienne achevée – une vie ne se terminant plus dans la mort, la décomposition, la destruction – pleine et entière. Il est la vraie vie, celle qui ne se terminera plus, étant dès à présent en communion avec le Dieu créateur, source de toute vie.
Quand trous jours aprés sa mort Jésus est ressuscité, les amis de Jésus, émerveillés, ont enfin compris. En effet, s avie n´a pás été une “symphonie inachevée”, malgré sa brièveté. Elle a été achevée, et elle se perpetue éternellement.
Posez-vous la question: “Ma vie ressemble-t-elle à une symphonie inachevée?” Tant de viés, même si elles atteignent 80, voire 90 ans, restent inachevées parce que la mort vient toujours les interrompre. Mais Jésus est venu apporter la “vie éternelle”: “Celui qui a Jésus, a la vie éternelle”, dit Jean 1:5-13.